Kikuchi
euh oui ca ne saurait tarder, samedi soir au plus tard, je mets la dernière main à la pâte pour un chapitre d´une autre fic et après je me lance pour quelque temps dans celle-ci exclusivement, heureuesement pour toi, j´avais un chapitre en réserve^^
super trop cool merci fffanatic
Tiens vu que je suis en week end depuis hier soir, voila ce que j´avais promis
Chapitre 3 :
Le concours écrit allait débuter. Tous savaient son importance, il était capital pour entrer dans les Turks. La partie pratique ne servait qu’à voir quelles associations pouvaient marcher une fois les élèves devenus Turks. Ainsi seul l’écrit comptait. C’est là que les dix candidats seraient choisis…
Parmi la foule des candidats, trois d’entre eux étaient sujets aux regards de leurs futurs concurrents. C eux Les trois étaient les plus jeunes du concours et avaient obtenu des dérogations pour pouvoir le passer. L’un faisait figure de grand favori. Même s’il ne payait pas de mine avec ses grands yeux tristes et sa coupe de cheveux au bol. C’était quand même le jeune homme qui avait dominé tout le monde au concours d’entrée de l’Ecole Spéciale.
Rude, car c’était lui, n’était pas encore nerveux. Il se savait doué sur les épreuves théoriques et son bachotage intensif devrait porter ses fruits comme cela avait été le cas lors de son précédent concours, bouclé sur un succès qu’il digérait à peine. Il s’inquiétait plus pour l’épreuve pratique, une mission sur le terrain. Il avait confiance dans ses deux entraîneurs, son frère aîné et un ami à lui, déjà Turk. Ce qui l’inquiétait c’était la manière dont il allait gérer son stress dans les combats réels.
L’autre avait de l’espace pour avancer. Son regard de tueur et sa réputation le précédaient. On savait que c’étaient les Turks eux-mêmes qui avaient imposé ce candidat, époustouflés par ses performances au combat. Reno, car c’était lui, dégageait une aura tranquille, acquise quand il dirigeait Red Death. Toutefois, il n’en menait pas large. Il n’avait jamais été un grand partisan du travail scolaire et espérait avoir à côté de lui des élèves qui pourraient « l’aider », c’est-à-dire des gens qui le laisseraient regarder leurs copies. En attendant, il maugréait contre le règlement qui interdisait tout produit fumable dans l’enceinte du bâtiment où se déroulait le concours.
Ceux qui savaient qui il était considéraient que le troisième élève qui avait obtenu une dérogation l’avait obtenu grâce à son père. En effet, ce jeune homme aux cheveux blond cendré et au charme fou, qui séduisait autant de filles qu’il le voulait, y compris une charmante québécoise qui... Enfin bref, je m’égare un peu. Il n’était autre que le fils de la seule firme qui comptait dans ce monde, la Shinra. Rufus, car c’était lui, n’avait cure des regards narquois ou jaloux qu’il provoquait. S’il était là, c’était pour montrer ses capacités à tous, et surtout à son père qui voulait le voir être capable d’intégrer sa compagnie sans aucune aide. En fait, sa dérogation, il l’avait obtenue par son brillantissime parcours scolaire. Il avait les mêmes professeurs que ceux qui étaient passés par les écoles préparatoires à ce concours. Et même en étant corrompus par le Président pour être plus sévères qu’avec leurs élèves, ses professeurs n’arrivaient pas à lui faire obtenir des notes qui ne frisaient pas la perfection. Il n’avait donc aucune inquiétude.
Les aspirants au costume bleu nuit purent rentrer dans la salle d’examen. Ils allèrent s’asseoir là où on leur désignait la place. Ceux qui refusaient étaient considérés comme ayant échoués au concours sauf s’ils avaient une bonne raison. En fait, seuls ceux dont la vue était faible pouvaient changer de place. Le hasard fit que nos trois larrons se retrouvèrent côte à côte, Reno étant au centre. Il fut soulagé de voir qu’à sa droite se tenait celui qui était considéré comme un petit génie selon les bruits qu’il avait entendus pendant l’attente. Maintenant, il n’espérait plus que ce dernier ne soit pas trop tatillon et laisse une ouverture possible au regard du rouquin. Il sourit ironiquement en découvrant l’élève sur sa gauche. Le fils d’un des plus grands groupes mafieux assis à côté du fils du consortium qui dominait le monde. Un journaliste aurait fait fortune avec un tel cliché.
Le silence se fit dans la salle quand des Turks entrèrent. C’était à eux que revenaient la surveillance de la salle et le choix des questions. Ces dernières étaient sélectionnées au hasard parmi une liste de trois milles questions. Vingt allaient être traitées. Ces questions étaient toues connues car elles étaient travaillées par les élèves en cours lors de leurs années d’écoles préparatoires. Les chances étaient égales pour tous comme cela. Les questions défilèrent à l’écran au fur et à mesure de leur sélection.
1°) Quelles sont les différences entre un Turk et un Soldat ? N’oubliez pas les considérations éthiques dans cette question.
2°) Qui fut le fondateur des Turks ? Quelle fut leur première utilité ? Quelle est l’influence de cette personne sur la conception des Turks à l’heure actuelle ?
3°) Quel rôle a joué la guerre d’Utaï pour la Shinra ? Quelle fut la participation des Turks ? Vous pouvez citer les éléments contenus dans les Chroniques d’un Conflit et ses auteurs pour répondre si vous en sentez la nécessité.
4°) Quel impact ont les Turks sur la criminalité des Taudis ? Quelle y est leur image ?
5°) Selon vous, peut-on qualifier les Turks de personnes charismatiques ? Argumentez.
6°) Quelle est l’importance de la Mako dans la chaîne de production de l’alimentation ?
7°) Quelle est la meilleure manière de combattre un monstre mort-vivant ? Un monstre de pierre ? Argumentez.
8°) Quel est l’événement clé de la construction de Sister Ray, le canon géant de Junon ? Quelle est sa capacité de tir ? ( Distance, poids, vitesse du projectile).
