3ème et dernière tentative de postage de cette fic´...
Vous pouvez laisser des coms.
à tous ceux qui vont prendre la peine de tout lire.
Chapitre 1: La triste promotion du professeur Mcgonnagal
Au crépuscule d’une chaude journée du début du mois de Juillet, une femme grande, d’un âge avancé et à l’air très fatigué se dirigeait d’un pas lent mais décidé vers un grand château moyenâgeux aux multiples tours. Elle y entra donc après en avoir ouvert la gigantesque porte sans utiliser la moindre clé et traversa le hall d’entrée sans faire attention aux personnages des innombrables tableaux qui la toisaient du regard. Arrivée au bout d’un couloir du 2ème étage, elle s’arrêta devant deux affreuses gargouilles à qui elle susurra quelques mots inaudibles. Soudain les deux gargouilles se déplacèrent latéralement laissant place à une voûte assez basse sous laquelle elle passa malgré tout sans trop de difficultés. Elle avança sur la première marche d’un étroit escalier en colimaçon qui se mit à tourner sur lui même tel un escalator et qui l’amena sans qu’elle dut faire le moindre effort à l’étage supérieur. Elle ouvrit alors une porte en bois verni devant elle et entra dans un bureau plein d’objets grotesques et à l’allure complètement loufoque.
Elle n’avait guère l’esprit à rénover le style de cette salle après les évènements tragiques qui avaient eus lieu quelques jours seulement auparavant dans ce même château. Ce château était en réalité un collège. Mais pas n’importe quel collège : le collège Poudlard, école de sorcellerie. Avant les récents et dramatiques évènements qui s’y étaient déroulés, l’école était dirigée par un vieil homme bienveillant, au nez aquilin, aux cheveux et à la barbe gris, qui portait des lunettes en demi-lune et d’extravagants chapeaux: Albus Dumbledore. Celui-ci était sans doute le plus grand sorcier de tous les temps, respecté et adulé par la grande majorité de la communauté des sorciers.
Mais surtout bien avant cela, c’était le seul a avoir jamais fait peur au plus maléfique mage noir que le monde n’ait jamais compté : Lord Voldemort. Ce dernier avait été détruit un peu moins de dix-sept ans auparavant, alors au sommet de sa puissance par un sort mortel qu’il avait lui même lancé à un bébé et qui s’était retourné contre lui, réduisant son corps à néant et ne laissant derrière lui qu’une âme faible sans corps ni cœur vagabondant dans l’air tel un spectre. Cette âme était effectivement faible car elle était elle même un des sept fragments du corps de Voldemort. Ces fragments étaient appelés horcruxes. Séparer son corps en horcruxes est un des actes de magie noire les plus avancés, et Voldemort etait à la connaissance de Dumbledore le seul homme à s´être déja séparé en plus de deux horcruxes. Diviser ainsi son corps en horcruxes est une des voie vers l´immortalité. Dumbledore, après y avoir consacré de longues années de recherche, a découvert que Voldemort attachait beaucoup d´importances à la puissance magique de ces horcruxes et qu´il avait donc décidé de disposer quatre de ses horcruxes dans des objets ayant appartenus aux quatre fondateurs de Poudlard: Godric Gryffondor, Salazard Serpentard, Helga Poufsouffle et Rowena Serdaigle.Dumbledore avait réussi à détruire la bague de Serpentard qu´il avait retrouvé sur les ruines de la maison de l´oncle de Voldemort: Morfin Gaunt. Et un tout autre horcruxe avait été dissimulé dans un journal intime qui fut lui aussi détruit de la main de Harry Potter aucours de sa deuxième année d´études à Poudlard. Tous ses horcruxes ont permis à Voldemort de ne pas mourir après avoir subit le ricochet de l´Avada Kedavra (sortilège mortel) qu´il avait lancé sur le jeune sorcier Harry Potter alors encore nourisson. Et onze ans plus tard il est réapparu pour la première fois, caché derrière le turban d´ un jeune sorcier naïf et a tenté avec son aide de s´emparer de la pierre d´imortalité, dite pierre philosophale mais en a été empéché par Harry Potter. Trois ans après cette première réapparition, Lord Voldemort est parvenu à retrouver un corps grace à l´aide d´un de ces serviteurs craintifs Peter Pettigrow, dit Queudver. Il avait choisit la date de son renouveau pour tuer le jeune Harry Potter encore adolescent. Mais une fois de plus ce dernier lui avait échappé et avait réussir à prévenir ceux qui voulaient bien le croire du retour de Voldemort. Depuis Voldemort a toujours tenté de tuer Harry. Il s´est acharné sur celui-ci pour une seule raison: une prophétie. Une prophétie qui disait que naitrait a la fin du mois de Juillet de l´année de naissance de Harry la seule personne qui serait jamais capable de le détruire et que les parents de celui ci par trois fois déja l´avaient combattu. Ce sont les seules informations qui étaient parvenues jusqu´aux oreilles de Voldemort. Mais il ne savait pas que la suite de la prophétie indiquait qu´elle n´était valable que si Voldemort choisissais cet adversaire et le considérait comme un égal. Ainsi Harry Potter était devenu l´ennemi juré du plus cruel mage noir et après avoir entendu à son tour la prophétie mais cette fois dans son intégralité s´était décider à venger ces parents de Lord Voldemort.
La plupart de ces informations, le professeur Mcgonnagal: la vieille femme à l´air fatigué qui venait de rentrer dans le bureau du directeur, venait de les apprendre à travers une lettre que Dumbledore lui avait préparé avant sa mort.
