YEAH KLinkoura tu connais Lost, mais là tu viens de méga-spoiler donc ![]()
BRAVO super spoil
jrigole j´écoute pas lost
émission typiquement americain et les americains,j´les enmerdes ![]()
MDR Arty
tu as bien raison xd
Year ! Maintenant que j´suis complètement aveugle, vous pouvez me faire crever, ma vie n´a plus aucun sens
Un suicide serait encore plus envisageable,
bon, pourquoi j´dis vous ? Je vouvois Linki ou quoi ? ![]()
en fait c´est moi qui ai écrit le passage où tu deviens aveugle ![]()
chouette ! ![]()
Chapitre 13
Je ne sais plus qui je suis. J´ai oublié comment on m´appelait. Je ne sais plus d´où je viens. J´ai oublié ce que j´étais venu faire ici. Je sais ce que je dois faire, mais je ne sais pas pourquoi. Tout ce que je peux faire, c´est lui obéir. Obéir au Maître.
Sans attendre une seconde de plus, l´Elu tira, et la balle alla se loger directement dans le dos de Dark-cassoulet. Sans même pouvoir dire un mot, sans même expirer son dernier souffle, le purificateur chancela et tomba, inerte, sur le plancher poussiéreux.
Tout se passait comme prévu. J´avais compris depuis longtemps ce que le Maître savait, que ce garçon allait être gênant à un moment où à un autre, lui qui voulait sauver ses " amis " en leur donnant la mort. Moi, j´étais au contraire plus conscient que jamais que nous n´étions pas là pour les sauver, mais seulement pour les détruire. J´étais plus lucide que cet incapable. Je savais que le Maître nous laisserait nous en aller une fois notre mission accomplie. Mais, eux, ils ne pouvaient le comprendre, car ils n´avaient pas été choisis. Ils allaient mourir. C´était leur destin.
Gardant un oeil sur nos prisonniers, j´attendais un ordre de la part du Maître. J´avais déjà mis en joue ce crétin de Mega-Intello, prêt à faire feu. Mais, après les avoir dévisagés un à un silencieusement, le Maître décida de faire durer un peu le plaisir.
- Alors, vous commencez enfin à comprendre ce qui vous attend ? Je suis vraiment... Désolé d´avoir gâché vos petits espoirs misérables de pouvoir sortir d´ici. Je vais d´ailleurs vous avouer que jamais mes hôtes n´avaient résisté aussi longtemps que vous. Je vous en félicite, très honnêtement ! Vous m´avez beaucoup amusé lors de cette petite soirée... Alors, j´ai décidé de vous faire une faveur.
- Vous... Vous allez nous laisser partir ? Tenta d´intervenir Megasam.
A ces mots le Maître se mit à éclater de rire, d´un rire à la fois démentiel et froid.
- Comme je vous le disais, vous m´avez beaucoup amusé, et je vois par ailleurs, que même en face de la mort, vous parvenez à m´amuser encore ! Décidément, vous êtes très forts. Malheureusement ce n´est pas ça qui va vous sauver. Je ne compte pas vous laisser partir, pas après m´être donné tant de mal pour vous faire souffrir...
- Pourtant; ce serait juste, non ? Insista l´importun.
- Vous ne croyez pas que la plaisanterie a assez duré, monsieur Samy ? Où dois-je vous appeler Megasam ? Mais peu importe... Donc, je disais, j´ai décidé de vous accorder une faveur. Je vais vous expliquer pourquoi dès le début vous n´aviez aucune chance de vous en sortir...
Le Maître marqua une pause et observa une fois de plus ses invités. En particulier Rauru, qui semblait très perplexe à l´idée de savoir ce qui se tramait derrière tout cette histoire.
- Tout cela vous intéresse beaucoup, n´est-ce pas, monsieur Arnaud ? Poursuivit le vieillard avec un regard amusé.
Rauru ne répondit pas, il attendait les explications, comme tous les autres, d´ailleurs. C´est pour cette raison que le Maître continua.
- Oui, vous savez que je vous ai tous observés depuis mes appartements, n´est-ce pas ? Cette maison possède à peu près autant de caméras que de passages secrets, c´est vous dire si j´ai pu assister aux conversations les plus... privées. Pas la peine de me regarder avec cet air apitoyé mademoiselle Olivia, je ne vais pas dévoiler à tous vos camarades vos petits secrets, mais de toutes façons, ils n´ont plus aucune importance, puisque vous allez bientôt tous périr. Mais reprenons... Je me suis délecté de toute votre histoire, c´était bien plus réussi que n´importe lequel des feuilletons qu´on fait en ce moment, je vous l´assure ! Je suis sûr que si je sortais de ce gîte, je pourrais faire fortune rien qu´en offrant aux chaînes toutes les vidéos de surveillance que j´ai accumulé depuis des années !
Le maître fit à nouveau une pause, comme si il s´était un peu trop précipité, peut-être n´avait-il plus assez de souffle pour parler autant, à son âge.
- Et oui, mes chers enfants, les acteurs sont bien plus naturels lorsqu´il s´agit de leur propre vie, et qu´ils n´ont même pas confiance d´être filmés...
- Mais pourquoi ne partez-vous pas d´ici ? Coupa Rauru.
- Tiens, je vois que votre curiosité naturelle a pris le dessus sur votre peur de mourir, jeune homme... J´attendais justement que vous m´interrompiez, pour voir jusqu´où je pouvais aller en racontant des sottises sans que vous ne m´arrêtiez. Mais n´ayez crainte, je vais vous expliquer. Vous expliquer pourquoi je ne sors pas de ce gîte de mon plein gré, et pourquoi je ne dois pas vous laisser sortir non plus...
Après avoir marqué un temps d´arrêt et toussoté quelque peu, le Maître poursuivit son discours.
- Cette maison, ce gîte... C´est un être vivant. Le Gîte du Pendu est un être à part entière. Je sais ce que vous allez me demander. Comment est-ce que cela se fait ? Eh bien, à proprement parler mes jeunes amis, je n´en sais fichtrement rien. Et non mademoiselle Olivia, comme vous pouvez le constater, je ne vous avais aucunement menti lors de votre dernière visite de courtoisie... Toujours est-il que, j´ai plus intérêt à rester à l´intérieur qu´à l´extérieur. Cela paraît fou pour vous, je sais. Mais je vais vous expliquer... Tel que vous me voyez, j´ai l´air vieux, peut-être même que certains d´entre vous pensent que ma vie touche à sa fin. Eh bien, il n´en est rien. Car je suis ainsi depuis la fondation du gîte, qui remonte à tant d´années que je ne parviens même plus à les compter. Eh oui, vous avez bien compris... Cette maison me donne accès à l´Immortalité, tant convoitée par les hommes de tout temps.
