Fiction : Trilogie les mondes d’Hyrule
Saison : L’épopée magique
CHAPITRE 14 : Quête et souvenirs
Link s’arrêta net. Midona prit un air étonné, alors que Telma le dévisagea.
- Je ne peux pas. Ce journal est intime, non ? On doit respecter l’intimité des gens, dit Link.
Il bu une gorgée de bière, puis posa délicatement le journal d’Edo. Midona claqua son poing sur la table de la taverne.
- Mais tu es fou ? C’est sans doutes le début d’une nouvelle quête ! Dit-elle.
- Je ne peux pas, Midona, répliqua Link.
Midona plongea dans ses yeux. Elle sourie gentiment.
- Alors, Link, pourrais-je, moi, le lire ? Demanda-t-elle
- Alors moi aussi je le lis ! S’exclama Telma.
Link se retourna vers elle. C’était bien la première fois qu’il la voyait aussi déterminée.
- C’est bon, vous avez gagné, je vais le lire. Mais pas à voix haute, broncha Link.
Il ouvrit délicatement la première page. Midona et Telma rapprochèrent leur chaise vers l’héro. Celui-ci commença à lire le journal d’Edo.
The Journal of Edo:
Tom Versas.
Révélations :
- Salut, minus.
Si je pouvais le ratatiner, celui-là. J’ai 8 ans. Troisième fois que cet idiot de Frans me traite de minus. Si lui, je pouvais lui dire. C’est un pauvre lâche, ce gars.
- Fiche-moi la paix, dis-je
Frans me regarde, étonné, puis s’en va, marchant sur le chemin de Quel’Las, mon village. Le village où je suis né. Si je pouvais franchement vous dire. Quel’Las, c’est bien le seul coin paumé au monde qui existe. Y’a vraiment rien, là. Je me lève, traînant les pieds, me dirigeant vers la maison. Ma maison, celle où je vis avec mes parents. Bjorn Versas, mon père, était comme d’habitude, en train de couper du bois. J’entre dans ma maison. Ma mère fait à manger.
- b’jour, dis-je
- Bonjour, mon chéri, dit Catho Versas
Je monte l’escalier, entre dans ma chambre. William est de nouveau en train de lire son espèce de grimoire sur les druides. Qu’est ce que ça va servir, mon dieu.
- B’jour, William, dis-je
- Salut fréro, dit William.
Je m’affale sur mon lit en bois. Mon frère, William à 16 ans. 8 ans de plus que moi. Lui aussi je crois qu’il me prend pour un gamin. Pour une fois, il fait attention à moi.
- Eh, Tom ! S’exclame-t-il
- Quoi ? Dis-je
- C’est dans une semaine mon anniversaire !
Sans blague. Trois semaines qui me le répètes. Si ce n’est pas son anniversaire, c’est autre chose…
Incroyable, ce type.
- Oui, et ? Dit-je
- J’ai décidé d’exercer le métier de druide !
Sans blague. Quatre ans qui me le dit. Quatre ans qu’il affiche dans MA chambre des affiches sur les plus grands druides de Gwendalir. Quatre ans qu’il met dans mes tiroirs des grimoires, des marmites, des potions diverses. ON LE SAIT !
- C’est nouveau ça… dis-je
- Et j’ai enfin trouvé le métier qui pourrait t’aller !
Je change de tête. Je me lève du lit, pousse du pied quelques petites affaires, puis, repose la question :
- Quoi ?
- Cela te dirais de devenir Marcheur du Vide ?
Oui. Ce serait génial. Sauf qu’il faut attendre 8 ans. Sauf que les murs sont déjà occupés par les affiches des druides, et que je ne peux mettre des maîtres de Marcheur de Vide. Tant pis. Mon frère s’en ira comme même d’ici, car il faudra qu’il aille à Gil’Jeit pour apprendre ce métier. Ensuite, il nous faudra 1 ans pour réussir à récupérer de l’argent qu’on aura dépenser pour son stupide voyage.
- Bonne lecture, répondis-je.
William sourit et replongea dans son imbécile de grimoire. Haha. Très marrant. C’est quoi ce sourire narquois sur ce visage de crétin ?
Bon, enfin bref, la famille se réunit autour de la table à manger. Berk. Pâté en croûte pour aujourd’hui…C’est gai.
- Bon appétit ! S’écria ma maman, toute joyeuse.
C’est la seule joyeuse. J’aime bien son air toujours positif. C’est la seule joyeuse car mon père râle car il a encore du bois à couper, William râle parce qu’il n’aime pas le pâté en croûte et moi je râle parce que je râle tout le temps. Na. Point barre.
Bref, le repas se termina encore dans le silence. Lorsque enfin, William se décide à rejoindre notre chambre. Je suis seul face à mes parents qui vont m’annoncer une nouvelle.
- Bien, nous avons une chose à te dire, Tom, commença mon père.
- On va être direct, on a pensé que tu devais le savoir, que tu étais en âge…Continua ma mère.
- Tu as été adopté.
Quatre mots. Quatre mots signifiant que ma vie est chamboulée. Ma vie. Mon père baissa les yeux.
