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Expeditions: Samurai veut révolutionner le RPG tactique avec une aventure entièrement jouable en coop

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VideoGammerMan
VideoGammerMan
Niveau 10
07 octobre 2007 à 20:54:39

Je m´excuse d´avance pour le narrateur du chapitre :ange:

:fou:

VideoGammerMan
VideoGammerMan
Niveau 10
07 octobre 2007 à 21:08:12

Je tiens bon de préciser à mes fan hyper présents ce soir que j´ai terminé le chapitre, et qu´après quelques relectures, il sera prêt à être posté :o))

VideoGammerMan
VideoGammerMan
Niveau 10
07 octobre 2007 à 21:28:08

Moi je sais qui c´est, et ça me fait peur aussi :peur:

VideoGammerMan
VideoGammerMan
Niveau 10
07 octobre 2007 à 21:49:20

Yeah :noel:
Je poste le chapitre en expresso avant de me faire tuer :noel:
J´espère qu´il vous plaira :p)
Bonne lecture à tous :-d

VideoGammerMan
VideoGammerMan
Niveau 10
07 octobre 2007 à 21:49:47

Chapitre VI : L’Enfer de feu et de Sang :

Je suis loin d’être une femme facile. Il en faut beaucoup pour m’émouvoir. Il en faut beaucoup pour me dégoûter. Il en faut beaucoup pour me pousser à bout. Mais là, c’en était trop. J’étais venu ici pour passer des vacances entre amis, des vacances que j’espérais les meilleures de ma vie. Et voilà que nous nous retrouvions tous coincés au cœur de la montagne, perdus et affamés. S’il n’y avait eu que ça, peut-être aurais-je pu garder le moral. Mais il y avait eu le piège, la mort d’Alexey, les chauves-souris, la mort de Flo… Tous ces évènements m’avaient durement atteint. Contrairement à ce que je voulais laisser paraître, j’étais bien plus minée que la plupart de mes compagnons. J’avais été au bord de craquer, mais j’avais refoulé mes sentiments, essayant de montrer une image toujours fière et solennelle, tout en étant empreinte de tristesse. Mais là s’en était trop. La folie de Lucas avait déjà amorcé l’inéluctable. Mais son meurtre par Fear fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase, ou devrais-je dire, la goutte de sang qui fit craquer mes nerfs. La tête avait explosé, propulsant une énorme gerbe d’hémoglobine, achevant le mourant. Cette fois, c’en était trop.

Je me dirigeai vers Jonathan, bien décidée à en découdre. Il me regarda venir sans bouger un cil. Il était couvert de sang et puait le mort à dix mètres à la ronde. Je lui assénai une baffe dont il se souviendrait toute sa vie. Il fut déséquilibré et tomba à la renverse. Je ne lui jetai même pas un regard et m’éclipsai. C’était plus que je ne pouvais en supporter. Il fallait que je m’éclaircisse les idées.

Ma main me faisait étrangement mal. Elle était brûlante, comme si je venais de frapper du bois en combustion, de la braise échauffée. J’y jetai un coup d’œil et vis avec horreur que de nombreuses cloques la recouvraient sur toute sa surface. Je laissai échapper un cri de surprise. Comment étais-ce possible ? Un mystère planait sur ce groupe. Un mystère qui ne m’avait pas été dévoilé, mais que je comptais bien éclaircir sur le champ.