9°) Quelles sont les races de chocobos ? Enumérez leurs caractéristiques.
10°) Pourquoi le loisir est un facteur important dans une tyrannie ? Peut-on assimiler la position de dominance économique de la Shinra à une tyrannie ?
11°) Quels sont l’avantage et les inconvénients des armes à feu face aux armes blanches ?
12°) Expliquer pourquoi Nibelheim est si défavorisée alors que son sol est riche en Mako.
13°) Quelle est la différence entre un résistant et un terroriste ?
14°) Expliquer comment et pourquoi la Shinra s’est orientée vers la production de Mako.
15°) Economiquement parlant, faut-il mieux un gros consortium ou une myriade de petites sociétés hyper spécialisées pour former une compagnie puissante ?
16°) Les fourmis sont-elles intelligentes ? Argumentez à partir des divers récits faits à ce sujet ainsi que des dernières découvertes scientifiques.
17°) Expliquer ce qu’a été la Crise de la Planète ?
18°) Faites une biographie détaillée d’Ezéchiel Spanheim, ambassadeur de France à Berlin à l’orée du XVIII ème siècle.
19°) Les Turks peuvent-ils être considérés comme des troupes militaires ?
20°) Pourquoi voulez-vous devenir Turk ?
Reno regarda le sujet avec épouvante. Il ne pouvait répondre qu’à quelques questions. Toutefois, il se dit qu’il avait quatre heures pour pomper sur l’un de ses voisins. Il regarda le petit génie à sa droite et vit que celui-ci avait une écriture facilement lisible. Il s’empressa de piquer les réponses qu’il lui manquait. Il sentit un regard sur lui et vit son voisin, celui sur lequel il recopiait, le regarder avec un sourire moqueur, puis déplacer légèrement sa copie afin que le recopiage soit facilité. Effaré, Reno sentit un coup de coude. Le regard méprisant de Rufus lui fit un peu peur au début, mais il le vit désigner sa propre copie, l’invitant à se servir aussi sur la sienne. Reno n’en revenait pas. Autant, l’attitude de Rufus pouvait s’expliquer par une directive particulière des Turks, autant il ne pensait pas que Rude le laisse aussi facilement recopier, même aussi peu discrètement qu’il le faisait. Il regarda les surveillants et se rappela que la consigne de ses « parrains » pour la dérogation était de copier tant que son voisin ne se plaigne pas. Alors il pourrait copier aisément vu que les deux proposait de l’aider.
Les quatre heures s’écoulèrent beaucoup plus sereinement pour les trois que pour certains candidats. En effet, les premiers sortirent au bout d’une demi-heure leurs visages en disant long quand ce n’était pas des larmes qui les trahissaient. Au fur et à mesure du temps, les gens sortaient, de moins en moins dépités, juste soulagés d’avoir fini cette épreuve. Reno faisait allégrement flotter sa plume sur sa feuille afin de ne pas trop perdre de points une fois ses camarades partis. Ceux-ci finirent assez vite et adoptèrent deux attitudes bien différentes. Le futur président de la Shinra quitta immédiatement la salle, sans un regard pour ses deux complices du moment. Rude traîna un peu, il restait encore pas mal de temps. Et puis ce rouquin lui semblait sympathique. Qui sait si une fois devenus Turks, ils n’auraient pas à travailler ensemble ?
Enfin les deux hommes rendirent leurs copies et purent sortir. Rude aurait bien voulu discuter avec le jeune homme, mais ne savait pas par quoi débuter. Heureusement Reno vint à sa rescousse.
- Merci pour le coup de main.
- Bah ce n’était rien, répondit un Rude un peu rougissant.
- Je t’assure que tu m’as sauvé la vie, répliqua un Reno soulagé.
- Tu me rendras peut-être l’appareil lors de l’épreuve pratique.
- Pas de problème. Si on est dans la même équipe, tu peux compter sur moi pour faire la nounou, se vanta Reno.
Les deux aspirants au costume bleu nuit n’eurent guère plus de temps de discuter plus aisément. En effet, un groupe de cinq étudiants venait de sortir de la salle d’examens. Ils avaient été placés juste derrière nos deux héros et avaient logiquement assisté au petit manège. Ils s’en étaient plaints aux Turks qui les avaient déboutés dans leur plainte en précisant qu’un tricheur ne pouvait être dénoncé que par l’élève qui avait subi le recopiage. Sachant que Rude n’avait rien dit, aucune plainte ne pouvait être prise même si cela présentait le désavantage de voir un élève se servir du petit génie de l’examen pour remplir sa copie. Tant pis pour eux, tant mieux pour le tricheur.
A peine sortis, ils avaient aperçu les deux personnes en train de discuter. Ils étaient restés à l’écart pensant que Rude se plaignait du recopiage. Toutefois, ils s’étaient avancés assez discrètement et avaient enragé en voyant le ton amical de la conversation qu’ils épiaient. Leur chef, un grand type blanc comme une endive et presque aussi haut que large, avait écumé jusqu’à un certain point. Voyant que les deux semblaient presque être complices, il avait donné l’ordre à ses quatre sous-fifres de s’attaquer au rouquin. Celui-ci ne vit rien venir et sentit une forte poussée dans son dos qui le propulsa au sol. Enervé d’avoir été pris par surprise et embêté par l’absence de son arme fétiche, il se préparait à se défendre aux poings. Il fut stupéfait par le spectacle qu’il vit en se relevant.
Visiblement, celui qui l’avait frappé avait pris un sacré coup à la mâchoire de la part de Rude, il gisait par terre, se tenant une bouche ensanglantée. Rude, quant à lui, poursuivait son combat. Il bloqua un coup de pied avec son bras gauche, ne ressentant aucune douleur dans ce bras et remerciant donc en pensée ses deux entraîneurs, et attaqua avec son bras droit. Il frappa violemment l’articulation du genou de son agresseur. On entendit un craquement sinistre suivi d’un cri de douleur. L’agresseur avait vu et surtout senti sa jambe tendue se faire pulvériser l’articulation. Un coup du coude droit de Rude, l’envoya sur le sol, hors de combat et le nez brisé en supplément. Rude se tourna vers les trois derniers. L’un d’entre eux fuit courageusement, préférant privilégier son intégrité physique pour le cas où il aurait à passer l’épreuve pratique.