Car Dumbledore était mort. Au cours de l´année qui venait de passer, Dumbledore avait pris soin d´informer Harry sur la vie de Voldemort et sur les horcruxes. Et à la fin de cette année riche en nouvelles, Dumbledore emmena Harry avec lui pour détruire un troisième horcruxe. Epuisé et à moitié devenu fou, Dumbledore, fut ramené à Poudlard par Harry en transplanant. C´est là qu´ils virent flotter au dessus de la tour d´astronomie la marque des ténèbres qui indiquait q´un meutre y avait été commis par Voldemort ou par l´un de ces partisans, appelés Mangemorts. Dumbledore ayant retrouvé ses esprits s´y rendit en compagnie de Harry avec des balais volants. Mais arrivés au sommet de la tour, Dumbledore avait pétrifié Harry pour l´empécher de combattre afin d´éviter qu´il ne soit blessé et l´avait recouvert de sa cappe d´invisibilité pour le cacher. Il fut alors témoin de l´assassinat de Dumbledore par le professeur de défense contre les forces du Mal: Rogue. Après coup, de grandes funérailles ont eu lieu et Harry s´est rendu compte que l´horcruxe qu´ils avait découvert avec Dumbledore n´en était en fait pas un. Et qu´il lui faudrait continuer à chercher les 3 horcruxes des fondateurs, un autre inconnu et enfin la forme vivante de Voldemort, celle qui a un cerveau.
Le professeur Mcgonnagal s´était assise sur un fauteuil en chintz devant un bureau encombré et comtemplait un tableau, qu´elle avait fait installer le matin même, et qui figurait parmi tous ceux qui représentaient les anciens directeurs de Poudlard: celui de Albus Dumbledore. Elle ne lui adressa pas mot comme elle aurait très bien pu le faire, mais se mit à pleurer à chaudes larmes. Au bout d´un quart d´heure de lamentations elle se leva, alla chercher une plume, se rassit et se lança dans la rédaction d´une lettre.
2ème chapitre: Dernière nuit à Privet Drive
Cette lettre était destinée à un jeune homme assez grand qui avait des cheveux d´un noir de jais complètement ébourifés et portait des vêtements de moldus (personne non sorcier) bien trop large pour lui ainsi que des lunettes tordues. Il dormait - et vivait - dans la plus petite chambre de la maison de son oncle et sa tante, dans la banlieue résidentielle de Little Whinging. Il semblait lui aussi triste et mélancolique, et il avait de bonnes raisons. Car il était Harry Potter celui qui avait été surnommé l´Elu, celui qui avait déjà à maintes reprises eu affaire à Lord Voldemort.
Ce soir là, Harry Potter était allongé sur son lit. Il digérait les trois feuillesde salade que sa tante lui avait donné en guise de dinner et repensait encore et encore à la mort de Dumbledore. Il se sentait coupable de l´avoir affaibli avant qu´il ait du affronté les mangemorts et Rogue. Mais Harry préfèrait éviter d´y penser la journée et de se consacrer à l´étude de nouveaux sortilèges qu´il apprenait dans un vieux grimoire qu´il avait acheté par la compagnie "Hibou Correspondance". Il revoyait déja suffisament Dumbledore mourir dans ces rêves pour y penser aussi pendant le jour. Bien qu´il y fut abitué, Harry éprouvait toujours la même sensation d´intense tristesse et de remords après avoir révé des morts dont ils avaient été témoin. De plus, la cicatrice en forme d´éclair qu´il portait sur le front, et qui était la trace du sortilège mortel lancé par Voldemort,lui faisait chaque nuit de plus en plus mal. Il s´occupait donc la journée en étudiant de nouveaux sorts qui pourraient l´aider lorsqu´il affonterait Voldemort et pendant sa quête des horcruxes ainsi quand écrivant du courrier, beaucoup de courrier. Presque chaque jour il envoyait une lettre à Lupin, Ron, Hermione et Ginny, et parfois aussi aux parents de Ron et Ginny ou à Maugrey Fol Oeil.
Lupin était devenu son principal protecteur depuis le décès de Dumbledore, c´était un ami d´enfance du père de Harry: James Potter et de son parrain: Sirius Black. Quant à Ron et à Hermione, c´était les meilleurs amis de Harry et ils ne manquaient pas à leur role en lui répondant eux aussi chaque jour, le conseillant et le soutenant. Les lettres de Ginny étaient elles beaucoup plus romantiques, et les tendres réponses que lui faisait Harry laisser entendre qu´il voulait lui aussi qu´ils poursuivent leur relation amoureuse malgré qu´il lui ait dit l´inverse à l´enterrement de Dumbledore. Mr et Mrs Weasley les parents de Ron, Ginny et de cinq autres enfants plus agés, avaient eux invité Harry au mariage de leur second fils Bill avec une francaise du nom de Fleur Delacour qui aurait lieu le trente juillet.
Il fallait encore à Harry patienter quinze jours avant de pouvoir rejoindre les Weasley et il ne pouvait s´y résoudre. Car l´atmosphère qui régnait dans la maison était insupportable . De même que dans tout le pays où des dizaines d´évènements étranges et de meutres sans coupables avaient lieu chaque jour depuis le début des vacances et les Dursley semblaient tenir Harry comme responsable de tous ces drames. Il était donc enfermé dans sa chambre et recevait chaque soir la plus maigre collation qu´il avait jamais eu à manger sous ce toit.
Il attendait donc la réponse de Mrs Dursley à sa requête de pouvoir venir dès le lendemain au Terrier pour les préparatifs de l´heureux évènement. Il se pencha un petit peu à la fenêtre et aperçut au loin un grand hibou qui se dirigeait vers sa fenêtre. Lorsqu´il regarda au dos de la lettre qu´il avait reçu, il fut très étonné de reconnaître l´écriture droite et soignée du professeur Mcgonnagal. Il ouvrit alors l´enveloppe, impatient de voir ce que le professeur Mcgonnagal pouvait bien lui écrire de si important.
Il la déplia et commença à lire:
Cher Potter,
Notre regrété directeur m´a demandé dans une lettre qu´il m´avait destinée avant de mourir de t´informer de la totalité des connaissances dont lui même disposait.
