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...................!!!

Gui-Zhang
Gui-Zhang
Niveau 9
06 mars 2001 à 22:32:02

Je m´assois.
Mon doigt effleure la console et s´arrète.D´une simple pression je sens la vie affluée en elle.L´écran s´allume et les images se forment.Le logo à la spirale se dessine.Ca y´est, ça va commencer.Je prends les commandes et choisis mon fichier, j´appuie sur"A".
J´ouvre les yeux et je vois ma chambre, au dessus de mon lit est suspendu mon kimono.Il faudrait que je songe à voir Fuku-san.
Je sors, prends l´enveloppe, et mets mes chaussures.
Ah, qu´il est bon de courir à Yokosuka.J´entends le jean frotter et je sens le lourd blouson de cuir peser sur mes épaules.
Je vois les passants, ils me saluent, tous ici me connaissent.
J´avance dans le quartier de Dobuita, je croise Tom, ce bon vieux Tom.
Je continue lorsque une voix d´une extrême douceur me parvient, je me retourne et j´aperçois son visage si jeune, si beau.La gaité l´habite.
J´engage la conversation, elle semble me témoigner un certain intérèt.Gené, tout en la saluant je m´éloigne.C´est ça Shenmue.
Une sorte d´échapatoire ludique où je m´évade, où ma vie prend un sens, comme une quête presque.
Une réelle échapée cassant la routine de cette vie réelle, trop réelle même.
Ici, chacun se sent important, a l´impression d´éxecuter une tâche importante, chacun prend son rôle très à coeur.Chacun s´immisce dans cette existance si loin du vieux continent.Si certains croient en la réincarnation, qu´il se rassurent; elle existe de façon ludique certes, mais elle existe et Shenmue en est la preuve.
Voilà ce que représente Shenmue, à mes yeux.
En est-il de même pour vous?

Gui-Zhang
Gui-Zhang
Niveau 9
07 mars 2001 à 14:11:54

Vous m´en voyez très flatté, môssieur!
Nan, sans dec´, merci Nico69.
Quand aux autres allez!Lâchez vous, Laissez libre cours à votre imagination, décrivez Shenmue comme jamais!

Gui-Zhang
Gui-Zhang
Niveau 9
07 mars 2001 à 18:35:07

Ouais, bonne idée, Nico!!
Allez:concours des plus belles strophes sur Shenmue!!
Montrez nous que les joueurs de Shenmue ne sont pas des gros bourrins au quotient intellectuel nul, écrivez nous de beaux paragraphes sur ce jeu si sensible.

Gui-Zhang
Gui-Zhang
Niveau 9
08 mars 2001 à 20:58:37

AAAAAAHHHH!!!Enfin un qui daigne répondre à ce sujet et qui se mouille, merci à Saroumane et bravo, belle prestation!
Bon maintenant, vu que personne n´a l´air de s´interesser à ce que Saroumane et moi nous employons de faire, je vais renvoyer la balle:
12H00.Lunch time, eh!
La matinée a été rude et la routine s´est finalement installée.
Assis sur cette poutrelle, chacun se restaure.Aucun n´ose briser ce moment de silence où la serennité nous gagne.
Je regarde le ciel azur où les oiseaux se mèlent.La faible brise vient caresser mon visage, et je ferme les yeux.Je sens chauffer ma peau sous le soleil, déjà haut.
Quelques instants plus tard, je les ouvre de nouveau et ma vue se brouille.
Alors que les images se confirment, je scrute l´horizon... qui m´appelle.
A ma droite se trouve Mark, je l´observe, il m´adresse un sourire complice.
Je me lève et marche un peu lorsque la voix d´Eri m´interpelle.Je me retourne mais mon attention se porte sur Nozomi.
Ses cheveux noirs ondulent dans le vent et son regard timide me frôle.
Je sens la tristesse la submerger quand elle me dit partir à l´étranger.
La séance de photos s´enclenche et le bonheur réapparait, illuminant son visage.
Elle m´embrasse, tendrement, la photo dans sa main gauche, et repart aussitôt en courant.
Peu à peu, sa silhouette s´estompe et j´entends l´alarme retentir.
14H00.Time to work.

