Et pour clôturer la chose :
Avantages :
Un turbocompresseur est plus compact, plus léger, et plus facile à installer qu’un compresseur classique entraîné par l'arbre de sortie moteur.
Un turbocompresseur se montre très à l'aise dans les hauts régimes du moteur, là où l'efficacité d'un compresseur mécanique se dégrade sensiblement.
De plus, il exploite l'énergie cinétique des gaz d'échappements (vouée à être dissipée) pour comprimer les gaz d’admission, au lieu de prélever une part de l'énergie du moteur comme le fait un compresseur mécanique.
Inconvénients :
L'énergie utilisée par le turbocompresseur n'est pas totalement gratuite, car il gêne le passage des gaz d'échappement.
Un turbocompresseur « classique » n'est efficace qu'au-delà d'un certain régime moteur, contrairement au compresseur mécanique dont l'efficacité commence dès les plus bas régimes.
Lors d'un coup d'accélérateur, le turbocompresseur peut manifester un certain « temps de réponse », laps de temps où la quantité de gaz d'échappement ne suffit pas encore à faire tourner la turbine du turbocompresseur au régime idéal. En jargon automobile, on parle fréquemment de « lag ». Cet inconvénient est absent des compresseurs mécaniques.
En course automobile, dans les années 1980, certaines voitures ayant des moteurs de faible cylindrée avec des turbos très puissant possédaient un lag tellement important qu'il n'était pas rare que le pilote appuie déjà sur l'accélérateur avant-même d'avoir commencé à rentrer son virage, afin que le turbo ait eu le temps de se lancer durant le passage de la courbe. Cette pratique obligeait alors le pilote à freiner du pied gauche, du fait de devoir accélérer du pied droit.
(Les deux derniers inconvénients précédemment cités sont quasi-résolus avec les turbocompresseurs modernes, dits « à géométrie variable », plus efficace à bas régimes.)
Source : Wikipédia