Même pas vrai je suis pas fou.... La fic que vous allez lire reste assez classique mais je l´aime bien... Et il y aura une guest star dont vous pourrez tenter de percer la présence au fil des lignes
Prologue :
Midgar. La ville tentaculaire qui domine cette planète et ses habitants. La vile qui cristallise tous les espoirs, aboutis ou déçus, de ceux qui rêvent d’une vie meilleure. Nombreux sont les hommes qui rêvent de s’extirper de la misère des Taudis pour grimper sur la plaque supérieure, symbole de réussite.
Pour cela, un seul moyen, une seule possibilité, rejoindre la Shinra. Le consortium domine le monde. Réussir à la Shinra, c’est réussir sa vie et ça tout le monde en est conscient. Malheureusement, s’il y a beaucoup d’engagés, très peu arrivent vraiment à sortir du lot et à accomplir leurs rêves. Trois d’entre eux y sont arrivés, brisant les liens qui les retenant vers un destin misérable, ils ont trouvé la force de parvenir à accomplir leur destinée tandis que le monde basculait peu à peu dans la crise. Pour y parvenir, ils ont rejoint les Turks et sont devenus les membres les plus connus de cette milice, y gagnant respect et crainte. Trois personnes aux vies, aux caractères aux antipodes les uns les autres et qui formèrent pourtant l’élite des Turks.
Chapitre 1 : Reno :
Enfin il avait obtenu le costume bleu nuit qui symbolisait sa réussite. Il le revêtit et se regarda dans la glace du miroir. Il sourit devant l’image qui était reflétée. Ses cheveux roux se mariaient agréablement avec l’uniforme de sa nouvelle fonction. Il était devenu un Turk.
Aussi loin qu’il puisse s’en souvenir, les Turks avaient toujours eu une aura de prestige. En effet, ces derniers avaient longtemps été chargés de la surveillance des ouvriers Shinra qui vivaient dans les Taudis. Plus tard, avec la hausse de prestige et d’importance de la Compagnie, les Turks étaient chargés uniquement des missions importantes. Les costumes bleu nuit se faisaient plus rares et ceux qui devaient un jour revêtir l’uniforme de cette caste étaient donc rares et respectés.
Le respect, Reno n’avait pas eu besoin de son costume de Turk pour le gagner. Dès sa naissance, il avait eu ce respect de la part de tous. Son père lui avait depuis longtemps permis de l’avoir. Il avait fallu longtemps au rouquin pour comprendre pourquoi. Il était en effet le fils d’un des plus dangereux bandits de la ville basse, le chef du gang Red Death. Sa spécialité était de dévaliser les diverses échoppes qui refusaient de vendre aux habitants des Taudis, souvent fort démunis il faut dire. Le gang n’hésitait pas utiliser la méthode forte et les victimes étaient nombreuses que ce soit des blessés ou des morts. Ce gang s’était copieusement enrichi mais il ne pouvait pas quitter les Taudis sans encourir les foudres des autorités. Les premières années de son enfance et de son adolescence avaient été un traumatisme pour le jeune homme. Malgré son naturel joyeux et son envie de se faire des amis, il était seul. Les parents de ses camarades de classe refusaient toujours de laisser leurs enfants fréquenter ce jeune un peu turbulent. D’ailleurs, même s’il n’était qu’un peu turbulent, il était déjà surnommé par tous, professeurs, parents et commerçants de la ville basse, le démon roux. Il en était donc profondément marqué et avait voulu savoir pourquoi sa réputation était si piteuse.
Il s’en était souvent ouvert à ses parents mais ceux-ci avaient toujours éludé le sujet. Sa mère se taisait et pinçait les lèvres en regardant son père d’un air désapprobateur tandis que son géniteur souriait d’un air triste et changeait immédiatement de sujet. Il avait fallu deux longues années de supplications pour obtenir une réponse qui l’avait laissé sans voix. Ainsi son père était responsable de sa solitude mais son caractère emporté lui était aussi imputable. Reno avait décidé de rester quelques jours seul dans son coin pour réfléchir à ce qu’il devait décider. Puis, après avoir mûrement réfléchi, il avait décidé de rejoindre le groupe de malfrats que son père dirigeait. Sa mère avait accueilli cette nouvelle avec déception et lui avait fait sentir vivement sa rancœur vis-à-vis de la décision de son fils.
Reno avait rejoint son père et avait dû faire ses preuves. Il avait choisi son arme, un long tube de métal, solide et résistant. Il avait longuement appris à le manier auprès des autres membres du gang qui ne l’avaient jamais ménagé au cours des entraînements. Reno avait eu quelques membres de brisés et était souvent revenu couvert de bleus, d’éraflures, de coupures et de blessures dues à la magie. Sa mère le soignait mais n’hésitait pas à le rabrouer à chaque fois qu’elle devait endosser le rôle d’infirmière. Son père se refusait à tout commentaire mais Reno savait que c’était sur son ordre qu’il endurait tout cela. Même s’il avait pu lui en vouloir au début, il avait peu à peu pris conscience que son père voulait faire de lui son héritier et que cela passait par un entraînement beaucoup plus dur que les autres recrues. Cela portait ses fruits car Reno avait gagné en force, en rapidité, en puissance, en magie et maniait de mieux en mieux son arme et pouvait désormais tenir tête aux plus forts du gang. Il n’hésitait plus à provoquer ces mêmes caïds du groupe qui accueillaient avec le sourire ce nouveau qui avait les dents longues.
Reno était pourtant cantonné dans les tâches subsidiaires : accompagner les membres importants lors de réunions de chefs de gang, escorter les transferts de fonds, récupérer quelques cargaisons destinées au gang. Il s’était souvent plaint à son père de son impression d’être mis de côté, trop couvé selon lui. Son père l’avait regardé interloqué et n’avait rien dit pendant quelques minutes avant de prendre la parole.
- Tu penses être prêt ? lui demanda son père.
- Evidemment, répondit Reno.
- Bien, tu vas rejoindre deux types que tu vas choisir et vous verrez ce qui est marqué sur le papier, termina son père en lui tendant une enveloppe noire.
Reno sortit sans ouvrir l’enveloppe et téléphona à deux membres du gang leur donnant rendez-vous devant une gargote du secteur 7 plus connu pour les capacités pulmonaires de la gérante plutôt que pour la qualité des plats et des boissons qui étaient servis. Les deux membres n´étaient pas vraiment doués intellectuellement mais possédaient une grande force et ne maniaient pas trop mal la magie. Une fois réunis, Reno prit la peine d’ouvrir l’enveloppe. Celle-ci contenait une photo d’un commerçant connu pour son refus de vendre à quiconque venant de la ville basse. La lettre qui accompagnait la photo demandait d’extorquer une dîme à ce commerçant en échange de sa tranquillité. Il était ajouté que l’usage de la violence était permis si nécessaire et il ne fallait pas avoir peur de lésiner sur les moyens pour lui faire cracher la monnaie.