A ton tour Saroumane!!!

Gui-Zhang
Gui-Zhang
Niveau 9
09 mars 2001 à 12:14:11

Ouh la la!!!Ca se corse!Au fait, merci de ton soutien Nico, c´est cool!!
Bon Saroumane, où en étions nous?Ah oui!J´me lance:
"Les dessins que je nourris sont noirs et la haine qui germe en moi m´effraie.Une seule fixation: assouvir ce désir de vengeance qui m´obsède.
Son visage si froid, si sombre me harcèle.Les nuits sont hantées de son image et l´obsession me dévore peu à peu.
Son regard, acié, me glace et me fige.
Chaque nuit le même rêve où je revois cette scéne, si tragique.
Les deux hommes s´observent en silence.
La mort rôde.
Je le revois tomber sous la violence du coup porté.
Et je me souviens encore de ses dernières paroles.
L´équilibre naturel est rompu et lourdes seront les conséquences.
Dehors, l´orage déchire les cieux, et les nuages, noirs, se bousculent.La pluie tombe sur le sol et me berce.Lentement je m´endors.
Je me réveille, encore suant de cette nuit agitée.Je me lève et sors.
La pluie me surprend et je lève les yeux au ciel, gris, bas.
Dés lors, tout comme le ciel, mes pensées se voilent.Je sais à présent ce et pourquoi j´avance; ce qui m´anime, ce qui me pousse:Un sentiment de haine et de violence.
J´ai peur."

Ca y´est à toi Saroumane!!!
Oh!Les autre vous pouvez vous y mettre aussi!!!!

Gui-Zhang
Gui-Zhang
Niveau 9
09 mars 2001 à 17:10:25

AAAAAhhhh!!
J´ai fait une erreur, j´ai écrit "dessins´ au lieu de "desseins".Du coup ça veut plus rien dire.
Bon, Saroumane, j´attends!!!!

cid20
cid20
Niveau 10
10 mars 2001 à 11:39:15

ouias tu fou quoi

Gui-Zhang
Gui-Zhang
Niveau 9
10 mars 2001 à 16:48:41

C´est bon sophie, je viens et tel un virtuose j´impose ma prose:
"Le jour se lève sur un avenir nouveau et je m´éveille avec lui.Doucement je me relève et la tête dans les deux mains, je pense, en silence.
Je me remémore les évènements derniers et mes yeux s´embuent de larmes, que j´essuie prèstement.
Par la fenêtre, je regarde l´immensité bleue et l´astre solaire qui s´y situe, je me redresse et je sors.
Dehors, les oiseaux volent et chantent, insouciants du bonheur omniprésent.
Le sac sur les épaules, je me presse.Une ultime fois j´embrasse la ville avec déjà cette nostalgie qui naît en moi.
Arrivée au port, les adieux passés je m´avance sur la passerelle et à mi-chemin je m´arrète.Je sens le vent qui souffle, je ferme les yeux puis je la regarde, tristement, sous la lumière ivoire de la Lune, qui nous observe.
Dés lors, je comprends, mes sentiments se libèrent enfin et mon amour jaillit, mais je sais qu´il est maintenant trop tard ; je vois ses larmes qui ruissèlent sur ses joues et qui luisent dans la faible lumière de la nuit.Je la quitte enfin, à jamais et je pars sans me retourner.A mon tour je sens les larmes, chaudes, qui pèrlent le long de mon visage.
Le signal du départ retentit et me tire de mes tristes pensées.Je m´assieds sur le pont et je regarde Yokosuka qui s´éloigne peu à peu.Doucement je détourne les yeux.Je contemple l´océan et mon esprit s´y perd..."