Un grand silence s´installa dans la pièce. Tous étaient littéralement bouche bée. Il est vrai que cela paraissait incroyable, mais pourtant, c´était logique. Le Maître allait reprendre quand il fut interrompu.
- Attendez une seconde... C´est pour ça que vous devez nous tuer... C´est pour ça que vous tuez tous ceux qui viennent passer la nuit ici, vous... vous absorbez leur énergie vitale ! Lança Impérial, avec un air terrifié.
- Bien deviné jeune homme, c´est presque ça ! La seule nuance à apporter à votre explication pour qu´elle soit exacte, c´est que c´est la maison qui se nourrit des âmes de ses victimes... Et étant donné que je l´aide à satisfaire sa soif... " d´énergie vitale ", comme vous le dites, hé bien, j´ai droit à ma part ! S´exclama le Maître avant de rire aux éclats.
Son rire se transforma vite en un toussotement plus fort et plus long que le précédent. Puis, après s´être légèrement raclé la gorge, il reprit.
- Voilà pourquoi... Je n´ai aucun intérêt... à quitter cette maison, elle m´assure une vie éternelle, grâce à elle je verrais passer les âges ! En plus de ça j´ai acquis avec le temps et l´énergie procurée par la maison certaines capacités, tel que le contrôle photo-mental...
- Pendu, vous êtes complètement cinglé ! Cette maison a complètement détruit votre vie, vous dites que vous n´avez aucun intérêt à en sortir, mais vous mentez ! Vous en êtes autant prisonnier que nous, car vous savez très bien que si vous sortez vous mourrez. Vous essayez de vous masquer la vérité en pensant que vous allez voir défiler le temps sous vos yeux, mais vous ne verrez rien, car vous resterez cloîtré dans cette maison jusqu´à ce que le gîte en ai assez de vous et décide de vous tuer vous aussi, à moins qu´un jour un industriel décide de raser votre manoir en ruine, et ce jour-là, je ne suis pas sûre que vous arriverez à les convaincre avec vos histoires ! Cria Hylia.
Un long silence s´installa. Pendant au moins une vingtaine de secondes, personne n´intervint pour prendre la parole. Le Maître sembla contrarié à ses paroles, peut-être même blessé. Fronçant, les sourcils, il répondit enfin.
- Mademoiselle Claire, il me semble que vous oubliez quelque peu la situation dans laquelle vous vous trouvez.... De plus, laissez-moi vous dire que vous sous-estimez grandement les capacités de ce gîte, ainsi que de moi-même. Et voyez-vous, si jamais ce gîte en vient à être détruit un jour, je crois bien que vous ne serez plus là pour le voir !
- Broken ! Renchérit Simon.
- Bon, ça suffit. Reprit le Maître. Pour votre insolence, vous ignorerez la suite de cette charmante histoire, que je n´ai pas eu le loisir de conter depuis de très nombreuses années... C´est bien dommage pour vous, mais vous l´aurez cherché ! Monsieur Simon...
- Oui maîtresse ? Répondit l´Elu d´un ton désinvolte.
- Réglez ça, je vous prie.
- A vos ordres, chef ! Fit-il comme si il venait de se réveiller.
Sans mot dire je continuais à observer. Simon, d´un geste machinal, réarma son pistolet. Dans une seconde, il allait faire sa deuxième victime de sang froid. L´insolente avait complètement arrêté de bouger, on eût dit qu´elle avait même cessé de respirer, tellement elle était immobile. Aucune émotion ne se lisait sur son visage, peut-être attendait-elle simplement de voir ce qui allait se passer. Elle n´en aurait pas le temps. Sans doute gardait-elle un infime espoir que l´Elu se ravise, qu´il ne puisse pas tirer sur l´une de ses anciennes amies. En vain. Avant de tirer, Scaredsim eût une dernière petite parole à son égard.
- Désolé que ça se finisse comme ça... Adieu Claire.
Un goutte de sueur perla à son front, et, avant que je puisse faire quoi que ce soit, Simon fit volte-face très rapidement, visa et tira sur le Maître. D´un bond, je me jetais sur le traître et le plaquais au sol, me mettant bien devant son arme. Je savais qu´il ne tirerait pas sur moi, cet imbécile devait me prendre encore pour son ami. Mais il nous avait trahi, il devait payer.
- Maître, vous n´avez rien ? Demandais-je sans me retourner, plaquant toujours bien les bras de Scared et le maintenant au sol.
Aucune réponse. Cependant, je voyais en face de moi que les autres n´avaient pas bougé, donc, je pouvais en déduire qu´ils étaient toujours sous une quelconque menace. Si tout allait bien, j´étais sûr que je pourrais sortir d´ici peu de temps, puisque, sans Simon, je devenais l´Elu à sa place. J´étais persuadé depuis le début qu´il finirait par nous trahir, et, avec la mort de Dark-Cassoulet qui était également planifiée, tout fonctionnait comme prévu.
- Monsieur Simon... Vous me décevez énormément... Heureusement, tout imbécile que vous êtes, vous m´avez complètement raté. Quand on veut trahir il faut songer à toujours bien s´y prendre, jeune homme.
Le traître n´essayait pas de se débattre. J´ignorais ce qu´il complotait de faire, mais je le surveillait attentivement. Enfin, il répondit en criant.
- Bon bah, c´est quand que j´ai droit à mon deuxième essai ?
- Ce n´est pas drôle. Vous ne me faîtes plus rire. Monsieur, je vous en prie, vous pouvez le lâchez, laissez-le rejoindre ses amis, pour qu´il les accompagne dans l´au-delà.
Sans me faire plus attendre, je libérais ma pression et me relevais. Puis, le traître se releva, et s´épousseta, je l´envoyais alors d´un coup de poing se cogner contre M-I juste derrière, qui était en train de s´essuyer les yeux depuis dix bonnes minutes.
