J´ai rien reçu xD
Bon moi je vais me coucher (ou plutôt réviser mon anglais xD)
Bye à tous
Bisoux Narya ![]()
Bon, je vais commencer à lire ! <_<
Au fait, j´ai parié avec Vgm que mon post de tous les chapitres allait faire 30 pages ! ![]()
Yeah
Et j´ai soutenus le paris en plus ![]()
Et en suicidaire que je suis, je rouvre word...
![]()
Salut Vortex... ![]()
VGM : mais puisque je te dis que j´ai envoyé le mail... ! ![]()
Et puisque je t´ai dit que tu ne me l´avais pas envoyé xD ![]()
Bon, je m´y remet... ![]()
J´sens que ça va saigner, vu comme tu me parles sur msn.... ![]()
Surtout n´écrit jamais quand t´es en colère
" Et c´est ainsi que nous mourrumes tous ! Point barre !
"

Je me dois de préciser que Gag m´a involontairement proposé une idée sadisismique (
) qui nous a infligé une page de plus de douleur ![]()
Faites la queue mes amis
Les remerciments d´un côté, les coups de pieds de l´autre

Je vais sauter par la fenêtre.
La fin est si magique dite comme ça.
Mais si difficile à exprimer...
J´ai simplement envie de péter l´écran ![]()
Maintenant que je suis coincé entre cette fin qui me soule grave et la dernière énigme de Gag qui me fait péter les plombs, je ne vois plus qu´une seule solution: corde + tabouret ![]()
Je crois que c´est bon pour la fin
Mais chais pas trop
Je saute par la fenêtre avec la corde autour du coup, et je vous en dit des nouvelles après ![]()
Yeah
Vous êtes nombreux à l´attendre, alors je vous l´offre
And don´t Forget to Enjoy ![]()
Chapitre VII : Vilcabamba :
Du feu… Des flammes… Le bois qui craque sous la chaleur. Et le feu qui se propageait, toujours plus vite, toujours plus loin, ses flammes léchant le bois, le faisant craquer. Les cris de mes compagnons brûlant vifs... Les coups de feu fusant à l’aveuglette dans la fumée suffocante qui m’entourait… Si j’en avais déjà douté, l’hésitation n’était désormais plus permise : j’étais bel et bien en Enfer.
Lorsque la porte avait explosé, libérant une énergie colossale, je m’étais retrouvé sous les planches de bois rongées par le feu. Mais ma peur de mourir était telle que j’avais repoussé le tas incandescent qui m’écrasait et, à moitié brûlé, m’étais enfuis sans savoir où, n’ayant aucune visibilité. Et maintenant je courai. Mes vêtements calcinés me collaient à la peau, m’irradiant d’une douleur difficilement soutenable. Au loin me parvinrent plusieurs cris et quelques coups de feu étouffés. Mais je n’avais pas le temps de m’en occuper. Désormais, c’était chacun pour soi.
Quelques secondes plus tard, j’émergeai de la fumée. L’air sain envahit immédiatement mes poumons, me faisant tousser bruyamment. Je me rendis compte que je crachais du sang. Et ce sang… Il était noir. Noir comme la suie, noir comme la cendre. Noir comme les ténèbres…
« Qu’est-ce qu’il m’arrive ? » songeais-je effaré.
Mais je n’avais en aucun cas le temps de m’interroger sur ma situation. Le feu se propageait, et si je continuais de me poser des questions, je serais bientôt plus mort que vif. Alors seulement je regardai devant moi. Le spectacle qui s’offrit à mes yeux fatigués et douloureux me cloua sur place.
Je me trouvais sur un petit promontoire rocheux dominant une gigantesque plaine. Et dans cette plaine se trouvaient des cabanes… Des centaines de cabanes. Des centaines de milliers peut-être… Elles étaient alignées de façon strictement parallèle, recouvrant toute la surface qu’il était possible d’occuper. Au milieu de ce village se trouvait un bassin, alimenté par une cascade en provenance du plafond. Ce dernier se trouvait à plusieurs dizaines de mètres au-dessus de moi. Il était arrondi en forme de dôme et aucune aspérité ne venait endommager sa surface incroyablement lisse. Au milieu de ce « toit » se trouvait un trou de plusieurs mètres de diamètres par lequel s’écoulait la cascade alimentant le bassin. Aux abords de la cavité avaient poussé quelques mousses. Des plantes se développaient un peu partout dans le village, lui donnant un aspect agréable. Les cabanes étaient toutes différentes et pourtant, si l’on ne s’y attardait pas, on aurait pu penser qu’elles étaient absolument toutes identiques. La grandeur de la plaine ainsi que la hauteur du plafond donnait à l’endroit une impression de magnificence, de beauté et de prospérité inégalable. Alors, sans vraiment savoir ce que je disais, mes lèvres murmurèrent un mot, un seul : « Vilcabamba… »
Le feu était désormais beaucoup plus proche, et la fumée m’avait presque rattrapé. Il fallait que je bouge, sans quoi j’allais finir plus cuit que si je m’étais enfermé dans un four. Mais le problème était là : Comment descendre sans me rompre le cou ? Des plantes grimpantes jonchaient la paroi, mais c’était risqué. De toute façon, avais-je réellement le choix ? J’inspirai un bon coup et entamai la descente.
