Petit avant-propos :
Bonjour à tous, voici une nouvelle fic qui n'a rien à voir avec Final Fantasy 7 (donc ceux qui cherchaient une fic sur FF7
). Ceci dit il n'est pas anodin de la poster sur ce forum pour une raison particulière : cette fic n'est pas sans rapport avec la Légende des Forumeurs, qu'une certaine partie d'entre vous connaissent déjà.
Le contexte de ce nouveau texte se déroule environ 20.000 ans avant le premier chapitre de la saison 1 de la Légende, par conséquent, même si certains liens sont à faire, ils sont davantage implicites et contournés qu'explicites et évidents.
Autre chose : l'"ataraxie" c'est quoi ? C'est une notion philosophique en rapport avec la conception du bonheur chez Epicure (rapport avec la raison tout ça). Dans cette fic cependant, le nom n'a pas grand chose à voir avec la définition puisqu'il décrit autre chose.
Sur ces palabres de mise en garde voici le prologue et le chapitre 1 qui devrait vite suivre.
L'Ataraxie
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Prologue
-Qu’as-tu fait ?
Cette voix désemparée avait prononcé une phrase en hurlant. La question évoquait tant la terreur de la présente vue que la crainte de ce qui allait se passer. Egalement, résonnait dans cette voix une fureur grandissante et une blessure toute neuve qui demanderait un entretien facile et régulier, qui serait quotidiennement prodigué, afin de ne pas disparaître tout de suite.
-Qu’as-tu fait à maman ?
Cette fois-ci, on pouvait davantage entendre quelques sanglots. Une faiblesse dans la voix. Une hésitation, l’ombre du doute. Une peine qui déchirait son cœur entier : une première partie pour sa mère, bientôt morte…
-Réponds, papa !
Et une seconde partie pour la fureur incontrôlable qu’il adressait à son père. Les deux parties s’étaient détachées, mais se collaient également. Elles se fondaient et se séparaient, au rythme régulier de ses battements de cœur. Un coup la haine, un autre coup la peine. Haine, peine. Boum, boum. Haine, peine.
-N’en veux pas à ton père, murmura la mère.
-Hais-moi s’il le faut, Nezha, rétorqua le père.
L’enfant s’effondra, le regard vide, fixé sur sa mère dont le sang s’écoulait sereinement. Cependant toute son attention était portée sur son père. Le détruire à son tour. Lui faire subir tout le mal qu’il pouvait.
Claquement de porte. Sur le seuil de la porte une seconde plus tôt, le père avait désormais disparu. Nezha le suivit, abandonnant sa mère.
-Papa ! Sur l’Ataraxie… Je te tuerai… Je te le promets !
Il avait hurlé sans scrupule, attirant tous les regards. Faible devant la société, il n’eut d’autre choix que de hurler, osant inspirer la compassion, la pitié.
-Au meurtrier ! Mon père est un meurtrier !
Le jeune garçon s’effondra sur le sol poussiéreux, laissant ses larmes se répandre sur le sol. Le soleil frappait fort aujourd’hui. Cette douleur due à la chaleur, son corps l’imprima, la retint. Elle serait le témoin de sa vengeance.
-Sur l’Ataraxie… Je te tuerai…
Larme. Sang. Peine. Haine.
Cauchemar.
Chapitre 1 : L’acrimonie des moutons
Il s’agissait d’une vaste plaine, plongée dans la pénombre. De petites collines jalonnaient le paysage, lui donnaient du rythme, et octroyaient surtout du labeur aux hommes qui la traversaient. Les arbres s’ameutaient en bosquet et parsemaient à leur tour cette plaine ; parfois on en trouvait, esseulés, isolés ; des fois ils se regroupaient en forêts sombres, profondes et mystérieuses, attisant bon nombre de rumeurs avant de devenir des légendes. D’autres éléments ponctuaient cette étendue ; on découvrait souvent des bouts de ferrailles, venus d’un autre univers, en décalage total avec cette terre, terre où le soleil ne perçait pas, terre parcourue par les Esprits du Temps Figé, de la Forêt et des Collines. Ces ferrailles tombaient du ciel, chuchotait-on. Ceci expliquait par ailleurs les états souvent abîmés dans lesquels on les récupérait.
