"Par contre spidey3 est un étron au moins aussi gros que le ridicule et pataud Sandman du pseudo climax qui fait office de partouze a pixels en gros plan qui tache et suinte la série Z"
J´adore ce genre de formule, même si je ne suis pas d´accord!
Sûr que Spidey suinte la série Z, c´est même cela qui fait la différence. Raimi, même aux commandes d´un blockbuster, ne se renie pas. Il est bourrin, techniquement très bon, et a son propre style (les fameuses séquences de montages avec zooms vifs à la Evil Dead 3 et travellings avant à la Evil Dead).
Pour lui le cinéma est un jeu, et si je déplore les excès romantico-psychologiques neuneus (mais commercialement viables) il faut reconnaître à l´ami Sam sa roublardise, son ironie.
Le climax, décevant en terme d´intensité dramatique, est génial dans son dispositif: les super-héros apparaissent tour à tour dans un lieu évoquant la scène grandguignolesque. Entrées en scène, jeux de projecteurs, surjeu numérique et actoral, foule enthousiaste comme devant un match de catch... C´est léger et distancé, cela me rappelle les vieux films de grands monstres japonais et fait un pied-de-nez à ceux qui prennent tout cela trop au sérieux. Du film de contrebandier par excellence, comme dirait Scorsese.
Par contre 300 c´est lourdaud, symboliquement étroit (comme un anus -kezako?) et sans aucun souffle épique. Je préfère de loin voir 15 figurants italiens se battre sans enthousiasme avec des épées en aluminium que cette débauche de guerre des clones sans âme, sans intensité et, pire que tout, sans humour.
300 ne rit pas de lui (pourtant il y a de quoi), ne s´intègre pas dans l´histoire du genre (c´est de la cinématique de jeux vidéo, pas du cinéma) et ne crée rien de passionant par lui-même. En plus c´est chiant!