Tout d´abord, il connaissait l´endroit exact de l´horcruxe ayant appartenu à Poufsouffle, celui ci se trouve dans un vieux coffre chez les Diggory, qui, il en est presque sur, ignorent jusqu´à l´existance même de coffre. Il te conseille de faire très attention et de ne surtout pas te précipiter dans la destruction de cet horcruxe. Il avait lui même détruit l´horcruxe de Serpentard et il ignorait s´il s´agissait de celui de Serdaigle ou de Gryffondor voire même du dernier horcruxe dans la caverne où me semble-t-il vous avez réussi à soutirer l´horcruxe. Il ajoute que tu n´es pas obligé de revenir à Poudlard et que si tu veux lui parler et lui demander de plus amples informations, tu pouras te rendre dans mon bureau malgré tout.
Mais surtout, et il insiste bien la-dessus dans sa lettre,"ne tue pas Severus Rogue si tu en a l´occasion, car les apparences sont parfois trompeuses et les mauvais ne sont que très rarement ceux que l´ont croit".
De plus, il me fait transmettre que tout ce qui lui appartenait te reviens, tu es son seul héritier.
Lui et moi te souhaitons bonne chance dans ton combat.
professeur Mcgonnagal.
Un autre hibou arrivait déjà et Harry reconnu le vol irrégulier et gauche d´Errol le hibou des Weasley. Avec toutes les informations qu´il venait d´apprendre il en avait presque oublié son impatience en attendant la réponse de Mrs Weasley. Sans grande surprise Harry apprit qu´il pouvait se rendre au Terrier quand il le voulait et qu´il serait même accueilli avec plaisir et qu´il était attendu comme il était prévu dans sa lettre le lendemain à onze heures du matin..
C´était surtout cette dernière réponse que Harry attendait. Il se demandait si Mrs Weasley se rappelerait qu´il n´avait pas encore dix-sept ans et qu´il n´était pas encore autorisé à transplaner. Apparemment elle avait oublié,mais Harry ne lui en voulait pas, bien au contraire, il lui en était même reconnaissant car il craignait par dessus tout une seconde rencontre entre les Weasley et les Dursley sous le toit de ces derniers. Harry se coucha alors plus apaisé qu´il ne l´avait été depuis longtemps, mais son bohneur ne fut que de courte durée, car il réva encore de Dumbledore en train de mourir devant lui, puis des effets du priori incantatum dont il avait été témoin un peu plus de deux ans plus tôt et il se réveilla en sursaut au beau milieu de la nuit. Sa cicatrice était douloureuse mais il ne se recoucha pas, il était impatient de revoir Ron et Hermione, qui aux dires de Ginny s´étaient enfin avoué leur amour, pour pouvoir leur annoncer ce que le professeur Mcgonnagal lui avait appris. Il se languissait aussi de voir Ginny pour qui son désir était devenu de plus en plus ardent tout au long de l´été, pour pouvoir lui dire qu´il regrettait de lui avoir dit qu´il voulait qu´ils rompent. Ainsi il patienta assis sur son lit, jusqu´à onze heures, pensant à la beauté de Ginny, au regard appeuré de Ron quand il lui aurait annoncé ce que Mcgonnagal lui avait écrit et aux conseils que lui donneraient Hermione. Tout cela le réjouissait et il ne pensa pas une seule fois à quoi que ce soit de triste dans toute la matinée. A onze heures moins cinq Harry prit sa valise dans sa mains droite la cage de sa chouette dans la main gauche et espéra que le ministère était trop occupé en ces temps de crise pour s´occuper d´un transplanage de mineur, puis il ferma les yeux et se concentra. Il sentit alors son corps se soulever et se glisser à travers un chemin complexe et douloureux à empreinter puis se retrouva debout à une dizaine de mètres devant l´entrée du Terrier, le dos légèrement courbaturé.
3ème chapitre : Réjouissances
Il avança d’un pas précipité et tapa à la porte qui s’ouvrit sur le coup. L’entrée donnait directement sur la cuisine dans laquelle se trouvaient déjà la famille Weasley mis à part Mr Weasley qui devait être surchargé de travail au ministère et Percy, le troisième fils, qui avait depuis déjà 2 ans rejeté sa famille. Tous se retournèrent en entendant la porte grincer et saluèrent Harry énergiquement :
"- Hé !! Harry comment tu vas ?, demanda Ron, on t’attendait avec impatience.
- Très bien maintenant, répondit Harry avec un grand sourire.
- Tant mieux, j´espère que tu as fait bon voyage, ajoutèrent Mrs Weasley et Hermione sur un même ton enjoué."
Ce qui fit beaucoup rire Fred et George, qui avaient abandonné leur boutique " farces pour sorciers facétieux " pour l´occasion.
Ils dirent alors sur un ton cette fois si faussement enjoué sous le regard agacé de Hermione:
"- J´espère que tu as fait bon voyage.
- Non, sans rire ça va Harry? Tu sais, tu peux te rendre quand tu veux dans notre boutique sur le chemin de Traverse. On te fera des prix d´amis, ajouta Fred avec un sourire bienveillant.
- D´accord merci beaucoup, répondit Harry.
- Et pourquoi moi je n´ai pas de,réduction?
- Parce que tu n´es pas notre ami, Ronny, tu es notre frère, dit George sur un ton très sérieux. C´est la toute la différence."
Ron se renfrogna en grognant. Harry esquiqqa un sourire puis dévia son regard de Fred et George et regarda un petit peu autour de lui. Charlie s´approcha de lui et lui serra la main cordialement. Ensuite il fit rapidement un signe de la main à Bill et à Fleur, mais il ne sut jamais si ils le lui avaient rendu tant ils semblaient occupés à s´embrasser. Il continua à chercher du regard et trouva enfin celle qu´il avait attendu tout l´été. Il ne savait pas si il devait l´embrasser. Car, certes il s´était excusé dans ces lettres mais les dernières paroles qu´il avait prononcées à Ginny étaient celles d´une rupture. Il n´eut pas à réfléchir longtemps car Ginny se précipita sur lui et l´embrassa sans déconvenue devant sa mère qui ne semblait pas être au courant de la liaison qu´elle entretenait avec Harry, car elle s´assit sur la chaise la plus proche sans même s´en rendre compte. Puis elle sourit dans un air béta et ému. Harry était totalement épanoui, il remarqua que Ron tenait la main d´Hermione tendrement et il en fut enchanté.
