Chapitre 15 : un retour glacial.
Deux jours après son départ de Termina, Malon arriva enfin à Hyrule. Le pays n’était plus tel qu’elle en avait gardé le souvenir, le souvenir d’une plaine brûlé par les flammes du Roi des dodongos, d’un Ranch dont il ne restait que des cendres, d’une Hyrule horrifiante. Maintenant, la plaine avait retrouvé sa verdure, sa beauté, un nouveau Ranch avait remplacé celui de son père, Talon, un Ranch assez joli. Hyrule avait retrouvé son charme d’entant.
- Comment ce pays peut-il avoir conservé sa beauté après une nouvelle guerre ? se demanda t’elle dans un murmure.
Elle regarda le château, celui ci semblait avoir subit plus de dégâts, mais cela restait moindre.
Malon commença à s’approcher de la place du marché, en passant elle constata que les chaînes du pont-levis étaient brisés. La place du marché n’était pas du tout dans l’état de la plaine, une fois le pont franchit, on pouvait immédiatement deviné qu’une guerre avait eut lieu à cet endroit et récemment. Des morceaux de flèches étaient restés, des traces de sang également et les gens marchaient lentement, l’air triste, le regard baissé.
- Malon ? dit alors une voix familière.
La fermière se retourna et reconnut un vieil ami : Andréa, l’un de ses vieux client du ranch lo lon.
- Andréa, vous vivez donc toujours ici ! s’écria t’elle.
- Eh bien oui, et je compte bien resté ici toute ma vie. Mais dis-moi plutôt : pourquoi refais-tu soudain surface ? la questionna t’il, méfiant.
Il n’y avait rien d’amical dans sa voix, et il semblait plutôt mécontent du retour de Malon mais celle ci répondit :
- Je viens pour la cérémonie de mort d’Alan. déclara t’elle. Pouvez-vous me dire quand est-ce qu’elle aura lieu ?
- Dans deux jours. Mais ne parles pas trop de ça ici, le prince était ici très aimé, nous le regrettons tous beaucoup.
- Tout comme moi, précisa t’elle.
- Tu as fuis après la guerre Malon, rappela t’il en montant le ton. Tu as abandonné la famille royale ainsi que tout Hyrule, tu n’as pas vu grandir le Prince.
- Peut être pas physiquement, dit-elle. Mais je l’ai senti mûrir dans ses lettres.
Cette réponse ne convenu pas à Andréa qui se mit à hurler :
- Tu n’as plus ta place ici, Malon ! Nous ne voulons pas de toi dans ce royaume, retournes d’où tu viens ! Le Prince Alan a besoin de gens fidèle à sa disposition, pas de lâches dans ton genre !
La fermière, indignée, ouvrit la bouche pour répondre, mais se dit finalement qu’il ne fallait mieux ne pas répondre à ces provocations.
- A bientôt, mon cher Andréa, je suis ravi de vous avoir recroisé une dernière fois.
Malheureusement, l’homme n’en resta pas là, il se mit à crier si fort que tout le monde entendent :
- La traîtresse Malon est de retour, elle croit ne pas avoir perdu le droit de rendre visite à notre Reine, elle croit même pouvoir se rendre à la cérémonie de mort du prince !
Tous les regards étaient à présent tournés vers elle, alors elle tenta d’accélérer le pas !
- Tu refuis une nouvelle fois, traîtresse ! hurla une autre personne.
- Chassons-la de notre royaume ! ordonna une voix d’enfant.
Toute la place du marché se dirigea vers Malon en hurlant toutes sortes de jurons. La paysanne, qui ne s’attendait pas à cette mascarade, se plaqua contre un mur, renonçant à semer ses poursuivants.
- Comment oses-tu revenir ?
- Sale chienne, vas en enfer !
- Tu n’es pas la bienvenue ici, traîtresse !
- Je rêve de te voir brûler sur un bûcher !
- Tu vas regretter d’être revenue ici, sorcière !
- Que veux-tu à la famille royale ?
Les gens crachaient sur son visage et sur sa robe, certains la frappaient de coups de pieds ou lui tiraient les cheveux. Les Hyliens la balancèrent sur le sol et commencèrent à la piétiner quand soudain :
- Que cesse cette agitation ! hurla une voix féminine, pleine d’autorité.
Les Hyliens se calmèrent aussitôt et reconnurent la Reine zora, Ruto.
- Quelle est la raison de cette excitation ? demanda t’elle.
Tous s’écartèrent pour laisser la Reine zora voir la paysanne. Malon était allongé sur le sol, une fois que les gens s’étaient écartés, elle releva la tête et regarda Ruto, celle ci ne semblait pas la reconnaître et lui lançait un regard interrogateur.
- Je te remercie Ruto … dit doucement Malon.
Ruto reconnut immédiatement sa voix, et se jeta près d’elle.
- Qu’est-ce qu’ils t’ont fait ? lui demanda t’elle.
- Ça n’a pas d’importance … répondit fièrement Malon.
Ruto jeta un regard noir autour d’elle, puis elle questionna les agresseurs :
- Que lui avez-vous fait ?
Aucuns ne répondit. Alors Ruto employa un ton sévère.
- Je vous ai demandé ce que vous lui avez fait !
Alors une jeune fille prit la parole, d’une voix insolente :
- Nous l’avons insultés, frappés, et nous avions l’intention de continués !
Ruto connaissait cette fille, et elle avait déjà rencontré son caractère assez vif.
- Et peux-tu me dire pourquoi, Marwen ?
- Cette femme a trahit Hyrule lors de la guerre contre la gerudo oubliée ! lança t’elle, sûre de ses mots.
- Tu es donc bien mal renseigné, comme je le présumais : Malon n’a pas trahit Hyrule pendant la guerre, au contraire, elle a été l’une des rares femmes à prendre les armes, et sa vaillance a aidé Tom a vaincre le seigneur des dodongos.
- Ceci ne change absolument rien ! le coupa Andréa, l’air furieux. Malon a trahit Hyrule étant donné qu’…
Il s’arrêta, la Reine zora avait levé sa main de manière a obtenir le silence.
- Ne te fatigues pas, fermier ! lui conseilla t’elle. J’ai compris ton manège, tout cela était fort bien construit, Andréa, je te félicite …
Personne ne semblait comprendre à part Ruto et Andréa.
- Ruto ? dit Malon.
- Je t’expliquerais ça plus tard, suis moi pour l’instant …
- Où allons-nous ? demanda la fermière.
- Au château, et ne t’attend pas à un bon accueil de la part de tout le monde.
j´ai modifié quelques trucs, dites moi comment vous trouvez ça . .. et sincérement surtout