LE BUT N´EST PAS LA § !
Chronique du 04 septembre 2001 tiré du site officiel du RCT (http://perso.infonie.fr/rctoulon)
"Il se trouve que je connais bien le jeune Nicolas Larrue. Et son infortune certaine en finale, suivi d´une disgrâce certaine à l´heure de reconstituer une équipe, avait procuré chez moi, va-t-en voir pourquoi ? Une gêne on ne peut plus certaine. Sans doute une histoire de gènes.
"Ah si seulement on avait pu garder notre buteur jusqu´au bout, nous n´aurions pas perdu la finale contre Montauban !" s´exclamaient les responsables du club, pour une fois en osmose avec une bonne partie des supporters du RCT. En oubliant bien vite que le jeune incriminé avait été le buteur de jours heureuxà Montpellier, Aubenas et contre Bayonne sous le déluge. Du coup il fallait bien vite reléguer ce renégat au rayon des souvenirs enfouis. Et qu´il fut un demi de mêlée capable d´accélérer le jeu comme aucun autre, avec un joli coup d´oeil et un beau pied gauche, ne comptait plus, y compris aux yeux de ceux qui ne juraient que par lui, quelques semaines auparavant.
Il se trouve que je connais bien, aussi, le moins jeune Sébastien Bégnis. Et son infortune certaine samedi, pour l´ouverture du championnat au Racing, me procura une pareille gêne. Parce qu´il ne s´en fallait pas de beaucoup pour que l´on fasse encore un procès en sorcellerie à cet enfant de Toulon. En oubliant qu´il avait tenu le RCT à bout de pieds au moment où rien ne tournait en début de saison dernière. Qu´à la mêlée ou à l´ouverture, le "Seb" en question avait offert son corps au service des plus grands défis passés. Il s´en fallait de bien peu pour que dans la ville, mais aussi beaucoup plus près, aux alentours de Siccardi et Mayol, les grands techniciens s´enflamment en réclamant aussitôt la tête du pied fautif. Comme si une transformation ratée, même facile, pouvait constituer ne serait-ce que l´esquisse du commencement d´un début d´explication
de la débandade toulonnaise à Paris.
Et demain, si Laurent Saliès, dans un mauvais jour, victime du stress ou d´une crampe, se manque à son tour (comme cela lui est arrivé à Perpignan voici quelques années), on ne tardera pas à appeler Warren Burton, pour lui demander ce qu´il fait à Tarbes et s´il n´a pas besoin d´un peu de soleil pour son teint ?
A travers cette juxtaposition de coups -de pieds- tordus, il me semblait opportunément important de rappeler à tout le monde, y compris aux fins stratèges, qu´un match ne se mérite jamais sur une pénalité en coin ou un coup de pied tombé d´on ne sait où ? Pour excellent buteur qu´il soit, le sympathique néo-zélandais installé à Tarbes, n´a pas toujours tiré le RCT de tous les mauvais pas et il n´empêcha pas, tout dernièrement, Brive de plonger en D2 !
On peut certes perdre un match sur un coup du sort du genre montalbanais ou parisien, mais on ne le gagne jamais qu´en rentrant sur le terrain avec les "coullions pleins " comme le déclame parfois le poète hyèrois André Véran; avec un vrai référentiel toulonnais, avec l´ âme des conquérants et des armes de combattants.
Un match comme celui perdu à Charléty aurait justifié que les vaincus s´en reviennent aux vestiaires avec des larmes grosses comme le poing. Or, c´est tout juste si nous avons perçu dans les regards, l´esquisse d´une contrition, du moindre sentiment de responsabilité. Reste que le RCT et son équipe amputée jouit, comme de juste et comme toute autre, du droit à l´erreur. Mais partie comme tel, elle n´en aura pas d´autres.
Désormais, tout ce qui nous attend, en cas de récidive, c´est un droit à l´horreur !
Nous nous y sommes peut-être familiarisés. Mais comprenons bien qu´un jour ou l´autre, tout ce gâchis accumulé finira par nous enterrer pour de bon".
finalement c vrai que quand on y réfléchi bien faut pas lui en vouloir a notre buteur !!! il a bocou + fait notre bonheur que notre malheur !!!
@+++ et ok pour les noms de stade, merci.