Reno et ses deux sbires prirent donc le chemin de l’échoppe de leur cible. Ils pénétrèrent dans la boutique évidemment vide. Le gérant les accueillit d’un grognement tandis que les trois malfrats faisaient mine de s’intéresser aux divers produits proposés à la vente. Toutefois, le propriétaire vint leur demander leur lieu d’origine, bien dans le ton de son attitude. Les trois malfrats échangèrent un regard complice et, avec un large sourire aux lèvres, ils expliquèrent la raison de leur venue. Le visage du gérant pâlit et la terreur décomposait sa face.
Il refusa d’abord de payer. Les deux acolytes de Reno furent prompts à réagir. Ils se saisirent du commerçant et le lièrent à son siège derrière son comptoir. Reno eut un moment d’hésitation devant ce qu’il avait à faire. Il s’était attendu à se battre et à être violent mais il avait toujours pensé que ce serait face à d’autres gangs, lors de braquages ou face à des membres des forces de sécurité de la ville. Il se ressaisit vite et leva sa barre de fer, demandant une dernière fois de payer avant qu’il ne doive utiliser la force. Le refus du commerçant lui coûta le bris de son genou, pulvérisé par l’arme de Reno. Les cris et les gémissements du commerçant durèrent quelques minutes avant que celui-ci implore ses trois agresseurs de prendre l’argent dans son tiroir-caisse et de le laisser en vie. Reno alla ouvrir ce tiroir-caisse qui débordait de gils. Il fit rapidement le compte et la somme récoltée dépassait largement la somme demandée. Les trois complices prirent la fuite rapidement, se séparèrent et disparurent dans l’ombre.
Reno reçut de vives félicitations de son père, ravi du bénéfice inespéré que son fils lui avait rapporté. Le lendemain, les soucis apparurent. La télévision faisait un large écho de l’agression de la veille. Il apparaissait que le commerçant était apparenté de loin à la famille Shinra et il avait logiquement demandé de l’aide à sa famille. Le consortium avait réagi en affectant les Turks à l’enquête. Le père de Reno avait réagi en proclamant l’état d’urgence parmi ses troupes. Tous ceux qui le pouvaient quittèrent la ville, d’autres se terrèrent en espérant que l’enquête serait vite bouclée ou reléguée aux oubliettes. Les autres adoptèrent un profil bas et essayèrent de se faire le plus discret possible. Reno et son père décidèrent aussi d’adopter un profil bas et se firent le plus discret possible. Ils réduisirent leur sortie et se terrèrent chez eux.
Ce fut inutile car les Turks trouvèrent assez vite un lien entre la famille Sinclair et le crime qui fut commis la veille. Ce fut exactement six jours après l’agression que les Turks virent arrêter le père de Reno. Tout de suite après, les recherches cessèrent. Le gang reprit peu à peu ses activités délictueuses sans désigner de chef remplaçant, en attendant le verdict du procès. Ce dernier fut court et servit surtout de prétexte pour mettre sous les barreaux un ennemi public recherché depuis longtemps. Ainsi ce procès inique déboucha sur une lourde peine. Le père de Reno devait rester trois ans en prison puis être en liberté surveillée pendant les trente prochaines années. Inutile de dire que cela coupait l’élan du gang, privé d’un chef pouvant agir à sa guise. Il fallait donc désigner un chef pour les activités sur le terrain, le père de Reno restant la tête pensante du gang.
Reno pensait pouvoir obtenir ce poste, vu ses capacités et le lien de parenté avec le dirigeant du gang. Pourtant, un petit groupe de cinq personnes refusa son accession à ce poste. Reno fit une véritable crise de colère et s’emporta contre ceux qui refusaient sa victoire. Alors que la situation s’envenimait, le doyen du gang intervint. C’était un vieil homme, quasiment centenaire, qui avait été lié aux divers gangs qui avaient écumé les lieux depuis une éternité. Quand Red Death avait supplanté le dernier gang qui lui disputait la prédominance du Secteur, le père de Reno avait tout simplement débauché le vieil homme du gang. Ce dernier était en effet d’une intelligence rare et son sens stratégique combiné à sa ruse fondait sa réputation, non usurpée, de faiseur de victoires. Il était au courant de toutes les coutumes inhérentes au milieu qu’il fréquentait depuis des années. Pour éviter un bain de sang, il proposa de réutiliser une vieille tradition, tombée dans l’oubli depuis longtemps : un combat entre les deux meilleurs des clans opposés. Reno se présenta bien évidemment comme représentant de son ambition, il ne voulait laisser à personne le soin de représenter ses couleurs. Face à lui se tenait l’un de ses complices lors de l’agression qui avait valu à son père cette lourde condamnation.
Reno ne pouvait compter que sur lui. Il prit sa barre de fer et se tint prêt au combat. L’autre prit un sabre court et légèrement recourbé à son extrémité. Aucun n’utilisera d’objet ou de magie durant leur duel. Seule la force brute les départagerait et sur ce plan, la montagne de muscles qui lui faisait face donnait à Reno un simple rôle d’outsider. Reno s’en fichait et comptait autant sur sa force que sur deux autres qualités où il dominait son adversaire, la vitesse et les réflexes. Le combat commença quand l’adversaire de Reno se rua sur lui avec son épée. Reno esquiva assez facilement cette attaque et frappa son adversaire dans les reins, faisant chuter ce dernier. Reno enchaîna en fracassant le crâne de son adversaire, baptisant sa victoire et sa domination dans le sang et les matières cérébrales. Le résultat de ce combat renforçait le poids de la famille de Reno sur le monde mafieux de Midgar, rendant Red Death incontournable vu la force qui se dégageait de ce gang qui avait pu réagir après avoir été quasiment décapité par la mise au vert forcé de son leader incontestable.
De plus, Reno possédait désormais une grande liberté d’action et pouvait agir à sa guise. Il avait le champ libre et son père ne pouvait guère faire autrement que de lui donner sa bénédiction pour ses projets d’agrandissements de la puissance de Red Death. Reno voulait en faire le gang emblématique des Taudis et l’admiration qui lui était porté ne cessait de grandir après sa victoire lors du duel pour la domination du gang.
Et puis Reno avait des ailes depuis qu’il avait fait la connaissance de Julie. Cette petite brunette était sensiblement du même âge que notre héros et à peine plus petite que lui. Ses yeux bleus montraient une grande tristesse due à une situation familiale délicate. Son père avait disparu quelques temps plus tôt et devant l’inefficacité des recherches entreprises elle était allée voir son ancien camarade de classe. Elle savait parfaitement que Reno était mêlé à des histoires louches mais elle avait fait fi de tout cela pour demander de l’aide à ce garçon qu’elle trouvait si amusant. Reno avait accepté tout de suite la demande car il était depuis longtemps sous le charme de la demoiselle. Pourtant, ses recherches avaient échoué. Le père de la jeune fille avait disparu après une entrevue avec le parrain du secteur 7, Don Cornéo. Ce dernier fut interrogé par Reno et avoua que le disparu avait quitté la ville donc le rayon d’action de Reno. C’est la mort dans l’âme que le jeune caïd avait annoncé à son amie les tristes nouvelles. Celle-ci n’avait manifesté aucune émotion mais Reno avait gardé le contact avec son ancienne camarade et une profonde amitié s’était nouée entre eux bien que Reno souhaitait de tout son cœur passer à une étape supérieure.
