Hello tout le monde 
Bon, bah je m´essaye à une fic, disons, spéciale 
J´espère que vous apprécierez.
Bonne lecture à tous !
Chapitre I : Le Pérou :
Mon nom ? Jonathan, alias Fear77. Je fréquentais les forum Tomb Raider depuis un bon bout de temps déjà lorsque j’ai été invité à ce voyage, dont le but était de passer de sympathiques vacances entre membres du forum. Le voyage avait été organisé par VGM, Elli et Keviouk. La destination choisie était le Pérou. C’est pourquoi je me trouvais actuellement dans un avion à destination de Lima, capitale péruvienne. Je sentais que j’allais passer de bons moments, mais malgré cela, je ressentais une certaine appréhension à l’idée de rencontrer tous ces gens que je n’avais jamais vu, et dont je connaissais à peine le prénom pour certains. Et puis, il y avait eu ce mail… Au début, j’avais cru à un canular, mais il était revenu sans cesse, chaque jour, chaque heure. Dès que je le supprimais, je le recevais de nouveau deux minutes plus tard. L’expéditeur était « inconnu » ; je ne pouvais donc savoir d’où venait ce mail. Tout ce que je savais, c’était qu’il avait réussi à bien me faire angoisser…
Après six heures de vol, l’avion atterrit à Lama. A la sortie de l’appareil, je fût immédiatement assailli par la chaleur épouvantable qui régnait dans l’aéroport. Je n’étais pas habitué aux chaleurs tropicales. Et pour cause, c’était la première fois que je quittais l’Europe.
Après avoir récupéré mon sac et quitté le terminal, je sortis enfin à l’air libre. Dehors, le ciel était bleu, sans aucun nuage. Je me sentis revigoré, et toutes les appréhensions disparurent d’un coup. Je sortis un bout de papier de ma poche sur lequel était griffonnée l’adresse du lieu de rendez-vous : « Calcutta Bar ». En relisant ce nom pour la deuxième fois, un frisson me parcourut l’échine, sans que je comprenne pourquoi.
Je n’eût aucun mal à trouver le bâtiment que je cherchais, celui-ci étant adjacent à l’aéroport. J’entrais. L’intérieur était étrangement propre et bien rangé. Mais ce qui frappait le plus, c’était le silence pesant qui y régnait. Un seul homme occupait la pièce. Il devait avoir une vingtaine d’année, et paraissait vif et intelligent. Il avait l’air bien plus européen que péruvien. Il sirotait un liquide douteux, accoudé au bar. Il me regarda entrer, puis me fixa avec des yeux de rapace.
-T’es pas d’ici, lança-t-il dans un parfait français.
J’en fût déstabilisé et ne su que répondre.
-En effet, finis-je par articuler.
Il me regarda de nouveau fixement, comme un aigle fixerait sa proie du ciel avant de s’abattre sur elle.
-Tu es Fear77, n’est-ce pas ? siffla-t-il.
-Comment… ?
-Pas dur à deviner, repris-t-il d’un air hautain. Mais restons-en là. Moi c’est Busard. Enchanté.
Il se leva et vint me serrer la main. J’étais bouleversé. Busard était passé d’un air sournois à un air supérieur, puis à un air sympathique en moins de vingt secondes ! De plus, je me trouvais devant Busard, le légendaire pessimiste. Je grommelais un bref « enchanté » puis allais m’asseoir sur un tabouret face au bar.
-Où sont-les autres ? demandais-je.
-Pas encore là, répondit-il comme si je ne l’avais pas remarqué.
Décidément, j’avais un étrange spécimen face à moi… Un silence pesant s’installa.
-Que penses-tu de cette expédition ? lâcha soudain Busard.
-Expédition ? Comment ça ?
-Fear, ne me dit pas que tu crois encore que ce voyage sera une balade de santé.
-Hein ? Mais de quoi… ?
-« Tu as été choisi pour faire revivre notre race. Du Pérou à l’Atlantide, tu ne connaîtras pas le repos. Souviens-toi : tu ne peux échapper à ton destin, nul homme ne le peut… ». Ça te dit quelque chose ?
-D’un coup, je fût pétrifié. Une angoisse sans nom s’empara de moi. Ce paragraphe, je l’aurais reconnu entre mille : il composait les mails que j’avais reçu avant mon départ. Voyant mon air ahuris, Busard continua :
-Toi aussi tu les as reçus, n’est-ce pas ? La façon dont les phrases sont formulées ne te rappelle pas quelque chose.
Bien sûr que ce style d’écriture me rappelait quelque chose. Mais je ne pouvais me résoudre à lâcher le morceau. VGM n’aurait jamais fait ça...
-Tu refuse d’y croire ? Moi j’en suis sûr à 200%. C’est une énigme comme les fait VGM. Et cette énigme, je l’ai résolu…
-Ta gueule ! lançais-je tout d’un coup en me levant. VGM n’aurait jamais fait ça ! Et puis merde, je suis venu ici en vacances, ne viens pas tout gâcher avec tes conneries !
Je sortis de la pièce en claquant la porte, laissant Busard seul avec ses idées noires. Une partie de moi me soufflait qu’il n’avait pas entièrement tort. Mais je refusais d’y croire. Finalement, je chassais ces suppositions de mon esprit pour me demander où étaient passés les autres forumers.