Ayant changée d’avis, je fis immédiatement demi-tour et me précipitai de nouveau sur Fear. Cette fois, il recula, s’adossant au mur.
-Quoi encore ? me lança-t-il d’un ton agressif.
Je lui plantai ma main à deux centimètres du visage.
-C’est quoi ce délire ? criais-je d’une voix encore plus agressive.
Il observa ma main et devint blême. Il allait répondre lorsque je sentis qu’on me bousculait. C’était Julien. Il se plaça juste devant Jonathan. Il était facile de deviner qu’il était hors de lui et qu’il se maîtrisait à grand peine. Il n’avait apparemment qu’une envie : étriper Fear.
-Pauvre crétin ! lâcha-t-il en serrant ses poings. Tu as de la chance que je te connaisse aussi bien sinon je t’aurais démonté sur place.
Jonathan était presque aussi baraqué que VGM, et il aurait pu lui résister, mais il n’était pas dans son état normal. Il était devenu tout blanc et il tremblait.
-Le Pouvoir le maîtrisait totalement ! lâcha-t-il sur la défense. Il était devenu un danger pour la mission !
-Putain mais tu vas fermer ta gueule ?! T’as pas capté qu’Elli est à deux mètres de toi ?
Il me jeta un bref regard et vit ma main toute cloquée.
-Et à en juger par sa blessure, tu te fais également maîtriser par le Pouvoir…
-C’est faux ! hurla soudain Fear.
Aussitôt, une vague de chaleur me percuta de plein fouet, me faisant reculer d’un pas.
-Calme-toi ou tu vas flamber comme une torche couillon, l’agressa de nouveau Julien. Il faut que je te parle.
Il se tourna vers moi, puis me lança.
-Elli, tu peux nous laisser s’il te plaît.
-Pas question ! criais-je en bouillonnant. Je ne sais pas ce qui se passe dans ce groupe, mais vous deux, vous le savez ! Et je crois qu’il est urgent de nous informer de la situation.
VGM foudroya Fear du regard.
-T’es content ?
-D’un côté, elle a pas tort. Les autres ont le droit d’être au courant.
-Et bah va leur expliquer. De toute façon, tu ne sais pas maîtriser ton Pouvoir. Les autres sont vraiment aveugles pour ne s’être rendu compte de rien.
-Tu ne savais rien avant que ton Pouvoir ne se manifeste ! hurla Jonathan.
Cette fois, Julien attrapa Fear par le pull et le souleva à trente centimètres du sol.
-Tu ne connais rien de mon Pouvoir ! cracha-t-il hors de lui.
Je voulus m’approcher d’eux pour les séparer, mais ils étaient entourés d’une telle chaleur que je reculai immédiatement en sentant une odeur de poils roussis. Julien suait à grosses gouttes et ses cheveux commençaient à prendre une teinte bizarre, mais il tenait bon.
-Maîtrise-toi ! cria-t-il à moitié suffoqué. Tu vas devenir comme Jaws si tu continues !
Fear ne répondit pas. Il semblait dans un état second. Il haletait en essayant de contrôler les tressautements qui agitaient son corps, mais la force mystérieuse qui semblait l’habiter était assurément plus forte.

Je ne comprenais plus rien. Il y avait un lien entre les deux adolescents, quelque chose qu’eux seuls connaissaient, quelque chose de terrible, de cruel et de fascinant. Mais d’insaisissable également. Mais je n’eus pas le temps de réfléchir plus avant. Car il se passa alors quelque chose d’incroyable, quelque chose d’impossible : Jonathan eut un dernier sursaut, puis prit feu.

Il était toujours humain, du moins le pensais-je. Mais il était entièrement recouvert par les flammes. Celles-ci le dévoraient de toute part, mais Fear ne semblait pas sentir leur morsure. VGM n’avait toujours pas retiré sa main, et celle-ci était en train de se carboniser.
-Lâche-moi, articula-t-il douloureusement.
Je comprenais de moins en moins. Julien tenait Jonathan, mais il demandait à ce dernier de le lâcher. C’était plus que je ne pouvais en engranger. Je refis une tentative pour m’interposer, mais la vague de chaleur me repoussa à nouveau.
-Si tu ne me lâches pas, continua VGM, on va y passer tous les deux ! Je le sais aussi clairement que je savais ce que tu sais que je savais et que tu ne savais pas !
-Ton esprit m’apportera la puissance nécessaire pour réussir la mission.
La voix n’était pas celle de Fear. Et pourtant, elle venait bien de lui. Cette voix était grave, profonde, et mortellement puissante.