Bien entendu j´avais pris soin de lui retirer son arme, et je me trouvais maintenant en possession de deux flingues, un dans chaque main.
- Alors, et comment j´vais faire mon deuxième essai sans flingue, moi ?
- La ferme ! Gueulais-je.
- Monsieur Julien, faites taire ce maudit clown, il ne m´amuse plus du tout.
Avant que je puisse armer le pistolet pris à Simon, celui-ci m´interrompit dans mon action.
- Hé attendez, j´veux connaître la fin de l´histoire, moi ! Fit-il.
Le Maître se mit à ricaner. Il était satisfait qu´enfin quelqu´un s´intéresse à son histoire. Il reprit donc de plus belle.
- Eh bien, d´acc...
- Vous disiez que vous aviez des pouvoirs, c´est ça ? Coupa le traître.
- Oui, donc, je...
- Le contrôle photo-mental, c´est ça ?
- Oui, alo...
- Et en quoi ça consiste ?
- Julien, tuez cet insolent sur-le-champ ! Cria Pendu d´une voix sourde.
Je m´apprêtais à appuyer sur la gâchette, car Simon commençait sérieusement à m´énerver moi aussi. Je ne comprenais pas à ce qu´il essayait de faire.. J´allais appuyer lorsqu´encore une fois il m´en empêcha.
- Attendez ! Moi je sais en quoi ça consiste, le contrôle photo-mental !
- Ne me faîtes pas rire, Simon, vous ne pouvez avoir aucune idée de ce dont il s´agit, puisque je ne l´ai pas encore expli... Commença le vieil homme.
- Ce serait pas quelque chose par rapport à la lumière ? Vous savez, vous faites apparaître une lumière à quelqu´un, ça le perturbe, et ensuite vous commencez à lui faire entendre des voix dans sa tête, qui lui disent ce qu´il doit faire !
- Mais... Eh bien, c´est à peu près ça, oui. Mais comm...
- Ah ça je le sais, monsieur l´pendu ! J´ai assez entendu l´cassoulet dans l´escalier, qui parlait tout haut de lumière, sans arrêt. Et puis ensuite, dès que je suis entré ici, j´ai tilté qu´un truc clochait quand vous me parliez. Je me sentais bizarre, c´est comme si je sentais une chaleur à l´intérieur de moi...
Au fur et à mesure que Simon parlait, je prenais conscience de ce qui se passait, je réalisais que cette chaleur je la sentais en moi, et je la sentais s´estomper au fur et à mesure que j´écoutais ses paroles. Je commençais donc à croire que tout ce qu´il disait était vrai. Que j´étais manipulé. Et pourtant...
- Vous êtes très perspicace, monsieur Simon. Mais votre perspicacité ne suffira pas à vous tirer d´affaire. Maintenant Julien, tuez-le, une fois pour toutes !
- Oh non, il ne fera pas ça ! Pas vrai Sheik ? Hein Sheik, que tu me reconnais maintenant ? Tu ne va pas tirer sur ton vieux copain Simon ! Pas vrai ?
Derrière moi j´entendais le vieux péter un plomb. Et devant moi j´avais Simon, que je n´avais pas envie de croire, mais qui pourtant, me paraissait sincère. Et tout d´un coup, j´eus un déclic.
- La... La lumière... ça y est, je me rappelle, de... De ce que j´avais entendu...
- Qu´est-ce que vous racontez monsieur ? Ne discutez pas mes ordres, allons, tirez !
- Non Pendu, c´est fini pour toi ! Cria Simon d´un air triomphant.
J´étais très loin de tout ça, j´étais en train de me souvenir, seconde après seconde, des événements qui s´étaient produits, tout me semblait de plus en plus clair au fur et à mesure que le temps passait.
- Je... J´avais entendu Anthony parler à Linki au sujet d´un truc... Cass´ avait l´air de s´inquiéter d´avoir vu... Un truc bizarre allumé à l´extérieur...
- Assez ! Maintenant tuez-le ! Je vous l´ordonne ! Gueula Pendu.
- Continue, Sheik. Renchérit Arnaud.
- Je suis sorti... Pour aller voir ce qui se passait, et j´ai vu, oui j´ai vu cette lumière, au dernier étage, la lumière de cette loge, précisément... Ensuite, j´me suis senti bizarre, comme réchauffé doucement de l´intérieur, et j´ai entendu... Cette voix, qui me disait de ne rien dire de tout ça... Et là, un bruit énorme m´a fait reprendre mes esprits et quand je suis revenu à l´intérieur, il y avait des cadavres partout... Et puis, j´ai commencé à explorer la maison avec Claire, Alex et Anthos. C´est là où... J´ai commencé à reconnaître la maison...
- Monsieur Julien, je vous rappelle que tout cela ne change rien au fait que vous et vous seul avez la possibilité de sortir de cette maison, à condition que vous tuiez les autres, donc, je vous en prie, ne gâchez pas cette chance, après tout ce que j´ai fait pour vous ! Vous devez m´écouter !
Alors, réalisant que ce qu´il disait était certainement la vérité, je relevais mes armes en direction de mes camarades. Seul Simon avait l´air confiant, il attendait seulement que ça se passe. Il y a à peine cinq minutes, je savais exactement ce que je devais faire, et maintenant, je n´en avais plus la moindre idée. La confiance de Simon me troublait plus que tout.
Alors, lentement, je lâchais l´arme que je tenais dans la main gauche, qui alla s´écraser mollement sur le sol dans un bruit sourd. Puis, retenant mon souffle, fermant les yeux, je ramenais celle de droite contre ma tempe.
- Je m´appelle Sheik ! Je suis sur le forum Ocarina of Time depuis 1879 jours où je suis le modérateur ! J´étais censé passer un Noël inoubliable ce soir-là, mais tout a foiré ! Mes amis sont morts, mais maintenant ce ne sont plus mes amis ! Je ne sais pas, je ne sais plus ce que je dois faire, alors il n´y a plus qu´une solution !
- Non ! Ne faîtes pas ça ! Cria Pendu à tue-tête.
D´un geste, je me retournais et visais la tête de Pendu.
- Ah bon, vous y aviez cru ? Lançais-je avant d´appuyer sur la gâchette.
Impuissant, Pendu s´écroula en arrière. Puis j´entendis les autres derrière moi éclater de joie.
- Franchement, j´ai du mal à croire qu´on s´en est sorti ! Affirma Samy.
