Voilà le texte que j´ai pondu ce matin en permanence :
Le monde est vian, le monde est clair, rien n´est blac, rien n´est noir, tout est gris, tout est pâle. Sauf la mort, la mort n´est ni noire, ni blache, juste certaine. Il ne sert à rien d´ajouter des couleurs, tout n´est qu´apparence. L´apparence... le spectre de nos fantasmes matériels, arrêt du développement de l´esprit... L´apparence... arrêt du cerveau entier pour une accélération des capacités oculaires. Rien n´est blanc, rien n´est noir, tout est gris. Le quotidien, l´imprévu. Le vieux, le nouveau. L´âgé, le jeune. Le blanc, le noir. Le foncé, le clair. Le chaud, le froid. L´impression et la certitude. Les opposés. Que faire ? Poser. Poser des larmes d´encre sur du papier bleu à carreaux Séyès. Que faire ? Ecrire, penser. Penser à ce qu´on écrit. Ecrire à ce qu´on pense. Ecrire, penser et dire. Que faire ? Plus rien. Que faire ? Pleuvoir et attendre la sécheresse, la famine, la guerre. Laisser couler, se vendre à la fatalité. Regarder le diable dans les yeux, s´en sortir fort, avec courage. Se débattre. Dire non. Pourquoi ? Il faut sombrer dans le tourment. Plus rien. Plus personne. Je suis seule. J´en meurs, puis renais de mes cendres. Je tourbillonne, je tombe et me relève. Je m´assassine, puis me redonne la lumière. "Dar la luz", disent les Espagnols. N´est-ca pas la plus belle expression au monde ? Quel bonheur, quelle joie découlent d´un tel bain de sang et de douleur ! Plus personne ne peut rien. Je trébuche sur moi-même, mon âme meurt. Tant pis.
Mon meilleur pote a dit : C´est pas mal, mais c´est pas mon genre de lecture !
C´est pas le mien non plus...