Il ne restait plus que quatre protagonistes, Reno et Rude d’un côté, deux autres combattants en face, tous deux aussi impressionnants l’un que l’autre. L’un d’entre eux passa à l’assaut et voulut asséner un violent direct à Reno. Ce dernier esquiva, bloqua le bras, attrapa le col de son assaillant et en profita pour le rapprocher de lui. Une fois à la distance adéquate, le diablotin roux asséna un coup de tête à son adversaire, brisant à son tour un nez. Celui-ci ne demanda alors pas son reste et pris à son tour la fuite.
Il ne restait plus que le chef de la petite bande qui venait d’être mise en déroute. Il jouait les cadors, mais se rendait bien compte que ses chances étaient plus que minces face à deux adversaires d’un tel calibre. Reno allait se ruer à l’assaut quand Rude le retint préférant connaître les motivations d’une telle agression.
- J’allais pas laisser un voyou profiter de ta science, maugréa l’interrogé.
- Un voyou ? s’étonna Rude
- Oui je suis le fils du chef de Red Death, et j’ai assuré un intérim durant son passage en prison, intervint Reno. Mais je vois pas pourquoi tu nous as attaqués.
- Question de principes, lança leur agresseur avant de prendre sa fuite.
Rude n’avait pas prononcé un mot durant tout l’entretien. Il se souvenait très bien des récriminations de son père à l’égard de ce groupe mafieux. Il leur imputait le retard des salaires et l’absence d’augmentation. Il avait haï ces personnes qui les maintenaient dans la misère pendant son enfance. Depuis, il connaissait mieux son père et se surprit à admirer son camarade et à se dire qu’il avait choisi le bon partenaire pour la mission sur le terrain. A côté de lui, Reno commentait largement le combat, témoignant de sa stupéfaction face à la force de son camarade. Il continua ainsi pendant dix minutes avant de s’apercevoir que ce monologue semblait finalement stérile vu l’absence de réaction du flatté. Il s’en étonna et s’entendit brièvement répondre que Rude, et sa voix éraillée, n’aimait pas parler, surtout pour faire entendre sa voix qu’il jugeait affreuse. Reno lui assura que cela ne le gênait pas, il était honnête là-dessus. Il avait côtoyé tellement de personnes qu’il ne jugeait plus du tout sur la voix et ne prêtait plus attention aux tonalités qu’il entendait. Il se fit remercier par un large sourire et une remarque ironique de Rude qui se demandait si finalement ce n’était pas lui qui allait faire la nounou lors de l’épreuve pratique. Reno éclata de rire à cette remarque, se disant que son camarade n’avait pas tort aux vues de ce qu’il avait démontré, mais aussi que la situation aurait été bien différente si son arme fétiche avait été dans ses mains.
Ils se dirigèrent vers la sortie sans voir leur troisième camarade qui les avait visiblement abandonnés une fois son épreuve terminée. Ils virent alors deux personnes en train de discuter allègrement. Il s’agissait du frère aîné de Rude, qui était venu le chercher, et d’Howie son ami Turk qui avait été chargé de récupérer Reno. Or, ils s’étaient trouvé face à face dans la foule et avaient donc commencé à deviser joyeusement, pour une fois qu’ils avaient du temps pour le faire, leur emploi du temps mettant à mal les possibilités d’afficher leur amitié et les ayant poussés à abandonner les virées au Honeybee Inn ils l’avaient si souvent fait durant leur jeunesse. Ce fut Howie qui aperçut leurs deux « cibles » en premier. Il s’étonna de les voir déjà en train de bavarder, enfin bavarder c’était un bien grand mot puisque Reno monopolisait la conversation et que Rude se contentait de répondre par des signes de tête, ce qui ne semblait pas le gêner plus que ça. Une fois les deux jeunes gens arrivés devant leurs escortes respectives, le Turk s’étonna de leur complicité. Il vit Reno répondre qu’entre gens biens, il ne pouvait n’y avoir que de l’entente, déclenchant l’hilarité de tous. Elle fut accrue quand Howie expliqua qui était réellement Reno. A vrai dire, son CV ne faisait pas vraiment de lui quelqu’un de bien et tous le savaient. Ce fut sur cette bonne humeur générale que les deux groupes se séparèrent, se mettant d’accord pour aller chercher en même temps les résultats cinq jours plus tard.
L’attente fut pénible pour les deux. Rude tournait en rond, espérant ne pas décevoir une mère qui mettait en lui des espoirs pour un avenir meilleur. Reno acceptait mal d’être bloqué dans le bâtiment Shinra, surtout que Rufus semblait aussi bavard et amical qu’une pierre tombale. Il avait bien mis au point divers plans d’évasion, mais il les savait voués à l’échec par leurs aspects souvent trop improbables voire complètement loufoque. Pour s’occuper, il alla feuilleter plusieurs fois les archives à la recherche d’un quelconque indice sur la mort de sa dulcinée ou passait le temps en salle d’entraînement afin d’être physiquement au point s’il avait à passer l’épreuve pratique.
Enfin le délai s’écoula, trop lentement au goût de chacun. Ils se retrouvèrent devant la porte qui donnait sur la salle de proclamation des résultats. La rencontre était plus tendue, mais chacun savait que son interlocuteur devait sûrement être aussi stressé que lui donc ils ne se formalisaient pas de cette moindre sympathie. Les jurés appelaient les candidats par petits groupes d’une trentaine de personnes. La sortie de ses groupes se faisant, par une autre porte, personne ne pouvait savoir ce qui se disait. Il y avait quatre cents candidats pour trente places. Chaque groupe qui était appelé pouvait donc être le bon. Le stress montait petit à petit parmi les personnes présentes. Même Rufus, seul dans son coin, affichait des tics qui trahissaient sa nervosité. Ils furent appelés tous dans le même paquet. Au moment où ils entrèrent dans la pièce, ils virent un Turk sortir pour s’adresser à la centaine de personnes qui attendaient encore.
