C´EST LE SUD-EST QU´ON ASSASSINE !
Chronique du 15 août 2001
"Après Nice et Toulon, il ne manquait plus que Grenoble.
Voilà c´est fait.
Les Isérois, encore finaliste voici sept ans et demi-finalistes il y en a deux, se retrouvent rétrogradés sur le tapis vert en Nationale, après avoir eu la douleur préalable de tomber sportivement en Deuxième division.
Certes il nous sera facile de tirer sur le Sud-ouest, de même qu´il nous serait possible de conduire une croisade vers ce pays Cathare, cette Occitanie arrogante qui semble s´arroger le droit de vie et de mort sur notre pauvre rugby de Provence et des Alpes. Et encore, si les Varois et les Isérois avaient été, un jour, capables de s´entendre. Mais non, leur seul dialogue, de toute éternité, se traduisit par des tête-à-tête monstrueux et fatals en mêlée et des grands coups de pointus dans les tempes. C´est ce que nous appelons, par une étymologie pour le moins hasardeuse, avoir du tempérament.
Alors à la belle époque, nous fustigions le potentat fédéral, Albert Ferrasse et sa basse-cour de valets en pardessus. Nous prétendions qu´ils écrasaient déjà leurs gros cigares sur nos pauvres têtes transformées en cendriers et jetaient leurs os de confit de canard en prenant nos clubs pour des poubelles.
Mais il n´y a plus de Fédé ou, en tout cas, elle n´a plus directement pouvoir de vice et de mort sur nous. C´est la Ligue qui s´en charge. Or, cela nous semble d´autant plus extravagant que ses membres sont désormais des dirigeants de clubs et que tous jurent qu´ils ont besoin du sud-est, et de Toulon en particulier, pour crédibiliser le championnat et son ancrage national. Serge Blanco lui-même a-t-il jamais été avare de déclarations admiratives sur notre compte, celui des vertus " Rouge et Noire ", de Mayol et de son public ?
Pourtant son bilan est bien plus accablant que celui de la FFR . d´Antin !
Le RCT fut expédié en D.2 par sa DNACG pour quelques retards de pièces justificatives, alors qu´Agen trois mois plus tard découvrait un déficit bien pire, un trou énorme, que dis - je, un précipice.
Et cette saison, des clubs comme Brive, Narbonne et Pau, peut-être même Bègles, le Racing et d´autres, ne seraient, dit-on, pas en bien meilleur état.
C´est quand même une drôle de coïncidence que Nice, Toulon, Grenoble, Istres et Nîmes soient seuls jugés irrécupérables, tandis que partout ailleurs, c´est-à-dire loin de la Méditerranée et des Alpes, les autres clubs seraient, effectivement, nettement plus sains ou sur le point de le redevenir !
Une chose est néanmoins sûre.
Si le RCT avait été capable de garder ses Dominici, Mignoni, Curnier, Emmanuelli, Delmotte et quelques dizaines d´autres, il ne souffrirait pas d´une telle carence humaine et ne serait pas contraint d´investir dans une main d´oeuvre incertaine.
En attendant, il ne reste plus dans le coin, que Bourgoin qui tienne encore debout. Un équilibre bien fragile qui nous nous laisse à penser que les camarades de Tordo prennent quelques risques à nous fréquenter encore assidûment, même pour de simples matches amicaux.
Car, il faut le croire, nous sommes terriblement contagieux !"
chronique tiré du nouvo site officiel du rct :
http://perso.infonie.fr/rctoulon
@+++ et réagissez !!! moi je suis a 100\% d´accord !!