Puis ils les regarda monter et les rejoignit en compagnie de Ginny. Arrivés dans la chambre de Ron, ils s´assirent sur les nombreux coussins qui étaient disposés. Et Harry et Ron commencèrent une discussion endiablée sur les meilleurs balais de Quidditch et les filles parlèrent des garçons qu´elles trouvaient mignons à Poudlard pour essayer de rendre Harry et Ron jaloux sans grand succès. Puis ce fut déjà l´heure du déjeûner. Tous les quatre descendirent, Harry plus vite que les autres. Il était affamé et se lécha les babines en sentant du haut de l´escalier la bonne odeur du ragout qu´avait concocté Mrs Weasley. Une fois descendu, Harry croisa Fleur qui lui dit:
"- Ca alors Arry, je ne savais pas que tu étais ici. Je suis très contente de te voir.
- Merci, moi aussi, dit Harry en réprimant un fou-rire que les jumeaux Weasley, eux, ne parvinrent pas à cacher."
Le repas se passa dans une ambiance très chaleureuse. Tout le monde parlait à tue-tête et se délectait des mets raffinnés préparés par Mrs Weasley. Seule Fleur trouvait à redire, mais même Bill ne faisait pas attention à ses remarques.
Ils sortirent de table plus de deux heures après s´y être installé tant ils étaient passionnés dans leurs discussions et Harry ne remarqua même pas qu´il était déja trois heures. Ce fut Fleur, qui semblait s´ennuyer, qui fit la remarque:
- Ca alors, il est déja trois heures, sur un ton qui sonnait très faux, c´est fou ce que le temps passe vite.
Tout le monde la regarda d´un air un peu excédé, mais Mrs Weasley dut bien reconnaître qu´il commençait à se faire tard pour rester à table. Et elle débarrassa la table d´un coup de baguette magique laissant Ron mordre à pleine dents dans le vide où quelques millièmes de seconde auparavant se trouvait un énorme morceau de pain. Elle se mit aussitôt à la préparation du thé en demanda à tout le monde de sortir de la cuisine.
Harry s´apprétait à monter les marches de l´escalier quand Hermione le prit par le bras.
"- Harry je pourrais te parler deux minutes s´il te plaît?
- Bien sur, répondit-il étonné.
- Voila, est-ce que tu as décidé de ce que tu allais faire cette année?, demanda-t-elle d´un air très sérieux.
- Oui, affirma Harry, je ne retournerais pas à Poudlard. Je compte, comme je vous l´ai déja dit, aller voir la maison de mes parents, et aussi leur tombe à Godric´s Hollow."
Et Harry se rappela qu´il avait oublié de parler de la lettre de Mcgonnagal qu´il avait reçu. Il ajouta alors:
- Viens il faut que j´en parle à Ron aussi.
Ils montèrent dans la chambre de Ron où ils retrouvèrent Ginny en train de crier après son frère au sujet de Coquecigrue. Lorsqu´elle aperçut Harry, elle se calma et s´assit dans un coussin l´air énervé. Ron dit:
"- Harry au fait, je t´ai pas encore demandé, qu´est-ce-que tu compte faire cette année?
- Ah ben justement j´allais t´en parler."
Et il leur montra la lettre du professeur Mcgonnagal qu´il avait glissé dans sa valise. Ron lut puis fit passer la lettre à Hermione et à Ginny.
"- Plus rien ne peut m´étonner maintenant, alors tu ne reviendra pas à Poudlard, c´est décidé?
- Oui, Dumbledore lui même me l´a conseillé non?
- Oui mais quand même, dit Hermione, tous ceux qui se sont aventurés à la recherche des horcruxes de Tu-Sais-Qui ont trouvé la mort jusqu´à aujourd´hui. Tu es encore une fois la seule exception. Tu dis toi-même que c´est grâce à la chance que tu as survécu jusqu´à aujourd´hui, alors s´il te plaît Harry, ... fais très attention."
Elle en avait presque les larmes aux yeux et Harry était très ému et ne savait que dire. Ron lui semblait plutôt jaloux et dit:
"- De toutes façons, où que tu ailles, moi je viens avec toi.
- Oui moi aussi, dit Hermione d´une voie timide, que tu le veuilles ou non."
Harry savait que ses amis insisteraient pour venir avec lui et maintenant qu´il y réfléchissait, lui aussi sentait qu´il aurait besoin de leur présence dans les moments difficiles. Soudain Ginny qui jusque là n´avait prononcé le moindre mot dit sur un ton de défi:
"- Vous n´espèrez quand même pas vous débarasser de moi aussi facilement?
- Bien sur que non. Mais je ne veux pas qu´il t´arrive quoi que ce soit, je te l´ai déja dit,répondit Harry après un bref instant de malaise.
- Parce que tu veux peut-être que ça arrive à Ron et Hermione?, répondit-elle du tac au tac."
Harry réfléchit... Il devait reconnaître que la compagnie de Ginny lui serait des plus agréables mais elle le déconcentrerait certainement dans sa quête. Mais elle semblait si convaincue, si mûre, si grande, si belle... qu´il accepta. Ginny l´enlaça tendrement et retourna se rasseoir un grand sourire au lèvres.
- Très bien, vous viendrez, vous m´aiderez, mais il viendra un moment où j´aurai besoin d´être seul. Je devrai combattre Voldemort seul comme le veut la prophétie. Si vous refusez cette condition, vous ne venez pas avec moi.