- Si vous êtes encore là, c’est pour une bonne raison, commença-t-il provoquant des lueurs d’espoir dans les regards, lueurs qui furent brisées dès les mots suivants. C’est que vous avez été trop mauvais pour que vous ayez un commentaire de la part des jurés. Vous avez même été nullissimes. Vous pouvez partir, vous n’avez plus rien à faire chez les Turks, vous n’y aurez jamais rien à faire, nous ne voudrons jamais de vous.
C’est sur ces paroles plus que dures à encaisser que la porte se referma, provoquant une montée de stress énorme chez ceux qui avaient été désignés pour rentrer dans la pièce. Comme Rude, tous se demandaient si finalement eux non plus n’avaient pas échoué, arrivant toutefois à éviter le ridicule. De toute façon ils allaient être vite fixés. Ils furent séparés en petits groupes, Reno étant avec deux autres personnes, Rude rejoignant quatre personnes. Il dévisagea son groupe, découvrit la présence de Rufus à qui il adressa un salut de la tête, sans réponse en retour. Le reste des présents étaient dans le même groupe. Le président du jury prit alors la parole.
- Parmi vous, il y a des Turks et des recalés, commença-t-il, augmentant le stress. Mais je suis quand même fier des recalés qui nous rejoindront sans doute l’an prochain, précisa-t-il causant divers soupirs de soulagement. Les futurs Turks présents seront sans doute notre élite, du moins pour ceux qui survivront à l’épreuve pratique.
Il égrena ensuite le règlement de l’épreuve pratique où les sorts de résurrection et les queues de Phénix seraient bannis, laissant ainsi les dépouilles à la merci des monstres. Les aspirants Turks rejoindraient les autres élus dans la salle à côté afin de former des trios. Seuls les trios entiers à la fin de l’épreuve pratique seraient admis. Rude admirait cette organisation, malgré son côté inhumain. Elle mettait en avant deux qualités des Turks, la coopération prônée par le choix des trios entiers, et la stratégie, prônée par l’interdiction de résurrection. A côté de lui plusieurs visages étaient blêmes, sans doute des cerveaux aussi nuls au combat que peu résistants. Enfin le résultat fut proclamé. Reno était admis, à son grand soulagement. Rufus et Rude aussi, et avec les honneurs. Ils avaient respectivement fini troisième et premier du concours, au grand soulagement de Rufus qui savait maintenant qu’on le jugerait plus à partir de son père. En effet, les copies étaient publiques et devaient être accompagnées d’un petit texte de l’auteur de la copie qui précisait qu’il avait pris connaissance de ses résultats. Les derniers sceptiques purent voir que la copie de Rufus n’avait pas été manipulée et présentait la même écriture, prouvant ainsi son génie. Il en était heureux, allant même jusqu’à congratuler un Rude aux anges et à taquiner d’un « Tu peux nous dire merci » un Reno qui souriait à s’en décrocher la mâchoire.
Ils suivirent les autres en discutant allégrement, mis à part Rude qui les écoutait, se refusant toujours à parler inutilement. Avant d’entrer dans la pièce où ils auraient à proclamer leur choix définitif de trio, ils savaient qu’ils feraient équipe. Ils allèrent directement s’inscrire, sous le regard stupéfait du juge qui ne s’attendait pas à des réponses si rapides. Il inscrit donc le trio et regarda la feuille d’un air admiratif. Le trio avait en effet fière allure aux yeux de ce Turk expérimenté. Il connaissait bien le fils Shinra et savait que personne ne pouvait rivaliser avec lui au fusil depuis la mystérieuse désertion de Valentine, son camarade de promotion il y avait déjà de nombreuses années. Il avait été chargé de former Reno durant sa période d’apprentissage et admirait ses capacités de combat au bâton. Pour Rude, tout le monde connaissait son génie, mais ayant été surveillant de l’épreuve écrite, il avait assisté à l’altercation et donc pu admirer le redoutable cogneur qu’il était. Pour lui, c’était sans aucun doute les favoris pour l’épreuve, à moins d’un excès de confiance, il les aurait bientôt sous ses ordres. Il partit d’un petit rire qui fit se secouer ses épaules et ses longs cheveux couleur ébène, sous le regard incrédule du trio infernal qui se voyait remettre ses notes et ses convocations à l’épreuve sur le terrain.
- Rendez-vous dans deux semaines devant le réacteur quatre, glissa simplement Tseng entre deux rires.
Voilà la suite très fidèles lecteurs...
Chapitre IV : les sentiers de la gloriole :
Après le concours, chacun avait du se séparer, Rufus refusant de se mêler au commun des mortels, Reno étant confiné dans ses quartiers de la Tour Shinra. Rude s’ennuyait à mourir et tuait le temps en s’entraînant au combat au corps à corps. Son frère lui servait souvent de sparring-partner et morflait souvent. Silencieusement, sans grand cri, sans d’expression buccale fracassante, l’aspirant Turk frappait, variant les rythmes, les angles, les enchaînements. Son frère, vigile dans une boutique des Taudis, avait beau être confronté assez souvent à la lie de la société, il n’avait jamais été aussi souvent débordé que dans les combats contre son frère cadet. C’était Mary, leur mère qui stoppait les combats, récupérant deux combattants aussi épuisés l’un que l’autre, mais avec un aîné couverts d’ecchymoses et de plaies alors que le plus jeune ne semblait guère atteint. C’était dans ses moments que les conseils étaient distillé à Rude, de remonter sa garde, d’éviter de faire des mouvements inutiles, de faire attention à ses yeux trop expressifs, ce qui montrait que le plus vieux était quand même celui qui possédait le plus d’expérience. Les défauts pouvaient être corrigés assez vite, mais pour son regard, il ne voyait pas trop quoi faire à par des lunettes opaques, de soleil ou pour l’alpinisme. Et il n’avait pas encore les moyens pour ça.