Les vingt mètres me séparant du sol furent franchis bien plus facilement et rapidement que je l’aurais pensé. Il m’avait fallut moins de cinq minutes pour descendre. Je regardai en haut. Le feu occupait désormais toute la partie supérieure, mais ne semblait pas vouloir aller plus loin. Pourtant, les plantes grimpantes ne manquaient pas. C’était comme si les flammes étaient animées d´une volonté propre. J’eus alors une pensée pour les autres, sûrement actuellement morts, leur cadavre carbonisé, quelque part au-dessus de moi. C’était dur à admettre, mais au vu du village désert, c’était le seul fait possible : j’étais le seul survivant.
Je fis un pas vers les premières cabanes. Aussitôt, la douleur s’éveilla. Elle apparut d’un coup, lancinante, me plantant ses griffes dans tout le corps, me traînant au sol. Mes genoux s’écorchèrent au contact de la pierre tranchante comme un rasoir, ajoutant encore à ma souffrance. Tout mon corps était irradié par une douleur si forte, que j’avais l’impression qu’il allait exploser d’un moment à un autre. De l’acide me remonta dans la gorge, et ma bouche cracha un liquide noir et visqueux. Ce liquide, je le savais, c’était mon sang. Ma vue se troublait. La douleur, toujours aussi omniprésente, me fit perdre le contrôle de mes membres. Je m’écroulai et tombai sur le dos, inerte, sans pouvoir bouger. Du sang refluait vers mes lèvres, encore et encore, sans discontinuer. Je sentais le liquide chaud couler le long de ma gorge, sur mes bras et mon torse. Et toujours cette douleur. J’avais l’impression que tous mes vaisseaux sanguins explosaient. Je ne voyais plus rien. Tout était flou. Je me sentais faible, si faible… Mais que m’arrivait-il donc ? Je n’en avais pas la moindre idée… J’eus un dernier renvoi sanguin, puis ma vue se troubla définitivement et tout devint noir.
J’ouvris les yeux. Étais-je mort ? Je n’en savais strictement rien… J’étais étendu sur le dos, comme au moment où j’avais perdu connaissance. Je me redressai et constatai que j’étais toujours au même endroit. Je n’étais donc pas mort… J’étais simplement perdu dans les entrailles de la planète. Rassurant. Mes vêtements puaient le sang. D’ailleurs, ils étaient désormais entièrement noirs… Mais comment étais-ce possible que je sois encore vivant après avoir perdu autant d’hémoglobine ? De plus, il me semblait avoir zappé quelque chose. Je regardai un peu mieux les environs et alors seulement je vis ce qui m’avait échappé. J’en eus le vertige et je faillis de nouveau rejoindre le sol : partout, par terre, dans les deux mètres qui m’entouraient, se trouvait une couche de sang séché épaisse de plusieurs centimètres. Il y avait là beaucoup plus de sang que tout mon corps ne pouvait en contenir. J’étais peut-être mort finalement… Il me fallait tirer cette histoire au clair. D’une démarche résolue, je me dirigeai vers les huttes de bois m’obscurcissant l’horizon.
Les cabanes étaient de vraies merveilles architecturales. Elles étaient construites avec des planches et des rondins de bois, tous parfaitement assemblés à l’aide de plantes grimpantes faisant office de corde. Les allées bordant les huttes étaient pavées à l’aide de grosses pierres parfaitement polies. Je ne pouvais que m’émerveiller devant ce qui devait être les vestiges d’une civilisation sûrement millénaire. Soudain, alors que je marchais paisiblement dans les rues de la cité en m’extasiant, la luminosité du lieu baissa. Je levai les yeux vers le trou dans le plafond. La lumière qui filtrait avait pris une teinte rougeâtre. Le soleil se couchait. Il se passa alors quelque chose d’extraordinaire. Toute la caverne fut envahie par de splendides lumières jaunes et rouges, jouant sur un contraste avec les ombres. On aurait dit que chaque coin de la ville avait été construit précisément dans le but de refléter une couleur ou une forme spéciale lors du couchant. L’endroit était d’une telle beauté que j’en oubliais un instant ma situation. Je restais fasciné par le spectacle qui s’offrait à mes yeux ébahis, pensant avoir découvert un endroit digne du paradis. Puis la lumière s’atténua et disparût, plongeant la cité dans l’obscurité et me ramenant à la dure réalité. J’étais de retour en Enfer.
Ce fut seulement lorsque je fus totalement plongé dans le noir que je me rendis compte à quel point j’étais fatigué. Chaque parcelle de mon corps était meurtrie et mes jambes ne me supportaient plus qu’à grand peine. Il fallait que je trouve un endroit pour passer la nuit. Et justement, des endroits pour passer la nuit il y en avait ici. Des centaines… Mes errances m’avaient amené au centre du village et, bien que ne la distinguant pas dans l’obscurité, je pouvais entendre la cascade couler non loin de moi. Je m’approchai de la cabane la plus proche et essayai d’en trouver la porte. La nuit était opaque, silencieuse, étouffante… Heureusement que le bruit de la chute d’eau était perceptible car, sans ça, le lieu aurait été vraiment terrifiant. Je trouvai enfin l’entrée de la hutte. Celle-ci était constituée de six rondins verticaux attachés les uns aux autres par des lianes. Je retins ma respiration en évitant de penser à ce qui pouvait se trouver derrière cette cloison, et poussai la porte.