Si on levait la tête, de gros moutons gris s’accumulaient contre la voûte céleste. Ils descendaient fréquemment, plongeant cette plaine dans leurs laines froides. Il était de réputation de ne pas sortir par ces temps-là, mais le fondement de ces rumeurs transportées par le vent de l’ignorance restait fort obscur. Toutefois, ce troupeau de moutons cachait systématiquement l’astre solaire. Presque inconnu des trois civilisations qui peuplaient cette contrée, les rayons de chaleur ne dispensaient les hommes de leur éclat qu’une seule fois par année. Et plus que jamais les hommes craignaient cette unique journée de chaleur puisque les moutons se dispersaient, dévoilant alors le ciel et surtout, au nord, une longue chaîne de metal qui disparaissait dans une autre masse de nuages.
Cette chaîne, considérée comme une ancre, prenait racine à partir de pics effroyables, qui évoquaient la mâchoire inférieure des démons, et en particulier leur dentition. Ces pics, surnommés la Chaîne des Démons, protégeaient l’une des trois civilisations de ce peuple, craint des deux autres. Il vivait dans la partie la plus rude de cette contrée lointaine, c’est-à-dire une terre d’un blanc immaculé, recouverte d’un manteau soyeux mais glacial, où une pluie lente et silencieuse, pure et froide, s’échappait des moutons gris. Leur terrain était en pente et difficilement pratiquable. De plus, un fleuve séparait cette terre morne et désolée, crainte et abandonnée des deux autres civilisations. Ces dernières considéraient les flots qui coulaient en ces lieux comme une divinité qui les protégeait, un obstacle naturel qui découlait de la volonté des Dieux. Ainsi avait-on nommé ce fleuve Ponthos.
Ce dernier prenait source dans un océan vaste et se jetait dans ce même océan. La divinité aqueuse avait donc coupé cette île en deux, et ce depuis la dernière guerre, affirmait-on. A son embouchure ouest, une petite cité prospérait dans la crainte des barbares du nord, mais épaulée par sa civilisation voisine, bien qu’étant à l’embouchure opposée de Ponthos. Eros était le nom de cette cité, en référence à la divinité qu’elle adorait.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la cité n’était pas si primitive. Sur ce continent, les matériaux s’amassaient, notamment la nacre, sur les falaises qui surplombaient le vaste océan. Les forgerons avaient appris à dompter cette matière friable et à en faire les composantes des batiments de la cité. Les carrières de pierres, notamment le granit, avaient permis l’élaboration d’une muraille, en cas d’attaque barbare. A l’intérieur de cette cité, des pavés nacrés protégeaient le sol et de nombreuses maisons étaient séparées en différents quartiers, quatre en tout. Le quartier du Nord était réputé pour être le milieu aristocratique et quasiment impossible à visiter. Des rumeurs étranges circulaient un peu partout dans la ville comme quoi les habitants de ce quartier n’étaient pas des gens normaux. Les trois autres quartiers, se répartissaient l’activité de la ville : le quartier Ouest s’occupait souvent de commerce, étant donné que la grande porte de Eros s’ouvrait sur ce quartier ; c’est ici que prenait part la plupart des transactions, qui avaient lieu avec Thanatos, l’autre cité. On y trouvait également la caserne, qui entretenait de bonnes relations avec le voisinage. Le quartier Est donnait accès aux ports de la ville ; il s’agissait d’un lieu très important puisque les poissons remplissaient le plus souvent les estomacs des habitants de la cité. Enfin, au sud de la ville s’établissait le quartier ouvrier, avec notamment les forgerons, les artisans de toutes sortes, les bûcherons, les hommes de chantier qui travaillaient chaque jour aux carrières.
Il serait imprudent de croire qu’il subsistait des inégalités ou en tout cas des différences sociales : en effet, chaque statut social avait son importance et imposait du respect. Par ailleurs, personne ne manquait de rien et cette population vivait dans ce que l’on aurait pu nommer une société d’abondance ; à l’exception près que beaucoup d’entre eux travaillaient encore.
Nezha faisait partie de ces gens qui travaillaient, mais qui ne refusaient pas leur labeur. Depuis son enfance, il travaillait d’arrache-pied, du matin au soir, en tant que bûcheron. Membre de la Société des Bûcherons Erotiques, que l’on nommait plus souvent les Burotiques. Le jeune homme occupait le rôle le moins dangereux mais sûrement le plus fatigant puisqu’il requérait de la force et de l’endurance : empiler les bûches en piles régulières. Cela prenait du temps et créait de la fatigue. Toutefois, après le départ de son père, Nezha n’avait plus de famille et était obligé de travailler, ne serait-ce que pour passer le temps… et pour se préparer au mieux à la prochaine rencontre avec son géniteur.