Un soir, la petite famille reçut la visite d’Howie qui apportait dans ses basques son protégé roux. Il était depuis longtemps convenu d’une sortie entre les deux adultes, mais chacun se retrouvait avec un aspirant Turks sur les bras. La sortie au Honey Bee Inn aurait dû se faire dans ces circonstances, mais Mary ne l’entendait pas de cette façon, sa voix rugissante fit bien comprendre son désaccord sur ce point. On choisit alors le Mermaid, un bar plus calme, moins sulfureux, à l’autre bout de la ville. Reno eut un petit sourire en coin, ce bar avait été pendant longtemps le lieu de rende-vous de Red Death pour la préparation des mauvais coups, il y avait mis plusieurs fois les pieds. Pendant le trajet en train jusqu’au secteur qui abritait ce lieu de festivités dans la pure tradition locale de bagarres, ivrognerie et comas éthyliques, les deux aspirants Turks se mirent à discuter, enfin le mutisme de Rude permettait d’avoir quelques parcelles d’échanges.
- Tu connais le Mermaid ?, hasarda Reno.
- Non.
- Tu es déjà sorti ?
- T’as vu ma mère ? Elle te semble du genre à me laisser sortir ?
- Ouais c’est vrai. Tu parles jamais beaucoup ?, demande Reno après un long blanc.
- J’aime pas vraiment parler, répliqua Rude.
- Parce que ?
- Parce que j’aime pas.
- Ca te dérange pas que je parle ? demanda Reno.
- Fais-toi plaisir. J’aime pas parler, mais j’écoute.
- Merci, répondit le rouquin tout sourire.
Et Reno entreprit de mieux se faire connaître de son camarade, qui restait étonné d’une telle nonchalance et décontraction qui aurait suscité chez la moindre personne qu’il connaissait un élan d’orgueil à l’évocation de faits de gloire même mafieux. Rude nota aussi un semblant de bris de voix et des yeux un peu moins lumineux quand Reno aborda le sujet de Julie et surtout de son meurtre. Il ne s’attendait pas à un passé aussi lourd chez quelqu’un d’aussi calme, d’aussi fêtard que semblait dire son camarade, qui entamait désormais la description de la plupart des boîtes de nuits, des pubs, des bars et de tous les lieux de vie nocturne de la ville basse. L’arrivée de l’autorail dans la gare du quatrième secteur fut marquée par le grincement systématique des freins que l’on mettait en action. Reno suggéra avec un immense sourire aux lèvres de faire visiter la ville basse à Rufus une fois la seconde épreuve achevée. La vision de ce gosse de riches, baigné dans le plus infini des luxes depuis son enfance, marchant au milieu des Taudis, au milieu de la crasse et des pauvres arracha des sourires à l’ensemble du quatuor. Ils prirent le chemin boueux qui menait à bar où ils allaient passer une bonne partie de leur soirée.
Le Mermaid avait une réputation à défendre. Mais c’était avant tout une bâtisse faite de planches et de tôles, dans un assemblage qui pouvait sembler hâtif, le tout recouvert d’une peinture bleue qui commençait à craqueler. L’enseigne était aussi en train de défraîchir considérablement. Mais elle attirait encore les passants, du moins leurs regards. L’immense panneau de bois, au fond blanc, représentait une sirène bien évidemment, comme le caractérisait l’immense queue de poisson qui enveloppait le corps de la jeune femme à partir de son bassin. Le haut était attirant, la jeune femme brune avait des formes superbes, cachées par le minimum requis pour éviter les amendes d’attentats à la pudeur. Bref, l’affiche donnait envie d’entrer voir si le modèle n’était pas serveuse dans le bouge ou du moins ne le fréquentait pas assidûment. Rude se demandait même si cette affiche n’était pas responsable du choix du bar pour ce soir, en interrogeant son frère, il avait appris que Reno y avait eu ses habitudes.
Le rouquin était rentré dans le bar paisiblement, comme s’il recherchait une atmosphère dans laquelle il avait longtemps baignée. Les meubles bancals et couverts de poussière pour ceux qui étaient plus hauts que les tables ou le comptoir, les photos défraîchies des pin-ups sur les murs, le bar, avec le même gros homme chauve derrière, et son miroir terni. Tout lui rappelait l’époque où il venait souvent ici avec son père ou d’autres membres du gang pour fêter ce qu’ils avaient à célébrer. Sans les trois énergumènes qui l’accompagnaient, il se serait cru un an ou deux en arrière. Mais les choses avaient bien changées et même ici il pourrait ne plus être le bienvenu. Il alla se caser dans l’angle de la pièce le plus long du comptoir, s’encastrant entre le mur et la table, sur la banquette en tissu rouge. Les autres le rejoignirent, Howie et Kenji, le frère aîné de Rude, ayant eu le temps de s’allumer une première cigarette entre temps.
- Le Mermaid, ça fait quoi ? Quatre ans qu’on n’y avait pas mis les pieds, commença Howie.
- Ouais, la dernière fois, c’était quand on passait notre temps avant que tu ne passes la deuxième phase du concours de Turk, s’assombrit légèrement Kenji.
- Ah merde c’est vrai ! Excuse-moi vieux, s’étouffa Howie.
Visiblement, les deux avaient un secret en commun, assez lourd pour ne pas vouloir le divulguer. Rude, pour une fois curieux, aurait voulu savoir de quoi il s’agissait. Mais avant qu’il ne puisse poser sa question, une serveuse, jeune, blonde, aux yeux bleus et aux formes qui attiraient le regard des clients, vint prendre leurs commandes. Reno, comme il en avait l’habitude, commanda un verre de TGV pour commencer, mélange de vodka tequila et gin, puis choisit un simple hamburger et des frites. Le dessert il verrait plus tard. Rude choisit une bière, noire. Il avait été attiré par cette qualité spéciale de la bière, la couleur était inhabituelle pour lui qui n’avait jamais bu que des boissons houblonnées aux couleurs de l’ambre. Il fit le même choix alimentaire que son équipier. Les deux aînés se lancèrent dans leur activité favorite, la course à la boisson, chacun choisissant pour l’autre les alcools les plus forts. Pour manger, ils commandèrent des kakis, ces fruits étant leur mets préférés.
