Quête : Votre Tortipouss ne va pas très bien... Il vous faut un petit remontant mais le pharmacien n´aime pas les nouveaux et vous propose un défi... Vous avez votre stimulant si vous le battez dans un combat où les Pokémons sont choisis aléatoirement.
Quête 2 : Coup de poker
Ce jour-là, je me levai à 8 heures avec l’idée d’aller m’entraîner dans la forêt. Je me dirigeai vers la cuisine et m’étalai lamentablement. En regardant ce qui m’avait fait trébucher, je reconnus Torti, qui avait l’air à plat.
- Torti ?
Il ne me répondit que par un faible gémissement. Je m’habillai en vitesse et me précipitait vers la pharmacie, Tortipouss dans sa ball. Arrivé devant la porte de la pharmacie, je courus vers la porte… Et m’aplatis littéralement. La porte ne s’était pas ouverte. En y regardant de plus près, une affichette avec les horaires de la pharmacie m’apprit qu’elle n’ouvrait qu’à 9 heures.
- Mais c’est pas vrai, depuis quand on commence à neuf heures quand on est le seul pharmacien du coin ? marmonnai-je en me frottant le nez. Bon, autant attendre…
Le pharmacien arriva enfin, à 9h45.
- Enfin ! lançai-je, agacé. Mon Tort…
- Vous êtes nouveau dans la ville, me coupa-t-il d’un ton indifférent.
- Heu, oui, répondis-je, pris au dépourvu. Mon Tortip…
- Je n’aime pas les nouveaux, coupa-t-il.
- J’en suis vraiment navré, m’exclamai-je d’un ton ironique. Mon Tortipouss est malade !
- Je ne vous aide que si vous me battez.
- Je… Quoi ? protestai-je. Mais pas question, je viens de vous dire…
- On ne choisit pas nos Pokémons.
- Pardon ?
Il sortit de sa mallette deux balls.
- Choisissez-en une, dit-il.
- Droite.
De la ball sortit un Noctali. Le pharmacien ricana, faisant sortir de la sienne un Ursaring.
« C’est pas gagné… »
- Ursaring, Bélier ! ordonna le pharmacien.
Le Noctali se reçut l’attaque de plein fouet et s’envola pour arriver dans mes bras.
- Est-ce que ça va ? lui demandai-je.
Pour toute réponse, j’eus droit à une lacération du visage gratuite.
- RAAAH ! C’est vraiment pas mon jour aujourd’hui !
- Lui non plus n’aime pas les nouveaux.
Ils commençaient tous à sérieusement m’agacer, et pendant ce temps-là, Torti était malade comme un Caninos dans sa ball. Il fallait que je trouve un moyen de remporter rapidement ce match…
- Attaque… Coud’Boule ?
Le Noctali se précipita vers son adversaire et lui asséna un énorme coup : au moins, il m’obéissait.
- Ursaring, Frappe Atlas.
Son calme m’énervait de plus en plus. Il fallait que je me sorte de là, sinon il allait mettre KO Noctali et je ne pourrai pas soigner Torti… Une idée me vint à l’esprit, mais il fallait d’abord que Noctali affaiblisse son adversaire. Il fallait aussi que je fasse quelque chose comme le frapper, mais je ne pourrais jamais me résoudre à ça… Cette femme qui battait son Evoli m’avait dégoûté, je n’allais quand même pas l’imiter ? L’attaque rata Noctali de peu et ce dernier s’échappa dans les arbres derrière la pharmacie.
- REVIENS ! hurlai-je, bouillant de rage.
J’étais déchiré entre l’envie de tuer Noctali et la nécessité de soigner la petite tortue. Le pharmacien parlait un peu plus fort, sûrement sa façon à lui de hurler :
- Mon Noctali…
- REVIENS OU JE TE TUE…
- Tu vas me le ramener, espèce d’abruti…
- J’EN AI MARRE DE TES CONNE…
- Ursaring, attaque Coud’Krane…
- NOCTALI, JE VAIS TE… Quoi ?
J’eus à peine le temps de détourner mon regard des arbres que le crâne de l’Ursaring me heurta de plein fouet à l’estomac. Le coup me coupa le souffle et me fit décoller du sol pour aller m’y écraser lourdement. J’essayai d’appeler à nouveau Noctali, mais je n’y arrivai pas.
- Ursaring, Tranche.
Non ! J’allais me faire découper en deux ! Mais qu’adviendrait-il de Tortipouss ? Le Ursaring s’approchait en courant, ses grosses pattes martelant le sol aussi fort que mon cœur martelait ma poitrine. Je voyais seulement ses énormes griffes, qu’il levait…
- NOCTALI, ATTAQUE FRUSTRATION !
Le pharmacien eut un imperceptible haussement de sourcils. L’Ursaring ne stoppa pas sa course et continuait de se rapprocher… Il me semblait bien que c’était la fin. Soudain, un éclair noir jaillit d’un arbre et le Noctali heurta Ursaring de toute sa force, à toute vitesse et avec toute la hargne et la haine qu’il avait sans raison pour moi. Les pattes de l’ours décollèrent du sol – Chacun son tour, mon grand ! – et il s’écrasa contre un arbre, qui fut déraciné sur le coup. L’ours ne se releva pas.
- Wouaw… j’ai gagné, dis-je, vraiment surpris de la haine que Noctali me vouait et de la force dont il avait fait preuve.
- Mon Ursaring, dit le pharmacien, sans aucune trace d’étonnement ou de colère sur son visage morne.
- Allez, maintenant, vous devez soigner mon Tortipouss, lançai-je en appelant la petite tortue.
- Mon Ursaring, continuait de répéter le pharmacien.
- Oui, bon, lançai-je, agacé. Alors ?
- Prends ça et va-t-en, répondit-il en me jetant une bouteille.
Je l’attrapai au vol et l’administrai sur-le-champ à la pauvre tortue, qui fut tout de suite remise sur pied.
- Ouaiiis, Torti !
- Noctali, Tranche.
Le Noctali se jeta sur nous. Torti sur pied, j’ordonnai :
- Attaque Retour !
L’attaque fonctionna parfaitement et envoya Noctali déraciner l’arbre voisin de celui d’Ursaring.
- Allez Torti, on va s’entraîner ?
La tortue lança un petit cri joyeux tandis que nous nous dirigeâmes vers la forêt, les cris du pharmacien enfin hors de lui derrière nous.
_____________________
Membre du Morrisonisme
, du Mickisme
et du Kennedysme 