Ah que je me souviens que j'avais écrit un truc, mais ... quoi ?
Les 20 ans de la chute de l'URSS, j'aurais de la peine. Je n'ai pas vécu cet événement majeur de l'histoire, je n'ai pas connu l'URSS ni les premières années suivant sa chute. Je ne peux que faire confiance aux livres d'histoire, car pour moi, l'histoire internationale commence en 2001.
Au fond, la chute de l'URSS, c'est d'abord une fête. De une, la sortie de la Guerre Froide, cette sombre époque où planait constamment la menace d'une guerre nucléaire. De deux, c'est la liberté enfin retrouvée de millions de personnes, qui vivaient sous la tyrannie et l'opression.
Mais c'est une victoire au goût amer. Sans ennemis contre lesquels s'unir, on pouvait s'attendre à que l'OTAN et l'UE, deux instances créées pour lutter contre l'URSS, ne partent en miettes.
L'OTAN, pas encore. Mais l'UE, c'est un fait évident au vu de l'actualité. L'Europe s'effondre. Non seulement elle est désunie, mais elle a voulu trop rapidement tourner la page de l'URSS, en intégrant les pays du pacte de Varsovie. Des pays qui n'étaient pas prêts à embrasser notre modèle économique, car trop fraichement sortis du leur.
La chute de l'URSS, c'est aussi une défaite. Celle du communisme. Bien que les communistes s'accordent à dire que l'URSS n'avait de communiste que l'économie, le monde entier a perçu un message bien embarassant : Le communisme ne marchera jamais. Ainsi, un État communiste, hissé au rang de deuxième puissance mondiale, s'est disloqué à une vitesse époustouflante.
Avec la chute de l'URSS venait la victoire du capitalisme. Ce modèle politico-économique n'admet plus aucun concurrent, il a désormais le monopole sur le monde. Il peut désormais exhiber à tous ses abus les plus sombres, car il ne craint plus d'être détrôné. La faillite des pays, la crise des subprimes, la montée d'une Chine qui crache chaque jour sur les droits de l'homme ... etc.
La chute de l'URSS, enfin, c'est une complication du monde. Avant, on avait une logique binaire qui simplifiait toute la politique : soit tu étais du bloc de l'ouest, soit tu étais du bloc de l'est. Soit tu étais un ami, soit tu étais un ennemi.
Maintenant, il n'y a plus de bloc. Il n'y a plus d'appartenance précise à un groupe, à une idéologie. Les camps ne sont plus aussi bien définis qu'ils l'étaient.
Le monde est ainsi plus complexe. Bien plus complexe. Il n'y a plus aucun repère pour se situer, plus aucune idéologie à laquelle s'attacher. Il n'y a plus que la vie, ou plutôt la survie, face à un futur plus incertain que jamais.