Il avait vu avec joie la jeune fille rejoindre leurs rangs et il l’affectait souvent aux missions auxquelles il prenait part. Cela faisait jaser les autres gangsters mais Reno n’en avait jamais eu rien à faire des rumeurs. Les mois avaient passé et les jours qui suivirent le dix-huitième anniversaire de Reno furent marqués par de violents combats contre le dernier clan qui pouvait rivaliser avec Red Death pour la domination du Secteur. Le duo formé par les deux jeunes amis fut particulièrement remarqué. Au cœur des plus violents combats, les attaques physiques de Reno faisaient de redoutables dégâts tandis que la puissance magique de Julie ravageait les rangs adverses. Ce fut au cours d’une des expéditions punitives contre ce gang que Reno trouvait un objet insolite qui n’allait plus le quitter. ( non je ne parles pas d’un peigne….) Il avait mis la main sur une arme incongrue. Elle était constituée d’un long bâton dans un alliage aussi dur et résistant que la barre de fer de Reno mais elle était beaucoup plus légère que l’arme préférée de Reno. De plus, un bouton sur le manche déclenchait une violente décharge électrique à l’extrémité de l’arme. Le côté sadique de Reno fut enthousiaste et Reno abandonna sur-le-champ son ancienne arme et adopta cette arme.
Ces combats à répétition finirent par rapprocher définitivement Reno et Julie qui entamèrent leur liaison amoureuse. Ce n’était guère une surprise pour quiconque mais Reno eut la désagréable surprise de voir son père critiquer ouvertement cette relation. De plus, de nouvelles inquiétudes arrivaient des divers indicateurs que Red Death possédait dans les quartiers de la ville haute comme de la ville basse. Les Turks allaient retourner sur le terrain et devaient faire respecter la loi. Le maire Domino avait cédé les droits de sécurité de la ville à la Shinra qui reprenait en main la protection de ses ouvriers et de ses intérêts mis à mal par les divers gangs qui écumaient la ville. Ce fut l’occasion pour Reno de voir pour la première fois à l’œuvre les Turks à l’occasion d’un combat en pleine rue entre deux Turks accompagnés d’une curieuse machine qui affrontaient une dizaine de malfrats d’un groupe mafieux du secteur 4. Reno était accompagné pour l’occasion de sa dulcinée et d’un indicateur surnommé Scarpy. Ce dernier avait pensé avec raison que cela intéresserait Reno de voir les Turks à l’œuvre. Ce dernier était fasciné par la méthode de combat des deux hommes et était intrigué par la machine qui paraissait autonome. Il fallut cinq minutes à Julie et Scarpy pour le tirer de la fascination qu’exerçait le trio de la Shinra.
- Et bien, on dirait presque que tu es tombé amoureux, ironisa Julie.
- Ouais, à croire que tu as une sacrée concurrence, enchaîna Scarpy.
- Rigolez mes les trois zouaves qu’on a vu combattre seront nos pires adversaires, se contenta de répondre Reno.
- Tu crois ? s’inquiéta Scarpy
- A moins qu’on se mette à leur service, proposa Julie
- Bosser pour la Shinra ? s’étonna Reno
- Oui avec leurs moyens, leurs arsenaux et tout ce qu’ils possèdent, on ne pourrait qu’en tirer des avantages.
Reno n’avait rien répondu mais l’idée était tentante. Il avait même fini par mettre au point un accord qui pourrait servir de contrat entre Red Death et la Shinra. Il s’en était ouvert à son père qui avait mal réagi et l’avait violemment réprimandé. La dispute s’était envenimée et Reno avait quitté la maison familiale abattu. Il avait appris deux jours plus tard que Scarpy avait été arrêté par les Turks alors qu’il avait tenté de s’emparer de dossiers secrets sur les convoyages de fonds pour les ouvriers de la Shinra résidant dans la ville basse. Non seulement ce crime était stupide, mais il portait aussi un coup fatal au projet d’avenir mijoté par Reno. Ce dernier n’avait pas vraiment réagi à cette nouvelle car il était sous le choc de la mort de Julie, assassiné le lendemain de la dispute qu’il avait eu avec son père sans pour autant n’avoir jamais eu aucun soupçon au sujet d’une possible implication de son géniteur dans le crime de son seul amour. Reno était resté prostré pendant quelques temps puis avait entrepris de tenter de venger Julie et avait affecté tous ses sbires pour retrouver le ou les coupables. Ils avaient fait chou blanc et la rancœur de Reno n’allait que crescendo avec son sentiment d’impuissance. Il errait l’âme en peine mais gardait à l’esprit qu’il devait assurer l’avenir de Red Death. Les tâches l’absorbaient mais peu à peu il avait pris conscience que les seuls capables d’abattre Julie n’étaient autre que les Turks.
Il avait conscience de devoir se venger mais avait refoulé ce sentiment au plus profond de lui. Pourtant, il ne put le refouler longtemps. Il passa à l’action lors d’une rencontre fortuite avec les assassins présumés. Ceux-ci avaient eu comme tâche de faire une descente dans le Secteur dominé par Red Death pour en arrêter quelques membres. L’équipe était la même que celle qui avait été vu à l’action quelques jours plus tôt. Il y avait toujours cette étrange machine qui prenait la forme d’une grosse peluche blanche surmonté d’un chat qui hurlait dans un mégaphone. L’étrange équipage était accompagné de deux hommes, tous deux qui avaient la trentaine. L’un avait les cheveux bruns et courts tandis que son coéquipier avait des cheveux noirs réunis à l’arrière en une longue mèche. Ils venaient de mettre hors de combat trois sous-fifres appartenant à Red Death.
Alors que les deux Turks s’apprêtaient à emmener avec eux leurs victimes Reno utilisa un sort de feu pour attirer leur attention. Le trio se mit immédiatement en position de combat tandis que le chat ordonnait à sa monture de passer à l’assaut. Reno esquiva facilement et frappa la monture avec son arme, infligeant de lourds dégâts à cause du choc électrique offert en supplément. Les Turks restèrent sur leurs gardes et Tseng voulut connaître les motivations de leur agresseur inopiné.
- Pourquoi tu t’en prends à nous ? demanda le Turk. Tu veux qu’on t’aide à mourir ?
- Vous avez tué Julie je vais vous tuer, répondit haineusement Reno.
- Nous n’avons tué personne depuis des lustres, intervint placidement Reeve.
- Mensonges ! siffla Reno sur un ton plein de haine.