Une vingtaine de minutes plus tard, alors que la gaieté était au rendez-vous, une petite équipe de quatre personnages fit irruption dans le bar, coupant court à presque toutes les conversations. Les quatre hommes étaient vêtus de caches poussières gris bruns. Ces vêtements cachaient en partie des chaussures à la particularité d’avoir des croûtes noires accrochées à leurs pointes. Rude fit remarquer à ses camarades que cela semblait fort être du sang séché. Reno le va la tête, détaillant les quatre hommes et donna toutes les informations qu’il avait sur ces quatre membres de Red Death.
A la droite du groupe, se tenait Serval, le surnom de Damian. C’était le plus petit du groupe, mais il devait être aussi haut que Reno. Son visage aux traits angéliques, aux yeux bleus très pâles et aux longs cheveux blonds, cachait sa nature de sadique, qui ne vivait que par son arme, une longue lance, au manche bleue parsemée de piques de fer sur le haut, qu’il sanglait dans son dos grâce à al séparation du manche en deux.
Sur la gauche du groupe, se tenait Nefir, un type dont le vrai nom était imprononçable. Il venait d’Utaï, ce qui était attesté par ses yeux bridés. Selon Reno, c’était un métis, ce qui expliquait sa peau claire, qui collait si peu au bridage des yeux, et le fait que contrairement aux très renfermés Utaïtes, Nefir était venu jusqu’à Midgar. Il ne possédait pas une seule arme, mais des dizaines de poignards qu’il lançait avec plus ou moins de dextérité, inversement à sa sobriété. Le voir dans un bar signifiait qu’il fallait soit le provoquer vite, soit faire le mort pour le reste de la soirée.
Au centre se tenaient les frères Callahan. Matt et Pitt. Sarkiss et Dunno. Les deux avaient le même visage, un peu bouffi, des joues rondes, des cheveux bruns coupés très courts autour d’yeux verts. Le tout sur une peau noire. Sarkiss, celui de droite dans cette paire étrange, était un homme de taille déjà grande, mais ce n’était rien en comparaison de son frère qui culminait deux têtes plus haut, pas loin du double mètre dix. Si Dunno, comme son surnom l’indiquait, n’avait pas l’air brillant, Reno confirma que sauf quand son frère lui demandait de se battre, il était un gars gentil, capable d’aider les vieilles dames à traverser, tout en conservant son arme sur le dos. Sarkiss et ses yeux de fouine promettait d’être le leader de l’équipe. Chacun avait une arme adaptée à lui-même. Le géant portait une sorte de hachoir à viande à son format, Rude se demandant si l’arme n’avait pas été la possession d’un Ekarissor par le passé, tandis que l’autre avait sa rapière qui dépassait de son manteau.
- Dis, ils sont costauds ces types, demanda Howie, qui commençait à être légèrement éméché.
- Pas spécialement. A nous quatre on les étale facilement, répliqua sobrement Reno.
Les discussions reprirent entre les quatre fêtards, peu craintifs de ces clients. Leurs rires finirent par déranger Sarkiss qui envoya son frère réclamer le silence.
- Messieurs, excusez-moi, mais mon frère voudrait que vous vous taisiez, commença Dunno. Sinon, il a dit qu’il vous ferait comprendre ce que ça veut dire souffrir.
- Tiens Dunno, répliqua joyeusement Reno. Content de te voir. J’ai un message pour ton frère et je sais que tu pourras lui porter, continua-t-il, faisant briller de joie les yeux du géant par la confiance que lui accordait le fils du patron.
- Oh ! Monsieur Sinclair ! Je suis si content de vous revoir. Quel est le message ?
- Tu lui dis de prendre un tabouret et une corde, et de cesser de nous importuner.
- D’accord, répondit tout sourire son messager. Mais pourquoi une corde et un tabouret ?
- Te fais pas de souci, il comprendra.
Et effectivement, il comprit puisqu’il pulvérisa son verre sur le bord du comptoir avant de sortir son arme et de se précipiter vers la table qui venait de l’insulter. Son haleine était chargée d’alcool, il sentait la sueur, la terre et le sang.
- Tiens, le lâcheur. Tu débarques ici et tu penses que tu vas faire ta loi ? Tes nounous vont avoir du mal à te protéger de l’As de Pique !
- L’As de Pique ? C’est quoi encore ce truc ? Franchement vous faîtes n’importe que depuis que je vous ai laissé en plan, répliqua calmement Reno, irritant son adversaire encore un peu plus.
- Ton départ a fait voir au chef qu’il n’aurait jamais dû compter sur toi ! Il a initié une sorte de conseil des chefs. Y en a quatre j’en suis et voici mon équipe, lança-t-il en montrant ses trois camarades.
- Youhou !, s’exclama Reno. Je savais que j’avais fait le bon choix en rejoignant les Turks ! Si t’es membre de ce conseil, c’est que le paternel est devenu bien sénile et que le gang va disparaître sous peu.
- Les Turks ? ces mecs sont même plus capable de descendre dans nos rues depuis le changement de président y a six mois. Encore trois et on les aura complètement oublié, ricana Sarkiss.
- Qu’est ce qui te dit que ce n’est pas ce qu’ils veulent ? Agir discrètement et vous tabasser tranquillement, parce que vous ne saurez même plus qui ils sont !, lança perfidement Howie.
- Ok, tu veux toujours jouer les caïds… bats mon frangin et on te laisse pépère, sinon…
Reno se leva et quitta sa place. Il sortit de l’intérieur de sa veste sa canne mécanique à électrocution. Il s’excusa auprès de Dunno du mal qu’il pourrait lui faire, inquiétant un peu le géant qui fut tancé par son frère et vite mis en condition. Howie n’était plus aussi dissipé et regardait attentivement la scène, ses yeux semblant voler sur chaque détail. Il interpella Reno.
- Pas d’heures supplémentaires ce soir Reno. Tu le sais.