Personne ne répondit et un profond silence se fit. Il dit alors:
-Où est-ce que va se passer le mariage de Bill et de Fleurk?
Alors une longue conversation reprit entre les quatre compagnons pendant laquelle quelques baisers s´échangèrent.
Harry aimait bien cette ambiance. De plus la maison était très romantique avec les nombreuses décorations blanches dentelées et fleuries qui cachaient les fissures et les tuyaux sur les murs. C´était une atmosphère parfaite pour un mariage.
Au bout de quelques heures ils furent conviés à aller à table. Harry avait un peu moins faim que pour le repas de midi et déscendit plus lentement. Lorsqu´il fut arrivé en bas, il eut la surprise de rencontrer Maugrey FolOeil, Mr Weasley, Tonks et Lupin qui se tenaient main dans la main ainsi qu´à la grande surprisede Harry, Hagrid. Il les salua tous et Hagrid plus particuliérement. Ce dernier avait l´air impatient de faire goûter à l´assemblée les dizaines de bouteilles d´alcool fort qu´il avait apporté. Ils s´installèrent tous à table et commencèrent à parler. Tonks et les jumeaux parlaient commerce. Lupin et Maugrey parler des Mangemort et du danger qui rôdait un peu partout et Harry, Hermione et une bonne partie de la famille Weasley parlaient avec Hagrid qui disait regretter de devoir abandonner son frère dans la cabane du gardien des clés de Poudlard. Harry écoutait avec amusement parler Hagrid et tenait tendrement la main de Ginny. Il n´avait vraiment pas faim mais il se força à manger les restes de ragout que lui proposait Mrs Weasley. Au bout d´une heure, tout le monde se dispersa un peu dans la cuisine et dans le salon des Weasley. Tout le monde semblait avoir goûter les coktails de Hagrid et parlait bien fort du mariage de Bill. Seul FolOeil continuait à boire dans sa fiole personnelle.
4ème chapitre: Invité surprise
Le lendemain matin Harry se réveilla assez tard et remarqua que Ginny n´était plus dans le lit. Il tatonna avec sa main du côté de sa table de chevet et réussit à prendre ses lunettes. Il les enfila, tout comme son pantalon et son T-shirt et descendit l´escalier. Il tourna la poignée de la porte de la cuisine et...:
" SURPRISE!!!!!!, hurlèrent Ron, Hermione, Ginny, les jumeaux,Charlie et Mrs Weasley. JOYEUX ANNIVERSAIRE.
- Ca alors tu as l´air d´être surpris, dit Ron étonné, ne me fais pas croire que tu avais oublié que c´était ton anniversaire?
- En tout cas, nous, on ne l´a pas oublié, fit remarquer Ginny.
- Allez ne nous fait pas patienter, dit Fred sur un ton impatient, vas-y, ouvre tes cadeaux."
Harry était complètement déboussolé, comment avait-il pu oublier qu´aujourd´hui était le jour de sa majorité, en tout cas chez les sorciers: dix-sept ans. Il se rapprocha de la dizaine de cadeaux qui étaient empilés sur la table et ouvrit le paquet qui se trouvait sur le dessus.
"- C´est mon cadeau, dit Hermione avec un grand sourire, " Comment se défendre au devant des pires maléfices", j´espère qu´il ne te serra jamais utile. Tu ferais quand même bien de le lire."
Mais Harry n´écoutait pas vraiment ce que disait Hermione. Il était galvanisé par ce premier véritable anniversaire qu´il ait jamais vécu et s´empressa d´ouvrir ses autres cadeaux. Parmi ceux-ci: un énorme sachet rempli de bombabouses et de nouveautés en matière de farces et attrapes-moldus de Fred et George, un autre livre: l´autobiographie de Gilderoy Lockhart offert par Mrs Weslaey. Ron, quant à lui, lui avait offert une robe de quidditch des Canons de Chudley, son équipe préférée et Ginny lui avait offert une magnifique chaine en or, que Harry fit mine de ne pas pouvoir accepter. Mrs Weasley lui tendit alors une assiette de petit déjeûner encore plus garnie qu´à l´accoutumée qu´il ne mit que quelques minutes à finir. Il passa une fin de matinée plutôt agréable au cours de laquelle il remercia chacun plusieurs fois pour son cadeau. Mais il n´oubliait pas que c´était ce jour-ci qu´il devait partir à Godric´s Hollow pour tenter de trouver des indices dans la maison de ses parents qui pourraient l´aider dans son combat contre Voldemort. Au beau milieu de l´après-midi, il annonça donc à Mrs Weasley qu´il devait partir avec Ron, Ginny et Hermione. Celle-ci lui dit:
"- Ah oui! C´est vrai, Ron m´en a parlé, je vous soutiens du fond de mon cœur et surtout, Harry, fais bien attention. Le peu de choses que je connais sur les horcruxes m´effraie totalement. Si jamais vous avez le moindre problème, vous pouvez venir vous réfugier à la maison, on sera vous protéger et contacter des renforts...
- Merci beaucoup et ne vous inquiétez pas Mrs Weasley, tout se passera bien, répondit Harry avec un grand sourire que Mrs Weasley lui rendit toujours un peu crispée.
- C´est bon maintenant, dit Ron certainement plus rapidement qu´il ne l´aurait voulu, on est prêts à partir."
Effectivement Ron était prêt à partir, on aurait presque dit qu´il allait déménager, il portait sur son dos un sac de randonnée deux fois plus gros que la moyenne d´où dépassait de multiples objets et vêtements qu´il avait du jeter dedans un peu trop précipitamment. Harry éclata d´un rire moqueur mais gentil:
- Tu sais, nous partons que pour quelques jours, dit-il. Même la valise que tu prenais pour Poudlard n´était pas aussi grosse.