Il passa immédiatement à l’assaut s’acharnant sur la peluche géante qui semblait plus que sensible aux chocs électriques sans doute par la présence d’une ossature métallique interne. Son cavalier faillit être désarçonné à plusieurs reprises et il fallut plusieurs fois l’aide énergique de ses deux alliés humains. Ces derniers ne montraient guère leurs émotions mais ils étaient étonnés de la puissance de leur adversaire qui leur donnait du fil à retordre. Leurs attaques combinées à deux ne semblaient guère le gêner et il n’était désemparé que lors de l’achèvement des attaques triples. Cela ne gênait guère Reno qui voyait sa vélocité et sa souplesse lui permettre de rivaliser face à trois Turks en même temps. L’envie de venger sa dulcinée défunte le rendait dix fois plus fort qu’à l’accoutumée. Ses attaques emplies de haine blessaient profondément ses opposants, les obligeant à perdre du temps pour se guérir avant de faire face à nouveau aux attaques d’un adversaire qui ressemblait plus à un fou furieux basé sur le légendaire Séphirot plutôt qu’à un petit malfrat des Taudis comme il le pensait tout d’abord. Reeve restait perplexe quant aux paroles introductrices au combat. Ce jeune homme voulait venger quelqu’un qui lui était cher et qui aurait été assassiné. Ce jeune homme rendait responsable les Turks ce qui semblait logique si ces deux amants avaient été liés à un quelconque clan mafieux qui polluait les Taudis. Néanmoins cela pouvait être une recrue de choix pour les Turks car une fois dégrossi peu de monde seraient capables de la battre en face-à-face. Pour pouvoir l’attirer dans leurs rangs il fallait toutefois le battre ce qui ne serait pas une mince affaire vu l’étalage des capacités montré par le jeune rouquin.
Après avoir encaissé maintes et maintes fois les attaques de Reno, les trois représentants de la Shinra purent utiliser leurs limites. Ils ne s’en génèrent pas et cela laissa Reno coi, lui qui n’avait jamais pu voir de telles techniques. La surprise éprouvée lui fut une bien mauvaise alliée puisqu’il ne put se préparer à encaisser les trois attaques. Une fois les trois techniques utilisées, Reno ne put se relever et se tint à genoux, s’appuyant sur son arme pour ne pas s’effondrer. Il se soigna rapidement mais ne pouvait évacuer la rage qui l’habitait. Il ferma les yeux quelques secondes et laissa ce sentiment l’envahir. A sa stupeur, et à celle des Turks qui pensaient avoir bouclé le combat, il put voir ses capacités augmenter instantanément. Il se rua sur son adversaire à longue natte et par un enchaînement qu’il se sentit subir plutôt qu’il ne l’exécuta, il l’enferma dans une structure pyramidale qui bloquait tous les mouvements de l’ennemi coincé à l’intérieur. Reeve ne parut guère étonné et effectua une attaque sur son allié captif, libérant instantanément son allié. Il se tourna ensuite vers le jeune malfrat et, tout en restant sur ses gardes, l’interpella :
- Trine. Une limite rare à voir exécutée correctement mais toi tu la réalises parfaitement. Tu pourrais faire un excellent Turk, tu sais.
- M’en fous. Vous avez tué Julie, je vous tuerais, fut la réponse de Reno.
- Nous n’avons tué personne ! Mais nous pourrions t’aider à trouver le coupable, intervint Tseng. La Shinra a des indicateurs partout dans le monde. Nos bases de données sur les habitants sont les plus complètes possible. Tu trouveras la personne que tu recherches mais pour cela rejoins-nous.
Reno hésitait. La proposition était tentante mais maintenant qu’il était à l’heure du choix, il avait peur de devoir trahir tous ceux qui lui avaient permis de devenir celui qu’il était devenu en passant de l’autre côté de la barrière. Il tergiversa un long moment, sentant sur lui les regards pesants de tous les habitants du Secteur présents, habitués à le voir dans le rôle du mauvais garçon. L’envie de venger son seul amour l’emporta et il accepta la main tendue par le Turks aux courts cheveux bruns.
- J’accepte. Je venge Julie et après j’aviserai sur mon futur au sein de la Shinra.
- Comme tu veux, répondit Reeve. Je vais faire les présentations : voilà une de mes créations, Cait Sith, ajouta t-il en désignant le chat et sa monture. Lui c’est Tseng, le meilleur Turk que tu croiseras dans toute ta vie. Moi c’est Reeve. Les deux autres membres de l’équipe avait hoché la tête lorsqu’ils furent nommés.
- Moi c’est Reno, répondit le nouvel aspirant Turk. Reno Sinclair, ajouta-t-il un lueur malicieuse dans les yeux en voyant l’expression de ses nouveaux collègues.
- Le fils du créateur de Red Death ? se contenta d’interroger Tseng.
- Exact.
Je suis pas connaiseur mais je trouve que ta fic est un véritable roman.A mon avis,tu devrais mettre ce que tu trouve essentiel mais après tout,fait comme tu veux.
bravo
quel talent, c vraiment tres bien
Juste une remarque : Reeve n´est pas un Turk, il s´occupe de développement de Midgar.
Déjà, tu n´aurais pas dû te précipiter parce que imaginons que l´on aime pas du tout le prologue sa sert a rien de continuer, pour ma part je ne l´ai pas lu a cause de ça tu aurais dû espacer tes chapitres voila sa serait paru moins lourd après tu fais ce que tu veux ![]()
kakashi
disons qu´avec le co auteur, nous avons voulu faire un petit protrait de la vie de Reno et Rude avant les évènements de FF7
finalterry
merci bien
-FeuFeu-
et il est aussi le créateur de Caith Sith, espion de la Shinra... Son rôle est ambigu et puis je l´aime bien donc je voulais qu´il apparaisse!
dragon_ff7
disons qu´en tant que lecteur de fics, je ne me presse guère de juger sur un prologue... C´est un petit texte introductif donc à part à la limite le niveau orthographique, il ne peut rien nous apprendre, d´où le poste du premier chapitre immédiatement. Quant au manque de succès, j´écris plus pour le plaisir donc même si il n´ y qu´une personne qui le lit, c´est suffisant pour me faire continuer^^ Pour la taille des chapitres, elle est comparable à ce que fait El_Indyo, Capelle, Sugy, Aibe ou Nanaki7 ou ce qui est fait pour la fic commune, mais je ne sais pas si tu lis ces fics donc j´en reste là-dessus...
Bien sûr qu´il est le créateur de Cait Sith. Je n´ai pas remis en cause cela, je pointais juste une erreur.
Bon ce que je voulais dire sur Reeve n´a pas été compris.
On a un homme dans le jeu, au début, qui est un urbaniste puisque responsable du développement de Midgar. Plus tard, on apprend qu´il est le créateur de cait Sith, la peluche espionne. Pour moi cette incompatibilité entre les deux fonctions ne peut s´expliquer que par le fait que Reeve est un homme de confiance de la Shinra.
Or, quels sont les hommes de confiances de la Shinra qui utilisent parfois leurs talents pour l´espionnage? Les Turks. Je sais le raccourci est réducteur, mais pour le moment Reeve ne réapparaît pas donc je n´avais pas creusé plus amplement le sujet
beacoup trop long ! je lirai une autre fois, quand je serai chaud, dsl... ![]()
Chapitre 2 : Rude :
Lui aussi venait d’obtenir son uniforme de Turk, symbole de la réussite aux examens. Pourtant il était assez chiffonné car il ne trouvait pas de changements visibles avec son ancienne personnalité, dont il voulait se débarrasser ainsi que tous les souvenirs qui s’y rattachaient. Sa chevelure noir corbeau et ses yeux tristes, qu’envierait un chien battu, étaient deux symboles de l’être qu’il avait été et qu’il détestait. Après avoir vidé quelques tiroirs, il mit la main sur deux objets qui lui seraient nécessaires pour mener à bien sa transformation. Avec une tondeuse, il se rasa entièrement le crâne, abandonnant une chevelure qu’il jugeait trop reconnaissable. Le deuxième objet était un cadeau du feu follet roux qui lui servirait désormais de partenaire au sein de l’organisation. Il s’agissait de lunettes de soleil, aux verres noirs qui empêchaient de voir l’expression du regard de celui qui les portait. Après ces deux retouches, il se dévisagea de nouveau dans la glace de la salle de bains et il fut satisfait du résultat qui gommait tout ce qu’il avait pu être.