- Te fais pas de bile, une passe d’armes et il a perdu.
Il se retourna vers son adversaire, qui le regardait haineusement. Il tenait sa lame à l’horizontale et Reno savait déjà ce qu’il allait faire. Le géant prit son arme à deux mains et lança un coup circulaire à une vitesse inaccoutumée pour quelqu’un de son gabarit. Reno, pourtant vif comme un chat, avait du mal à l’esquiver. Il avait pourtant réussi à plonger et frappa le derrière du genou du géant. Il essayait de le faire trébucher, mais sa prise à une main ne servit qu’à déclencher l’hilarité de ses anciens sous-fifres. Il les regarda avec un sourire méprisant, puis posant sa deuxième main sur le manche, il fit valdinguer son adversaire. Certes il avait utilisé le pressoir qui lui permettait de faire passer l’électricité tout le long du manche, mais personne n’eut le temps de remarquer la légère pression qu’il avait effectué. Son adversaire s’étala de tout son long, tenant encore fermement le manche de son arme. Tant qu’on n’a pas lâché son arme, on n’a pas perdu, tel était le credo des combattants de Red Death. Il appuya sa matraque sur le manche métallique du hachoir de Dunno qui encaissa tout le voltage lâché par le rouquin. Il tint deux trois minutes avant de céder et de lâcher son arme. Il resta à terre, gémissant de douleur. Son frère dégaina sa rapière, mais retrouva sur sa route Rude. Ce dernier avait estimé qu’il ne risquait pas grand-chose face à la lame fine et peu acérée de son adversaire, qui allait surtout tenter des attaques avec la pointe de son arme.
Serval dégaina sa lance, sans toutefois l’assembler, il se contentait de la partie qui possédait les pointes et le fer, ce qui lui semblait amplement suffisant pour venir à bout du démon roux qui venait d’abattre l’un de ses équipiers. Et puis il avait remarqué que les jeunes filles du bar n’avaient que peu d’yeux pour lui ce soir, et il en rendait responsable le fils du boss. Il se jeta sur Reno qui eut juste le temps de parer, sans pour autant réussir à ne pas se faire érafler les mains. Il maugréa et tenta un coup au visage de son adversaire, qui esquiva et frappa au flanc. Le geste fut manqué de peu, le roux ayant réussi à bouger au dernier instant et Damian n’accrocha qu’un bout de tissu au bout de sa lance. Il pesta un peu et fit tournoyer sa lance, afin de prévoir son assaut plus intelligemment.
Pendant ce temps, Nefir avait bougé du zinc, il s’était décalé vers le fond du bar et sortit deux petites lanières au bout desquelles pendaient à chaque fois trois couteaux de lancer. Il les sortit, les accrocha entre ses doigts, le pouce excepté, et commença à viser ses deux ennemis. Il était en pleine concentration, mais cette intense phase de préparation fut interrompue par un claquement métallique et le contact froid de l’acier contre sa tempe. Il tourna sa tête pour se retrouver avec le canon d’un revolver sur le front. Au bout de cette arme, en acier luisant, avec un immense dragon gravé dessus, se trouvait Howie, tranquillement installé au fond d’une chaise, les pieds sur la table devant lui. Il regardait avec un immense sourire le désarroi de l’assassin.
- Pas de bol l’ami, lança le Turk.
- Mouais c’est ce que tu veux vraiment voir ?, répliqua l’utaïte.
Le lanceur de couteaux reprit sa position et se préparait à lancer ses armes létales quand le canon heurta plus violemment la tête de ce dernier. Il se retrouva à terre, avec assez vite une chaussure qui vint lui appuyer la gorge sur le sol. Howie le tenait en respect, l’air toujours aussi calme.
- Allez du calme petit, je ne voudrais pas te faire de mal, lâcha le Turk en tirant une latte sur sa cigarette
- OK, je me calme… Une question : pourquoi on vous voit plus rappliquer dans les rues comme avant ?
- C’est une punition et une récompense, répondit calmement Howie.
- Comment ça ? demanda l’occidental soudain intéressé.
- On a un nouveau président depuis quelques semaines. Le fils de l’ancien. Il nous a promis des trucs pour qu’on lui facilite l’accès à sa place. Son père et quelques membres du conseil le gênaient. En échange, il nous a ramenés auprès de lui, comme le veut notre qualité de formation d’élite. Et en échange, on se salit les mains à sa place, murmura l’homme au pistolet.
- Tu ne sais pas combien cette info vaut cher…. En tout cas je me souviendrais de toi !
- Elle coûte le prix de ta vie, ma trombine tu peux t’en souvenir puisque c’est le dernier visage que tu verras.
Sans laisser le temps d’une réplique à son adversaire, le Turk appuya deux fois sur la gâchette, répandant le sang et les matières cérébrales sur le plancher du bar. Encore une fois, la réputation de coupe-gorge de l’endroit était justifiée. Howie reprit lentement la combustion de sa cigarette, faisant fi des cris de rage des autres combattants de Red Death, qui n’avaient pas l’avantage face à Reno et Rude, et des glapissements des autres clients qui fuyaient le lieu. Il semblait attendre quelque chose, qui se matérialisa sous la forme d’une escouade de dix miliciens de la Shinra et du sergent qui les menait. Ces derniers entrèrent et, au lieu de parler au propriétaire comme cela était la règle, ils menottèrent Rude pour parler tranquillement à Sarkiss. Le sergent commença à regarder les quatre hommes que désignait l’épéiste. Il montra les trois autres à ses sbires qui menottèrent Reno et Kenji. Howie leva son arme sur le front du premier soldat qui approcha de lui, le menaçant de rejoindre le lanceur de couteaux. Le sergent, qui ne cachait pas la liasse de billets que venait de lui remettre Sarkiss, s’approcha l’air goguenard.
- Tu fais le malin ? T’inquiètes, on en a brisé des plus durs que toi, lança le sergent.
- Avant toute chose, la corruption est un crime fédéral, passible de la peine de mort, répliqua calmement Howie.