Le jeune homme, âgé d’une vingtaine d’années, avait un visage allongé et fin, rythmé par un nez discret surmonté de deux fines émeraudes, qui reflétaient la bravoure et la force dues à son statut. De fins sourcils trônaient, de part et d’autres de chaque pierre précieuse, évoquant une hypothétique noblesse, tandis que ses cheveux roux et longs rappelaient qu’il s’agissait bien d’un enfant de la nature, qui la voyait fréquemment et qui l’aimait avant tout. En effet, les nombreuses journées à travailler dans la pénombre, Nezha avait appris à les aimer, à adorer cet aspect si intime que lui procurait la fréquentation des bosquets. Les bûcherons apprenaient à communier avec la nature et en coupant les arbres, leur métier était non pas destructeur mais bien créateur puisqu’il y avait création du côté humain, à travers des meubles, des armes, des protections, mais aussi recréation du côté de la nature, qui pouvait faire renaître de plus belles pousses encore et étendre son domaine.
Le travail quotidien souffrait cependant d’une répétitivité lassante qui rongeait le jeune homme. Nezha avait beau aimer son travail, il vivait dans l’attente, l’ennui. Il aimait son métier comme un moyen plutôt que comme une fin en soi. Il se laissait souvent aller aux rêveries et après avoir fini son labeur, il s’égarait paradoxalement dans la forêt, en quête de mystères et d’aventures. Chaque fois il rentrait chez lui, déçu. Chaque jour ses déceptions enflaient et il les rangeait dans le sas de son cerveau nommé « désillusions ». Peu à peu, Nezha laissait ses émotions s’applanir tandis que l’attente de la prochaine rencontre avec son père le dévorait d’un feu ardent et féroce, destructeur.
La routine qui s’était installée depuis maintenant quelques années céda alors. Le divorce avec l’ennui se concrétisa en une cérémonie solennelle, un soir où la pénombre était plus dense qu’à l’accoutumée. La brume était descendue ce soir là mais Nezha avait persisté à poursuivre son périple itératif. Cette fois-ci était la bonne, il l’avait senti dès le matin. Il faisait légèrement plus froid que d’habitude, les moutons s’affaissaient contre les collines, la grisaille diurne obscurcissait davantage les esprits. Dans Eros, tout était strictement clos. Personne n’était sorti ce matin, simple vestige d’une prémonition générale qui annonçait un malheur pour tous et un bonheur pour un. Nezha le savait pertinemment : aujourd’hui était le bon jour et il ne devait sûrement pas rester cloîtrer dans sa demeure.
Il brava la crainte confortablement installée dans l’esprit des habitants de ce continent quant aux jours de brume insistante. Il quitta la ville encore endormie et ne la regarda pas davantage. Il l’abandonnait presque à la manière d’un amant honteux et lâche, qui s’en allait rejoindre une autre. Cette nouvelle matrice qu’il allait rencontrer une fois de plus portait le doux nom de forêt. Il la traversa comme chaque jour, la parcourut doucement, effectuant de délicieux préliminaires qui fit monter en lui le désir et l’excitation. Ses pas caressaient chacun des morceaux de terre qu’il foulait. Lorsqu’il s’appuyait sur un arbre il s’agissait d’éveiller une passion fougueuse. Son parcours était une ode à sa maîtresse, il le sentait, celle-ci l’acceptait, le désirait, et souhaitait le remercier. Elle lui offrit un petit bout de falaise où les branchages fermaient la vue d’un petit lac, cœur de la forêt. On ne le voyait pas beaucoup de là où était Nezha et cela lui ramenait une autre passion : celle de le voir davantage. Il avança donc au bord de la falaise et se laissa tomber dans le précipice dans un élan de jouissance. Sa chute fut de courte durée et lorsqu’il rencontra l’eau du lac, son ardeur retomba aussitôt. Rapidement, il perdit connaissance, nageant dans cette onde glaciale et silencieuse. L’obscurité s’empara de lui et il s’envola dans un somptueux rêve.
Je décide de boycotter cette fic sachant que tu ne m'as même pas prévenu en avant première, même pas fais lire en avant première ![]()
Bah je t'ai demandé si je pouvais la poster tu m'avais dit oui ![]()
ataraxia ![]()
Epicure nous hante avec sa conception du bonheur ma parole. ![]()
Il ne faut pas craindre la mort et les Dieux.