Il était né à Midgar, dans les Taudis, comme Reno, mais à la différence que, si Reno avait grandi au sein de la fine fleur des malfrats de la ville, Rude avait été élevé dans un milieu d’ouvriers qui frôlaient souvent la misère. Ses parents travaillaient tous deux pour la Shinra, sa mère était une ouvrière modèle, mais sous-payée, dans une conserverie tandis que son père était forgeron. Mais pas un forgeron de haute classe, pas ceux qui forgeaient les armes sur mesure pour les guerriers de haute importance. Son père n’était qu’un forgeron de la catégorie la plus faible et la plus méprisée. Son travail consistait à forger les casques des troupes Shinra, travail peu reluisant, peu gratifiant et qui obligeait à un travail harassant car les ouvriers étaient payés une misère pour chaque pièce qui sortait de leur atelier. Ainsi, toute la petite famille vivotait dans une masure sinistre et humide qui les hébergeait mais au moins ce n’était pas un amas de tôles et de déchets comme pour la plupart des ouvriers.
Il était le petit dernier d’une fratrie de trois garçons. Son frère le plus âgé travaillait comme agent de sécurité dans une usine Shinra et travaillait dur pour, un jour peut être, atteindre son rêve. Il prenait en effet des cours le soir et s’entraînait physiquement et quotidiennement afin de pouvoir entrer parmi l’élite des troupes entretenues par la Shinra, le Soldat. Son autre frère, plus vieux de deux ans, avait commencé son apprentissage de forgeron quand Rude subit le premier choc de sa jeune vie.
Il venait de commencer son deuxième cycle scolaire quand l’un de ses professeurs convoqua ses parents. Cela était toujours un mauvais signe soit parce qu’il y avait des problèmes de discipline, ce dont Rude doutait, se sachant être un élève calme et effacé, soit pour des problèmes de niveau scolaire. Sa classe avait subi les tests d’entrée quelques jours plus tôt et c’était sans doute les résultats qui justifiaient la convocation de ses géniteurs. Ses parents ne se formalisèrent pas, leur deuxième fils ayant déjà eu des problèmes scolaires, et rassurèrent Rude en lui disant qu’il ne serait pas puni pour ne pas être assez bon à l’école du moment qu’il faisait son maximum. Vu le travail scolaire acharné que fournissait Rude en dehors des cours, aucun des deux parents ne semblait trouver légitime de blâmer un enfant qui faisait son maximum.
Quand ils revinrent, Rude se trouvait bien incapable de définir ce qui avait pu être dit. Il fut tout d’abord inquiété par l’air bougon et renfrogné de son père puis, sans aucune transition, vit sa mère entrer avec un sourire béat et extatique aux lèvres. Son père rameuta ses deux frères et tous prirent place dans le salon et ses canapés qui semblaient avoir depuis longtemps dépassés leur limite d’utilisation. Une fois toute la famille réunie, sa mère prit la parole, sa joie immense toujours aussi affichée sur le visage.
- Comme vous le savez, nous sommes allé voir le professeur de Rudynounet, annonça sa mère, le surnom ridicule provoquant de larges sourires sur les visages de ses deux frères tandis que Rude se renfrognait de plus en plus.
- Et nous avons appris une nouvelle bien surprenante, renchérit son père.
- Vous voulez bien dire de quoi il s’agit ? ronchonna Rude, énervé par le cérémonial inattendu que créaient ses parents.
- Nous avons eu tes notes de ton test, c‘est très bon, le félicita son père.
- Excellent même, renchérit sa mère. Tu es arrivé deuxième national. Tu peux intégrer l’Ecole Spéciale si tu le veux.
Rude restait muet à cette nouvelle. L’Ecole Spéciale. L’institut qui formait l’élite, des gens qui auraient dans le futur le destin du monde. Il resta bouche bée, toutefois un peu surpris par le regard torve que lançait son père en direction de sa mère. Ses deux frères vinrent le féliciter, le plus vieux le chambrant gentiment en réclamant son aide pour la préparation de son concours, ce qui fit enfin réagir Rude qui afficha un large sourire. Son autre frère ne semblait pas partager la joie qui régnait dans la maison, le félicita et partit s’enfermer dans sa chambre. Sa mère intervint pour l’envoyer dormir, à neuf ans Rude avait encore bien besoin de sommeil. Il tenta de la convaincre de le laisser un peu plus veiller, prenant pour argument ses bonnes notes. Cela dérida son père qui éclata de rire et approuva le choix de la mère. Rude partit se coucher, la tête plein de rêves d’avenir doré. Il entendit des éclats de voix mais ne se formalisa pas, ses parents se disputaient assez souvent ces derniers temps sans toutefois mettre leur couple en péril.
Le lendemain, il vit sans surprise sa mère avec les yeux rougis, signe qu’elle avait pleuré, comme après chaque dispute. Il engloutit rapidement son petit déjeuner et prit le chemin de l’école. Sur les murs entourant la porte d’entrée, les résultats des divers concours avaient été affichés et les têtes se tournaient au passage de l’enfant. Il jeta un coup d’œil distrait à ses résultats, juste pour bien confirmer que la scène de la veille n’était pas un mauvais rêve. C’est écrit, noir sur blanc. Il ne lui a manqué que deux points pour faire le sans-faute, performance remarquable sur un concours qui se note sur quatre milles points.
Son entrée dans la petite cour, destinée à accueillir les enfants pendant leur pause, marqua la fin des rires et des jeux. Il se sentait gêné, comme une bête. Tous l’observaient étrangement et certains ne cachaient pas leur jalousie qui transparaissait dans leur regard. Le jeune garçon surdoué baissa légèrement la tête. Jamais auparavant il n’avait tant d’attention sur lui. Il avait toujours été un élève effacé et discret. D’un pas rapide et déterminé, le noir se sauva des regards envieux, pour sa cacher au fond de la cour. Pourtant, avant qu’il puisse se rendre à son but, on le bouscula. Un enfant plus vieux et plus costaud se tenait à ses côtés. Rude le reconnut aussitôt : cet empoté de Masrh. Les fois qu’ils avaient échoué ses cours ne se comptaient plus sur une main. Le crâne parfaitement rasé, ses yeux bruns lançaient des éclairs au jeune Rude. Les deux enfants partageaient la même classe et les résultats de Rude le rendaient furieux.
- Foutu surdoué, cracha-t-il.