L’intérieur dépassait toutes mes espérances. La pièce, d’environ vingt mètres carrés, semblait légèrement plus lumineuse que l’extérieur. Ou peut-être m’habituais-je simplement à l’obscurité… J’y apercevais une table et par terre, dans un coin, était posée une peau de bête. Je m’approchai de la table et me rendis compte que c’était en réalité une grosse pierre taillée sur laquelle reposait divers objet que je n’arrivais pas à identifier. C’est alors que je me souvins d’une chose : J’avais un sac à dos ! Je l’avais complètement oublié. Je l’enlevai aussitôt et fouillai à l’intérieur. J’y trouvai une barre de céréales qui me rappela à quel point j’étais affamé. Je déchirai l’emballage que je jetai sur le sol poussiéreux et mangeai avidement ma dernière provision. Il me fallut moins de trente secondes pour l’ingurgiter entièrement. Je me remis à fouiller dans mon sac. Il y avait mon appareil photo numérique — Mais cela faisait un certain temps que la balade touristique était terminée —, une bouteille d’eau aux trois quarts vide et une lampe torche. Bizarrement, je n’avais pas tellement soif, alors que la chaleur du feu aurait du m’assécher la gorge. Néanmoins, je bus avidement le peu d’eau qu’il me restait. Alors une peur soudaine me traversa : où étaient les flammes ? Dans la nuit, elles auraient dû briller de mille feux, sans mauvais jeu de mot. Et pourtant, je ne les avais même pas aperçues… Je décidai de ne plus y penser pour le moment et je me saisis de la lampe torche. J’appuyai sur l’interrupteur et une douce et chaleureuse lumière inonda la table de pierre. J’eus un mouvement de recul en voyant ce qui s’y trouvait : une bonne dizaine de couteaux à différentes lames rongées par la rouille et le sang. En effet, l’hémoglobine était omniprésente, que cela soit sur les coutelas ou sur la pierre. J’observai rapidement les armes et attrapai celle qui me semblait en meilleur état : une machette au manche assez long et à la lame de plus de trente centimètres que la rouille n’avait presque pas atteinte. Je me dirigeai ensuite vers la peau de bête. Celle-ci provenait sûrement d’un ours, au vu de la grosse fourrure qui la constituait. Je passai plusieurs fois le faisceau lumineux à sa surface pour m’assurer qu’il n’y avait rien de suspect, puis posai la machette à une distance raisonnable d’un bon mètre de la couche, éteignis la lampe torche et m’allongeai sur la peau. La douceur de cette dernière me submergea, et je m’endormis aussitôt, sombrant dans un sommeil de plomb.
« J’étais sur la pointe surplombant Vilcabamba. Le feu maléfique de Fear n’était plus qu’un mauvais souvenir. Mais je me devais de reconnaître que ces crétins s’étaient bien battus. Ils m’avaient échappé. Mais ce n’était que partie remise. N’ayant découvert aucun corps, j’en déduisais qu’ils étaient tous en train de se terrer dans ce village miteux. Mais ils ne m’échapperaient pas longtemps. L’obscurité jouait en ma faveur. Je sautai aussitôt et atterris vingt mètres plus bas sans un bruit. Je dégainai alors mes deux Black Demon, toujours dans le silence le plus complet. Du sang jonchait le sol en grande quantité. En très grande quantité. Mais que s’était-il donc passé ici ? Je fis quelques pas et arrivai rapidement aux premières cabanes. Je plissai les yeux. C’était maintenant ou jamais que mes dons de tueur, mon héritage familial et racial, allaient me servir. Je distinguai désormais chaque aspérité dans la pierre, chaque termite dans le bois, chaque odeur distincte, chaque trace de quelques milliardièmes de millimètres sur le sol. Quelqu’un était passé par là. Quelqu’un puant le sang et la cendre. Quelqu’un au pas lourd et fatigué. J’avais ma piste. Je me mis à courir, aussi discret et léger que le vent, heureux de la mort prochaine de ma victime. »
Je me redressai d’un coup. J’étais sur la fourrure en peau d’ours, dans la cabane. Tout était silencieux. Tout ? Oui. Ce qui signifiait que la cascade avait arrêté de couler. Je sentis une sueur âcre dégouliner le long de mon visage. Je cherchai mon couteau à l’aveuglette. Je ne le trouvai pas. Je fus pris de panique. Je haletai, suant à grosses gouttes et terrifié. Enfin je posai la main sur le manche. Putain c’était quoi ce bordel encore ? Et ce rêve… Ce n’était pas un rêve. Je le savais. J’avais vu dans la tête d’un autre, mon esprit s’était télétransporté dans le corps d’un autre forumer. Je me souvenais des deux gros pistolets noirs de geai… Il n’y avait aucun doute possible. Keviouk était sur ma piste. Et il n’était pas loin. Tout à coup, je fus pris de vertige et je retombai sur ma couche, inerte.