- Je sais, j´ai du demander à Hermione et à Ginny de me faire un peu de place dans leurs bagages, mais ne t´inquiète pas, je n´ai pris que mes affaires les plus importantes, poursuivit Ron sur un ton solennel qui rappelait fortement son grand frère Perçy.
- Hmmm..., toussota Ginny qui imitait à la perfection l´ancien professeur Ombrage. Je pense qu´il est temps de partir.
- Oui, ajouta Hermione sur un ton de regret.
- Tu sais si tu préfères retourner à Poudlard pour poursuivre les études, je te comprendrais très bien, dit Harry très sincèrement. C´est très important les ASPIC et ...
- Oh non ce n´est pas ça, s´étonna Hermione, c´est juste que ça me fait de la peine de laisser mon pauvre Pattenrond ici.
- Il sera bien mieux ici mon amour, dit Ron avec un sourire charmeur".
Harry fit semblant de ne pas être étonné d´entendre Ron s´adresser comme ça à Hermione qui semblait elle-même avoir du mal à s´y accommoder.
"- Euh... oui je pense qu´il vaut mieux ne pas s´encombrer d´animaux pour le voyage, dit Harry après quelques instants de divagation, bon on va transplaner. Ginny, tu t´accroches à mon bras et toi Ron tu t´accroches au bras d´Hermione.
- Euh... sauf si tu te sens capable de transplaner toi-même, ajouta Harry en voyant le regard énervé que lui lançait son ami.
Le sourire revint sur le visage de Ron et ils partirent en ne laissant derrière eux que quatre "POP" bruyants et une Mrs Weasley à la mine dépitée.
Godric´s Hollow était un petit village aux maisons aux murs très sales néanmoins habitées. On pouvait se rendre compte au premier coup d´oeil que c´était un village de sorcier. Harry s´était retrouvé au milieu d´un vaste terrain vague et fut très surpris de voir une maison dont les murs penchaient vers différents endroits selon les étages. Cette maison était très semblable au Terrier, mais sans le jardin plein de gnomes et de herbes hautes qui lui donnait tout son charme. Il comprit aussitôt que Godric´s Hollow était un village de sorciers. Un village de sorciers assez grand en comparaison avec Pré-Au-Lard. Ceci plutôt que de rassurer Harry le perturba davantage...
"- J´espérais que ce soit un village de Moldus, dit Harry en grognant légèrement.
- Mais je croyais que Pré-Au-Lard était le seul village de sorciers de Grande-Bretagne, dit Ginny inquiète.
- Ah oui, c´est vrai. En fait, j´ai lu dans "Géographie moderne du monde magique" que bon nombre de villages n´étaient peuplés que de sorciers, mais étaient tout de même régis par les pouvoirs moldus. Sur les vingt-cinq villes de sorciers du Royaume-Uni, vingt-quatre ont un maire moldu choisi par le premier Ministre moldu. Ce maire ignore pourquoi il a été nommé plutôt qu´élu et le Premier Ministre l´envoie souvent faire d´autres travaux que ceux de maire. Il choisit aussi les plus bêtes et les moins appréciés des politiciens pour ces places de maire de ville de sorciers. Comme ça, ils ne posent pas de question, conscients de la chance qu´ils ont, et ne cherchent pas trop à comprendre les bizarreries de leurs villages et pourquoi ils en sont devenus maires. Pré-Au-Lard est la seule ville dirigée par un maire sorcier. Personnellement je pense que c´est le meilleur compromis mais il semblerait que le Premier Ministre moldu tienne à diriger toutes les villes de sorciers. Allez savoir pourquoi...
- C´est très bien tout ça, coupa Ron d´un air joyeux, mais si on cherchait où se trouvent les ruines de la maison de tes parents et un hôtel où on pourra dormir?
- Ne t´inquiète pas pour ça Ron, j´ai déjà recherché tout ça sur internet et j´ai même réservé un chambre dans l´hôtel de la grand´Rue. Apparemment Godric´s Hollow accueille aussi volontiers des Moldus...
- Aintèrenette?, demanda Ron incrédule.
- Oui je sais que ça peut te paraître bizarre que les Dursley me laissent utiliser leurs ordinateurs, mais en fait j´ai réparé celui que Dudley avait jeté dans mon placard et j´ai pu le brancher dans "ma chambre" et me connecter à internet en haut débit grâce aux bornes Wi-Fi dernier cri qu´a faites installer Mr Dursley pour faire plaisir à son Dudlinouchet..."
Harry s´arrêta en voyant l´air complètement déboussolé qu´arboraient Ron et Ginny. Hermione et lui éclatèrent de rire et Harry laissa à Hermione le soin d´expliquer les détails.
Quelques dizaines de minutes plus tard, Ron fit semblant d´avoir compris au bout de la dix-septième tentative d´explication d´Hermione. Ginny avait depuis longtemps rejoint Harry qu´elle embrassait amoureusement sur un banc public en très mauvais état. Profitant de l´occasion, Harry proposa à ses acolytes d´aller poser leurs bagages à l´hôtel.
Ils s´y rendirent aussitôt, se rendant compte qu´ils avaient déjà perdu beaucoup de temps en balivernes. Après cinq minutes de marche, ils s´arrêtèrent devant la grande porte en bois de hêtre verni, d´une auberge à l´allure luxueuse dont l´enseigne indiquait: "Godric´s hotel" suivi de cinq balais dorés - équivalents des étoiles chez les Moldus.
- Ben dis donc..., dit Ron admiratif.
- Oh! C´est magnifique Harry, dirent Hermione et Ginny d´une même voix hystérique et pressée.
- Vous savez, je ne l´ai pas choisi pour le luxe, mais c´est l´hôtel parmi les deux de la ville que j´ai préféré. Non pas pour les cinq balais, mais parce que l´autre est classé parmi les deux dernières hôtels de Grande-Bretagne au niveau confort et fréquentation, derrière l´auberge "Au Vampire Goulu" de l´allée des Embrumes, si vous voyez ce que je veux dire...