A toi de jouer Saroumane!!!
Et les autres, quand on est pas là, soyez sympas, balancez un ou deux messages, histoire que le sujet ne retombe pas trop!!!

Gui-Zhang
Gui-Zhang
Niveau 9
11 mars 2001 à 16:27:34

Hi, bro´!
Ouh la, oui! C´était une sacrée grosse erreur, ça!!! Mais bon, c´est pas grave mec!
Il est dur à garder au top ce sujet, Saroumane. A croire que personne ne veut faire comme nous. Comme c´est dommage, tu ne crois pas? Enfin que peut on y faire, on va pas les forcer quand même???!! Mais bon ç´aurait été sympa si tout le monde avait joué le jeu, parceque mine de rien y´en a de belles phrases, enfin... ( soupir ).
Bon, je parle, je parle et en attendant y´a rien qui vient:

"Mes pieds foulent l´herbe verte et grasse de la forêt. Plus j´avance, plus ce sentiment de serennité et de bonheur m´envahit. Confiant, je me laisse guider par sa main de velours.
Autour de nous, les arbres nous protègent et je vois la lumière du soleil perçant difficilement leur feuillage conférant ainsi une ambiance étrange, surnaturelle.
Le silence nous englobe, quelquefois ponctué de cris d´oiseaux au loin. Et je la regarde, heureuse, naïve, si belle, partie intégrante du paysage et de sa pureté. Dans ses yeux, brille l´éclat d´innocence qui lui est si propre.
Lentement, plus profondément, nous nous enfonçons dans la forêt, insouciants.
Lorsque nous arrivons je me fige, mystifié par la beauté du lieu.
Au centre de la clairière se trouve un gourre d´eau claire alimenté par la cascade qui le surplombe. Tout aux alentours, un tapis de fleurs se répand aux teintes chatoyantes et multicolores. Quelques rochers, polies par l´érosion, dorment au soleil.
J´entends son rire, voyant mon étonnement, qui me soustrait à mes songes contemplatifs. Puis sans rien dire, elle s´avance et s´allonge près de moi. Doucement, je fais de même et je sens l´herbe fraîche sur ma nuque, je tourne la tête et je plonge dans son regard mystèrieux. Curieusement, je me surprends à prendre sa main dans la mienne et je m´endors sous le soleil resplendissant de Keirin..."

Voilà, en ce qui me concerne c´est tout pour aujourd´hui Saroumane, à toi l´honneur...

Gui-Zhang
Gui-Zhang
Niveau 9
13 mars 2001 à 11:52:26

Alors là, merci à vous deux, Nico et sophie! Vos messages et encouragements me touchent sincèrement!
Et franchement, sohie, je te rejoins tout à fait, ce sujet est ouvert à tout le monde, alors profites en et ponds nous un p´tit quelquechose.
Vraiment, j´y tiens et je pense que Saroumane est d´accord avec moi sur ta prochaine participation.
Au fait Saroumane, j´peux pas écrire un truc maintenant, j´ai plus le temps, mais j´essaierai de me rattrapper en fin d´après-midi ( j´finis à 4H00 ).
@+ les biquets !!!