« Je trépignai d’impatience. Il était là, tout près. Je pouvais sentir sa peur à des dizaines de mètres de distance. Et il avait raison d’avoir peur. Dans quelques secondes, il ne serait plus de ce monde… »
Je restai étendu, terrifié. J’étais coincé, piégé dans la cabane. Que valent quelques malheureux couteaux contre deux gros gun ? Pas grand chose… Je me mis à réfléchir à toute vitesse. J’avais un avantage : il ne savait pas que j’étais au courant qu’il arrivait. Certes, il savait que j’avais peur, mais rien de plus. Dans ma main, je serrais si fort la machette que j’en avais mal aux doigts. Je me relevai tout doucement, sans faire de bruit, et m’approchai de la porte. Le silence était oppressant. Chaque petit bruit était décuplé. Je respirais le plus doucement possible, mais mon cœur battait si fort que je pouvais l’entendre en tendant l’oreille. J’étais terrifié. Je tentai une nouvelle incursion dans l’esprit de mon adversaire y arrivai sans difficulté.
« Il était là, à dix mètres de moi. À dix mètres de son meurtrier. Il ne lui restait que quelques secondes à vivre. J’en tremblais d’excitation. Comme j’avais hâte de lui loger une balle dans le crâne ! »
Je revins à moi. J’étais appuyé contre des rondins de bois constituant le mur droit de la pièce. De la sueur perlait autour de mes yeux, avant de glisser sur mon visage et ma nuque, me produisant un petit frisson glacé désagréable. Si je sortais, je serais instantanément tué. Si je ne sortais pas, je serais quand même mort dans moins d’une minute. Il n’y avait qu’une solution. Je m’approchai silencieusement de la table et attrapai ce qui me semblait dans l’obscurité un poignard bien taillé. Puis je revins vers l’entrée. Du moins, j’essayai. Je n’avais pas fait un pas que le bois crissa et que la porte explosa. Les rondins qui l’avaient autrefois constituée volèrent à travers la pièce. De la fumée provoquée par l’explosion surgit une forme humaine.
-Désolé de te réveiller ainsi, camarade, lança une fois grave. J’aurais pu entrer discrètement et te tuer dans ton sommeil mais je préfère t’offrir une mort plus spectaculaire !
Aussitôt, quelque chose vola à travers la pièce pour s’écraser sur la couche en peau d’ours. C’est alors que le feu apparut. Il fut là en une demi-seconde, inondant la pièce de sa lumière et de sa chaleur.
Keviouk ne ressemblait pas du tout à la vague image que j’avais encore de lui. Il était relativement grand, un mètre quatre-vingt peut-être, et possédait un corps droit, carré et musclé. Il était habillé d’un blouson en cuir taillé court et d’un jean large resserré au niveau au niveau des hanches. Son visage laissait paraître une cruauté indescriptible. Une barbe de plusieurs jours avait recouvert ses joues, lui donnant un air de gangster mal rasé. Sa bouche, petite et fine, s’écartait en sourire à peine perceptible. Mais c’étaient ses yeux, rouge flamboyant, qui lui donnaient à un air de sauvagerie inexplicable. On avait l’impression que derrière ce visage où s’agitaient les ombres du feu se trouvait une puissance maléfique bien plus grande que celle représentée par l’homme lui-même.
Les yeux de Keviouk me fixèrent intensément, alors qu’un mur de flammes consumait la cabane.
-Alors tu avais prévu mon arrivée ? dit-il d’un ton mi-agacé, mi-joyeux. Tant pis pour toi, tu ne mourras pas brûlé. Je me contenterai de te loger deux balles dans la tête.
-Non !
J’avais crié de désespoir et de rage. Les doigts de ma main droite se relâchèrent, laissant tomber la machette. Je serrai encore plus fort le petit couteau calé dans ma main gauche.
-Mais bordel qu’est-ce que tu veux ? Qu’est-ce que je t’ai fait ? Et qui t’es ?
Les deux pistolets s’arrêtèrent à hauteur de mon ventre et Keviouk sembla hésiter.
-Tu seras mort dans moins de deux minutes, me lança-t-il alors que la chaleur devenait insupportable. Je peux donc me permettre de te dire pourquoi tu vas mourir.
Je ne dis rien, attendant la suite.
-Cela est très simple, continua-t-il en faisant tournoyer les armes entre ses mains d’un air tranquille, et peut se résumer en peu de phrases. Primo, tu es un danger pour la société.
-Quelle société ?
-Ne m’interromps pas ou ta mort sera prématurée, cracha-t-il violemment en pointant un Black Demon vers moi. Donc, tu es en premier lieu un danger pour notre grande et magnifique société. Pourquoi ? Tout simplement parce que tu n’es pas plus humain que moi.
Je tressaillis et faillis lâcher le petit poignard dont je serrais puissamment le manche sans que mon adversaire ne s’en rende compte. Que voulait-il dire ?