Rude se contenta de lui lancer un regard surpris, avant de poursuivre son chemin. Il était intelligent, plus que la moyenne, et alors ? Ce n’était pas une raison pour utiliser la brutalité envers lui. Le garçon du nom de Marsh le poussa une nouvelle fois en l’injuriant avant de retourner avec ses camarades. Rude arriva finalement à sa destination : le fond de la cour. Aucun enfant ne jouait là-bas. Il s’assit en tailleurs sur le sol rocailleux et laissa tomber sa tête contre son torse. Pourquoi de simple résultat de concours pouvait rendre jaloux tant de monde ? Le timbre de la cloche sonna, annonçant la reprise des cours. L’enfant de neuf ans resta dans cette position encore quelques instants avant de se relever. Il épousseta négligemment la poussière sur ses vêtements avant de prendre la direction des classes.
Une année entière avait passée. En ce lundi après-midi, Rude était installé à son pupitre habituel, près de la fenêtre. Il laissait son regard voguer à l’extérieur. Certes, le paysage n’était pas joyeux. Que des bâtiments gris, usé par le temps. Quelques graffitis venaient mettre de la couleur, mais sans plus. L’instructrice de la classe, une vieille dame aux traits tirés expliquait d’une voix morne des problèmes de mathématiques quelconque. Ce matin, une nouvelle dispute avait éclaté entre sa mère et son père. A son propos, comme toujours. Son paternel refusait catégoriquement que son fils prenne la direction de l’Ecole Spéciale. Son plus grand rêve était qu’il devienne forgeron comme lui et son frère. Le jeune garçon était contre ce futur déjà tracé. Lui, il voulait connaître l’Ecole Speciale, devenir quelqu’un d’important. Pas seulement un ouvrier de classe minable. Pourquoi ne pouvait-il pas avoir un avenir brillant ? Distraitement, il griffonnait avec son stylo sur un bout de feuille. La dispute de ce matin l’avait ébranlé. Sa mère était monté à sa chambre et avait commencé à rassembler ses effets personnels tandis que son père avait quitté le nid familial en compagnie de l’aîné des trois garçons pour aller travailler. La cloche marquant la fin du cour, le tira de sa rêverie. Tous les élèves sortirent hâtivement de la classe. Rude ramassa son matériel scolaire et quitta à son tour les lieux, redoutant un peu son retour à la maison. Il se fit bousculer au passage par quelques élèves, qui le méprisait toujours. Sa réputation c’était détérioré au cours des mois. Marsh faisait circuler plein de rumeur à son sujet, mais Rude les ignorait, tous. Il se contentait de se refermer sur lui-même et d’encaisser chaque coup, chaque insulte. Aussi méchante soit-elle.
Chez lui, ses doutes furent confirmés. Dans le petit salon aux teintes d’orangé et de blanc, la famille au grand complet était réunie. D’un côté, sa mère et le plus grand des frère. De l’autre, son père et le benjamin. Quelques valises avaient été posées sur le tapis aux motifs jaunâtre et brun. Ça y est, la famille venait d’éclater. Ce fut le père qui s’avança vers Rude. Ses yeux d’un bleu éclatant étaient, plus ternes, aujourd’hui. On pouvait y voir la fatigue. La fatigue d’endurer toutes ses disputes, de subir ses problèmes d’argent. Ce n’était pas de gaieté de cœur qu’il quittait la maison, son regard le prouvait. La question fatidique fut alors posée :
- Avec qui veux-tu vivre ?
C’était sa mère qui avait parlée. Sa voix était ponctuée de petits sanglots. Son grand frère posa une main sur l’épaule de sa génitrice et lança un sourire à son frère. Ce dernier pris rapidement sa décision, avec sa mère, il pourrait vivre sa vie comme bon lui semblerait. Il alla donc s’asseoir aux côtés de sa mère, qu’il vit sourire faiblement. Il regardait son frère et sa mère quand il entendit un claquement de porte : son père et son autre frère venaient de vider les lieux. Son frère aîné soupira puis se dirigea vers la cuisine où il revint avec des victuailles qui serviraient de repas. Sa mère partit s’enfermer dans sa chambre où on l’entendit pleurer. Rude se sentait mal à l’aise.
- Hé, Rude c’est pas de ta faute ce qui arrive.
- Hein ?
- Tu culpabilises parce que les parents se séparent ?
- Ouais, un peu. J’ai l’impression que tout va mal depuis que j’ai été accepté à l’Ecole Spéciale.
- C’est plus lointain, depuis que papa refuse les promotions.
- Quoi ?
- Il pourrait être deux fois plus payé à l’heure actuelle, mais il a toujours refusé.
- Mais pourquoi ?
- Parce que c’est un fainéant. Il fait largement sa part de travail en trois heures, bosse quatre heures de plus et va boire ce qu’il touche pour ses quatre heures supplémentaires.
- Je ne savais pas ça…
- Et oui, c’est ça la réalité. Maman en a eu finalement assez et lui a posé un ultimatum. Il a préféré partir.
- Ah…
Rude partit, à la fois réconforté et inquiet. Toutefois, ses craintes de se voir expulsé se dissipèrent bien vite. Par contre, en cours, cela devenait intenable. Son frère qui avait pris le parti de son père avait carrément demandé à tous ceux qu’il connaissait de mener la vie dure à Rude. Ce dernier était souvent pris à partie, voir frappé. Mais le pire arriva quelques jours plus tard en cours de chimie. Ce jour-là, ils travaillaient sur du Mako fortement dilué certes, mais qui restait dangereux. Rude avait vite et bien bouclé son travail comme à son habitude et s’était, comme toujours, attiré les compliments du professeur et les regards haineux de Marsh et de ses amis. Ces derniers étaient au fond de la classe. Rude avait été rangé son matériel dans les placards destinés à cet usage. Pour retourner à sa place, il devait frôler sa bande de tortionnaires. Il avança courageusement, prêt à frapper s’il le fallait. Rien ne semblait se passer jusqu’à ce qu’il approche de la fin du banc où s’étaient posé ses ennemis. A ce moment-là, le professeur dut quitter la classe, accompagnant un élève à l’infirmerie car ce dernier n’avait rien trouvé de mieux que de se renverser la solution malodorante et verdâtre sur les mains. Rude sortit une forte poussée dans son dos. C’était Marsh qui s’amusait à le provoquer. Rude, déterminé, frappa de toutes ses forces en direction du visage de l’imbécile qui le défiait à nouveau. On entendit un bruit de bois sec qu’on brise, quelques cris et l’on vit le nez du Marsh donner naissance à un ruisseau pourpre. Rude lui avait brisé le nez du premier coup. Ce fut le signal de la curée. Même s’il s’étonnait en frappant si fort, Rude céda sous le nombre de ses adversaires qui l’immobilisèrent bientôt sur le sol. Le jeune homme vit le visage ensanglanté de Marsh se pencher sur lui avec un air sadique. Le visage fut atteint par un jet de salive projeté par la personne sur le sol. Fou de rage, le petit chef des tortionnaires cherchait de quoi assouvir sa vengeance. Il parcourut du regard les différentes tables quand son regard se fixa sur l’éprouvette émeraude sur une table. Du Mako non utilisé. Après l’avoir récupérée et ouverte, Marsh s’agenouilla et demanda à ses comparses de faire ouvrir la bouche au jeune homme. Devant le reste de la classe horrifiée, il versa l’intégralité du flacon dans la bouche de Rude et l’empêcha de recracher le tout. Rude sentit une brûlure horrible au niveau de sa gorge et entendit en même temps le professeur de chimie quelque chose qu’il n’arrivait pas à discerner. Il se releva tant bien que mal et comprit qu’on demandait des explications. Il laissa Marsh balancer une excuse minable selon laquelle Rude l’avait fait trébucher en tombant ce qui l’avait fait renverser le flacon. Ce fut dès lors le tour du second impliqué. Tout le monde le vit ouvrit sa bouche et articuler, mais aucun son ne sortit. Rude comprit en un éclair. Sa brûlure à la gorge, c’étaient ses cordes vocales qui souffraient, il était muet au moins provisoirement.