Gui-Zhang
Gui-Zhang
Niveau 9
13 mars 2001 à 17:24:20

Ca y´est, je suis de retour des cours et c´était vraiment très chi..t! J´aimerai ce coup-ci faire, en quelque sorte une petite pause, une interlude en somme.
En effet, en tant qu´heureux posseseur des musiques de Shenmue ( sur CD ) , je tiens tout particulièrement à causer de ces musiques qui sont à mes yeux de véritables hymnes. Ainsi, j´espère vous donner envie de les acheter parcequ´ils sont, à mon humble avis, indispensables pour tout fan de Shenmue qui se respecte.
Tout d´abord, concernant l´OST, regroupant deux CDs pleins à craquer, signalons que les morceaux, 39 en tout, sont littérallement magnifiques.
On y retrouve des compositions de très grandes qualités, alternant les envolées lyriques, très travaillées mèlant pianos, violons et autres instruments asiatiques de grandes classes, et des thèmes, plus modestes mais néanmoins éfficaces, que l´on trouve directement dans le jeu, à savoir celui quand on travaille, quand on voit Nozomi, etc...
Certains vous diront qu´on y écoute trop souvent le même thème qui revient sans cesse avec des déclinations plus ou moins évidentes, Mais je pense qu´il en est rien et que les morceaux sont au contraire très diversifiés mélangeant des styles très différents parfois jazzy, parfois classiques : "Flower girl" et "Hip de hop" pour ne citer qu´eux. Notons également, sur le deuxième CD, la présence d´une chanson composée en japonais avec quelques bribes d´anglais, un peu "fleur bleue", certes; mais étant moi-même très client de ce genre de choses j´ai bien aimé.
Vient ensuite "Shenmue Orchestra Version".
Alors là je vous préviens, cet album m´a vraiment envouté. L´apothéose. Evidemment, on y trouve le thème de fin, interprèté avec maestria par l´orchestre philarmonique de Tokyo, ainsi que le passage lors de la mort du père de Ryo. Il y a également une chanson sur le thème de fin, qui est véritablement grandiôse à mes yeux. Du grand art!!
Sinon on recense également d´autres compositions, toujours aussi belles et variées avec une diversification déconcertante concernant les instruments. Cette oeuvre comporte 14 plages.
Et comme beaucoup l´on écrit bien avant moi, je concluerai en disant qu´il est parfois préférable de se taire devant tant de beauté...

P.S : Bon Saroumane, je pense que ça remplace mon tour, donc à toi et je prommets de faire mieux la prochaine fois!!!

Gui-Zhang
Gui-Zhang
Niveau 9
13 mars 2001 à 17:31:54

Oups, j´ai écrit " je prommets". Pardon, pardon, pas taper, pas taper...!

Gui-Zhang
Gui-Zhang
Niveau 9
15 mars 2001 à 13:45:20

Ok! C´est cool!
Bon, vu que là je passe en coup de vent et que ce soir je serais pas chez moi, j´écrirai un p´tit quelquechose demain entre 10H00 et 12H30.
Allez, à demain.

Gui-Zhang
Gui-Zhang
Niveau 9
16 mars 2001 à 12:00:38

Voilà, je suis de retour sur ce sujet, mais bon y´a plus grand monde et c´est franchement dommage! Je ne suis même plus sûr que Nico et Sophie viennent lire les messages. Mais si il écrit que ce sujet doit y passer, et bien tant pis! J´aurais essayé de le tenir en eveil ( avec Saroumane, bien sur! ).
Cela étant, je vais quand même essayer d´écrire un p´tit message car ce serait bête de laisser mourir le sujet, il était original quand même!
Enfin, voilà.
Sachez que ce que je vais écrire va l´être à la seconde personne du singulier ( pourrant paraître bizarre à certains ) comme l´a fait avant moi Gao Xingjian, illustre écrivain et poète chinois de cette fin de siècle.

