Voilà un petit texte que j´avais écrit il y a quelque temps en ne pensant à rien, sinon à laisser courir à leur guise mes doigts sur le clavier. Comme vous allez le constater, c´est plutôt... hum, pessimiste. Je suppose que ça exprime ce qui sommeille dans mon inconscient, mais pourtant je pense être très heureux en ce moment. Enfin bref voilà.
"Mon dieu, sauve moi de la pénitence, la destruction finale nous guette, il ne restera rien, rien de pur, rien de beau, juste souillure et désillusion. Hé quoi, pourquoi tant de souffrances alors qu’il ne reste rien de ce monde déjà désarticulé ! Sauver ce qui peut encore l’être ? Mais quoi ? La gentillesse, la vanité, la tromperie, la mascarade, le carnaval ? Oh ! Sphinx maudit, tu me broies le cœur, tu me fais douter de mes scrupules. Soyons méchants. Puisqu’il faut survivre dans cette jungle dégoutante, sautons de lianes en lianes, et épanouissons nous dans les retranchements de notre colère, marqué à vie et à mort par le sceau d’une divinité obscure"
En voici un autre, complètement encore plus débridé et vide de sens :
"Triturant son cerveau, il décrivait de longues boucles avec son arc de cercle, proférant des paroles impies sous l’arc en ciel. Le sommeil le prend brusquement et il tombe dans l’herbe, soupirant doucement, puis s’étends de tout son corps sur le sol onctueux. De fines brindilles lui chatouillent le cou. Il respire plus doucement, et le cœur céleste raisonne dans la grande voûte cosmique. Des étoiles filantes trient l’espace, telles des météores tissant un long fil de tissu. Le sol craque et s’amonçele. L’éternité est là. La chute est profonde et brutale, comme dans un trou sans fin menant au centre du monde."
Je pense que ces deux trucs traduisent un goût pour la grandiloquence assez prononcé, vous en pensez quoi ? =) Si vous avez déjà fait l´expérience ou si vous avez envie de la faire, n´hésitez pas, je serais curieux de comparer.