Mais ce n´était que le début du combat, car il a fallu résister à l´environnement pour arriver à se rencontrer et à se perpétuer.
C´est là que le concept darwinien prend tout son sens. Seuls les cellules puis les amibes puis les microorganismes ayant eu la capacité de s´adapter à un environnement changeant ( la journée était brûlante et la nuit glaciale, et il n´y avait pas encore d´atmosphère qui est née du dégazage des premiers volcans lorsque la croûte terrestre s´est formée puis a craquelé en se refroidissant) ont peu survivre.
Aujourd´hui on visite un parc, une forêt, et l´on foule aux pieds un monde d´une diversité extraordinaire. Sans se douter qu´il a fallu environ 4,5 milliards d´années pour que se révèle cette richesse.
Alors que dire de l´Homme?
Il est apparu très tard à cette échelle du temps, si on prend comme échelle 1 an pour le début de la vie jusqu´à l´homme, il apparaît le 31 décembre 1 heure avant minuit.
L´Homme n´est en rien différent des autres animaux, son matériel génétique est quasiment le même que celui d´un cochon ou d´un grand singe, il est donc hautement probable qu´il est fils de la nature.
Comme toutes les autres espèces dotées de la capacité de se mouvoir, donc aussi de se rencontrer et aussi de se reproduire.
La nature en plus a inclus ( hasard total) que cette hélice s´ouvre et accepte des parties d´autre autre hélice qui s´ouvre en même temps. Ce qui est fondamental. Car cela permet la diversité. Sinon chaque être ne serait que le clone de lui-même et les apports extérieurs seraient impossibles.
L´Homme n´est pas seul, il partage cette planète avec plein de congénères, et il est loin d´être le seul à réfléchir et à savoir s´abstraire dans la réflexion ou la contemplation.
Par contre, il a la chance ( que les grands singes partagent sûrement avec nous, les bonobos en premier) de se voir lui-même dans son environnement et donc il peut s´en abstraire et par la réflexion prendre le recul nécessaire et ses choix qui au début étaient exclusivement liés à la recherche de nourriture et à la recherche d´abris et de moyens de se protéger contre le froid et la chaleur sont devenus d´un autre ordre.
Pour moi la question de la vie c´est d´abord l´intime conviction que nous ne sommes pas seuls sur cette planète, qu´elle doit garder un équilibre que nous ne connaissons pas mais qu´elle a fini par forger au bout de ces 4.5 milliards d´années.
Et mon premier émerveillement c´est d´abord la nature.
Ensuite je me rends compte que mon environnement est agréable, je supporte assez bien la chaleur et je sais m´adapter au froid.
En fait, c´est qu´on a une chance ( encore un peu d´astrophysique) d´être assez proche d´une étoile ( le Soleil), mais ni trop proche sinon l´eau sur terre serait volatilisée depuis longtemps comme c´est le cas sur les autres planètes, ni trop éloigné sinon la vie n´aurait jamais pu apparaître ( la glace interdit tout mouvement).
Autre phénomène à l´échelle de la terre: son orbite est incliné par rapport au plan de l´écliptique du soleil, cela permet les saisons, l´alternance de périodes froides et chaudes, la mousson et les grands phénomènes météorologiques tels le Gulf Steam par ex. qui permet d´avoir des zones de poisson extrêmement abondantes.
Alors en tant qu´être humain, je me dis qu´en plus on a de la chance.
La chance de pouvoir se mouvoir, arrivé si tard sur cette planète, avec tant d´atouts en main, alors je me dis qu´il faut que je fasse tout de mon côté pour que cela continue et que toute cette longue gestation ne finisse pas en queue de poisson.
Voilà les principes fondamentaux qui au fond de moi impriment toutes mes décisions:
- un respect éminent pour la vie
- la richesse et la diversité totalement indissociables
- la chance de pouvoir se voir dans notre propre environnement
- la chance d´avoir un cerveau et de se dire qu´il faut en tirer correctement parti
Après cela sous-tend tous mes actes, c´est vraiment le fondement de tout ce que je fais.