"Tu marches.
La Lune, immense, te baigne de sa lumière célèste et tout autour de toi le silence reigne.
Le vent frais souffle dans tes cheveux avec douceur. Tu te sens bien.
Elle marche à tes cotés, insouciante, candide. Tu souris mais tu ne sais pas trop pourquoi.
Tu contemples sa beauté, si pure, si naturelle. La finesse de ses traits te passionne et ses épaules, délicates, attisent ton désir. Elle surprend ton regard et, doucement, esquisse un sourire.
Dans les herbes hautes, tu perçois la légère brise qui se lève. Et au dessus de toi, les arbres t´observent; le bruissement de leurs feuilles t´apaise. Tu sens la serennité te gagner peu à peu.
Puis, tu la regardes à nouveau, comme drogué par sa Beauté, et la grâce de ses gestes te captive. Soudain, tu vois la timidité revenir dans ses yeux.
Tu tournes alors la tête, un peu géné, comme quelque intrusion involontaire que tu aurais commise. Un peu comme si tu avais, de tes mains, salies la blancheur d´un drap propre.
Tu n´y pense plus, et tu sens sa main, comme une caresse, qui t´effleure. Alors vos doigts se croisent et se confondent avec une étrange sensualité. De ce contact, tu sens la chaleur se déverser en toi, lentement.
Tu t´arrètes alors. Et dans la nuit, tes paupières se ferment; tu jouis de l´intensité du moment et de la paix qui t´environne. La pression de sa main, dans la tienne s´affirme et tu sais qu´elle partage ce sentiment. Tes sentiments se confortent alors et tu sens, le long de l´échine, un frisson de bonheur te parcourir.
Tu rouvres les yeux et tu la vois. Elle t´observe de ses grands yeux ocres.
Puis, elle s´approche et se blottit contre toi. Tu l´enserrent calmement, et tu ressens la fraîcheur de sa peau contre la tienne. Alors, vos fronts se touchent et tu sens ses longs cheveux noirs près de tes joues. Tu lèves alors les yeux au ciel et tu vois les étoiles qui scintillent de milles feux. Tu es heureux..."

Voilà, j´ai fais ce que j´ai pu, j´essaierai de remettre un message dans le week-end, mais c´est vraiment pas sûr. Donc Saroumane, ou les autres, essayez de maintenir le sujet en vie pour moi.
Je reviens dés que possible.
I wish we had more time... ( dixit : Nozomi ).

Gui-Zhang
Gui-Zhang
Niveau 9
16 mars 2001 à 12:04:20

"Tu l´enserres" et pas "tu l´enserrent". Pardon.

Gui-Zhang
Gui-Zhang
Niveau 9
16 mars 2001 à 17:54:15

Bon, le message que j´écrit sera, malheureusement le dernier des derniers...

... du week-end. Bah oui, je pourrais certainement plus venir avant lundi prochain donc tu sais ce qui te reste à faire Saroumane. Entretiens ce sujet en attendant mon retour et compose, compose.
Au fait Sophie, j´espère que tu t´en sors avec mon gravage de CD ; de mon côté j´ai commencé à te graver tes musiques. Dans tout les cas écris-moi.
En te remerciant.

Gui-Zhang
Gui-Zhang
Niveau 9
17 mars 2001 à 19:12:43

Eh bah non! C´était pas le dernier en fait, j´en remets un pour faire remonter le sujet.
Oh et puis qu´est ce que tu branles Saroumane!!!!

Gui-Zhang
Gui-Zhang
Niveau 9
18 mars 2001 à 22:05:49

Merci pour le soutien mec!
J´attends donc ton message du lendemain!
See you later on the web, man !!!

cid20
cid20
Niveau 10
01 avril 2001 à 12:24:31

moi non plus

Gui-Zhang
Gui-Zhang
Niveau 9
02 avril 2001 à 15:15:52

Enfin !!!
Mon forfait renaît de ses cendres et mes inspirations avec. Le sujet rescussite et déjà mes idées sont en ébullition. L´attente fut longue mais ça en valait la peine.
Sans plaisanter, merci à ceux qui nous ont apporté leur soutien ( Nico, Sophie, dreamfeuj et cid20 pour ne pas les citer ) c´est sympa.
Apparemment, Saroumane m´a précédé, merci pour le message. Au fait je suis en vacances aujourd´hui, donc une petite pensée pour ceux qui ne le sont pas encore.
Bon à présent le message, avec en fond musical la B.O de "Tigre et dragon" pour changer, mais rester dans le trip asiatique, n´est-ce-pas Nico ?
Allez, on y va :