- Et tu as une soeur. Normalement, tu es né d’une ombre et d’un humain. L’ombre s’appelle Orube. Orube et Tacko, ton vrai père, on crée une jeune fille. Elle était dotée de la beauté de sa mère, et de l’intelligence de son père. Toi, tu as une autre apparence.
C’était ma vie de con. Ma vie foutue. Une vie sans puissance… Seul dans les ténèbres…
Link tourna la page et vu que l’histoire semblait s’arrêter là. Il jeta un coup d’œil vers Telma, qui s’était offerte trois bière, et qui vidait son quatrième verre d wiski pur mat. Il regarda Midona, qui semblait envier Telma. Voulait-t-elle se saouler ?
- Vous êtes obligez de vous saouler la pomme ? Lança Link, avec une impertinence pour faire réagir Midona et Telma.
Ce fut Midona qui répliqua la première.
- Pour ton information, Link, je ne me saoule pas. J’envie juste Telma, car elle se trouve un bocal pour se noyer le moral. Moi, avec quoi je peux noyer mon moral ?
Telma se lança dans la discussion :
- Mwaa… Je zuis ZuRE, que Midona… Hips… Peut ze noyer… Hips… Dans ton baizer, Linko…
Midona la regarda, puis regarda la taverne : il n’y avait personne.
- Bon, eh ben, Link, comme dit Telma… Dit Midona souriante et devenue plus douce, Tu ne pourrais résister à voir ta petite amie pleurer, non ?
Link roula les yeux. Il se leva, puis dit à Midona :
- Aide-moi à la mettre dans son lit, puis après on s’embrasse, ok ?
Midona se retint de rire, et ensemble, ils assemblèrent leurs forces pour porter Telma.
- … Vous z’êTe DeS Z’AnGE… MeRfI… Hips !
Telma laissa échapper un rot sonore. Puis, ses paupières s’alourdirent, et elle ferma lentement les yeux. Midona soupira, et ils montèrent les escaliers de la taverne. Arrivés dans la chambre de Telma, ils déposèrent celle-ci doucement sur son lit. Elle commença à ronfler comme un buffle. Link et Midona se dévorèrent un instant des yeux. Un instant tragique, magnifique. Un instant délicieux. Link prit Midona dans ses bras. Celle-ci frissonna doucement. Un long frisson d’émotion qui parcourut son dos et la laissa tremblante de plaisir. Lorsque Link approcha son visage d’elle, elle ne bougea pas, tétanisé par ses yeux si miraculeux…
Une vague extrême de plaisir.
Une vague irrésistible.
Leurs bouches se frôlèrent.
S’écartèrent pour mieux se retrouver.
S’unirent.
Pendant une seconde, Midona se sentit perdue, mais heureuse. Puis, comme par magie, elle retrouva son chemin. Un flot de sensations inattendues l’envahissait.
Etourdissant.
Ses lèvres s’entrouvrirent, ses mains se refermèrent sur le dos de Link.
Le moment le plus beau de leur vie. Link lâcha le baiser, et il dit :
- Midona, je t’aime.
Elle lui fit le plus beau sourire, ils voulurent encore s’embrasser….
- ROM PCHI ROM PCHI ROM PCH
Telma émit un ronflement plus sonore que d’habitude.
- Je crois qu’on va s’éclipser, n’est-ce pas Link ? Dit Midona, regardant Telma.
Link esquissa un sourire, et ils se dirigèrent vers la sortie de l’auberge, main dans main, yeux dans les yeux.
- Tu es sûre ?
Hary dévisagea un instant Délica.
- Oui, je serais peut-être te transporter, vu que je peux être à plusieurs endroit à la fois.
- Je suis prêt alors, Délica.
Délica inspira profondément. C’était le soir, et elle avait lu dans l’avenir que quelque chose allait se passer, et vite. De peur d’inquiéter les autres, Délica n’avais prévenu que le seul qui était susceptible de ne pas dormir : Hary.
Ils étaient à deux au centre de la citadelle.
- Et tu es sûre qu’a deux on y arrivera ? Demanda encore et toujours Hary.
- Je te rappelle qu’on va juste inspecter les lieux, et ensuite on appellera des plus forts, point barre (!), rappela une énième fois Délica.
Hary inspira profondément.
Il prit la main de Délica. Elle se glissa doucement dans l’univers de ses pouvoirs.
Une seconde après, il restait une Délica. Certes, elle semblait sans âme, et ses yeux regardaient dans le vide. Une Délica sans âme et sans esprit. Non loin, à Cocorico, la vrai Délica et Hary venait d’atterrir dans l’eau, manquant de respiration. Délica remonta vite à la surface, suivie d’Hary.
- Tu te surpasses, Délica, au lieu de nous avoir emmener dans le fond de l’eau, tu nous as emmené au milieu, peut-être que la prochaine fois, tu nous sortiras carrément de l’eau ?
Délica se contenta de lui sourire.
- Et on fait quoi maintenant ? Redemanda soudainement Hary.
- On attend, ils arriveront.
Quand pensez-vous ?
N’ayez pas peur de laissesµz des commentaires ?
Prochain chapitre : (n° 15) La lance de Svaltan, la lame de Sven et la dague Sanglante de l’Orbe Santhil.