Le bras de Julien prit aussitôt feu, et celui-ci hurla de douleur.
-Repousse-le ! cria-t-il de rage et de désespoir.
Jonathan semblait possédé par le diable. Il s’agitait dans tous les sens, ses pieds ne touchant toujours pas le sol. Les flammes le léchaient, se frottaient à lui, mais ne le brûlaient pas. Quant à VGM, il semblait également avoir perdu tout contrôle de sois. La peau de son bras avait disparu, rongée par le feu. Désormais, c’était sa chaire qui se rétractait, attaquée sans relâche les flammes émanant de Fear. L’expression de douleur de son visage s’était soudain transformée en une intense concentration. Je ne comprenais plus rien. Je n’étais que spectatrice du drame qui se déroulait devant moi. Je n’avais même pas remarqué que tous les autres membres du groupe s’étaient rapprochés et contemplaient le « spectacle » avec des yeux hallucinés. Soudain, Julien sembla revenir à son état normal. Ses yeux ne reflétaient reflétaient qu’une chose : la peur.
-Il n’y a aucun moyen d’en réchapper ! hurla-t-il d’une voix que la douleur rendait saccadée.
Ses lèvres craquaient sous la chaleur et son visage, comme le reste de son corps, semblait entièrement brûlé. Il ne tiendrait plus longtemps. Il fallait faire quelque chose. Certes, il avait tué Alexey… Mais ce n’était pas réellement sa faute… Mais qu’est-ce que je disais ? Bien sûr que si, c’était sa faute ! Il devait payer pour son crime ! Mais je ne pouvais me résoudre à le laisser mourir sans agir. Je ne pouvais pas faire ça. Et puis, il y avait déjà eu assez de morts… Oui, et Alexey faisait parti des victimes… Et il serait encore vivant si VGM n’était pas là. Au fond, ce n’était que justice. Mais je n’eus pas le temps d’y réfléchir plus. Il y eut un coup de feu, et Fear s’écroula.

Qui avait tiré ? La seule arme à feu du groupe était sensée se trouver sur Jonathan. Y-avait-il un autre tireur dans le groupe ? Mais personne ne semblait s’en préoccuper. Julien et Fear étaient tous les deux tombés à terre. Alors que Jonathan demeurait inerte, VGM se roulait sur le sol en hurlant de douleur. Il n’y avait plus aucune trace du feu. Seules demeuraient une odeur de chaire brûlée et une chaleur insoutenable. Alors que Linoa, Darklife, Alphonse, Gag et Slezovic s’étaient précipités sur les blessés, je fus une des seules à ne pas bouger. Jojo était resté en arrière, terrifié, alors que Busard scrutait les environs d’un air méfiant. Il avait compris. Le tireur ne faisait pas partie du groupe.

Encore une fois, mes pensées ne purent s’organiser. VGM venait d’émerger du tas qui l’entourait et se précipitait vers moi, l’air affolé. Son bras droit ne ressemblait plus à rien. Il pendait le long de son corps, inerte, dénué de peau et de chaire, résidu de nerfs et d’os carbonisés. Son t-shirt était en lambeau et les déchirures de son jean se comptaient par dizaines. Sa peau était entièrement brûlée, et son visage ne ressemblait plus à rien. Malgré cela, il émergeait de cet être une indescriptible sensation de puissance et de pouvoir. Et il se précipitait vers moi, ses muscles se rétractant au gré de sa respiration saccadée. Une fois encore, je n’étais que la spectatrice de ce qui allait se dérouler. Je ne pourrais rien faire. Il me fonçait dessus, muscles en avant, comme s’il allait me défoncer. Mais je ne pouvais pas croire qu’il puisse faire ça. Pas lui…

Tout se passa très vite. Il accéléra, grimaçant de douleur sous l’effet de ses pieds brûlés touchant le sol, et me cria quelque chose. Je n’entendis qu’un son étouffé, mais bizarrement je sus ce que j’avais à faire. Au moment il se jetait sur moi, je me laissai tomber au sol, amortissant le choc à l’aide de mes bras. Au moment où il me survolait, il y eût deux rapides coups de feu. L’instant d’après, VGM s’écrasait au sol, deux balles figées dans la poitrine.

Il m’avait sauvé… Comment avais-je pu douter de lui à ce point ? Son geste m’embrouillait encore plus. Mais ce n’était pas le bon moment pour réfléchir à tout ça. Un tireur fou se trouvait quelque part parmi nous. Je me relevai prestement. Autour de moi, c’était la panique la plus totale. La plupart des forumers avaient déjà récupérés leur sac et se précipitaient vers l’escalier qui menait à la sortie de la salle. D’autres coups de feu retentirent. Le tireur était inlocalisable. Je me précipitai sur Julien, mais Darklife fut le premier.
-Prends Fear, me cria-t-il, je m’occupe de VGM.
Je le laissai et courus vers Fear. Je ne comprenais pas pourquoi il m’avait ordonné ça, mais je n’avais pas le temps de réfléchir. J’arrivai au niveau de Jonathan. Il s’était relevé et semblait aller beaucoup mieux. Il n’était néanmoins pas au mieux de sa forme.
-Fuis, m’ordonna-t-il durement.
Derrière moi, Gag et Darklife avaient relevé Julien et le traînaient vers la sortie. Tout le monde avait disparu en courant. Il ne restait plus dans la salle plus que le corps ensanglanté de Jaws, Jonathan et moi. Les coups de feu s’étaient arrêtés. En une seconde, le silence fût total.