Ca se lit vachemment bien, surtout le début. Mais comme j'ai du mal à faire un lien.. bah j'ai l'impression de me retrouver face à une nouvelle fic et j'ai pas grand chose à dire alors pour le moment ..
La séparation des quartiers fait penser aux traditionnelles capitales des RPGs(Lindblum notamment avec le quartier aristocratique, royal, son quartier commerçant et son quartier ouvrier).
Mais j'ai fais aucun lien jusque là..
Need relire les autres fics?
Bon j'suppose on va retrouver les "esprits" qui habitaient les personnages élus(Général de la cruauté, du bien être tout ça, tout ça
), des trucs du genre mais j'ai vraiment plus connaissance de la trame de tes fics..
Bonne continuation cruche de fif de chien d'cave ![]()
Boss
C'est quoi ataraxia au fait ?
Zell
FUCK EPICURE
!
Pour l'idée de la nouvelle fic, oui, il faut vraiment rester là-dessus. Pour les esprits il n'y aura rien en rapport en tout cas. C'est du 100% nouveau, ça se passe quasiment 20.000 avant et je fais comme si cette fic avait été chronologiquement la première écrite. Bref, voilà, je pense même que le seul lien que l'on puisse faire avec la Légende c'est Eros et Thanatos, en tant que divinités et capitales (ces capitales qui deviendront la Coterie et Serenity that's all).
Merci de ton commentaire en tout cas ![]()
Au contraire zell, a mon avis tu ne va rien retrouver de cela; les liens entres la legende et cette fic, sont trés vague, a peine mis en avant.
Sinon niveau de la lecture, ca se lit d'une manière rapide et fluide, tout s'enchaine sans lourdeur.
et puis, voir une histoire orientée sur peu de personnage est bien plus simple a comprendre, suivre et imaginer.
on ne se retrouve plus cadenassé par les personnages, au contraire, on les fait evoluer comme on le sent, et serieusement pour en avoir vu un peu plus, je la trouve nettement plus interessante qu'une legende a l'univers peu large (y avait pas des masses de lieu) mais avec trop de personnage pour le remplir
ici on tombe dans une juste mesure qui fiat plaisir a lire ^^
J'ai pas cherché pour le moment de liens, je verrais après (une fois que j'aurais relu la Légende notamment).
Sinon, que dire? Des jeux de mots foireux (le Burotique), des références aux divinités grecques à la pelle (Eros, Thanatos, Ponthos), une vision presque "elfique" de la tâche de bûcheron, et un héros qui semble sujet de ses passions, donc renonçant à l'ataraxie, enfin si Momo a bien interprété son cours de philo de cette année
Point de vue style, ca se lit très bien, mais juste pour faire mon chieur, j'aurais sauté des lignes après les retours à la ligne, histoire d'aérer un peu le bloc. Pas fait gaffe aux fautes, j'ai dévoré le truc, tout simplement. Donc un bon point. Maintenant, on attend une suite dans un délai non parkkosien ![]()
Râ
Je suis d'accord avec toi du début à la fin
Triple F
Vive la philo
![]()
Pour l'histoire des sauts de ligne à la palce des retour à la ligne, bon... j'y ai pas pensé, mais je le ferai pour les chapitres suivantes si vous préférez, sur mon document word je m'en rends pas vraiment comtpe et généralement dans les conventions d'écriture, le saut de ligne intervient généralement pour suggérer une ellipse, ensuite, j'écris pas un roman qui sera publié donc osef des conventions
Pour les prochains je ferai de sauts de ligne pour aérer un peu ouais ^^
l'absence de troubles ![]()
mais osef ^^
Premier commentaire sur le titre du chapitre, qui m'a fais aller utiliser le dico sur internet, pour qu'ils me disent que c'était un synonyme d'acrêté en gros. Enfin tu m'en voudras pas mais c'est pas un mot que j'utilise tous les jours ![]()
Au passage ton titre de chapitre m'a fait penser à Black Sheep ( http://artyshare.webs.com/blacksheep.jpg ) c'est sûremment le côté mouton
Dans le genre on s'en fou mais je le dis quand même, quand t'as parlé des trois civilisations j'ai tout de suite pensé aux civi pré-colombiennes et c'est d'autant plus marrant car tu divises Eros en 4 quartiers avec un plan orthogonal, comme pour Mexico Tenochtitlan.
Pour Zell ca fait plutôt penser à Lindblum, pour Fff plutôt aux cités grecques^^
Chacun ses références.
