La vague Monstre
Cette fiction est tirée d’une histoire vraie. (Exagération maximale, bien entendu)
« C’était mois de Novembre, le samedi, dix-sept, au soir. Je m’en souviens comme si c’était hier, ce jour, fameux jour, où j’ai enfin compris que l’homme n’a jamais fait le poids face à la nature.
Ce jour-là, j’ai rencontré Dieu. «
Samedi 17 novembre, 20 heures : Plate-forme pétrolière, matricule 6666, au large des côtes du Cap.
Alors que les quelques membres qui finissaient leur tournée s’apprêtaient à quitter ce lieu en aéroglisseur, moi, j’allais aborder ma sixième journée consécutive à bord de cette pompeuse d’or noir. Ironie du sort, je commençai le six cent soixante-sixième mois de ma vie.
Tout était normal, la quantité de pétrole extraite des entrailles de la terre à la minute était dans les normes : 66 litres.
Je sortis prendre l’air sur ce qu’on pouvait appeler le toit de la plate-forme. Selon les prévisions météos, le temps aurait du être clément. Bien que je ne fasse pas réellement confiance à ces amateurs, j’étais plus ou moins rassuré. Lorsque j’arrivais au terme du long escalier qui menait au toit, je poussai la lourde porte et j’arrivais enfin à mon endroit de relaxation habituel. D’un pas lent, je m’avançais vers l’un des bords tout en scrutant attentivement le merveilleux horizon bleuté.
J’arrivais sur le bord Nord du toit, doucement, je m’assis. Mes jambes pendaient dans le vide, mon regard se perdait dans l’eau. De ma main droite, j’enlevais ma capuche, laissant virevolter mes cheveux au teint grisâtre au gré du vent. J’étais calme.
Au loin, je distinguais quelques bateaux filant à grande vitesse, je sortais mes jumelles et regardais attentivement le sillage du bateau. Pas de vidage illégal, c’est une bonne chose alors.
Tout à coup, ma radio commença à grésiller. Je décrochais à peine lorsque je vis, au loin, le bateau que j’eu observé chavirer. En quelques secondes, le cargo fut engloutit. Il s’enfonçait dans les fonds marins à une très grande vitesse. Plus rien ne dépassait de la surface de l’eau.
Je l’avais deviné tout de suite, ce n’était pas naturel. Quelque chose l’avait entraîné au fond, ou quelqu’un.
Je collais ma radio à l’oreille, lorsque j’entendis en bruit de fond l’alarme.
« - Ramène-toi vite en salle des machines ! « m’as-t-on crié.
Je descendis les escaliers quatre à quatre et m’empressais de me rendre en salle des machines.
Arrivé à destinations, on me cria de nouveau :
« Ferme les pompes, on a une tempête qui se prépare ! «
J’exécutais son ordre et retournais voir sur le toit.
A ce moment précis, je ne pensais pas que tout pouvait changer aussi vite. Jamais je n’aurai pensé que le Paradis pouvait devenir l’Enfer en si peu de temps. J’allais toucher la poigner de la porte menant au toit, lorsqu’une vague vint frapper notre lieu de travail de plein fouet. Par réflex, je m’accrochais à la rampe de sécurité, mais je ne tardais pas à lâcher prise, et à tomber violemment dans les escaliers.
Je mis quelque secondes à me relever, mon dos avait prit un sale coup, et à mon âge, ça se sent. Une nouvelle vague s’abattit sur le bâtiment, nous secouant une fois de plus. Avec ardeur, je remontais les escaliers et débouchais sur le toit. Par sécurité, je m’accrochais à la porte. Je crois bien que ce réflex m’a sauvé. Aussitôt, mes jambes décollèrent sous le poids des rafales de vent. Seules mes mains touchaient encore quelque chose.
Un des autres membres vint à ma rescousse quelques secondes plus tard. Contrairement à moi, il avait pensé à s’attraper avec une corde. Il attrapa mon avant-bras et me tira de toutes ses forces. Il réussit à me tirer dans sa direction.
Mon bras étant encore agrippé à la porte, celle-ci me suivit et vint se claquer contre le cadre renforcé. Nous la verrouillâmes par sécurité. Une troisième vague vint se briser sur la plate-forme. Était-ce vraiment une vague ? Nous ne le saurons jamais. Toujours est-il que quelque chose continuait à faire pression sur le bâtiment, comme pour qu’elle soit submergée par les eaux.
Voilà, je ne l´ai jamais terminé. J´avais fait ça peu après la diffusion d´un documentaire sur ce sujet. (à savoir, la vague monstre, le reste j´ai inventé ><)
Ca a vieillit.
C´était l´époque où je détestais pas encore l´écriture à la première personne et toutes ses variantes. ( épistolaires, etc )
Voili voilou.
(Tiens, faudrait que je fasse un scan de mon cahier, pour montrer à quel point j´écris mal
)