Dialogue direct et indirect, prise 1. Je ne parle pas beaucoup des personnages en tant que tel ni de la mise en scène -du pourquoi du comment ils en sont là- car ça laisse libre cour à votre imagination.
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- J´ai eu trois heures de cour, aujourd´hui, nargua le jeune homme aux cheveux d´un brun foncé.
La réaction chez son amie se fit attendre, désiré. finalement, elle répondit tout en replaçant une mèche de cheveux rebelle :
- Oh.
Le silence plana quelques instants avant que le garçon daigne ouvrir la bouche afin de continuer sa lancée. Cependant, à peine eut-il le temps de placer une pronom que la jeune fille lui coupa la parole, sans aucune délicatesse.
- Bah, moi, j´ai pas de cour demain... Ni lundi, ajouta-t-elle, malicieuse.
Des explications furent demandées, mais l´autre croqua gouleusement dans le chausson aux pommes qu´elle tenait dans sa main droite. Après avoir passa sa langue sur ses lèvres, afin d´y déloger toute trace de glaçage, elle continua :
- Eh bien, nous avons grève lundi et je n´ai jamais de cour, le vendredi, expliqua-t-elle. Donc, je n´aurais cour que mardi prochain. Un cour de 50 minutes, crut-elle bon d´ajouter en voyant la mine décomposée de son ami.
Avec un soupir désamparé, le jeune homme d´environ seize ans cala sa bière et regarda par la fenêtre le triste paysage hivernal qui s´offrait à lui.
- Okay, j´aurais dû fermer ma gueule, lâcha-t-il après quelques secondes.
Le sourire vainqueur qui prit forme sur les lèvres rosées de son amie ne fit qu´empirer la situation : Thomas se renfrogna encore plus. Avec un timbre de voix qu´on pouvait confondre avec celle d´un gamin de quatre ans, il ajouta qu´elle était une méchante. Toujours cette expression de gloire collée au visage, elle rétorque par la négation la plus simple au monde : non.
- Oui, s´opposa-t-il, tu me nargues.
- Je ne fais qu´expliquer les faits, fit-elle tout en gesticulant ses bras afin d´avoir l´air
plus savante. De toute façon, c´est toi qui m´a nargué le premier.
Encore une fois, elle avait raison. C´était bien la première fois que Thomas n´avait point l´avantage dans une de leur conversation. Cependant, ne voulant pas aggraver les choses, il se tut et ne fit guère part de sa remarque. Il dit simplement :
- Je dec´, t´es pas méchante, voyons.
Le sourire vainqueur de son amie se transforma en un sourire charmé et, à ce moment, il sut qu´il était hors de danger potentiel. Elle ne lui tiendrait plus tête.
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Voilà, terminé XD
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