- Mais on ne t´en veux pas du tout, dit Ron en contemplant toujours les multiples fenêtres de l´hôtel.
- Alors dans ce cas, entrons!, dit Harry excédé par la réaction puérile de ses amis dans la situation présente. Mais il se dit après une courte réflexion qu´il devait les comprendre: ils n´avaient jamais eu suffisamment d´argent pour côtoyer de hôtels comme celui-ci.
En fait, Harry se rendit compte que lui non plus ne connaissait pas vraiment le luxe. Il possédait certes beaucoup d´argent, mais ne l´avait jamais utilisé à des fins luxueuses. Et à la vue de ce qui se passait devant lui, il regretta un peu de ne pas l´avoir fait.
Devant lui des jets d´eau tombaient ou plutôt coulaient du plafond très haut et tombaient sans le moindre bruit dans un bassin entourant une immense statue représentant une personne de grande taille, au buste large, à l´air fier et vaillant levant une main dans laquelle se trouvait une gigantesque épée, qui rappela à Harry un vague souvenir, peut-être l´avait-il vu dans un rêve... Cette statue fascina Harry quelques secondes, elle avait quelque chose de plus que les autres statues magiques. Harry se sentait attiré par les mystères de cette statue. Mais très vite son regard fut attiré par un ruisseau qui traversait le hall de part en part sur les cinquante mètres de largeur de cette sale. Il contourna le grand bassin pour ce rapprocher de ce ruisseau. Le liquide qui parcourait ce ruisseau était d´un blanc nacré comparable à du lait, mais légèrement argenté. Il revint sur son idée que cet hôtel puisse accueillir des Moldus, c´était totalement impossible qu´un moldu ne s´aperçoive pas de la magie du lieu... Un petit pont en bois permettait de traverser le ruisseau en son milieu. C´est en regardant ce pont que Harry aperçut un minuscule guichet au fond de la salle à côté d´un luxueux ascalier en marbre. Le guichet ne comportait qu´une seule caisse derrière laquelle se trouvait un vieux sorcier au visage ridé mais à l´air gai. Il tourna encore sur lui même et fut déçu de voir qu´aucune autre magnifique chose n´encombrait la salle hormis de splendides tapis alignés par centaines et des tableaux représentant toutes le même homme, celui la même à qui on avait ériger la monumentale statue qui se trouvait à l´entrée... Il se rapprocha de l´un de ces tableaux et se rappela avoir déjà vu ce personnage jeune et fougueux dans un autre tableau se trouvant à Poudlard. Il contempla plusieurs tableaux qui l´attiraient tout autant que la statue sans qu´il puisse vraiment expliquer pourquoi... Puis il repensa aux raisons de sa présence à Godric´s Hollow: il devait avant tout chercher des indices pouvant l´aider au cours de sa quête et il pensait que revenir dans la maison qui a vu mourir le corps de Voldemort et s´accomplir l´une des plus dramatiques et importantes prophéties de tous les temps, pouvait dévoiler des choses primordiales.
Il chercha du regard ses trois amis qu´il avait ponctuellement oublié. Ils étaient tous les trois aussi émerveillés que Harry et se parlaient tout seuls à voie haute. Ginny contemplait la rivière - j´espère que ce n´est pas du sang de licorne - , Ron était agenouillé par terre et tenait le coin d´un des magnifiques tapis - si seulement je pouvais m´en payer un seul comme ça - tandis que Hermione était plus digne mais marmonnait comme les autres:
"Je ne savais pas qu´il existait une si grande statue de Godric Gryffondor"
Harry se rappela aussitôt qui était le personnage de ces tableaux et de cette statue: Godric Gryffondor, dont un tableau se trouvait dans la tour d´astronomie de Poudlard... La simple pensée de la tour d´astronomie attrista Harry, il préférait ne plus repenser à la mort de Dumbledore, mais il n´y arrivait pas toujours. Il se rappela aussitôt qu´il était là pour accomplir son devoir, et que Dumbledore était mort parce qu´il l´avait aidé dans son travail qu´il aurait du effectué seul. Il "réveilla" ses partenaires et les dirigea vers le guichet mais ils s´arrêtèrent à mi-parcours, recommençant à divaguer.
Le guichet était le seul objet se trouvant de l´autre côté de la rivière mis à part les mêmes tapis et tableaux que de l´autre côté. Harry s´avança vers le vieil homme qu´il avait entraperçut quelques minutes auparavant et dit:
"- Bonjour, j´ai réservé 1 chambre au nom de Potter par internet.
- Bonjour Monsieur Potter, votre chambre est libre, répondit le vieil homme très courtois.
- J´aimerais savoir si il serait possible d´ajouter une chambre pour mes amis.
- Bien sûr, nous n´avons plus beaucoup de clients ces derniers temps vous savez...
- A cause de Voldemort et des crimes commis par les mangemorts?, interrogea Harry
- Euh... oui c´est ça, répondit l´homme en tressaillant. Dix meurtres en un mois... C´est moins qu´il y a vingt ans, mais c´est suffisant pour faire fuir la clientèle...
- Je comprends. Pourriez-vous m´expliquer pourquoi vous possédez des centaines de tableaux et cette magnifique statue de Gryffondor?
- Vous devriez pourtant être le premier à le savoir: GODRIC´s Hollow est la ville de GODRIC Gryffondor,et nous conservons et protégeons avec tous les sortilèges que nous connaissons cette statue en souvenir de ce glorieux sorcier.
- Ah bon, je l´ignorais. Pourriez-vous me passer les clefs des deux chambres s´il vous plaît?
- Bien sur Mr Potter et bon séjour à Godric´s Hollow."
Il alla retrouver ses amis et les secoua légèrement afin qu´ils redeviennent normaux.