Plus personne ne bougeait. Julien, Gaëtan et Jean-Michel étaient sortis. La salle était parcourue par de rares piliers. Le tueur pouvait se trouver derrière n’importe lequel, à l’affût.
-Quand VGM criera, me murmura Fear, tu cours.
-Mais…
-Il n’y a pas de mais.
Je n’eus pas à attendre. Un cri retentit dans le lointain. C’était mon nom qu’on avait hurlé. Pile à ce moment, Jonathan me poussa vers les escaliers. Le coup de feu retentit immédiatement. La balle atteignit Fear à l’épaule, mais celui-ci ne broncha pas. Une nouvelle balle explosa la roche à cinq centimètres de mon pied. Je me mis à courir. Je ne pouvais pas abandonner Jonathan. Je me retournai, mais ne m’arrêtai pas. Alors je vis le tueur. Ou du moins, je l’aperçu. Il se trouvait en hauteur, dans une des nombreuses fissures constituant le plafond. Il me regarda, me sourit, et pointa une paire de flingue juste devant lui. J’étais en plein dans sa ligne de mire. Il ne pouvait pas manquer son coup. J’étais morte. Une lueur maléfique anima ses yeux et il tira. J’eus juste le temps d’apercevoir une boule de feu exploser le plafond, puis je tombai, sombrant dans le néant.

VideoGammerMan
VideoGammerMan
Niveau 10
07 octobre 2007 à 21:50:06

Un beau jeune homme se tenait devant moi. Il semblait presque nu et son torse musclé ruisselait de sueur. Sa peau semblait brûlée. Était-ce un ange ? Peut-être étais-je au paradis… Je me souvenais des coups de feu… Mais cela me semblait loin, terriblement loin. Le jeune homme me semblait étrangement familier. Je n’eus pas plus le temps de m’interroger sur ma situation. Deux détonations retentirent, me ramenant tout d’un coup à la réalité.

-Elli, ça va ? me lança Julien en me relevant.
-Oui, je crois, murmurais-je, incertaine d’être encore en vie.
-Elle a trébuché dans l’escalier, affirma une autre voix. Cela lui a sûrement sauvé la vie.
C’était Gaëtan qui avait parlé.
-Que s’est-il passé ? murmurais-je de nouveau.
J’avais un mal de crâne horrible, comme si ma tête allait exploser. Et j’avais du mal à me souvenir des évènements précédents.
-Tu es tombée en t’enfuyant, lâcha Darklife, et ta tête a heurté une marche.
C’est alors que je réalisais ce qui n’allait pas. VGM s’était pris deux balles et avait été brûlé vif, et il était debout, là, devant moi. Gag et Darklife ne le soutenaient même plus, et son bras droit semblait avoir repris quelques muscles.
-Il faut filer, cria-t-il en m’attrapant par la main. Le fou est juste derrière, et les autres sont loin devant.
Aussitôt, il partit, m’entraînant avec lui.
-Et Fear ? criais-je affolée. On ne peut pas le laisser là-bas.
-Ne t’inquiètes pas pour lui, il se débrouille très bien, affirma Gaëtan.
Julien ralentit soudain et fût sur le point de s’arrêter.
-Comment tu sais ça ?
-Parce que sinon tu ne l’aurais pas abandonné. Allez, cours.
VGM sembla étonné, mais sa surprise ne dura qu’une demi-seconde. Il se remit à courir, m’entraînant par la même occasion.

Nous nous trouvions dans une salle comme toutes les autres. Des plantes grimpantes poussaient partout, entravant notre progression. Mais nous ne ralentissions pas pour autant. Trente secondes plus tard, nous sortîmes de la salle par une porte qui, bizarrement, était ouverte. Je jetai de nouveau un bref coup d’œil au bras de Julien, et vit avec horreur que des muscles avaient repoussé. Je détournai immédiatement le regard pour gravir une marche. Nous grimpions un nouvel escalier. Nous franchîmes encore quelques mètres, puis nous débouchâmes à l’air libre.