Deux heures plus tard, l’hôpital du secteur fut le témoin du dernier évènement dans le déchirement familial. Personne dans la famille n’était dupe que le responsable de cette tragédie était le deuxième frère de Rude, un grand ami de Marsh. Il fut pris à parti par sa mère qui vit à sa grande stupeur le père défendre son dernier. Il lui ordonna de laisser tranquille le seul fils qui, selon lui, fallait encore la peine dans cette famille de dégénérés. Il enchaîna en lâchant que Rude et ses bons résultats à l’école étaient la source de tous leurs ennuis et qu’il aurait mieux fait de l’emmener aux forges avec lui quand il était plus jeune. Ce fut à ce moment que l’aîné intervint. Cela faisait longtemps qu’il ne prêtait plus attention aux discours diffamatoires de son ivrogne de père, mais il ne pouvait pas le laisser tenter d’enfoncer la seule personne de la famille qui, à ses yeux, avait la capacité de quitter ces ghettos où la Shinra confinait ceux qui oeuvraient pour son profit. Il balança tout ce qu’il avait à reprocher à son géniteur qui fut déstabilisé par l’attaque frontale de son fils. Il maugréa, prit sa veste et quitta l’hôpital. Ce fut l’avant dernière fois que Rude le vit. Rude se remit de son attaque, mais fut obligé de ne pas parler pendant trois mois. Après, sa voix devint rauque et éraillée et il préféra s’abstenir de parler autant que possible.
Deux mois plus tard, les résultats du concours d’entrée à l’Ecole Spéciale. Toute la petite famille vint à la cérémonie de remise des diplômes d’entrée. Il y eut une grande joie parmi les trois êtres si liés quand ils virent que Rude n’était pas appelé parmi ceux qui avaient échoué. Puis leur bonheur allait en s’accroissant à mesure que l’ordre décroissant des places s’égrenait. Il était dans les cent premiers, dans les cinquante, dans les trente… Il eut toutefois une peur qui lui noua le ventre quand le speaker entama l’appel des dix premiers. Et si on ne l’avait pas classé ? Si on s’était trompé et qu’il avait échoué lamentablement ? Sa peur s’envola en même temps que la stupeur le figea. Il venait de terrasser tout le monde et avait obtenu les meilleures notes au concours depuis pas mal d’années. Il fut appelé sur la scène au milieu d’un tonnerre d’applaudissements. Il vit trois personnes au pied de l’estrade le féliciter chaudement. Il reconnut à leur costume bleu nuit leurs fonctions de Turks. Ces trois personnes l’accaparèrent quelques minutes, lui disant que désormais tout lui était permis. Ils avaient étudié son dossier et lui déclarèrent que quoi qu’il choisisse, il pourrait compter sur eux trois. Au bout d’un moment, Rude reconnut parmi les trois hommes un ami de son frère qui l’avait toujours encouragé à faire ce qu’il voulait, « à donner de la couleur à ses rêves ». Ce fut avec un large sourire aux lèvres, mais un peu gêné, que Rude rejoint l’estrade. Il était ravi de se voir aussi félicité, mais cela le gênait, lui qui avait toujours été d’un naturel assez discret et peu expansif. Il fut accueilli par le discours de félicitation du speaker.
- Et voilà notre fabuleux lauréat. Un jeune homme remarquable puisqu’il finit premier partout, en sport comme dans les épreuves théoriques. Il incarne au mieux la formule « mens sana in corpore sano ». Bon il a quelques problèmes de cordes vocales alors je ne sais pas si il va pouvoir dire quelques mots…Si, ajouta-t-il en voyant que Rude lui faisait signe qu’il pouvait parler un peu. Non ne romprons donc pas avec la tradition ce soir, même si j’imagine que le discours sera beaucoup plus court.
- Tout d’abord, je voulais dire que j’étais fier d’intégrer une telle élite, commença-t-il, grimaçant en entendant sa si déplaisante voix. Il y a deux, non trois personnes qui sont ici et que je voulais remercier. Tout d’abord ma mère et mon frère aîné qui se sont sacrifié pour que je réussisse. Ensuite, je voulais dire à Howie, le Turk que vous voyez là, que je l’ai écouté et je le remercie pour ses encouragements.
- Et maintenant qu’allez vous faire ? reprit son interlocuteur après que la salle ait applaudi poliment ce jeune homme qui ne se montrait pas ingrat envers ceux qui l’avaient été.
- Turk, répondit simplement Rude après avoir réfléchi quelques secondes au bout desquelles la solution lui était apparue limpide.
- Et bien vous allez être ravi. Vos notes vous exemptent des classes préparatoires. Pour vous changer un petit peu, vous allez pouvoir passer directement le concours d’entrée dans cette si belle section, lança l’homme provoquant les rires polis de la foule.
Une fois cette cérémonie achevée, Rude se vit remettre une convocation à l’examen des Turks ainsi que le programme à connaître. Il sourit largement en voyant qu’il maîtrisait la plus grande partie des demandes de la partie théorique du concours. Il était plus inquiet devant les demandes en épreuves physiques mais Howie et son frère lui promirent de l’entraîner d’ici là. Il ne vit pas le temps passer entre les entraînements au combat où se révélèrent ses prodigieuses qualités de frappe à mains nues et au pied et les révisions des programmes, toujours aussi perturbantes quand il entendait les autres jeunes de son âge s’amuser dehors. Mais il s’acharna à travailler afin de réussir à atteindre ses objectifs. Il se devait de réussir et il voulait mettre tous les atouts de son côté, tant pis s’il devait se passer de loisirs quelques fois.
Le matin du concours arriva et Rude se retrouva perdu au milieu d’une foule de jeunes gens aussi idéalistes que lui, prêts à tout pour devenir Turk…
Je te souhaite bonne continuation pour ta fic mon fffinou, bon courage, bonne chance, tout ça tout ça =^^= Je te donne pas mon avis parcque j´suis pas un grand lecteur ^^" Ciao =)
Ouah j´y crois pas!!! Gédéon qui a posté sur ma fic, sur MA fic! A la prochaine ![]()
Carma t´es mort ! -_-
continue vite fffanatic c super ![]()
Bon, grand amateur de Turks que je suis, j´ai lu jusqu´au bout mais je dois avouer que je n´ai pas vraiment été emballé.
En tout cas, c´est bien écrit, le vocabulaire employé est riche, l´histoire est cohérente.
Mais je trouve que ca manque furieusement de style, que ça fait un peu trop élève appliqué. Disons que je n´arrive pas à ressentir d´émotions, je trouve ça plutôt plat. Enfin surtout dans la partie concernant Reno.