"- Ah pardon, je ne suis pas resté très attentif pendant quelques instants, dit Ron. Bon qu´est-ce qu´on attend pour monter nos bagages, ajouta-t-il en voyant que Harry tenait dans sa main deux grandes clefs en or.
- Oui allons-y, dit Ginny en souriant."
Ils montèrent alors au premier étage et rejoignirent leurs chambres. C´était de véritables appartements grand luxe avec un lit deux place pouvant accueillir environ huit personnes, des canapés en cuir regroupés autour d´une table basse près d´une cheminée ancienne. Il y avait beaucoup d´espace et Harry pressa Ginny de déposer ses bagages et en fit de même dans la chambre voisine de Ron et Hermione qu´il surprit en train de s´embrasser. Une minute seulement après s´être installer, ils furent contraints de ressortir de l´hôtel. Harry les guida à travers les rues labyrinthiques de Godric´s Hollow et il se retrouva devant la maison de ses parents. Du moins ce qu´il en restait. Elle était partiellement détruite mais on pouvait y entrer malgré tout par le porte d´entrée encore en état et il dirigea ses amis vers le haut de l´escalier croulant. Harry rentra dans une pièce qu´il reconnut aussitôt. C´était sa chambre. Il l´avait vu de nombreuses fois dans ses rêves. C´était là que sa mère s´était sacrifiée et c´était là que pour la première fois le septième horcruxe de Voldemort fut détruit. Harry fut très ému de voir cette pièce. Mis à part le mur à moitié manquant et le toit inexistant cette pièce était la même que dans ses rêves ou plutôt dans ses souvenirs. Son landau n´avait pas bougé. Harry avait vu ce qu´il voulait voir. Il redescendit l´escalier et dit:
"- Je suis content que vous soyez là. Il est peut-être temps de commencer à fouiller.
- Tu sais Harry, on a pas trop le droit de toucher à une maison frappée par le meutre de... Voldemort, dit Hermione en un souffle.
- On ne va faire que regarder, répliqua-t-il.
- Ginny tu vas là-bas dans la cuisine, toi Ron, dans le salon et Hermione et moi on va à l´étage.
-D´accord, répondirent Hermione, Ron et Ginny."
Et ils partirent chacun de leur côté silencieux. Harry n´eut pas le temps d´atteindre le sommet de l´escalier que...:
"- Harry, cria Ron, viens voir."
Harry descendit au pas de course et arrivé dans le salon il vit un petit paquet sur la cheminée en mauvais état. Il était accompagné d´une lettre qui portait le sceau du ministère de la Magie. Il la lut à voix haute:
"Cher Mr Potter,
Nous vous remettons les biens qui vous ont été volés par un individu du nom de Mondingus Fletcher à votre ancien domicile du 12 square Grimmaurd. Ne sachant où pouvoir vous contacter, nous avons décider de poser vos objets dans la maison de vos parents.
Avec nos salutations distinguées,
Maggie Smith, déléguée au service de la justice au ministère de la Magie."
Le paquet contenait une amulette que Harry avait déjà aperçu chez Sirius et un chaudron en bronze.
"- Comment ça "ancien domicile"?, demanda Hermione
- Ah oui! Je ne vous ai pas dit, j´ai vendu ou plutôt donné la maison à Lupin. Il en aura plus besoin que moi et puis tu sais, elle est presque devenue vivable depuis qu´on a réussi à faire le ménage et à baillonner Mrs Black dans son tableau.
- Ah! dit Hermione rassurée.
- Bon, je crois que finalement on ne trouvera rien ici. Allons profiter de l´hôtel."
Et ils rentrèrent. L´après-midi se termina dans la joie et Harry se coucha tard et fatiqué dans les bras de Ginny, quand soudain, il eut une illumination. Il se dit que
cette statue monumentaleétait peut-être un horcruxe! C´était vrai qu´il ressentais quelque chose de spécial chaque fois qu´il la regardait et d´après Dumbledore l´épée de Gryffondor étais le seul objet encore existant de Gryffondor. Mais si l´épée avait été un horcruxe Harry l´aurait su, sa cicatrice lui aurait fait mal...Et puis Voldemort s´était précipité dans la création de ses horcruxes, peut-être s´était-il seulement servi de la protection que le propriétaire avait installé pour se simplifier la tâche. Oui, oui, tout ça se tenait... Et Harry s´endormit.
voila les quatres premiers chaps.
Je remercie ceux qui m´ont encouragé à la recréer et ceux qui ont voter pour cette fic´ dans le classement des topics. ![]()
il y a un peu trop de monde sur ce topic je trouve... ![]()
Elle est bien ta fic, original!
:meci: ... Mais il ya pas beaucoup de lecteurs j´ai l´impression.
bon ben je crois que je vais arrêter cette fic´...
Continue là
j´ai lu le premier chapitre et je peu dire que c´est très bien ![]()
pour moi ca devient intéressant a partir du 4ème...
Je l´ai lu deux fois ta fic....
Et au cas où on l´efface, tu peut m´envoyer la suite stp????
lingflo@hotmail.fr
Ok, je vais continuer alors ![]()
Sayais, j´ai tout lu, continue c´est trop bien ![]()
![]()
wow...elle est très bien ta fic. Continue ![]()
je veux pas la lire sa parle d´Horcruxe et j´ai pas le gout de m´imaginer des scenario pendant 3 ans
bon alors jai quel que petite chose a dire .. primo c tres bien pour une fic ( mais je trouve que tu devlope un peu trop le coter romantique..) et jai remarque 2 chose un peu bizzar: --> 1 harry reserve une chambre d´hotel ( sorcier ) par internet.. (tres etrange) ---> 2 le ( ga o contoir ) y di Voldemort alors que touts les sorciers o presque dise vou savez qui ... mais bon si sa sere a la suite ... pour le reste je te di bravo ![]()
tres cool ( a partire du chapitre 4iem et 5iem chapitre) mais encor la bonne intro... continu
( sans vouloir toffenser pour les 2 truk bizzar)