- Enfin, tout est terminé ! Cria Saria en se jetant dans les bas de Simon.
- Puis, ce fut à mon tour de réceptionner Claire dans les miens, qui pleura à chaudes larmes, soulagée que je sois redevenu moi-même.
Devant tant d´effusions de joie, je ne savais plus quoi dire. J´eus une petite pensée pour Linki, Alban, et tous ceux qui étaient morts à cause de ce gîte et de l´infâme Pendu.
Joey, trop ému, ne trouvait rien à dire, et Yann commençait déjà à sauter sur place.
Quand à Rauru, c´est lui qui nous fit tous revenir à la réalité dans laquelle nous nous trouvions.
- Comment être sûr que tu ne va pas nous trahir à nouveau ? Me lança-t-il, toujours suspicieux.
Hylia se retourna, choquée et presque vexée, alors que c´est moi qui aurait pu l´être. Mais je comprenais bien qu´il serait difficile de me faire encore confiance après tout ce qui s´était passé et dont à présent j´avais souvenir.
- Ecoute, on en reparlera quand on sera sortis d´ici, si tu veux bien ! Répondis-je en souriant légèrement., sourire que Rauru me rendit après quelques secondes.
- Aucun risque les mecs ! S´exclama Simon.
- Comment peux-tu en être aussi sûr ? Demandais-je, n´étant pas encore complètement sûr de moi-même.
- Bah, ce que j´ai pas dit tout à l´heure, c´est que si tu t´es souvenu de tout, c´est pas parce que j´expliquais tout, mais parce que la première fois que je suis venu ici, j´ai remarqué un truc de louche, que Pendu quand il me parlait et qu´il essayait de me convaincre, arrêtait pas de tripoter sa grosse montre comme si il frottait une lampe d´Alladin en espérant que ses voeux soient exaucés...
- Et alors ? Fit Arnaud, interloqué.
Pour toute réponse, Simon alla jusqu´au bureau de Pendu un peu plus loin, puis il en revînt avec un objet à la main. C´était une montre-gousset. Je l´avais déjà vue auparavant, mais uniquement dans les mains de Pendu. Mais sauf que cette fois-ci, elle était complètement défoncée par une balle de revolver.
- Tu n´avais pas visé Pendu tout à l´heure ! Bien sûr, tu visais la montre ! M´exclamais-je.
- Après il a juste fallu que je gagne du temps pour que Pendu perde ses super-pouvoirs ! Répondit Sim, fier de lui.
- Eh bah, heureusement que tu l´as pas loupée, sinon... Commença Yann.
- Sinon rien. Allons chercher cette dynamite et fichons le camp d´ici ! Coupa Rauru.
Sur ces mots, j´actionnais sans hésiter le bouton d´ouverture du passage secret sur l´armoire, et nous sortîmes de la pièce pour retrouver l´obscurité des escaliers.
Nous étions tout à nouveau sur nos gardes, même sans Pendu, ce manoir réservait sans doute bien des surprises. Et puis qui sait, peut-être avait-il déclenché l´auto-destruction de la maison ou quelque chose comme ça, comme Ganondorf détruisant son propre château dans Ocarina of Time. Pendu était bien assez cinglé pour nous avoir préparé un plan foireux comme ça.
- Julien, tu te souviens encore de toute le manoir ? Demanda Olivia avec hésitation.
- Oui, tout à l´heure je me suis souvenu de tout ce qui s´était passé... Et donc des endroits où je suis allé. Répondis-je.
- C´est également ce qu´Anthony nous avait dit... avant de nous livrer à Pendu. Contesta Rauru.
- Bah, de toutes façons je crois qu´il n´est plus en état de me donner d´ordre, maintenant. Et puis, il commençait à vraiment me gaver, le vieux...
- Bon bah qu´est-ce qu´on attend ? Je trouve qu´on a déjà assez moisi ici comme ça ! Geignit Megasam.
C´était parti. Nous descendîmes les marches des escaliers quatre à quatre, sans même chercher à éviter de faire du bruit cette fois. Bien sûr, c´était difficile, étant donné que nous étions dans le noir total, heureusement que nous avions eu le temps de nous accoutumer à l´obscurité.
Arrivés au premier étage, je les guidais dans un dédale de portes assez long, mais que j´avais fini par contre par coeur, jusqu´à la pièce qu´on appelait communément la réserve. J´y étais déjà entré, je savais où se trouvait les caisses de dynamite.
- Bon, passez moi la clé, je vais ouvrir. Fit Joey.
- Ah, qui c´est qui a pensé à la récupérer ? Questionna Sam.
Mais personne ne répondit.
- Oh non, ne me dîtes pas que vous avez oublié de la prendre ! Cria Hylia.
- Bah, t´aurais pu y penser toi-même nunuche ! Rétorqua Sim.
- Bon bah, c´est bon, tiens la voilà, heureusement que je pense à tout ! Rigola M-I
Imp ne se fit pas prier, il l´arracha aux mains de Yann et l´inséra dans la serrure. Après deux clics retentissants, la porte de la réserve s´ouvrit enfin.
J´avais déjà vu le contenu de celle-ci, mais mes camarades furent stupéfaits à la vue de tout ce bric-à-brac d´objets différents, avec aussi bien des fusils à pompe que des bocaux de confiture.
- Regardez, y a même un four à micro-ondes ! Fit M-I.
- Julien, tu sais où est la dynamite ? Demanda Rauru, impatient.
- Juste derrière toi ! Répondis-je.
Se retournant, il vit une caisse recouverte d´un drap brun et poussiéreux. En le soulevant, il découvrit des dizaines de bâtons de dynamite, plus rouges que dans les dessins animés.
- On devrait faire attention avec ces machins-là, quand même, j´ai pas envie que l´un d´entre nous explose pendant qu´on descend les escaliers... S´enquit Saria.
- Non, pas de risque. Répondit Joey d´un ton assuré.
- Tu t´y connais ? Fit Claire.
- Je te rappelle que je fais mon service militaire chaque été, et j´ai déjà manipulé de la dynamite, là-bas. Et je suis sûr qu´avec ces bâtons là il n´y aura aucun risque d´explosion pendant le transport ! Affirma Imp une nouvelle fois.
- Bon, alors on y va ! Combien est-ce qu´on en prend au fait ? Demanda Sam.