Une petite remarque quand même à faire pour le truc des statut sociaux, je veux pas critiquer mais j'ai de gros doutes quand à une société égalitaire, une société sans classe sociale, mouarf, non j'y crois pas, enfin sur le papier si tu veux je ferais abstraction
Sinon ça se lit bien, et j'ai pas tout pigé au début (je suis nul je sais
), j'aime bien le décor que tu as planté, mais pourquoi mettre autant de précisions à décrire Eros si le héros s'en va direct.
Et j'attends une suite dans un délai non fffanaticien
![]()
Parkko
Tu fais de bonnes remarques :$ ![]()
Pour le parallèle à Mexico Technotitlan je ne savais pas du tout par contre, tu m'apprends quelque chose :$
Pour les statuts sociaux, je ne recherche pas vraiment la cohérence, (d'ailleurs mon monde n'est pas complètement cohérent : Râ avait fait la remarque sur msn par rapport au fait qu'il y a de la verdure alors qu'il n'y a pas de soleil (ou du moins à un rythme très peu fréquent)) ceci dit pour les statuts sociaux, c'est plutôt une référence au communisme de Marx, sauf que cette société utopique ne se trouve pas dans le futur lointain et incertain mais davantage dans le passé oublié. On peut aussi prendre ça comme une référence à l'Âge d'Or (les mystérieuses cités d'ooooor).
Pour la descriptino d'Eros en fait, ça suit logiquement la description du monde : au début je parle du continent où il y a Eros et Thanatos, puis les "moutons", puis la Chaîne du Démon, je traverse Ponthos et m'arrête à Eros que je décris de loin puis davantage de l'intérieur avant de m'arrêter à ce qui m'intéresse finalement : Nezha. C'est en plantant le décor par ailleurs que je me permets le premier rebondissement : Nezha s'en va alors qu'on aurait pu croire qu'il serait resté
En tout cas merci de ce commentaire riche en références hilarantes / culturelles et remarques pertinentes ![]()
De rien ![]()
http://fr.youtube.com/watch?v=uRgyvYXLDx4&feature=related
et rien que pour le plaisir ![]()
http://fr.youtube.com/watch?v=Up9bOyId3MQ
Cette Céline ![]()
trop mdr quand même lol !
Celine
! Bon allez, je propose un ptit chapitre 2 maintenant ! Puisque c'est écrit et tant qu'à faire, avant que ça sombre, je poste :|
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Chapitre 2 : L’aurore du désespoir
Le silence n’était troublé que par quelques incantations. Ces murmures s’élevaient dans la sombre cathédrale. Si Eros était composée dans le blanc immaculé, Thanatos, la deuxième grande ville du continent, avait taillé ses murs dans l’onyx. De loin, on la décrivait comme un amas de morceaux de nuit, qui avait absorbé une infinité d’étoiles et les réfléchissait toutes à l’unisson.
Malgré son apparente noirceur, Thanatos restait prospère et constituait un havre de paix qui condamnait la violence, la guerre et le refus de commerce. A la différence d’Eros, Thanatos se révélait très pieuse et avait développé un culte autour de la divinité à l’origine de la ville. Les personnes se prêtant le pouvoir étaient donc des prêtres mystérieux, vêtus de capes noires et qui cachaient leur visage. Leur statut même les privilégiait et mettait à leur disposition des puissances occultes dont ils étaient les seuls maîtres, notamment la magie des ténèbres, magie sombre, noire et dévastatrice. Elle avait été l’une des clés de la victoire lors de la dernière guerre contre les barbares du nord.
Yamaturga était un jeune homme, d’une vingtaine d’années, qui était un éminent membre du culte de Thanatos. Bien que pieux, son attitude désinterressée cachait pourtant une tristesse à fleur de peau. Nul n’en avait conscience autour de lui ; pire : cette tristesse dégageait autour de lui une aura qui forçait le respect de ses frères et sœurs. D’aucuns n’auraient su dire ce qui les émouvait tant, mais tous le considéraient comme un espoir de la ville et voulait le placer à la tête de Thanatos.
Une gigantesque cathédrale incarnait le cœur de la cité, le cœur du culte, où Yamaturga se rendait chaque jour. Il prenait souvent part aux cantiques et les élevait grâce aux accords de sa voix puissante et tendre à la fois. Une routine s’était par ailleurs enclenchée. Le jeune homme venait fréquemment psalmodier le matin, aux heures où le monde s’éveille, ainsi qu’au soir, aux heures où le monde s’endort. Cette routine avait attiré bon nombre de citoyens qui venaient écouter le prêtre chanter.