Leur avion atterrit cinq minutes plus tard. Bizarrement, il était tous regroupés dans un seul appareil. Je reconnus Elli, en grande conversation avec Linoa. J’aperçus aussi Slezovic, qui parlait avec quelqu’un que je n’avais jamais vu. Je cherchais VGM du regard. Enfin, je le vis. Un frisson me parcourut l’échine lorsque je le vis se diriger vers moi. Il était accompagné d’un mec qui devait avoir à peu près son âge, et qui ressemblait trait pour trait à Harry Potter.
Je vous passe la rencontre et les présentations, qui se passèrent dans une ambiance joyeuse et amicale. « Harry Potter » se nommait en fait Gaëtan, alias Gag_Jak. Il était soi-disant une bonne connaissance de VGM, et passait de temps en temps sur le forum. Finalement, tout le monde se rendit au « Calcutta Bar ». La rencontre des forumers avec Busard fût plutôt sobre. Bizarrement, il ne dit rien à VGM lorsque celui-ci vint lui serrer brièvement la main. Un serveur mystérieusement apparût nous demanda si on voulait quelque chose. Keviouk paya une tournée générale. L’ambiance générale était aux festivités. Finalement, ces vacances s’annonçaient bien mieux que prévues…
Il était 10 heures. La journée débutait à peine. L’ambiance était déjà excellente. Mais il semblait que VGM ait organisé une excursion en montagne, dans un des endroits les plus beaux de la région. Un guide vint nous chercher. Il portait un large chapeau mexicain et une tunique inca. Un fusil d’assez gros calibre était attaché dans son dos. Il semblait connaître parfaitement la région. C’est dans une bonne ambiance générale que le groupe se mit en marche.
J’étais comme ivre. C’était une sensation étrange, à la fois plaisante et déplaisante. Je me trouvais au milieu d’un groupe de gens que je ne connaissais « réellement » que depuis quelques heures à peine, et à qui je parlais comme s’ils étaient des amis de longue date. Le guide avait un air assez sobre, qui lui donnait une certaine ressemblance avec Busard. Nous arrivâmes bientôt à l’hôtel qui nous servirait de logement durant cette semaine de vacances.
Après avoir laissé nos bagages à la consigne de l’hôtel, nous nous tournâmes de nouveau vers le guide. Celui-ci nous emmena vers la montagne. L’ambiance était comme le temps : au beau fixe. La randonnée s’annonçait sympa, même si cette idée ne devait pas plaire à tout le monde.
Nous marchions depuis une heure déjà et les premiers signes de fatigue commençaient à apparaître lorsque le guide annonça :
-Nous y voilà ! Regardez autour de vous : les collines et les montagnes ont toutes le même relief et la même végétation. Sans moi, vous seriez condamner à errer jusqu’à la mort dans ces vallées sans fond. Mais cela n’arrivera pas de toute façon. Votre voyage s’arrête ici.
Tout d’un coup, j’eus un mauvais pressentiment.
-Comment ça ? répondis-je, surpris.
Il eût un sourire sadique et dégaina son fusil en le pointant vers moi. Aussitôt, une vague de terreur me submergea.
-A terre !! ! gueula-t-il.
J’étais pétrifié. Plus personne ne parlait. Apparemment, aucun de mes camarades n’avait bougé car le guide repris :
-A genoux et les mains sur la tête !! ! Celui qui ne s’exécute pas, je lui explose la cervelle !
A une vitesse impressionnante, il chargea son arme et tira en l’air. La réaction fût immédiate. Tout le monde se jeta à terre, les mains par dessus la tête. Je fût le seul crétin à ne pas bouger. D’ailleurs, je ne pouvais pas bouger. J’étais entièrement bloqué. Enfin, mon cerveau m’envoya une information : « Fuis, sauve ta peau ! ». Tout mon organisme se débloqua d’un coup. Je me mis à courir comme un dératé, ne sachant même pas où j’allais. Le problème, c’est que je fonçais droit sur le guide. Je m’en rendis compte trop tard. Je le vis charger son arme. Je ne compris pas le danger mais mon corps, lui, le compris. Je me jetais à terre involontairement, chopant les jambes de mon agresseur au passage. J’entendit une détonation et je sentis le projectile me frôler le cuir chevelu. A partir de ce moment, le mode « peur » laissa place au mode « fureur ». Je tirais violemment les jambes du guide vers moi. Celui-ci, déséquilibré, tomba sur l’arrière. Je me jetais aussitôt sur lui, l’assenant de coups de poing et gueulant quelque chose genre « Crève bâtard ! je vais t’exploser ta petite face de con ! ». Il me fallut une minute pour me calmer et me rendre compte que mes efforts étaient inutiles. Mon adversaire, en trébuchant, s’était heurté la tête contre un rocher coupant. Il avait l’arrière du crâne entièrement défoncé. Je me relevais, contemplant mon crime avec des yeux fous. Je n’arrivais pas à croire que je venais de commettre un meurtre. C’est à ce moment que je compris que Busard n’avait en effet pas tort : ce voyage ne serait sûrement pas une balade de santé…