- Huit devraient suffirent. Déclara Arnaud.
- Non, six ça suffira largement. En plus on évitera de prendre des risques inutilement ! Rétorqua le dynamiteur.
Joey et Rauru se regardèrent un petit moment, puis enfin, Rauru reprit.
- Bon d´accord, c´est toi l´expert après tout ! Répondit Arnaud avec une pointe d´ironie.
Ensuite, les deux décidèrent de transporter trois bâtons chacun. Je m´occupais de récupérer de la mèche d´un rouleau posé non loin, et nous quittâmes la réserve. Arrivés en bas, Imp récupéra tous les bâtons de dynamite, qu´il commença à disposer sur la porte.
- Comment est-ce que tu compte faire pour que tout explose si tu n´as qu´une mèche ? Demanda Megasam.
- Tu connais le principe de la réaction en chaîne, non ? Répondit Imp.
- Allez, grouillez-vous un peu, il est j´sais pas quelle heure et j´ai toujours pas eu mes cadeaux d´Noël, moi ! Râla Sim.
Quand soudainement, venu du salon, un cri terrifiant se fit entendre. Un cri de bête sauvage.
Et pus, comme un bruit de cisailles s´entre-choquant. Ce bruit en déclencha un autre. Celui du cri déchirant d´Olivia, qui venait de comprendre ce qui arrivait vers nous.
Yann, très vif, courut et ferma la double-porte menant vers le salon d´un geste, mais en vain. Déjà les griffes acérées du monstre lacérèrent la porte, dans un grincement sinistre. Pendant que Joey se précipitait à poser ses charges, la porte vola en éclats.
- Je ne vais pas avoir le temps de terminer si vous ne faîtes rien ! Gueula ce dernier.
- Il faudrait que quelqu´un la distraie le temps qu´on fasse sauter cette porte. Proposa Claire.
- C´est bon, j´y vais ! Fis-je. Je vous dois au moins ça, après tout ce que je vous ai fait subir ! Arnaud, donne moi ton arme !
- Comment tu sais que j´... Tenta de répondre l´intéressé.
- Discutes pas, allez, donne ton arme ! Insistais-je.
Après une légère hésitation, il se résolut enfin à tendre vers moi le revolver que je l´avais vu dérober dans la loge de Pendu. L´empoignant, je me mis bien en face de la porte, et, le sourire aux lèvres, criais de toutes mes forces.
- Hé, boule de poil ! Viens donc me chercher !
Après quoi je lui tirais une balle dans ce qui ressemblais à sa tête. On aurait dit le croisement d´un ours et d´un tigre aux dents de sabres. Néanmoins, la balle avait eu l´effet escompté, elle avait agacé la bête juste assez pour que toute son attention soit dirigée sur moi.
Après un temps d´hésitation, je me jetais sur le sol carrelé et glissais entre ses deux monstrueuses pattes arrières velues. J´avais réussi à pénétrer dans le salon, et derrière moi, la bête ne semblait pas vraiment avoir compris ma manoeuvre. Néanmoins elle se retourna pour me faire face, et, poussant un grognement terrible, elle s´avança à nouveau. Tout ce qu´il me restait à faire à présent, était de la distraire jusqu´à que la porte soit sur le point d´exploser.
Courant dans le salon Pour échapper, je montais sur la table centrale et m´en servait comme abri temporaire. Dans les quelques secondes de répit qu´il me restait, je détachais le chargeur du revolver. Il ne restait que deux balles, deux petites balles pour tenir encore au moins deux minutes interminables...
Relevant la tête, je vis la bête en train de m´assener un fantastique coup de patte en pleine tête, et l´esquivais de justesse en chancelant en arrière. Pliant les jambes, j´évitais de justesse un nouvel assaut. Et je crois que la chance continuait à me sourire.
En effet, en voulant m´attaquer, le monstre aux grandes griffes se les étaient plantées à même la table, et ne parvenait plus, même avec sa force bestiale, à les retirer. Saisissant l´occasion, j´armais à nouveau le flingue, et, visant du mieux que je pouvais avec les tremblements qui parcouraient tout le corps, j´allais loger une deuxième balle au creux de sa tête, puis une troisième un instant après.
Après un ou deux soubresauts, la bête commença à glisser sur ses pattes arrière, pour finalement s´effondrer totalement. Ce faisant, son poids énorme parvînt à faire casser ses griffes plantées dans la table. Sans porter plus d´attention à ce spectacle morbide, je me dirigeais vers le hall pour voir où les autres en étaient. Je vis en arrivant qu´ils n´étaient plus occupées par la dynamite, quelque chose attirait leur attention près de l´escalier, et ils semblaient être aussi terrorisées que si ils étaient face à un fantôme. Mais j´allais vite découvrir que ce qui les effrayait à ce point était bien pire qu´un fantôme...
Sur ma gauche se tenait quelqu´un que je connaissais bien. Trop bien même. Pendu était là, en face d´eux, bien vivant. Je ne comprenais plus rien du tout... J´étais pourtant bien sûr de l´avoir atteint à la tête. Comment avait-il fait pour s´en sortir ? C´était insensé... A croire que ce Pendu n´était pas simplement très malin, mais aussi plus coriace que nous le pensions tous. Mes camarades assistaient au spectacle de la renaissance d´un psychopathe déterminé à tous les exterminer. Heureusement pour moi, il me tournait le dos, mais je constatais quelques secondes plus tard avec effroi qu´il n´était pas seul. Retenant Claire par le bras, il tendait sous son cou la lame d´un couteau de cuisine.
- C´est simple mes chers amis, si vous allumez cette mèche, j´égorge cette petite peste ! Cria Pendu d´une voix d´hystérique. Il était comme devenu complètement cinglé. Peut-être sentait-il que son dernier jour était venu. Quoi qu´il en soit, je devais à tout prix trouver quelque chose pour l´arrêter.
- Quel idiot ! J´ai tiré les deux balles qu´il me restait pour tuer la bête... Marmonnais-je.
