Mouais, j´ai fait du charabia
Quête n°2 : Enfin un os dans ce monde de douceur...
Vous allez tomber sur un gars plus sadique que vous (oui, c´est possible)... Il peut vous louer une luxueuse maison pour une bouchée de pain, mais vous devez l´affronter. Soyez plus sadique que lui mais ça va être dur...
Bérénice, après son combat plutôt sympa, alla se coucher. Mais où ? La jeune dresseuse n’avait aucun endroit où aller… Elle s’adossa à un mur, puis s’assit. Elle attendait une occasion de se distraire, un combat, un concours nocturne, voire même qu’un mec avenant lui propose de se rendre chez lui…. Mais les bras de Morphée la saisirent, et elle s’endormit. Vision comique que cette jeune fille avachie sur le béton. Les passants nocturnes s’esclaffaient sans retenue. Mais Bérénice, semblable à un loir, ne réagit pas. Si, une fois, elle grogna et se retourna, et son crâne heurta un lampadaire. La meurtrière avait fière allure… Elle fut réveillée, à l’aube, par un objet qui heurta son crâne. Une pièce. Elle tâta son épiderme, et sentit l’occiput causé par le lampadaire. Elle ouvrit paresseusement les yeux, et distinguait un jeune homme. Des cheveux châtains, un smoking blanc, agrémenté d’une cravate et d’un bas assortis tout deux au costume, et des chaussures vernies, noires. Une certain noblesse se lisait des ses traits harmonieux et dans son maintien. Il tenait des pièces, et, avec un sourire désobligeant, il les lançait sur Bérénice. Sans doute pour l’humilier. Bérénice se redressa, et bafouilla, d’une voix ridiculement pâteuse.
- Eh, kestufou…
- Traduction, mademoiselle la sans-logis. Malgré mon intelligence, je ne parle point le chimpanzé.
Un éclat d’intelligence pétillait dans les yeux du dresseur. Mais le sourire narquois montrait un homme plutôt désagréable. Il continua, sans quitter Bérénice des yeux.
- Comme vous me faites pitié, je vous propose de gagner une maison, à bas prix, qui est ma cinquante quatrième résidence secondaires. J’ai aussi vingt maisons principales, dans le domaine de Poké-City, cela va sans dire. Si vous le voulez… direction le soixante, rue de l’Abondance.
Puis, il fit apparaître son Kadabra, et se téléporta. Bérénice, estomaquée, mit quelque temps avant de réagir. Après avoir ramassé les pièces, machinalement, elle s’engouffra dans un HLM, et arriva sur le toit. La rue de l’Abondance se trouvait à 700 mètre à vol d’oiseau… Et à vol de mante religieuse ? Bérénice envoya son Insécateur. Aussitôt, l’insecte utilisa une attaque Hâte. Bérénice l’enfourcha, et son pokémon bondit. Porté par les violentes rafales, il flottait paisiblement dans les airs. Malheureusement, un immeuble se trouvait sur leur route. L’Insécateur se le prit de plein fouet. Bérénice eut juste le temps de s’aggriper au rebord d’une fenêtre. Elle cassa le fenêtre, baragouina une excuse a la pauvre locataire, une octogénaire avec une canne aussi grande qu’elle, puis s’engouffra dans le couloir. Mais un feulement retentit : La vieille avait envoyé un Linéon. Bérénice, sans son Insécateur qui avait continué sa chute, sprinta jusqu´à l’ascenseur, le félin sur ses talons. Elle pénétra dans l’ascenseur. Le Linéon bondit. Il ouvrit sa gueule, découvrant des crocs acérés… Qui s’enrobèrent de glace. Une attaque Crocs Givre. Il allait mordre la dresseuse. Bérénice ferma les yeux… Et l’ascenseur se referma avec un craquement écœurant sur le crâne du Félin. Il roula dans l’ascenseur, avec une expression féroce sur le visage. Bérénice, dans un mal de tête assourdissant, se souvint du sort de son Mentali… Le même craquement écœurant… Elle sortit de l’ascenseur, laissant la tête du pokémon sur le plancher métallique de la cabine.
Elle alla vomir dans une ruelle. C’était moins la mort du Linéon que le souvenir de son Mentali qui la dégoûtait a ce point. Elle se dirigea vers l’adresse indiquée. A peine arrivée, elle fut ébahie. Une maison luxueuse, avec piscine couverte à l’extérieur, s’étalait devant elle… Elle ouvrit la porte. Elle tomba sur le richard en smoking, qui tapa dans ses mains. Un applaudissement ironique.
- Très bien, tu as réussi à venir. Mais tu as oublié un détail…
D’un claquement de doigt, il fit venir un Mackogneur. Celui-ci déposa lourdement, comme si c’était un objet sans valeur…. L’Insécateur. Bérénice se jeta sur son pokémon, en lui injectant un Rappel Max.
- Touchante retrouvaille…. Mais si je ne t’avais pas pisté, tu n’aurais pas pu m’affronter.
- Je dois vous affronter ? Mais…
- Si vous gagnez, vous paierez un loyer de 200£ par mois. Sinon…
Un sourire carnassier découvrit les dents blanches du richard.
- Je vous souhaite une bonne nuit. Ca doit être agréable de vivre sous les ponts…
Bérénice, outrée, ordonna à son Insécateur de se battre. Le gentleman, en haussant les épaules, envoya un Gravalanch.
INSECATEUR VS GRAVALANCH
- T’as de la chance, j’aurais pu envoyer mon Arbok ou mon Kadabra…
En effet, le gentleman lui avait laissé l’avantage du type. Bérénice décida d’employer cette faiblesse a fond.
- Insécateur, FAUX CHARGE
- Gravalanch, Giga Impact.
Le Gravalanch envoya valser le Insécateur à l’autre bout de la pièce. Puis, Le Gravalanch se mit en boule, prêt à exécuter une Attaque Roulade. Mais Bérénice profita de la faiblesse et de la lenteur du rocher après son attaque pour allumer un ventilateur a fond. Un courant d’air monta, s’amplifia avant de faire vaciller Bérénice. Ca devrait suffire.
- Insécateur, VOL
- Gravalanch, Rebond !
Le Gravalanch profita de sa roulade pour se donner de l’élan avant de bondir. Mais Bérénice avait tout prévu. Un puissant Eclate-Roc, et le Gravalanch se trouvait mal en point.
- Gravalanch, Destruction !
Le Gravalanch explosa. La maison fut en partie détruite, tandis que L’Insécateur, encore en l’air, ne ressentait pas l’onde de choc. Le gentleman, malgré avoir perdu ce match, souriait.
- Je te laisse cette maison en ruine, ma jolie… et comme on est à la fin du mois, tu devras me payer demain.
Ainsi, il l’avait fait exprès, afin de ne pas tout perdre… Quand le richard partit, Bérénice s’écroula. Mais une masse attira son attention. Un portefeuille, bien garni. Ainsi, tout espoir n’était pas perdu. Elle pourrait réparer la maison. Quelle journée harassante…
Bérénice s’allongea sur le divan, qu’elle poussa hors de portée du plafond détruit. Un éclair résonna. Bérénice grimaça. Sa maison n’était pas étanche…