meme la gauche anglaise applaudie
Sarkozy, une "occasion fantastique" pour la France, assure Blair
22/05/2007 - 21h45
PARIS (Reuters) - Tony Blair a estimé mardi que l´arrivée de Nicolas Sarkozy à l´Elysée était une "occasion fantastique" et une "grande opportunité" pour réformer et moderniser la France.
"Je crois que c´est une occasion fantastique pour la France. Ces élections ont véritablement inspiré les gens", a dit le Premier ministre britannique, interrogé sur la chaîne de télévision France 2.
"La France est un grand pays, mais il faut le moderniser tout le temps", a-t-il ajouté.
Tony Blair, qui quittera le 27 juin le 10, Downing Street, dix ans après avoir conquis le pouvoir sous la bannière du travaillisme, a estimé que le nouveau chef de l´Etat français, qu´il a appelé par son prénom, n´avait nullement besoin de ses conseils.
"Je crois que Nicolas comprend parfaitement que c´est très important. Il a une vision très claire pour la France", a-t-il dit, couvrant d´éloges celui qu´il désigne comme "un ami, quelqu´un que j´admire beaucoup".
"Il est fort, il est clair, il est moderne. Ce sont les qualités très importantes dans le monde actuel", a-t-il estimé passant, tout au long de l´entretien, du français à l´anglais et inversement.
"Je crois que c´est (...) possible de travailler avec lui pour moderniser l´Europe", a ajouté Tony Blair selon lequel la France et la Grande-Bretagne travailleront "ensemble pour l´avenir".
Evoquant ses relations avec le prédécesseur de Nicolas Sarkozy, il a estimé que l´ancien président Jacques Chirac "a eu toujours les intérêts de la France dans son coeur".
Prié d´expliquer pourquoi il est davantage apprécié par la droite française que par la gauche, il a répondu : "Mon opinion est que dans le monde d´aujourd´hui, il y a la droite et la gauche. Cela veut toujours dire quelque chose, mais il y aussi ce qui est bon et ce qui est mauvais".
"Je pense qu´aujourd´hui, si vous voulez que votre pays réussisse, il faut qu´il soit ouvert sur le monde. Si vous n´êtes pas prêts à faire des réformes vous restez derrière", a-t-il dit.