Pendu ne pouvait pas me voir, mais je savais que si j´approchais d´un peu trop près, il le saurait d´une manière où d´une autre. Je devais profiter de l´effet de surprise. C´est là que j´eus un flash... Lorsque j´étais sous le contrôle de Pendu, je me souviens très précisément qu´il nous avait parlé à Anthos et à moi d´une bête, et que cette bête était la seule chose qu´il craignait dans cette maison. Et cette bête, je venais de la tuer ! Je devais donc trouver un autre moyen, et très vite... Un moyen de détourner l´attention de Pendu le temps d´allumer la mèche. En essayant de faire le moins de bruit possible, je sortis mon briquet de ma poche de smoking, et l´allumais afin d´être bien repéré des ootiens. Rauru et Imp le virent immédiatement. C´était suffisant. Pendu était devant moi, donc il ne s´apercevait de rien. Si je ratais mon coup, j´étais sûr que nous allions tous mourir... Et cette fois-ci nous n´aurions aucun moyen de nous échapper.
Prenant mon courage à deux mains, je lançais mon briquet de façon à ce qu´il arrive très haut au-dessus de Pendu, et qu´il retombe en cloche sur mes amis. Alors que l´objet arrivait au sommet de la parabole, j´intervins dans la scène.
- Pendu ! Laissez mes amis tranquilles !
Très surpris d´entendre le son de voix qu´il reconnût immédiatement, le vieillard au regard fou se retourna vers moi, toujours en tenant sa lame pointée sur la gorge d´Hylia. Cette dernière ne put s´empêcher un petit cri de surprise, lequel fut étouffé par la main de Pendu qui l´étranglait presque.
- Monsieur Julien ! Vous étiez donc là vous aussi ? Mais avant tout donnez moi une seule bonne raison de laisser en paix vos amis qui ont ruiné ma vie, traître que vous êtes ?
Pendant qu´il commençait à s´acharner sur moi, je vis que mon plan se déroulait à merveille. Joey était déjà en train d´essayer d´allumer la mèche avec le briquet qu´il avait réussi à intercepter sans éveiller le moindre soupçon.
- Vous aviez peut-être cru venir à bout de moi, petit présomptueux que vous êtes ! Mais regardez maintenant, où votre orgueil vous a mené ! Par votre faute, votre petite amie va mourir...
- D´où tenez-vous que Claire est ma petite amie ? Répondis-je avec une expression de sincère étonnement.
- Croyez moi, jeune homme, ce n´est pas parce que je suis un vieillard que tout m´échappe... Mais maintenant, à cause de vous, elle va mourir et payer pour votre trahison ! Cria-t-il comme un dément.
- Je ne crois pas, non.... Répondis-je avec un large sourire.
- Et pourquoi ça ? Demanda-t-il, plus furieux que jamais.
- Parce que si vous l´égorgez, vous n´aurez jamais le temps d´éteindre la mèche. Répondis-je très courtoisement.
Pendu se retourna alors en un éclair. La mèche n´était plus consumée que de quelques centimètres. Les événements s´enchaînèrent alors à une vitesse ahurissante.
Samy, courant comme un damné avant que les autres n´aient eu le temps de réagir, cria de toutes ses forces " Courez ! ". Je vis alors la mêlée de mes amis courir en se mettant les mains au-dessus de la tête. Pendu, quand à lui, était tellement tétanisé par ce qu´il était en train de voir qu´il mis un temps infini à réagir. Lâchant Claire d´une main et le couteau de l´autre, il commença à se précipiter vers la mèche.
Mais quelque chose se produisit, de totalement inattendu.
Alors que je commençais à m´abaisser pour aider Claire à se relever, je vis que Pendu s´était interrompu en plein élan pour faire face à la bête que j´avais tué trois minutes auparavant. Les deux monstres, l´un en face de l´autre.
- Cette fois-ci, je te tiens ! Hurla Pendu de toutes ses forces, avant de se jeter comme un damné sur la bête furieuse, comme si il n´avait pas conscience qu´elle pesait certainement cinq fois son poids, et une force également très supérieure. Cependant, ils n´eurent guère le temps d´achever leur duel, car en jetant un dernier regard vers la mèche en train de se consumer... Je remarquais alors... Qu´il n´y en avait plus. Plus de mèche. Quand soudain...
L´explosion.
Cette soirée horrible avait commencé par une explosion, et elle se terminait par le même événement. Et même si je n´avais pas pu assister à la première, je ne doutais pas que celle-ci, provoquée par ses six bâtons de dynamite, avait été beaucoup plus retentissante.
Et là, tout à coup, un cri. Un cri déchirant, provenant de tous les côtés, venant de toutes parts, et perçant les tympans de chaque être qui y vivait. Au bout d´une dizaine de secondes le cri cessa, et je constatais alors que, par un phénomène étrange, comme par enchantement, tout le Gîte...
Tout le Gîte du Pendu était en train de brûler.
- C´est la maison ! C´est le gîte ! Il va nous empêcher de sortir et nous entraîner dans sa perte ! Cria Pendu, comme un aliéné en pleine crise.
Après quoi, je vis qu´autour de moi mes camarades étaient revenus assister au spectacle... Dans lequel nous risquions de finir si nous ne trouvions pas un moyen d´en sortir.
Près de l´escalier, Pendu venait d´être transpercé en pleine poitrine par l´une des pattes griffues de la bête enragées.
La bête et lui se mirent alors à s´enflammer d´eux-mêmes, comme si ils appartenaient à la maison. L´écho de la voix grave de Pendu résonna alors dans la pièce.
- Vous aviez raison, mademoiselle, j´étais prisonnier... Sortez d´ici, ne soyez pas aussi lâche que je l´ai été toute ma vie...
Ce furent les derniers mots de François Pendu.
Devant nous, la porte défoncée, mais en flammes.
Derrière nous, partout autour de nous, le sol, le plafond, les murs, tout était en train de flamber. Il fallait agir. Tout de suite. C´est alors, que, surgi de nulle part, Arnaud se jeta tel un taureau sur la porte, qui était en trop piteux état pour résister au choc. La porte accompagne Arnaud dans sa chute jusque dans la terre de la cour intérieure. Nous nous précipitâmes alors tous dans l´ouverture de la porte, au milieu des flammes, jusque dans l´air frais de la nuit que nous ne pensions plus jamais pouvoir sentir. J´étais le dernier à sortir, derrière moi, j´entendis un bruit d´effondrement enflammée venait de s´écraser à l´endroit même où je me tenais une seconde plus tôt.