-Tu te demandes de quoi je parle, n’est-ce pas ? Et bien, c’est simple. Je vais prendre le temps de t’expliquer car l’expression d’horreur de ton visage me plaît. Il y a des milliers d’années, lorsque nous étions encore à l’aube de l’humanité, l’espèce humaine était loin de dominer la planète, comme essaye de vous le faire croire les hommes les plus puissants de ce monde. Les êtres dominant le monde n’étaient rien d’autres que les Atlantes. Oh, le mythe de l’Atlantide a traversé toutes les générations. Le bouche à oreille a très bien fonctionné, si bien que toi et les hommes connaissez une version presque exacte des faits. Donc, à cette époque lointaine dominait une civilisation aujourd’hui perdue, mais qui demeure supérieure à travers les siècles. Mais celle-ci n’était pas répandue sur toute la surface de la Terre. Elle était centralisée sur une gigantesque île de l’Océan Atlantique, île ayant bien évidemment disparue aujourd’hui. Cette île n’était pas fixée sur le fond marin, mais flottait réellement à la surface de l’eau. Cette prouesse était due à un objet millénaire, forgé dans le plus grand secret, le Scion des Atlantes. Je pourrais m’étendre sur le sujet, mais hélas le temps me manque car je dois encore aller m’occuper de tes petits camarades. Aussi, je vais abréger le tout. Un jour, le Scion a été volé et l’île s’est engouffrée dans les flots, décimant notre population. Si les Atlantes n’avaient jamais quitté leur continent, c’est tout simplement qu’il ne savait pas nager et que construire des bateaux leur paraissait être une perte de temps. Les 99% de la population succombèrent et furent engloutis par l’Océan. Malgré cela, certains arrivèrent à rejoindre le rivage. Mais le Scion volé avait cessé d’exercer ses pouvoirs et les Atlantes étaient devenus éminemment faibles. La plupart des survivants moururent peu de temps après la catastrophe. Il n’y eut qu’une dizaine d’Atlantes qui passèrent la première année. Ils finirent par s’habituer aux changements et la population se refit petit à petit, notamment grâce à notre extraordinaire longévité. Mais malheureusement, la plupart de ces héros s’accouplèrent avec d’autres espèces, donnant naissance à des légendes comme le Yéti, pour ne citer que lui. Nous avons pourchassés ses traîtres à leur sang et les avons tués, les uns après les autres. C’est ce qui fait que nous ne sommes qu’une ou deux petites centaines actuellement. Nous n’avions pas eu de nouvelles du Scion jusque récemment, lors de la sortie du jeu Tomb Raider. Nous avons alors su que son créateur était celui que nous cherchions depuis des années, le voleur du Scion. Nous avons d’abord pensé qu’il ne faisait que se foutre de notre gueule, mais il s’est ensuite avéré qu’il essayait de faire passer un message. La présence de votre groupe ici ne doit rien au hasard. Comme tu le sais, je suis un des organisateurs du voyage… Ma mission était simple. Vous tuer, vous, les hybrides, les résidus de ce qui était autrefois la plus grande de toute les civilisations.
Son souffle s’était fait plus bruyant, et les flammes qui s’étaient désormais répandues semblaient l’énerver.
-Vous êtes indignes de notre sang, toi et tes coéquipiers ! cria-t-il soudain. Vous n’avez que des demi pouvoirs, et ceux-ci ne s’éveillent que dans certaines conditions. Néanmoins, vous êtes les seuls hybrides à posséder des pouvoirs.
Il fit une pause et leva ses deux Black Demon vers moi.
-Et ça, continua-t-il d’un ton lent, sadique et mesuré, ce n’est pas normal… Pas normal du tout…
Son visage et ses yeux reflétaient sa folie. J’avais désormais les deux armes pointées au niveau de mon front. Les deux canons me regardaient, noirs, immuables, engins de mort et de destruction…
-Pas normal du tout… répéta-t-il dans un sifflement.
Il me jeta un dernier regard empreint de folie et tira.
Que peut-on faire lorsqu’on est aussi prêt de la mort ? Rien qui soit conscient en tout cas. Mais ce fut peut-être mon inconscient qui me sauva la vie. Un réflexe bête, un réflexe de la vie de tous les jours. Mes bras se levèrent en croix pour me protéger le visage. Je sentis une douleur aiguë au niveau du poignet et j’eus l’impression qu’on était en train de me percer un trou à l’aide d’une foreuse. Mais peut-être était-ce d’ailleurs le cas ?
Une seconde plus tard, je roulais sur sol au milieu du feu. Une douleur sans nom me parcourait le bras droit. Le moindre mouvement amplifiait cette douleur. De plus, j’étais allongé au milieu des flammes et mon corps entier en ressentait la morsure. Avec une force et une rapidité dont je ne me soupçonnais pas, je me relevai et fonçai droit vers mon adversaire. Je ne le voyais pas, caché qu’il était par la fumée et le feu, mais la connexion entre nos esprits me permettait de le localiser. Je n’entendis aucune détonation mais je sentis mon ventre s’ouvrir lorsque plusieurs balles vinrent s’y loger. Mais je ne m’arrêtai pas. J’étais guidé par quelque chose de plus puissant que la douleur : la rage de vaincre, la peur de mourir, le désir que ce qui fut ma vie ne s’arrête pas maintenant… C’est avec toute cette rage que je levai mon bras avec la forte intension de planter le couteau logé dans ma paume au milieu de la gorge de Keviouk.