Alors, ils le défiguraient, l’admiraient. Sa capuche noire l’auréolait de mystère, et bien que l’on captait davantage sa silhouette que son physique, il subsistait deux certitudes : la première celle de la beauté. Quelques mèches dépassaient de la capuche, qui couvrait incessamment sa tête. Des mèches de cheveux soyeux, souples, d’un noir étincelant, qui renvoyaient à ses yeux foncés. Ses lèvres semblaient constamment humides et prêtes à embrasser la première personne, afin de le guérir. La deuxième certitude était l’incertitude même que Yamaturga soit un homme ou une femme. On avait beau regarder le jeune homme, rien n’indiquait une protubérance au niveau de la poitrine ; de même, sa tenue de prêtre empêchait de déceler la largeur de ses hanches, ni même la forme globale de son corps. Et ce n’était pas son visage d’ange qui pouvait lever le doute ; encore moins ses deux tatouages, qui entouraient chaque œil et tombaient en ligne droite et fine, noire et pure, jusqu’au cou de ce parfait androgyne.
Fort du mystère qui l’entourait, Yamaturga ne prenait pourtant pas tant de plaisir que cela à être lui-même. C’était en grande partie pour cette raison qu’il venait chanter chaque matin, chaque soir, comme pour annoncer un soleil qui se levait ou se couchait… Sauf que bien entendu, le soleil ne se couchait ni ne se levait.
Un beau jour, Yamaturga ne vint pas chanter. Ni le matin, ni le soir. Les gens s’étonnaient et s’inquiétaient, d’autant plus que le soleil avait percé ce jour là ; le jour de l’Ataraxie, seul soleil de l’année, qui irradiait les populations de chaleur et de lumière et qui, paradoxalement, les effrayait monstrueusement.
Ce fut en ce jour que Yamaturga rencontra sa destinée. Bien que conscient des dangers du soleil de l’Ataraxie, il fut conduit au-dehors de Thanatos sa route l’amena à Ponthos, et il traversa le fleuve en marchant sur l’eau. Ce n’était pas foncièrement ses pouvoirs qui lui donnaient cette grâce légère, tellement légère que ses pas n’étaient plus assez lourds pour s’enfoncer dans l’onde ; il s’agissait d’autre chose, d’une fantaisie, d’un mystère, d’un « je-ne-sais-quoi ».
La promenade fluviale le menait à une petite île, véritable trône des mers, qui s’imposait en plein milieu de Ponthos mais que personne n’avait apparemment vu, puisqu’aucune île ou presqu’île n’était recensée à ce jour dans cette partie-là du fleuve.
Yamaturga posa enfin un pied sur le sable humide. Le tatoué s’enfonça dans le feuillage dense et soudain cette petite île lui sembla s’accroître à l’infini. En effet, une jungle luxuriante le happait, et il se surprit à croire qu’il allait se perdre dans cette étendue infiniment vaste et exotique, en parfait décalage avec le climat continental habituellement sombre. Il admirait cependant mille beautés qu’il n’aurait jamais cru voir un jour, il éveillait les fleurs, s’en approchait pour humer leurs parfums enivrants et se laissa porter par une transe qui l’amena en plein cœur de cette jungle. Ce qu’il vit, à ce moment-là, ne fut pas aussi séduisant.
Etait-ce en premier lieu le spectacle de cette humaine, nue, attachée, prisonnière de deux cordes qui reliaient chacune un bras à un tronc d’arbre ? De cette femme somptueusement belle mais au faciès déformé par l’horreur, par la douleur ? Ou bien était-ce plutôt cette horde d’insectes qui la rongeaient, la dévoraient ? Les millions de parasites semblaient être le ventre de la forêt, qui avalaient ceux qui s’y perdaient, dans un vacarme assourdissant, mélange de cris de souffrance de cette femme et de couinements de cette vermine.
Etait-ce la femme qui tétanisait Yamaturga ? Ou bien ces insectes qui le pétrifiaient ? Il contempla ce tableau jusqu’à ce que la femme soit complètement dévorée, véritable carnage de la nature qui retrouvait ses droits. Lorsque cet assemblage de petits ventres, qui constituait un énorme estomac, n’eut plus rien à se mettre sous la dent, Yamaturga prit considération de sa faiblesse actuelle et comprit vite que les insectes tenteraient sûrement d’en faire un amuse-gueule supplémentaire. Il était une dernière chose que le thanatien souhaitait : mourir dévoré petit à petit au milieu d’une foule barbare et impitoyable, répugnante. Il sentit une larme courir sur sa joue et sauter jusqu’au sol. C’était le premier signe de sa surabondance magique.