Jamais je n’aurais cru un jour sentir de nouveau le vent sur mon visage, jamais je n’aurais cru revoir la lumière du soleil, jamais je n’avais autant maudit la vie. Une fois de plus, le piège géant qu’était ces cavernes faisait tout pour me tuer, me déprimer, me faire perdre la raison. Car, si j’étais actuellement en plein air, si le vent m’ébouriffait désormais les cheveux, et si le soleil péruvien me brûlait les yeux, je n’en étais pas moins prisonnière. Définitivement prisonnière.

L’endroit était d’une beauté et d’une cruauté inimaginable. Les flans de la montagne s’élevaient de chaque côté, abruptes et indomptables. Il étaient parfaitement parallèles, de façon à former un couloir qui ne menait qu’en un seul endroit : une gigantesque porte. Une porte close.

Je n’eus pas le temps d’examiner les lieux plus avant. Déjà, Julien me tirait vers la porte. Trente secondes plus tard, nous étions devant notre seule issue, devant la seule échappatoire possible. Et celle-ci était close, bouchée par une énorme porte en bois. Celle-ci se dressait, immense et fière. Elle était constituée d’un bois remarquablement travaillé et d’acier incroyablement luisant. En fait, on aurait dit qu’elle venait d’être astiquée, ou alors qu’elle était neuve. Mais pourtant, elle devait être là depuis des millénaires… Mais nous n’avions pas le temps de nous interroger sur son architecture. Les autres membres du groupe étaient déjà là, et ils cherchaient désespérément comment l’ouvrir.

Alphonse se précipita à notre rencontre.
-La porte est totalement fermée, annonça-t-il. Et il n’y a aucun moyen de l’ouvrir.
-Mais bordel qu’est-ce qu’il se passe ici ? explosais-je d’un coup.
Nan, mais là y’en avait marre. J’étais en train de fuir un tueur fou au Pérou, dans un endroit que je ne connaissais pas. Et j’étais accompagné par un type qui flambait mieux qu’une torche, d’un mec qui semblait tout savoir sur tout, et de d’autres, que je ne connaissais même pas vraiment. C’était plus que je ne pouvais en supporter.
-On en sait rien, me répondit Alphonse, mais on aimerait bien vivre encore un peu, si ça ne te dérange pas.
-Nous, on en sait rien, riposta Gaëtan, mais VGM le sait.
Tous les regards se tournèrent vers Julien.
Mais celui-ci semblait dans un état second. Ses yeux étaient révulsés, et sa bouche se tordait en un rictus concentré. Dix secondes passèrent dans le plus grand des silences, puis il sembla redevenir normal et il parla :
-Si vous comptez vivre encore un peu, je vous conseille de faire exactement ce que je dis. Une petite erreur et nous sommes tous morts.
-Pourquoi on te ferait confiance ? cracha Alphonse.
-Tu crois vraiment que vous avez le choix ?
Á ce moment, un bruit d’éboulement se fit entendre, et un scintillement lumineux apparut dans le couloir par lequel nous étions arrivés.
-Ils viennent… murmura Julien.
-Qui ? questionna Jojo.
-Fear et l’autre… murmurais-je comme pour moi-même.
-L’autre ? s’interrogea Linoa. De qui parlez-vous ?
-Du tueur bien sûr, jeta Busard.
-Oui, confirma VGM avec une voix résignée. Nous parlons bel et bien de Keviouk.

Keviouk ! Putain mais c’était donc ça ! Il était arrivé avec nous. Mais n’était jamais entré dans la caverne avec nous ! Son absence était passée totalement inaperçue ! Et il nous avait suivi… Pour nous tuer ! Cette pensée me dégoûtait. Ce n’était pas possible. Pas le sympathique et attentionné Keviouk que j’avais connu sur le forum. Ce ne pouvait pas être le même. C’était impossible… Mais de toute façon, ce que nous étions en train de vivre était-il possible ? Et pourtant…

Fear déboucha à l’air libre en premier. Une nouvelle fois, il était recouvert par les flammes de la tête aux pieds. Ils nous aperçu et piqua un sprint dans notre direction. Il fût stoppé par une double détonation. Le tueur, alias Keviouk, venait d’apparaître et avait fait feu. Jonathan trébucha, roula au sol et se retourna, prêt à faire face à son adversaire. Alors une boule de feu se détacha de son corps pour se précipiter vers son agresseur. Le choc propulsa celui-ci hors de ma vue. Fear reprit sa course.