C´est dommage, parce que l´histoire m´avait intéressé, même si Reno manquait quand même un peu de "cool attitude" ^^
Pour ce qui est de la partie sur Rude, je la trouve un peu mieux, mais ça colle absolument pas à l´idée que je me faisais du personnage.
J´ai beaucoup de mal à me faire à l´idée que Rude soit un surdoué, un type qu´est pas foutu d´énoncer exactement ce que sont les Turks, et qui passe son temps libre dans des endroits mals famés.
Quant à l´histoire de la perte temporaire de cordes vocales, j´ai trouvé ça gros comme une maison, vraiment maladroit. Il est peu loquace parce qu´il trouve sa voix désagréable ? Mouais, je pense que c´est plutöt son caractère qui veut ça, renforcer au pire par quelques troubles psychiques.
Enfin, le dernier point qui m´a gêné c´est le fait que t´exposes les Turks en pleine lumière alors que ce sont des hommes de l´ombre. Déjà qu´ils se trimballent dans les taudis aux côtés de Cait Sith, je trouve qu´il fait un peu tâche avec les uniformes noirs si tu vois ce que je veux dire. C´est trop grossier. Ce sont des gens qui doivent agir avec discrétion, et j´imagine que ça doit pas être évident avec cet empaffé de grosse baudruche. Evidemment, Cait Sith est un espion, mais justement son principal but est de passer inaperçu dans des endroits comme le Gold Saucer par exemple.
Et evidemment Reeve chez les Turks, ca passe pas non plus chez moi lol, Reeve est le directeur du developpement urbain et un pacifiste convaincu, je le vois mal aller tataner du malfrat dans les ruelles sombres avec ses amis les Turks.
Enfin voila, apres je suis bien conscient de n etre pas capable de faire le 1/10e de ce que tu fais mais c est juste un avis 100% subjectif, et que je n´ai pas du tout la même vision que toi de ces personnages.
Je laisse le soin à des personnes plus compétentes d´apporter de vrais critiques constructives ^^
Même si pour l´instant, je suis (très) sceptique sur l´histoire, je lirai la suite pour voir si elle ne me réserve pas quelques bonnes surprises ^^
Bon alors déjà merci d´avoir lu!
Ensuite passons à l´étude de tes critiques:
Mais je trouve que ca manque furieusement de style, que ça fait un peu trop élève appliqué. Disons que je n´arrive pas à ressentir d´émotions, je trouve ça plutôt plat. Enfin surtout dans la partie concernant Reno.
à mon grand regret, c´est aussi mon impression. Il se passe que ces chapitres ont été écrits il y a quelques mois et je ne les ai pas relu, grosse boulette. En effet, j´avoue que c´est plat, que cela a du mal à se mettre en place pour Reno. C´est plus clinique que descriptif, mais les descriptions sont ma grande faiblesse justement
"J´ai beaucoup de mal à me faire à l´idée que Rude soit un surdoué, un type qu´est pas foutu d´énoncer exactement ce que sont les Turks, et qui passe son temps libre dans des endroits mals famés. "
Euh en fait je ne suis pas sûr que les Turks soient eux-même conscients de leur vraie mission. A part faire les sales boulots...
Après je ne vois pas vraiment de contradictions entre les endroits mal famés et les surdoués, chacun ses vices, et si j´avais bien réussi à faire passer ce que je voulais, j´aurais dû donner l´impression que Rude est un enfant presque sans temps libre. Donc comment se dévergonder quand on ne sait pas ce que c´est? Et rien n´empêche que les chapitres suivants en parlent, un peu comme je considère que la "cool attitude " de Reno s´acquiert avec le temps, ce n´est pas inné, mais c´est là mon avis et il est normal que tout le monde ne le partage pas^^
Quant à l´histoire de la perte temporaire de cordes vocales, j´ai trouvé ça gros comme une maison, vraiment maladroit. Il est peu loquace parce qu´il trouve sa voix désagréable ? Mouais, je pense que c´est plutöt son caractère qui veut ça, renforcer au pire par quelques troubles psychiques.
Je me demandais simplement si le caractère taciturne de Rude suffirait, surtout que comme tu l´as fait remarquer, plus c´est mal famé, plus il aime l´endroit le bougre!
Enfin, le dernier point qui m´a gêné c´est le fait que t´exposes les Turks en pleine lumière alors que ce sont des hommes de l´ombre. Déjà qu´ils se trimballent dans les taudis aux côtés de Cait Sith, je trouve qu´il fait un peu tâche avec les uniformes noirs si tu vois ce que je veux dire. C´est trop grossier. Ce sont des gens qui doivent agir avec discrétion, et j´imagine que ça doit pas être évident avec cet empaffé de grosse baudruche. Evidemment, Cait Sith est un espion, mais justement son principal but est de passer inaperçu dans des endroits comme le Gold Saucer par exemple.
Et evidemment Reeve chez les Turks, ca passe pas non plus chez moi lol, Reeve est le directeur du developpement urbain et un pacifiste convaincu, je le vois mal aller tataner du malfrat dans les ruelles sombres avec ses amis les Turks.
j´avoue que c´est une belle foirade. mais Tseng a dû traîner ses guêtres noires ( ou bleues nuit se lon les goûts) assez souvent pour qu´Aéris le connaisse non? En fait Reeve ne réapparaîtra pas. Et disons que j´ai du mal à le croire simplement pacifiste surtout dans une entreprise comme la Shinra. S´il s´oppose à la quête de la Terre Promise à mon avis c´est plus par bon sens, contre un projet plutôt utopique. Et qui disait Reeve disait Cait Sith.
De plus Parkko m´avait ordonné expréssement de faire apparaître son doudou dans la fic si je ne voulais pas la voir effacer o_O Bon boutade mis à part, c´est vrai qu´avec le recul il n´aurait pas dû apparaître lui et surtout lui! POur Reeve j´ai déjà dit ce que j´en pensais
Enfin voila, apres je suis bien conscient de n etre pas capable de faire le 1/10e de ce que tu fais mais c est juste un avis 100% subjectif, et que je n´ai pas du tout la même vision que toi de ces personnages.
Oh tu sais avec un peu de travail tu ferais mieux je pense... certes ton avis est subjectif, mais si je veux progresser il me faut des avis subjectifs, surtout ceux qui sont contraires à ce que j´écris. Comment évoluer si on me dit tout le temps bravo?
Je laisse le soin à des personnes plus compétentes d´apporter de vrais critiques constructives ^^
Et bien... ca promet d´être aussi long que mes chapitres si tu trouve que ta critique n´est pas constructive....
Même si pour l´instant, je suis (très) sceptique sur l´histoire, je lirai la suite pour voir si elle ne me réserve pas quelques bonnes surprises ^^
Ah c´est toujours dommage de ne pas voir les lecteurs accrocher à mes récits, mais j´essaierai de gommer les défauts dès le procgain chapitre, qui a vrai dire risque de te paraître plat lui aussi... Au pire rabats toi donc sur la fic commune Chroniques d´un conflit menée par les excellents Capelle, El_Indyo et Sugy et où les Turks ont un ( tout) petit rôle
stp peut tu poster la suite