Mais la lame n’atteignit jamais sa cible. Elle s’arrêta à mi-chemin, bloquée par mon adversaire qui m’avais saisis le poignet, le maintenant à distance avec force.
-Tu es fou de vouloir t’opposer à moi ! cria-t-il avec rage.
Je me sentis transporté et l’instant d’après, mon dos percutait lourdement un mur de la cabane, me coupant la respiration. Il n’en fallut pas plus à Keviouk pour m’arracher le couteau des mains et me le planter dans la poitrine
Un pistolet noir de geai calé dans chaque orbite. Je ne voyais plus rien. Limite si je percevais les contours des canons. Mais être aveugle ne m’empêcha pas de sentir la brûlure du feu qui m’entourait lorsqu’il fondit vers moi ni d’entendre le rire démoniaque de mon adversaire qui résonna dans la nuit. Puis il eut un mouvement brusque et tout devint rouge.
Oui, rouge. Mais non rouge de sang. D’ailleurs, comment aurais-je pu voir quoi que ce soit si on m’avait explosé les orbites ? C’était le rouge des flammes m’encerclant, me léchant, me brûlant. Keviouk se tenait devant moi et semblait se battre avec quelque chose d’invisible. Que s’était-il donc passé ? C’est alors que je rendis compte que la douleur avait quasiment disparu. Trop de douleur annihile la douleur. Je jetai un regard à ma plaie au niveau de la poitrine et c’est alors que je vis la chose.
Elle sortait du trou béant et se jetai sur Keviouk. Elle était noire. Noire comme la cendre, noire comme les ténèbres, noire comme mon sang… D’ailleurs, c’était mon sang. J’en étais sûr. Inexplicablement sûr. Un long filament d’hémoglobine quittait mon corps pour se jeter sur l’Atlante, essayant de lui faire lâcher ses armes. La chose s’enroulait autour de ses poignets, lui tordait les doigts et resserrait tellement fort son étreinte que les mains de Keviouk avaient virée au blanc. Et ce truc sortait de mon corps. Ce truc répugnant émanait de moi. Je regardai une nouvelle fois la substance s’échappant en continu de mon corps, puis pris ma décision. Qu’avais-je à perdre ? Rien. À part quelques litres de sang, songeais-je ironiquement.
Le couteau était tombé au sol, déraciné de ma poitrine par la puissance de mon flux sanguin. Je le ramassai, et tournai mon poignet de façon à découvrir l’artère radiale. Ce que j’allais faire était terrible. Il fallait vraiment être schizo pour tenter une chose pareille. Totalement chtarbé… Un dernier regard vers mes veines palpitantes me donnèrent le signal : le sang n’avait-il pas hâte de se délivrer, s’il s’agitait ainsi ? Je ne le ferais pas attendre plus longtemps. Je brandis la lame et l’abatis avec une rage sans égale, tranchant net toutes les veines pouvant se trouver à cet endroit.
Le sang jaillit d’un coup, m’éclaboussant, avant de se précipiter sur Keviouk. Ça avait marché. Et dire qu’une semaine plutôt, je répugnais et haïssais ce genre de chose à un point difficilement concevable… Et maintenant je les appliquais. Comme tout avait changé… Mon plan avait fonctionné. Malheureusement, je n’avais pas tout prévu. Je pensais être devenu insensible à la douleur. Mais je me trompais lourdement. Plus le sang me fuyait, plus la sensation de m’éloigner de mon corps meurtris me prenait. J’avais la sensation de devenir faible. La joie et la sensation de puissance qu’avait produit la réussite de mon « attaque » s’évanouirent en un instant. Alors qu’un sang noir continuait d’inonder l’endroit, je tombai à genoux sur le sol brûlé. La pierre incandescente me brûla à travers le jean, mais je n’y fis presque pas attention. Il fallait que je reprenne sur moi. Mais comme il me semblait être loin de l’action. Devant moi, l’hémoglobine rentrait par tous les orifices dans le corps de mon adversaire, essayant de l’étouffer de l’intérieur, s’enroulait autour de son cou et de son torse, le submergeait de partout. Une corde de sang lui lia les jambes et il tomba à la renverse, propulsant du fluide rouge de tous les côtés. Je ne pouvais supporter ce spectacle plus longtemps. Je me concentrai et essayai de contrôler au sang. C’est avec une étonnante facilité que je réussis à me plonger au cœur de l’hémoglobine. J’avais l’impression d’être rentré dans la conscience de mon sang. C’était une sensation étrange, mais tellement jouissive. « Stop ! » hurlais-je intérieurement. Je sentis que ce qui semblait être l’âme du sang hésiter, puis sa présence disparut. J’avais fermé les yeux. Je les rouvris. La douleur semblait avoir disparu. Il n’y avait plus aucune trace de la chose qui m’avait habitée, si ce n’était les litres d’hémoglobines répandus sur le sol. Je jetai un coup d’œil à ma main : le sang avait coagulé et ne coulait plus.