Lorsque je vis le tueur réapparaître, je sus que j’avais la réponse à ma question : ce que nous étions en train de vivre semblait en effet impossible. Keviouk venait de se prendre une boule de feu incandescente dans la gueule, et il était encore vivant ! Les deux flingues crachèrent de nouveau mais n’atteignirent pas leur cible. Le tueur se mit à courir vers nous. Deux cents mètres seulement nous séparaient de notre meurtrier.

-C’est maintenant ou jamais, lança VGM. Collez-vous tous dos à la porte et fermez les yeux.
-Il est dingue ! lança Slezovic. C’est n’importe quoi !
-Á moins que tu ne veuilles être aveugle ou mort dans moins d’une minute, je te conseille fortement de faire ce que je te dis.
Julien était fou. Fou à lier. Un tueur se tenait juste devant nous, et il nous demandait de fermer les yeux pendant que l’assassin courait vers nous. Ce n’était que pure folie. Mais sûrement étais-je moi aussi un peu folle. C’est ainsi que je fis trois pas en arrière et m’adossai à la porte.

Mais contrairement à la seconde instruction, je me refusai de fermer les yeux. Tous les autres étaient collés au bois. Certains avaient les paupières closes, d’autres non. Seul VGM n’avait pas fait comme nous.
-Très bien, annonça-t-il. Maintenant, vous comptez jusqu’à huit, puis vous vous retournez, et vous courrez.
Personne n’eût le temps d’objecter quoi que ce soit. Julien était déjà parti. Il courait en direction de Fear. Il lui cria quelque chose qu’il me fût impossible de comprendre au milieu du boucan provoqué par les balles pleuvant sans discontinuer. J’en avais oublié de compter les secondes. Á combien en étions-nous ? Quatre ? Six ? Avais-t-on atteint le huit fatidique ? Je n’en sus jamais rien. D’un coup, en une demi-seconde, tout fût d’un rouge ravageur. Une chaleur sans nom s’empara de mon corps et je sentis mes cheveux brûler. D’instinct, je fermai les yeux. Derrière moi, je sentis mes appuis se dérober. L’instant d’après, j’étais par terre. Je rouvris les yeux. Autour de moi, tout était en proie aux flammes. Une fumée épaisse se dégageait, me brûlant les yeux et m’étouffant. Je n’y voyais rien. Conformément aux instructions de VGM, je me retournai alors et me mis à courir.

Le feu semblait partout. Le bois craquait en d’horribles grincements qui se mêlaient au bruit du brasier. Il faisait chaud, atrocement chaud. Mes vêtements sales et déchirés me collaient à la peau alors que je suais à n’en plus finir. La luminosité était telle que je peinai à garder les yeux ouverts. Et je courais. Mes pieds foulaient le sol sans que j’en ai réellement conscience. Soudain, la purée de pois se fit plus dense. L’instant d’après, je débouchai à l’air libre.

Enfin, ce n’était qu’une façon de parler. Parce que là, j’avais du mal à comprendre comment l’air pouvait être libre. Je me trouvais dans une nouvelle caverne, encore une. Mais elle était inexplicablement différente des autres. Je courai toujours. Mais sans m’en rendre compte. C’est alors que mon regard accrocha un détail, mais mes sens ne l’analysèrent pas. Il me semblait avoir vu une hutte, une cabane. Mais elle avait disparu. Je courai toujours, mais je ne regardais plus ou je mettais les pieds. L’erreur fût fatale. Je ne sais pas ce qui arriva. D’un coup, je perdis l’équilibre et je tombai. Mais rien n’arrêta ma chute. Je percutai une surface molle et glacée, puis la traversai.

Aussitôt la douleur explosa. Elle était partout, percutante, atroce. Au contact de la surface glacée, ma peau brûlante avait déclenché une réaction génératrice des pires souffrances. Mais il fallait me remettre. L’air me manquait. Je me débattai dans quelque chose qui me semblait à la fois familier et inconnu. Des bulles se dégageaient partout autour de moi, m’empêchant de voir quoi que ce soit. Et toujours ce manque d’air… J’étais en train de suffoquer. Je me débattis encore et me rendis compte que je coulais. Que je coulais… Mais oui bien sûr ! En une seconde, tout devint clair, en une seconde, je sus ce qu’il m’arrivait : j’étais en train de me noyer.