" L´air ambiant se rafraîchit et déjà le crépuscule accompagne le soleil couchant. Les teintes verdoyantes de la forêt tropicale s´assombrissent et les feuilles des arbres bruissent doucement. Dans le ciel, la Lune s´esquisse et les étoiles se dessinent.
Tu respires sa chaude et odorante haleine. Tu tends ta main qui hésite à la toucher. Elle t´arrêtes. Tu saisis son poignet et l´attires contre toi. Tu sens le doux parfum qu´exhalent ses cheveux. Son coeur bat plus fort, tu le devines dans ta main. Son corps est tiède sous ta paume et sa respiration s´accélère comme essouflée de quelque effort. Puis, vos fronts s´effleurent et vos lèvres se frôlent. Et tu la regardes dans ses grands yeux sombres sans parler. Tu t´allonges alors sur le dos, les paupières closes. Sa tête repose sur ta poitrine et tu t´endors.
Lorsque tu t´éveilles, le soleil est déjà haut dans les cieux et l´herbe, sous ton cou, est tendre et fraîche. La journée est belle et le cyan du ciel est entier. Aucune ombre ne vient troubler l´immensité azurée.
Tu la cherches du regard et la trouves, accroupie, près de l´eau. Tu lui demandes si elle a bien dormie, elle te répond que oui avec un sourire charmeur. Un vent frais agite ses longs cheveux noirs dans une sensuelle élégance. Elle a envie de parler. Elle te raconte que son enfance et sa vie se trouve à Kouei-Lin, ou Keirin, perdue dans les forêts de bambous, au creux des monts et vallées et au milieu des rivières. Pour seule compagne la nature et seule réponses à ses questions le vent soufflant dans les arbres. Imprégnée d´une solitude originelle dénuée de tout sens, loin des hommes, lasse des hommes. Elle te dit aussi qu´elle te connaissait dans ses rêves avant même que tu ne la voies, près du feu. Elle t´a attendu et enfin trouvé. Elle sait maintenant qu´elle n´est plus seule. Tu écoutes avec attention sa voix légère comme une musique et tu rougis devant tant de confiance. Elle t´ouvres son esprit, et tu te demandes si tu en vaut réellement la peine. Ses yeux, pareils à des fenêtres sur son âme, t´observent avec grâce. Son âme si belle, si pure, tu n´oses regarder cette pureté par peur de la souiller. Elle saisis ta main avec douceur et tu sens le chaud contact s´établir, ses émotions se partager et se déverser. Tu fermes les yeux sous la lumière resplendissante de l´âstre brûlant. Et contre toi, son corps vient se blottir. Dans le vent, ses cheveux t´effleurent avec légèreté, pareils à des volutes, comme une caresse. Et dans la clairière, autour de toi, paix et calme sont souverains mais dans ton esprit émotions et sentiments bouillonent. Tu ouvres les yeux et les couleurs s´affirment. Les arbres recouvrent leur verdure et l´eau sa clarté. Tu la regardes, baignée d´une lueur presque divine. Sa tête repose sur ton épaule et sa longue et fine chevelure, plus noire que la nuit, danse dans le souffle délicat du vent. Doucement, elle se dégage, te prends la main et te dit de la suivre. Sans un mot, tu te laisses guider et un sentiment de liesse t´envahit.
Sa main, fine et sa peau, fraîche et soyeuse te mènent au milieu de cette nature où la beauté te force au silence et à la contemplation.
Tu avances sur ce chemin de terre, entouré de divers arbres aux multiples couleurs. Pour seul bruit, les cascades tonnant au loin et les arbres bruirent dans le vent. Tu traverses tantôt des ruisseaux aux eaux cristallines, tantôt de vertes et immenses clairières, comme des enclaves à l´exotisme de la végétation environnante. Au dessus de toi, les montagnes te protègent et à leurs sommets, les névés et autres neiges éternelles, derniers témoins des âges et des siècles antérieurs, captivent ton regard. Ta vue se perd dans moults observations face à la magnificience et l´immensité du paysage. Et dés lors, la beauté de son visage ne t´est que plus apparente, dans ces lieux d´enchantements. Elle te sourit alors, et tu tentes vainement, un peu gauchement, de sourire à ton tour avec la même grâce.