Keviouk était allongé sur le sol devant moi, inerte. Il avait la bouche grande ouverte et les yeux globuleux. Il était entièrement recouvert de sang. Son visage s’était crispé dans une dernière image de la souffrance qu’il avait éprouvée. Le feu, qui n’avait pas atteint le centre de la pièce entièrement constitué de pierre, était en train de brûler le toit, faisant tomber des brindilles incandescentes un peu partout. Je me relevai et respirai un bon coup. C’était finit maintenant… Quoi ? Mais qu’est-ce que je racontais ? J’étais dans une hutte en feu, un cadavre devant moi, avec le ciel me tombant sur la tête. J’étais pommé au centre de la Terre, sans vivre, sans amis, sans rien… J’étais dans une situation totalement désespérée et la fatigue commençait à nouveau à me submerger. Mais j’étais encore en vie. Et là était le plus important.
Je me mis à chercher mon sac du regard. C’était inutile. Je l’avais laissé près de la couche et cet endroit était totalement en proie aux flammes. De même, la table de pierre et la machette que j’avais laissé tomber avaient disparu. Seul restait le poignard gisant à mes pieds. Je m’en saisis, enjambait le corps de Keviouk, et passait par l’entrée béante depuis que ce dernier avait défoncé la porte. Dès que je fus dehors, le froid me submergea. M’étant habitué à la chaleur régnant près du feu, la fraîcheur de la nuit me pétrifia. Je grelottai et fis quelques pas. Je me rendis alors compte que les cabanes adjacentes à celle que je venais de quitter étaient également en feu. Celui-ci s’était aidé des plantes des allées pour passer d’une habitation à une autre. C’est alors qu’une terrible vérité m’apparut : Tout le village allait flamber.
Il n’y avait qu’une façon d’échapper à cela. Je me précipitai vers le bassin. L’eau avait recommencé à couler. Une fois arrivé au bord de l’eau, je jetai un regard en arrière. Les flammes s’étaient propagées à une vitesse impressionnante. Beaucoup trop rapidement pour qu’elles ne soient que de simples flammes… Je me retournai vers le bassin, m’accroupis et y trempai un doigt. Après la chaleur que j’avais du supporter, l’eau me sembla incroyablement glaciale. Mais je n’avais pas le choix. Gardant toujours mon couteau à la main, j’inspirai un bon coup et plongeai.
La douleur explosa. L’eau et les brûlures ne font jamais bon ménage. Mais là, mon corps carbonisé jeté dans une eau gelée se contracta d’un coup, sous l’effet de la douleur. J’émergeai et m’agrippai à la rive, essayant de contrôler les tressautements de mes membres souffrant. J’avais appris comment détruire la douleur. Aussi, j’attendis que celle-ci s’atténue. Environ une minute plus tard, mes brûlures ne me faisaient plus souffrir et l’eau me semblait bien moins froide. Désormais, la moitié de Vilcabamba était dévorée par le feu. Lui qui avait mis si longtemps à sortir du cercle de la cabane s’était étendu avec une rapidité terrifiante. J’essayai de rassembler mes souvenirs. Keviouk avait parlé de la similitude entre TR1 et la réalité. Mais qu’avait-il dit ? Enfin, la phrase me revint. « Nous avons d’abord pensé qu’il ne faisait que se foutre de notre gueule, mais il s’est ensuite avéré qu’il essayait de faire passer un message ». Je n’avais presque jamais joué à TR1, mais j’avais terminé TRA. Et dans ce dernier, le bassin de Vilcabamba recelait un passage. Il devait en être de même pour TR1. Sans doute étais-je devenu fou. Aussi, j’inspirai de nouveau un bout coup et je replongeai.
Je descendis à pic, la tête la première. À intervals réguliers, je m’habituai à la pression grâce à manœuvre de Valsalva, consistant à se pincer le nez et à souffler progressivement bouche fermée. Malheureusement, je n’avais jamais plongé ainsi, et les effets de mon incompétence commencèrent à se faire sentir. Je fus pris de vertige et commençai à m’agiter. Je voulus m’aider de la paroi pour remonter, mais mon bras traversa le mur. Une seconde plus tard, celui-ci m’apparut un mètre plus loin. Je m’en approchai mais rencontrai de nouveau du vide. J’avais perdu tout repère spatial.
Et comme si les difficultés n’étaient pas assez nombreuses, l’air me manquait. Je voyais flou, je ne sentais plus mes membres. Je voulus remonter à la surface, mais je ne fis que percuter le sol. À moins que ce ne fut qu’un mur ? J’étais complètement perdu. Je suffoquai. Dans une dernière tentative, je voulus poser mon pied au sol pour prendre une impulsion. Mais mon pied ne s’arrêta pas. Il traversa la surface avant de retomber lourdement dans l’eau. J’eus toutes les peines du monde à me concentrer. Le besoin pressant d’air frais, la vision troublée et la douleur qui explosait dans mon crâne à la suite de tout cela ne devait pas me distraire. Enfin, pensant savoir où j’allais, je fis une brasse et ma tête creva la surface.