Mais comment avais-je atterri dans ce liquide ? Était-ce de l’eau ? Et si oui, comment pouvait-il y avoir de l’eau dans un tel déluge de feu ? Ces questions étaient stupides, bien évidemment. Et il y avait des choses plus urgentes à faire que d’essayer d’y répondre.

Je coulais toujours. Je suffoquais toujours. Si je ne faisais rien, je serais morte dans quelques secondes. J’essayai de remonter à la surface mais mes vêtements étaient désormais une seconde peau, et ils m’empêchaient de bouger comme je le désirais. De plus, mon sac à dos m’entraînait inexorablement vers le fond…

Alors qu’il n’y avait plus d’espoir, alors que je m’apprêtai à rejoindre le Royaume des Morts, alors que les derniers millilitres d’oxygène s’évadaient de mes poumons, je sentis que mon pied touchait une surface dure et lise : le fond. Je n’hésitai pas une seconde. M’aidant de mon point d’appui, je me propulsai vers la surface. L’instant d’après, ma tête émergea et l’air frais s’engouffra dans mon corps, le revitalisant.

Je toussai bruyamment, crachant de l’eau en grande quantité. Une bile amère me brûla le fond de la gorge. Je tendis le bras et attrapai le rebord. J’étais sauve. Je respirai par saccade. L’air envahissant de nouveau mes poumons me faisait mal. Alors, la douleur qui ne s’était plus manifestée depuis quelques secondes revint, encore plus forte. Mes longs cheveux noirs me tombaient sur le visage, obscursissant ma vue. Ma peau était brûlée, mes vêtements m’étouffaient et je n’avais plus la force de me hisser sur la berge. En face de moi, il n’y avait plus aucune trace du feu. Ma vue était trouble, mais je distinguais les vagues formes d’une cabane. Cela me faisait étrangement penser à ce que j’avais vu avant de tomber à l’eau. Mais alors où était l’incendie ? Peu importait… De toute façon, qu’est-ce qui importait ici ? J’étais à moitié morte, blessée de partout, brûlée, fatiguée… Je levai les yeux au ciel et vis un plafond de pierre sombre. Ma vue se troublait. Je n’en pouvais plus. Me restait-il quelque chose à sauver ? La vie ne vaut pas la peine d’être vécue si on ne la vit pas comme un rêve… Et là, c’était comme un cauchemar que je la vivais. Mais d’un autre côté, on ne vit qu’une fois. Et ces heures étaient peut-être mes dernières… Alors oui. J’avais encore quelque chose. Quelque chose que nous sous-estimons tous. J’avais la vie. Et là était le plus important.

Kty64
Kty64
Niveau 10
08 octobre 2007 à 08:35:56

Enfin un narrateur lucide, qui essaie de comprendre et qui n´essaie pas de trucider quelqu´un ! Vive Elli ! :rire2:

Pour ce qui est de ce chapitre, j´ai adoré ! Enfin, on sent le groupe derrière les personnages principaux.... un groupe vivant, qui agit et réagit aux événements....

Je n´aurais aucune critique sur ce chapitre, il est excellent ! :fete:

(la viande se dit "chair" et non "chaire")

Elli-chan
Elli-chan
Niveau 10
08 octobre 2007 à 12:27:46

Ah, toi aussi ça t´a gêné le mot "chair" mal écrit ^^

Sinon on peut noter un mot en double, des fautes d´accord...
Enfin des petites fautes qu´on serait tous susceptible d´oublir au milieu de tant de lignes ^^
Il me semble aussi qu´il y a un "sois" qui s´est glissé à la place d´un "soi", mais je ne suis pas sûre.