A mesure que tu avances, le chemin devient plus étroit et davantage sinueux. Le soleil, comme perché dans le ciel, traduit la châleur qui s´accentue peu à peu.
Tu la regardes de nouveau, se mouvoir avec tant d´agilité et de facilité dans ce pays rural qui lui est natal. Enfin, elle te fait un signe et tu comprends que vous êtes arrivés. Tu balayes du regard le décor qui t´environne, et tu voies une petite maison de pierre grise au toit d´ardoise. Située en amont de la rivière, comme déposée sur un manteau de fleurs. Aux alentours, les arbres fleuris, aux pétales roses et jaunes, confèrent à l´ensemble une teinte envoutante, féérique presque.
Tu enjambes un petit pont, légèrement arqué, de bois noir et mat. Les planches craquent sous tes pieds et tu entends son rire face à ton inquiétude, elle te rassure et te tires par le bras. Puis, te fais entrer dans sa demeure. Là, deux personnes d´un âge certain te souhaite la bienvenue avec affabilité. Ses parents, sans doute. Tu déposes ton sac sur le sol froid de la pièce commune et tu sens l´air frais te revigorer et t´appaiser. Elle s´approche de toi et te conduis dans une chambre. Tu t´allonges sur le lit ferme et t´endors peu de temps après.
Lorsque tu ouvres les yeux, le soleil a disparu laissant sa place à la douce luminosité de la Lune. Tu descends les marches et sors de la maison.
Elle est assise au bord de la rivière, près du feu qui crépite. Tu t´approches et t´assieds à ses côtés. Les flammes lèchent deux truites dont le fumet parvient à aiguiser ton appétit, déjà naissant. Elle t´explique qu´elle vient de les pêcher et que dans ces eaux claires et pures, la pêche est abondante et succulente. Après t´être restauré, tu t´allonges et tu sens la douce châleur du feu t´envahir. Le chant de la rivière te berce et les étoiles, au dessus de toi, brillent dans le ciel clair et dégagé.
Et dans cette atmosphère de paix et de calme éternel, tes noires pensées s´éffacent.La tristesse et le chagrin se dissipent face aux sentiments et aux émotions qui se condensent dans ton coeur. Les sombres souvenirs se subsituent à une joie nouvelle et inconnue.
Sensation étrange et curieuse.
Mais à ses côtés, dans la nuit pure et dense, ta haine se meurt et le puit de ta solitude, longtemps irrigué, s´assèche alors. Dans le creux de la paume, tu sens sa main s´immiscer comme le signe du partage de tes émmotions et l´approbation de ces sentiments.
Seul, en dehors du temps et du monde, près d´elle, tes douleurs s´appaisent et contre toi, son coeur bat plus fort comme une réponse que tu attendrais.
Dans son regard, tes barrières tombent enfin et le lien, vous unissant, se renforce alors.
Tu restes là, elle, lovée dans tes bras, et tes yeux, plongés dans le noir de la nuit laisse échapper une larme, une dernière.
Et tu fermes les yeux, sa main qui te serre. Curieusement, une étrange impression te vient à l´esprit, qu´alors tout aurait été consommé, que tu pourrais alors mourir dans l´instant, pour dernière pensée le souvenir d´une joie intense et profonde, d´avoir vécu l´essentiel, le meilleur, le plus beau. A ses côtés, pour toujours.
Vivre et mourir à Keirin..."

Voilà, j´espère que ça vous aura plus.
A plus les amis, et à toi Saroumane.
Le concours continue...

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