Tout le monde était sauf. Le soulagement était malheureusement de courte durée. Car, même à l´extérieur, le Gîte du Pendu menaçait de s´effondrer sur nous si nous ne quittions pas la cour dans le minutes qui allaient suivre. Courant à perdre haleine jusqu´à la grille avec Arnaud, nous nous rendîmes compte après avoir tiré de toutes nos forces sur la grille, que nous avions besoin de la clé pour l´ouvrir.
- Quelqu´un a pensé à prendre la clé ? Criais-je à mes amis encore secoués. Mais personne ne répondit. Jusqu´à ce que...
- C´est ça que tu cherches, Sheik ? Lança une voix du côté du gîte en train de flamber. Serait-ce possible ? Etait-ce le gîte lui-même qui était en train de m´adresser la parole ?
Je me rendis bien vite compte que j´avais tort, en voyant la silhouette d´une personne qui ne m´était pas inconnue se détacher de l´ombre.
- CASSOULET ! S´écrièrent moi et mes compagnons à l´unisson.
Anthos éclata d´un rire fou. Je ne comprenais absolument pas comment il avait fait pour s´en tirer, car même Pendu l´avait cru mort. Pendu était mort, la bête aussi, le gîte était en train de flamber, et lui, il se tenait devant nous je ne sais par quel miracle, comme si rien ne l´avait atteint. Et il n´était pas là pour nous aider. Dans sa main droite se trouvait la clé nous avions besoin, mais dans la gauche... Une mitraillette, mise en joue sur moi bien entendu.
- Alors, vous aviez bien cru à ma mort, pas vrai ? Simon, tu tires lamentablement mal, tu m´as transpercé l´épaule droite, pas la nuque. Mais étant donné que je savais que c´était le Maître, enfin, ce traître de Maître qui t´avait demandé de me tuer, eh bien j´ai fait croire à ma mort... Pour enfin me venger ! Expliqua-t-il, pendant qu´un large sourire se dessinait sur ses lèvres.
Tandis qu´il parlait, il avançait vers moi, et, alors qu´il était prêt à tous nous tuer avec son arme, il glissa... sur un objet rond que je n´avais pas remarqué. Chancelant en avant, il s´étala et lâcha sa mitraillette, qui s´actionna en touchant le sol... et qui l´expédia en enfer une fois pour toutes, dans un feu d´artifice d´effusion de sang. Voyant que le gîte allait s´effondrer d´un instant à l´autre, e courus vers le cadavre ensanglanté d´Anthos, et, récupérant la clé dans sa main close, après un bref merci, je constatais que l´objet rond sur lequel il avait glissé n´était d´autre que la tête déchue de Linki. Insérant la clé dans la serrure, je ne fus soulagé que lorsque j´entendis un bref clic, petit bruit porteur de bien des promesses, en cet endroit. Sans hésiter, nous primes à l´extérieur la première voiture qui se présentait et sur laquelle le propriétaire avait laissé les clés. Je crois que c´était celle d´Alex. Montant tous les huit dans la voiture, un peu serrés, Samy au volant, sans nous retourner. C´était parti.
Une heure plus tard, nous étions sur la route, sans destination précise. Aucun de nous n´osa parler. Nous étions trop soulagés de nous en être sortis. Alors Arnaud, qui était à côté de moi, alluma la radio, sur une station que je connaissais pas. C´était les Bee Gees, Stayin Alive. Tout le monde se mit à rire à l´évocation du nom de cette chanson...
- Qui est-ce qui va croire à ça ? Demanda enfin Claire après un certain temps à écouter la radio.
- Bah, à qui veux-tu raconter ça de toute manière ? Répondit Samy.
- Personne ne nous croirait. Déclara Arnaud.
- C´est trop fou, et trop terrible à imaginer... Renchérit Saria.
- C´est un truc de dingue qu´on vient de vivre, ça mériterait presque qu´on en écrive un livre. Ajouta Yann.
- Moi j´étais un peu préparé à ce genre de truc.. Mais j´sais pas si j´vais raconter ça chez moi... Affirma Joey.
- On s´en fout de ta vie ! Lança Sim.
- En tout cas... Tout ça nous est bel est bien arrivé... Et je crois que c´est ça, le plus terrible. Concluais-je.
Puis, tout le monde se remit à parler normalement, de tout, de rien, et, alors que je tâtais dans la poche de ma veste pour prendre la clé du gîte... Je me rendis compte... Qu´elle était vide.
Erection instantané !! ![]()
Linki t´es un dingo
Déjà je tiens à préciser que je découvre ce chapitre en même tps que vous lol...
Et ouais je n´ai pas du tout participer à l´écriture parce que Linki a refusé -_- et comme il partait en vacs à 22h30 et bien il a posté en catastrophe.
Bon moi qui ai écrit N-I, je vois qu´il y a quelques incohérences qd même parc-i par-là mais bref j´espère que vous ne les aurez pas vu.
J´aime bien ce chapitre quand même, malgré l´action qui va à toute blinde mdr. Les ootiens sont quand même des dieux ![]()
J´suis pas déçu par ce dernier chap mais bon j´ai quand même un goût amer de ne pas avoir écrit ne serait-ce qu´une ligne
La fin est géniale même si on sent que le Linki voulait vite terminé (je la trouve un peu bâclé)
Non mais j´arrête, franchement ce dernier chap est GEANT, tu as fait du très bon boulot mon Guigui vraiment félicitations
j´avais tort de penser que tu ne serais pas à la hauteur, c´est vraiment bien ce que tu as fait même si j´aurais voulu en écrire un bout
BREF, voilà un Noël Inoubliable est enfin terminé au bout de 13 (quel drôle de nombre) chapitres. J´espère vraiment que vous aurez aimé, moi j´me suis régalé d´avoir écrit comme ça avec l´aide de mon ami Linki, c´était vraiment un plaisir. Maintenant je suis à la fois triste d´avoir fini, j´aurais voulu continuer un peu et soulagé car c´est un poids en moins à trainer.
Alors merci encore à tous les lecteurs et j´espère que cette fic aura marqué le forum à jamais
MERCI LINKI POUR TOUS LES MOMENTS QU´ON A PASSE A CREER CETTE FORMIDABLE FIC ^^
F o r m i d a b l e
c´est trop bien!!!! ^^ je trouve pas les mots....
Au passage...
Arty pour avoir posté en plein milieu d´un chap
put1!!! je savais pas j´avais meme pas lu je croyais que c´etais fini!