Ce jour-là, l’Ataraxie ne persista pas. De sombres nuages s’accumulèrent, comme attirés par le parfait androgyne. Le soleil s’y cacha, et la nuit tomba, elle fut plus dense, plus obscure que jamais. Un fluide sembla couler en Yamaturga, ce qui lui prodigua avant tout une désagréable impression, puis rapidement une sensation de toute-puissance, d’invincibilité. Ses deux tatouages s’illuminèrent en même temps qu’une rafale écarta un bon nombre d’insectes : certains furent éclatés contre des arbres, d’autres furent projetés dans les airs. Les survivants de cette rafale, guidés par l’instinct, se retournèrent aussitôt contre l’instigateur de ce jugement fatal pour un grand nombre de la colonie ; alors l’humain fut soulevé par le vent. Il regardait désormais ces cloportes avec un regard de tyran, et un sourire de bourreau. La foudre tomba à l’endroit où il était peu avant, détruisant une nouvelle partie de la colonie, et créant un incendie qui se propagea rapidement, brûlant arbres et insectes.
Yamaturga prit de l’altitude. Ses tatouages diffusaient maintenant une lumière sombre qui cachaient ses yeux, son regard. Au bout de ses doigts naquit une matière sombre, qui semblait molle, visqueuse. Il jeta cette matière sur l’île qui semblait gigantesque à présent. Aussitôt, cette substance sombre enveloppa la forêt, le feu, les insectes, et dessécha tout sur son passage. Le tyran regardait ce génocide avec émerveillement et son sourire devint celui d’un enfant. Le vent le ramena à la surface de l’île où le taux de survie des insectes demeurait proche de zéro. Yamaturga se pressa d’écraser tous les cadavres calcinés de ces cloportes à l’aide de ses pieds, accompagné d’un rire amusé, et de reniflements qui trahissaient ses larmes. Autour de lui, les arbres avaient perdu leur verdure et l’île retrouvait progressivement sa taille, les eaux dévorant à leur tour cette terre souillée.
***
On retrouva Yamaturga dans la cathédrale le lendemain matin. Ses fidèles auditeurs furent heureux de le retrouver et d’entendre à nouveau ses lamentations, mais une désagréable sensation les éprit : dans les anciens psaumes du jeune prêtre, on entendait parler de tristesse et de foi. Désormais, ceux-ci puaient la mort et la folie.
Très bientôt, il n’eut plus d’auditoire, et s’en satisfit pleinement ; la solitude l’accompagnait bien mieux que tous ces cloportes. Oui, car ils étaient tous des cloportes, de sales insectes. Il en était sûr. Il aurait tout donné pour les tuer eux aussi. Sa peur le nouait et il commença à pleurer en silence, ses larmes décrivant alors avec précision le chemin de ses tatouages.
-Qui suis-je pour que pareille tragédie s’abatte sur moi ? implora-t-il en se tournant vers le plafond de la cathédrale.
-Seriez-vous en peine, mon frère ? répondit un autre prêtre, ce qui surprit l’androgyne.
-Je veux tuer tous les insectes du monde.
-Alors que la foi vous accompagne dans votre mission, dit l’homme encapuchonné.
Il ajouta un sourire et repartit, laissant Yamaturga à son triste désarroi. Il était sûr que le prêtre n’avait rien compris à son histoire… N’avait-il pas compris qu’il demeurait lui-même un cloporte ?
Ou alors… Etait-ce une invitation à le tuer en premier ? Oui. Oui, Yamaturga avait compris. En réalité le prêtre le savait parfaitement, oui ! Il réclamait la mort !
Yamaturga adorait ce genre de cloportes, qui se comportaient avec humilité et résignation ! Il acheva son psaume en remerciant mille fois la divinité qu’il adorait, puis se leva afin de rejoindre le prêtre.
En lisant j'arrive pas à oublier le côté civilisations d'Amérique pré-colombienne c'est trop chiant
Sinon quelques remarques :
Chapitre qui commence dans le prolongement de l'autre : tu poses le décor peu à peu, avant de lancer un peu l'action.
Yamaturga dans son côté androgyne rapelle Kurapika de Hunterxhunter, mais je pense que la comparaison s'arrêtera là. Il faudrai plutôt le rediriger versun Hisoka.
