Bonsoir à tous, en cette soirée bénie, je vous annonçe que j'ai (enfin !) fini DXHR.
Comme promis, mon verdict :
Après un premier épisode immédiatement hissé au rang de jeu cultissime pour ses grandes qualités et suivit
d'un deuxième épisode globalement décevant (bien que perso, je l'ai quand même apprécié pour son ambiance
et son scénar, en passant outre son gameplay désastreux), le troisième DX avait fort à faire pour
se confirmer comme le renouveau d'une licence en diamant (vaguement ternie par Invisible War quand même).
Graphismes :
Trahissant effrontément la patte graphique du Dx original (donc au détriment d'une certaine cohérence), DXHR affiche des décors peut-être pas au top de la
technologie, mais tout de même très jolis, bien que douloureux pour les yeux au début.
On se retrouve donc avec des décors à la Blade Runner matiné d'un jaune terne mystérieux.
Le héros à la classe, les PNJ sont correctement modélisés (à mes yeux) et l'ambiance visuelle est
très prenante.
Son :
Une Bo discrète mais tellement soignée, correspondant parfaitement à mes goûts musicaux, le bonheur quoi.
Un peu trop d'écho dans les voix VF mais un doublage très correct et des effets sonores convaincants.
Durée de vie :
Un vrai deus Ex c'est ça, beaucoup de possibilités, une progression lente mais sûre, des objectifs variés,
au moins 20h de solo pour un joueur qui prend son temps à explorer et donc un très fort potentiel de rejouabilité.
Gameplay :
Malgré des errances modernes peut-être regrettables (Auto-health, notamment) DXHR jeu fait honneur à son papa
et propose un système "hardcore-léger" plaisant, qui ravira autant les kikoos-casuals que les hardcore gamers,
ce qui est suffisamment rare pour être souligné. On peut mener à bien ses missions de diverses manières
(bourrinage, infiltration, exploration, piratages, discours), effectuer des quêtes secondaires facultatives
mais sympathiques. L'inventaire (qu'on ne vienne pas me dire qu'il est pompé à Resident Evil 4, qui lui-même
repompe vaguement l'inventaire du premier DX) offre une gestion délicate qui demandera des sacrifices,
l'arbre des compétences est assez bien fourni, la maniabilité générale est relativement aisée.
Scénario :
A manger et à boire. certains fans crieront à l'hérésie, d'autres moins fanatiques se diront que c'est comme dans les
films d'une même série, y a quelques invraisemblances mais le tout semble coller plutôt bien.
On retrouve toujours le principe des trois factions ( Pro-augmentations, Humains purs, Illuminatis + factions secondaires)
qui entrent en conflit au travers d'une conspiration très floue. L'histoire est prenante, bien scénarisée,
volontairement confuse pour forcer le joueur à un minimum de réflexion et aboutit sur un joli final, bien qu'un peu longuet
dans les derniers niveaux.
Conclusion :
Le FPS/RPG a trouvé sa nouvelle référence. DXHR est le digne successeur de l'un des meilleurs jeux de tout les temps et il
y a tant à dire sur ce jeu que mon rapide verdict ne prend pas en compte toutes les variables possibles, mais l'expérience
offerte est tellement puissante (à condidion d'aimer le genre) que ce nouveau DX s'impose majestueusement dans un domaine
qui tombe en disette ses dernières années (à part Stalker...)
NOTE : 18/20