- Et alors ? dans l’état où tu seras, tu ne pourras même pas articuler, proféra le sergent, frappant du plat de son sabre Howie.
Howie tomba à terre, se relevant en riant. Il fouilla dans ses poches et en sortit un porte-cartes noir. Dedans se trouvait une simple carte plastifiée, avec le symbole de la Shinra et la photo de son possesseur en tenue noire. Le sergent faillit s’étouffer quand il lut « Howie Delano, Turk n°17 ». Il rendit sa carte à son propriétaire et se lança dans un salut militaire que son interlocuteur interrompit d’un geste de la main.
- Inutile de faire toutes ces simagrées, demain vous passerez en commission de discipline.
- Bien, bafouilla le sergent.
- Maintenant l’individu mort s’est tiré une balle dans la tête par accident, l’un des fuyards a dû emporter l’arme. Et arrêtez moi ces trois zigotos qui jouent leurs durs, ordonna Howie en désignant Sarkiss, Dunno et Serval.
Sarkiss blêmit en entendant les ordres Son camarade avait été assassiné, il y avait des dizaines de témoins qui enverraient le type en taule. Par contre, il ne pouvait pas résister à son arrestation, tout mouvement briserait le cercle de corruption qui permettait à son gang de ne plus être inquiété. S’il ne pouvait invectiver les patrouilleurs, il ne se gêna pas pour ce qui concernait Howie.
- Tu vas vite me rejoindre au trou pour faux témoignage et là-bas je te ferais payer. T’as interêt à regretter la mort de Nefir….
- Tu n’as pas compris un truc, c’est qu’en tant que Turk, je suis enquêteur, juge et bourreau sur les enquêtes qui nous concernent. Malgré tous les gars qui pourront faire leurs témoignages, c’est ma version qui sera accréditée. Et malheur à ceux qui protesteront, un accident est si vite arrivé… A eux ou à leurs familles….
- La peur ? Où est passé la conciliation et le dialogue du précédent président ?
- Enterrés avec lui… La peur est plus pratique pour contrôler Midgar, on négociera ailleurs !
- Et tu n’as même pas honte de toi ?
- Qu’importe la mission, je l’exécuterais toujours, parce que c’est mon boulot, répliqua froidement Howie.
Une fois les gangsters emmenés, le patron du bar, tremblant de peur malgré l’air imposant qu’il essayait de se donner, vint demander aux quatre vainqueurs de quitter le bar, arguant qu’il faisait fuir la clientèle. De toute façon, l’heure était déjà pas mal avancée et chacun devait regagner ses pénates. Ils sortirent pour se retrouver dans les rues, faisant s’éloigner les passants, leur réputation avait déjà fait son chemin.
- J’ai un seul regret, maintenant va falloir oublier pendant cinq ou six ans ce bar, soupira Kenji.
On vient bien maintenant l´évolution entre ce chapitre-ci et l´autre. Quelques mois se sont écoulés et il y a une autre raison que je ne citerais pas :D
Sinon, j´ai déjà tout dit sur fanfiction.net, je crois ^^
J´ai envie de lire ta fic !^ ^
Et c´est ce que je ferais mais malheureusement pas tout de suite car j´en ai déjà plein en cours de lecture ! T__T
Quand je l´aurai finie, je te ferai un commentaire ( et encore une promesse de commentaire à écrire de faite XD, mais je n´arrive pas à m´en empecher T__T )
Certes, j´aurai très bien pu écrire tout ceci et le commentaire par la même occasion, dans un seul message après avoir lu, (ce qui aurait été plus logique XD) mais j´aime bien quand les auteurs savent qu´ils ont des lecteurs qui n´ont pas encore lu ! XD ça vaut pas dire grand chose je sais !
Enfin voilà ^-^ ! Je lirais ta fic parce que j´en ai très envie et que j´adore les turks ^^.
en fait c´est juste pour te mettre au courant que tu vas avoir une nouvelle lectrice XD !
Avoir une nouvelle lectrice? Cela me fait très plaisir et peu importe que tesz commentaires soient positifs ou négatifs, de toute façon ils m´aideront sûrement à voir ce qui ne va pas et à progresser dans mon écriture, car j´aouve être encore un débutant. merci à toi en tout cas^^
Débuté confirmé,tout de même ![]()
Heu,ça glapit une personne qui s´enfuit,ayant peur? ...
Je note que l´ambiance de ta fic est très sombre mais fait typique d´un thriller typiquement américain ![]()
elle est bien ta fic honnetement mais les chapitre sont très très très longt tu devrai peu etre les faire un peu plus ourt(enfin c toi qui voi)
Magus
d´après le larousse : glapir: pousser des petits cris aïgus. Donc oui ca peut glapir une personne qui fuit visiblement. Ouais l´ambiance est assez sombre, mais on parle de Midgar et des Trus, comment ne pas la faire sombre? Et aucune inspiration de thriller pour ma part^^
SeifervsSquall
hum... j´avoue qu´ils sont longs, mais c´est dans mes habitudes de faire des chapitres assez longs, je n´ai jamais envie de bacler mes chapitres ni d´en faire des tonnes donc j´ai choisi cette alternative... Et encore c´est pas les plus long que j´ai pu faire ![]()
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Quelqu´un a un p´tit remontant pour Seifer? ^^
T.G.V(Tekilla gin vodka et pas train a grande vitese)
on avait compri seifer
en tout cas continue fffanatic
(excuse moi si il y a un f de trop)
tu post la suite kan
kikuchi
pas de f en trop ne t´inquiètes pas de toute façon ou facilites toi la vie avec fana^^
seifer
dès qu´elle est écrite^^
vu comme sa... c sur (dja vu le temp que je met pour ecrir un truc 4 fois plus petit que un deux t chapitre je devrai etre indulgent ![]()
Woaw ! Alors là, j´viens de lire un chapitre en diagonale, et j´suis épaté serieusement.
Ca faisait longtemps qu´une fanfic traitant de FF7 m´avait autant... hum... impressioné.
Je lirais tous les autres chapitres un jour prochain donc. ![]()