Pour le moment on se demande juste faire quoi l'histoire va évoluer : ce ne sera pas seulement une histoire de crimes je suppose commis par Yamaturga (roh et même ce nom on dire celui d'un maya franchement
)
ROFL j'ai trouvé où consulter les avants premières, jusqu'au chapitre 6 mister Nehemah
Mais je préfère avoir la surprise.
Personnellement, je reste dans mes connotations de la Grèce Antique. Le marquage différentiel important entre Eros et Thanatos. Pour autant la seconde cité reste paradoxalement très importante et loin de l'image de la mort traditionnelle: on a une ville vivante, puissante, codifiée
Yamaturga, avec sa capacité de marcher sur l'eau naturellement, est intéressant parce qu'il recele beaucoup de mystères et semble avoir lui aussi une connotation assez noire. Pour l'instant, les personnages centraux ne semblent avoir d'amour pour le côté "gentil". Remarque, tant mieux qu'il n'y ait pas de manichéisme. Bref Yamaturga, au nom qui me fait penser à thaumaturge, reste un personnage qui me ferait plus penser à Kuja pour le côté androgyne.
On a peut-être le grand méchant de l'histoire, peut-être un looser magnifique qui va se noyer dans son lavabo pour donner une compensation de sa classe. Ca reste super intéressant et attractif^^
Je rejoins l'avais de FFF, les descriptions et l'aspect géneral que l'on perçoit se rapproche bien plus d'une grèce antique qu'une cité de pierre maya :/
Fin soit, on nous presente yamaturga comme un jeune homme adulé, mais la transformation qu'il subit lorsqu'il élimine les insectes, wow quoi xD pour se chapitre on peut découvrir la naissance d'un mal, bien que je ne sais pas encore ou j'en suis si il sera vraiment du mal ou du bien, mais en tout cas on ne nous presente pas un "mechant" genre Oh il est mechant, il veut detruire le monde, il est mauvais, non non loin de la, on nous presente sa naissance, son origine, un peu a la star wars malgrè qu'on connaisse la fin avant meme que le personnage la sache xD mais soit, le truc bien, c'est de voir comment ca l'amene et jusqu'ou cela ira
J'ai pas dis que j'avais raison, j'ai dis que je l'imaginais comme ça moi ![]()
Parkko
Pourquoi pas après tout :$ J'avais pas à l'esprit cette civilisation pré-colombienne, mais pourquoi pas :$ En tout casouais, niveau androgynie le rapprochement avec Hunter x Hunter et Kurapika pourquoi pas ! Mais à la limite il est beaucoup moins un Hisoka qu'un Kurapika... Enfin ça dépend... Le personnage ne s'apparente vraiment ni à l'un ni à l'autre, Hisoka est un psychopathe mais pas franchement un névrosé psychotique xD Donc pour la comparaison, autant s'arrêter à Kurapika et son androgynie :$ Pour le nom de Yamaturga, par contre il est une compression des divinités Yama de Chine et Durga d'Inde je crois, je pourrais te donner plus de précisions si tu veux
! Quant à l'histoire, hu hu, elle est encore bien trouble pour s'avancer !
Triple F
Comment t'as fait pour trouver, dis-le moi xD Je l'ai déjà postée sur deux autres sites mais c'est chaud quand même de les retrouver :$ En tout cas je ne dirai pas que tu es davantage dans le vrai que Parkko avec les connotations de la Grèce Antique, mais disons que les noms de ces deux villes amènent cette idée je pense, assez facilement ouais. Par contre, pour Yamaturga / thaumaturge c'est presque un anagramme xD Ensuite, yamaturga fera-t-il des miracles ? Bonne question :$ Bref, oui, le manichéisme n'est pas ma tasse de thé et ce n'est que le beginning ^^
Ensuite, Yamaturga = winner ou loser ? On le verra plus tard :| Pour la comparaison avec Kuja, pourquoi pas, oui, elle me paraît assez convaincante aussi, mais bon dans l'absolu il y a pas mal de différence, voire beaucoup.
Râ
Pour le rapprochement avec Star Wars, ouais, on garde juste à l'esprit le côté "origines des personnages mises en scène", car comme tu l'as dit Yamaturga, c'est quoi exactement ? Le bien, le mal, autre chose ?
Bref merci à tous pour vos commentaires
Le chapitre 3 quand vous voulez, car il est prêt ![]()