(1200 au passage)
Bon, je vais d´abord faire un avis sur ce chapitre, puis sur l´histoire global.
ce chapitre est tout simplement... giga-cool ! ![]()
Un suspense constant, une écriture de qualité... Les Brokens de Scared sont magnifiques... hum.
ET LINKI AURA AIDE JUSQU´AU BOUT ! ![]()
Quand à mon perso, il est pas aveugle finalement, c´est cool ![]()
Sinon ,j´ai horreur des fours à micro-onde !
xD
Bon, l´histoire global :
Evidemment, évidemment... Quoi de plus entrainant et trépidant qu´une histoire entre nous, Ootiens. L´idée est bonne, pas forcément original puisque je pense que grand nombre d´entre nous y ont quand même déjà pensée, mais l´idée est très bonne, voir génial.
Une bande d´internaute plus au moins liés qui se réunissent, sa accroche, surtout puisqu´il s´agit de nous. Mais bon, déjà, un problème ce pose... Nous pouvons tous allez à une soirée comme celle là dans un gîte loué comme celui là ? C´est assez invraisemblable... Même si l´histoire relève du surnaturel, ça m´a un peu semblé bizarre dès le début, que j´arrive en compagnie D´ARNAUD, DE MASTER, ET DE CASS ! En fait c´est surtout ça qui me tracassoulet... Mais bon, c´est un détail que l´on oublie vite, et vraiment pas dérangeant, quoi que généralement une histoire comme celle là commence avec un aspect le plus réel possible habituellement...
Pour le deuxio, je vais reprendre une idée que j´ai dit dans le primo, la réunion !
La réunion des ptits jeunes dans un gîte inconnu, où y s´passe plein de truc et que tous le monde va mourir avec des obstacles très très méchants, mwahahahah ! Si on avait pas l´aspect "Ootiens", avec le but de nous réunir dans une aventure trépidante... ça serait vraiment un classique d´horreur américain comme la maison de cire, LOL ! Enfin, y nous manquait quand même un héro type silvester stalone, un crâneur dragueur invétéré, une frère et une soeur qui se dispute tout le temps, des histoires de couples et de rupture, et le noir qui crèvent en premier, et c´était ça !
Là effectivement, je repproche un peu l´histoire type... mais là n´était pas le but !
Oui, comme je l´ai dit plein de fois déjà, tout l´intêret de cette fic résidait, où ça ? Dans les Ootiens. Les Ootiens réunis. Qu´est-ce que ça donnerait ? COmment sa se passerait ? Le fait qu´on se connaisse (superficiellement) et que l´histoire nous met en jeu, rend le tout palpitant et évoutant, on oublie ce que j´ai dis plus haut, le scénario d´horreur type, où le fait de se réunir aussi facilement... On est comme projeter dans l´histoire, on essaye de s´imaginer comme si on y étais réellement, ce qui fait augmenter un suspense de diable... Et on se prend totalement dans son... personnage ?? Non, en fait voilà un petit autre gêne, qui me titille plus que les autres quand même. Le fait que vous essayez un peu d´interpréter les réactions... Logique ! car qui d´entre nous pourrait dire exactement ce qu´il ferait dans ces cas là ? On est obligé d´interpréter... Oui, mais yah un mais... Connaissons-nous assez pour pouvoir interpréter ? Le but de cette histoire, est tout de même, de faire ressentir une réunion "extravagante" entre Ootiens... Mais le problème est que nous ne nous connaissons que sur le net, et que là, nous exploitons un domaine qui dépent de la vie réel... Sommes nous tous pareil ici qu´IRL ? Je n´en suis pas sur. En fait, j´aurais aimé (au moins pour que tout le monde sois un peu satisfait sur le comportement de nos personnages) que vous nous demandiez avant d´écrire (sans nous parler de votre projet) comment est-ce que le se comportait le plus précisément possible IRL... Après, certain peuvent dire ce qu´ils veulent (mais je vois pas en quoi ça les arrange) mais au moins, tout le monde aura une satisfaction plus ou moins bonne sur son personnage.
Je sais, j´emmerde un peu avec ça ^^ Mais même si j´ai évité de parler sur ce sujet la plus part du temps, je pense qu´il faut quand même que je le dise, juste pour être franc et mieux vous respecter (au lieu de faire des commentaires superflues en disant "c´est coool !" )... En fait ça me gênait un peu quand je faisais mon boulet, à lâcher des vannes nazes ![]()
Enfin bon, le problème avec mon commentaire, c´est que les désavantages prennent plus de place que mes compliments !
Pourtant, j´ai plus de chose à dire de bien que de mal ! Mais ce que j´ai à dire de mal prend du temps ![]()
Ou plutôt, ce que j´ai à dire de bien un cours ^^
Le voilà :
Une aventure plapitante d´Ootiens, nous faisant baver à bout, nous stressant, nous apeurant, nous faisant rire parfois... Une farandole d´émotions entre jeunes internautes, rêvant de se rencontrer ou de faire mieux connaissances, un véritable plaisir littéraire écrit par 2 auteurs fabuleux, tout ça, c´est un Noël Inoubliable.
" Si on avait pas l´aspect "Ootiens", avec le but de nous réunir dans une aventure trépidante... ça serait vraiment un classique d´horreur américain comme la maison de cire, LOL ! "
mdr! a bat les films americain ![]()
Merci M-I, ça me touche bcp ce que tu dis ![]()
YEAH ! JAVAIS RAISON
woooohoooooo ! M´enfin linki et super-G savent ce que je veux dire
! Ah et y´a une autre chose que javais raison, cette histoire est incroyable
dans tout les sens du therme xD et japprouve totalement ce que M-I a dit sur le fait que cest dautant plus excitant puisque cest nous dans lhistoire! bon okay on m´a pas vu mais j´y étais moi dans l´explosion du départ non mais !
! Nan vraiment, cest super, et un vrai travail de fous quoi! Mdr au départ les 5 chapitres en 5 jours je crois, cétais completement dingue, mais je me fiche du temps que sa a pu prendre par la suite, car cette histoire est une histoire aussi bien rédigé que des écrivains merde !
non vraiment bravo je suis carrement impressionnée par votre travail de fou et le résultat superbe sur chacuns de ses 13 chapitres, alors 13 FOIS BRAVO ! ![]()