L’air pur envahit mes poumons, rafraîchissant mon corps, éclaircissent mes pensées, me revigorant. Je repérai la berge et m’en approchai. C’est alors que je remarquai que je n’étais plus au même endroit. J’étais dans une caverne parfaitement fermée d’environ dix mètres carrés. Le bassin faisait l’angle avec le mur. Je me hissai sur la berge et roulai au sol, épuisé. J’étais harassé, KO. L’endroit était confortable et me semblait sûr. Une douce mélancolie s’empara de mon esprit, le rendant lent. Je ne pouvais résister plus longtemps. Le sommeil m’appelait. Mes paupières se firent lourdes et tout devint noir.
« Ne jamais sous-estimer ses adversaires… J’aurais du faire plus attention aux règles Atlantes. Il avait bien faillit me tuer. Mais heureusement, ce crétin n’avait pas jugé utile d’observer de plus près mon corps inerte. Dans la cabane, j’avais fait de mon mieux pour retenir le feu. Mais une fois mis hors d’état de nuire, son contrôle m’avait échappé et il avait entièrement détruit la cité, désormais réduite en cendre. J’étais faible, désormais. Il me faudrait du temps avant de redevenir moi-même. Et les autres risquaient de se barrer le temps que je me repose. Autrement dit, ils risquaient de m’échapper. J’allais donc devoir faire appel à mon second. Il était jeune, mais ses pouvoirs étaient puissants. Très puissants. Pour un hybride du moins. Je l’avais déjà contacté. Il ne devait plus être loin.
Enfin, après quelques minutes d’attente, il apparut. L’obscurité m’empêchait de voir son visage, mais je savais que c’était bien lui. À ses côtés se trouvait un animal que je ne daignai même pas regarder.
-J’ai une mission à te confier, dis-je avec calme.
Je lui tendis un de mes deux Black Demon.
-Tous ? me demanda-t-il d’une voix grave.
-Tous sauf un. J’ai une vengeance personnelle à régler avec cet enfoiré.
-Qui est-il ?
Je me détournai et me mis à marcher nerveusement, pensant aux souffrances que je lui ferais subir lorsque je l’aurais retrouvé.
-Gag_Jak.
J’avais prononcé ce mot avec tous le mépris dont j’étais capable.
-Je m’occuperais de lui, continuais-je. Retourne près des autres. Tu as été leur allié, ils ne te soupçonneront donc pas. Est-ce clair ?
-Oui.
Je m’approchai de lui et pus ainsi le dévisager. D’une tête de plus que moi, les cheveux courts rabattus sur le devant de la tête, le visage affichant un air niais, le corps ponctué de trous, il était taillé pour cette mission.
-Parfait. »
Je me réveillais en sursaut. Je me savais en sécurité mais néanmoins, un frisson glacé me parcourut l’échine et mon cœur se mit à battre plus fort que jamais. Car ce jeune homme au service de Keviouk, je l’avais reconnu. Ce jeune homme, c’était Flo.
Ouaaaah !! !
la chap ! Venez tous
!! !!
Alors, alors, alors... je commence par le commencement... ![]()
Le début de ton chapitre est beaucoup trop rapide. On passe d´un évanouissement au réveil à l´intérieur de quelqu´un d´autre... c´est à rien n´y comprendre... mais je suis sûre que tout le monde à compris. Enfin... comme je le dis, c´est beaucoup trop rapide. Même quand gag s´évanouit, on passe tout de suite à autre chose... le suspens des précédents chapitres ne réside plus
dommage. Vraiment... le suspens qui te fait bien baver jusqu´au bout, celui qui te retiens le souffle... et bien, il a disparu... là, je peux dire que j´avais l´impression de faire un sprint... trop rapide. Il manque des choses complétant les passages...
Par exemple : "Je n’en avais pas la moindre idée… J’eus un dernier renvoi sanguin, puis ma vue se troubla définitivement et tout devint noir.
J’ouvris les yeux. Étais-je mort ? Je n’en savais strictement rien…"
Entre les deux, il faudrait un truc du genre : "Je flottais entre rêves et cauchemars... je ne voyais rien, et pourtant des centaines d´images défilaient devant moi..."
Tu vois sans doute ce que je veux dire... un temps de pause, qui nous fasse reprendre notre souffle, quoi... ^^ quelques répétitions, mais rien de très grave... ![]()
Ensuite, la passage avec Keviouk... interessant, on commence à comprendre certaines choses, mais il y a une sorte de fossé entre les chapitres précédents et celui-ci... un peu dommage...
Puis, la fin...
ma partie préférée...
ce n´est qu´après les dernières pensées de gag qu´on s´autorise à respirer, j´ai l´impression... j´ai eu la sensation d´avoir retenu mon souffle pendant toute la lecture du chap... et j´ai respiré vers la fin, ou le suspens se rétablit, et où tout commence enfin à se calmer...
Mais j´ai beaucoup aimé ce chap...
(fais juste attention au rapport avec les précédent
)
P.S : si tu n´as pas reçu de mail pour les critiques, je poste ici, ok ? ^^
Comment pouvez vous être absents par un exploit pareil... ? ![]()
Allez, il faut se bouger !!
Venez nombreux ! VGM a posté son chapitre ! ![]()
Trois partie, tu n´as toujours pas égalisé mon record

Allez, je m´empresse de lire ![]()