En tout cas...
Ce chapitre a refait surface dans mes rêves !
Et surtout, j´ai pu assister à la suite de l´histoire en avant première :rire:
Bon je doute que master Juju fasse une suite identique à ce que j´ai vu, mais c´était pas mal prenant : un vrai film ^^

Je tiens tout particulièrement à remercier Kty pour ses compliments à mon égard, même si je ne suis absolument pas responsable de mes actions dans cette histoire ^^

Note à Kty >
"Enfin un narrateur lucide, qui essaie de comprendre et qui n´essaie pas de trucider quelqu´un !"
:d) Et oui, quelqu´un qui réfléchit. Une femme quoi :-d

flo9449
flo9449
Niveau 10
08 octobre 2007 à 13:20:05

wouha :ouch: :ouch2:

J´adore certaine phrase comme "La tête avait explosé, propulsant une énorme gerbe d’hémoglobine, achevant le mourant." et autres :lol:

Kty64
Kty64
Niveau 10
08 octobre 2007 à 13:54:43

Le gars n´avait que de l´hémoglobine dans la tête..... pas de cerveau..... ça lui servirait à quoi ? :rire:

Note à Elli >
"Et oui, quelqu´un qui réfléchit. Une femme quoi"
:d) c´est pourquoi j´avais suggéré qu´une femme soit personnage principal..... je savais qu´elle serait forcément moins violente et plus réfléchie :p)

Elli-chan
Elli-chan
Niveau 10
08 octobre 2007 à 14:13:32

Maintenant reste à voir si la seule autre femme du groupe se décidera à agir un peu aussi, car la petite Linoa se fait vraiment très discrète.

Heureusement qu´il y a Busard comme femme plus présente :p)

Ah non pardon... je m´embrouille je crois.

flo9449
flo9449
Niveau 10
08 octobre 2007 à 18:06:35

oui je sais VGM, j´ai toujours était bon en rédaction :-d

Elli-chan
Elli-chan
Niveau 10
08 octobre 2007 à 18:14:31

Je ne m´en rappelle presque plus déjà.
Mais il y avait du feu :-p
Et pas mal d´action... mais je ne m´en souviens pas :-(

flo9449
flo9449
Niveau 10
08 octobre 2007 à 18:36:40

oui je suis aussi très bon en ortografe ^^

Narya_
Narya_
Niveau 10
08 octobre 2007 à 19:00:25

Nan...c´est pas possible... :ouch:
Un nouveau chap. !! !!! :fete:
Wouah !! !!!
J´ai tout lu :-d :coeur:
Mais alors, vraiment super, mais alors super bien... j´ai juste une question : tu n´as pas tué Elli parce que tu avais peur qu´elle te banisse ? :-d
Non, mais franchement, je crois que c´est le chapitre que je préfère...on voit l´angoisse du personnage, qui d´ailleurs veut en savoir plus sur ce qui se passe, comme nous... quelques fautes d´orthographe...mais rien de grave... le suspens est à son comble, l´ambiance est énigmatique...vraiment bien fait... :coeur:
Tu as beaucoup de talent...(je suis en train de penser à quelque chose, mais je te le dirais plus tard...) c´est juste dommage qu´Elli ne découvre pas un infime quelque chose...un indice, un tout petit indice qu´elle aurait pu s´en rendre compte beaucoup plus tard, dans les chap. suivant...aussi, certains de tes persos se font beaucoup trop discrets...tu devrais les mettre tous à l´oeuvre...
Sinon, c´est vraiment un bon chap., et j´ai eu beaucoup de plaisir à le lire... :coeur:
Bon voila...j´espère que trouveras mon com´ assez détaillé :-d

Narya_
Narya_
Niveau 10
08 octobre 2007 à 19:55:15

Pas grave :)
J´en sais queque chose, de mettre à l´oeuvre les différents persos...
Quand tu dis : "on est plus tard :fou: *curieux*"
Je comprend très bien que tu sois curieux...Mais pas maintenant...j´attendrais le...bon moment.
Bon, je vous souhaite bon appétit, bonne nuit, tout ce que vous voulez, et à demain :coeur:

Narya_
Narya_
Niveau 10
08 octobre 2007 à 20:46:07

Bon, je pense que le meilleur moment sera quand j´aurai MSN...(un jour lointain, très lointain) mais si je peux te le dire autrement que sur le forum, je...

  • viens de se rappeler*

Nan, c´est bon, je viens de me souvenir que j´avais ton adresse mail... :-d

flo9449
flo9449
Niveau 10
08 octobre 2007 à 20:52:12

Narya, surtout préviens nous quand tu auras msn (créer un topic pour ça s´il le faut ^^)

Narya_
Narya_
Niveau 10
08 octobre 2007 à 20:53:14

Heu...si vous voulez...
(votre cercueil est prêt ? )

flo9449
flo9449
Niveau 10
08 octobre 2007 à 20:58:35

:lol: c´est très rassurant ^^