Menu
jeuxvideo.com / Actualités à la une / Derniers dossiers / Jeux vidéo et PC d’entrée de gamme : Deux univers à jamais incompatibles ? /

PC d'entrée de gamme : Retrogaming, émulation, cloud gaming... Les plans B pour jouer - Jeux vidéo et PC d’entrée de gamme : Deux univers à jamais incompatibles ?

Page Dossier
PC d'entrée de gamme : Retrogaming, émulation, cloud gaming... Les plans B pour jouer
PC d'entrée de gamme : Retrogaming, émulation, cloud gaming... Les plans B pour jouer
PC
Partager sur :

Il y a encore quelques années, si nous avions dû réaliser le même dossier, nous nous serions probablement arrêtés à la page précédente. Depuis, les technologies de Cloud Gaming se sont bien développées, et pour peu que vous disposiez d’une solide connexion internet, vous pouvez maintenant jouer sur un PC des plus modestes, en externalisant tous les calculs que ce dernier ne peut pas réaliser. Ce n’est toutefois pas la seule solution software, pour qui ne veut ou ne peut pas investir dans son matériel.

Evidemment, nous allons parler de cloud gaming dans les quelques paragraphes qui vont suivre. Mais auparavant, rappelons que ce n’est pas parce que votre PC ne peut pas faire tourner en local les titres les plus avenants qu’il ne peut pas devenir un honorable compagnon de jeu. Ainsi, le marché regorgent de productions dont les exigences graphiques sont réduites, mais qui valent largement que l’on s’y intéresse : parmi les titres qui entrent dans cette catégorie et que nous avons testé, citons Don't Starve, Owlboy, The Binding of Isaac, Torchlight II, Dead Cells, Nex Machina, ou encore Spelunky. Notre mini PC NUC s'est également montré capable de faire tourner l'excellent Pillars of Eternity, à 40 FPS max, certes, mais c'est bien assez pour ce type de jeu, assurément. Egalement, de nombreux éditeurs se sont lancés dans la réédition de très vieux jeux, comme Baldur’s Gate I et II, R-Type, Heroes of Might & Magic III, Another World, ou certains Metal Slug, et ceux-ci se sont exécutés sans souci sur nos différentes configurations de référence.

PC d'entrée de gamme : Retrogaming, émulation, cloud gaming... Les plans B pour jouerPC d'entrée de gamme : Retrogaming, émulation, cloud gaming... Les plans B pour jouer

On peut aussi mettre en avant l’argument du retrogaming, les PC d’entrée de gamme restant bien souvent très capables d’émuler de vieilles consoles, ou de vieux PC x86, afin de vous faire replonger dans quelques titres qui ont aidé à bâtir les fondations de l’industrie vidéoludique. Nous n’entrerons pas dans les détails, puisque cette pratique de l’émulation continue de s’exercer dans un cadre assez flou, entre ce qui est légal ou pas, toléré ou pas. Mais à titre d’exemple, notre NUC faisait tourner sans problème des émulateurs comme DOS-Box (MSDOS), MAME (Borne d’arcade), Steem (ATARI ST), ou Win-AUE (AMIGA 500/1200), ce qui laisse un champ des possibles assez vaste.

PC d'entrée de gamme : Retrogaming, émulation, cloud gaming... Les plans B pour jouer

Enfin, dernière alternative ne nécessitant pas d'investissement, le Google Store. Si l'on prend l'exemple de notre portable Acer Spire 5, un convertible équipé d'un écran tactile, il est tout à fait possible d'y installer un émulateur Android (MEMU dans notre cas), et d'y ramener toute sa bibliothèque de jeux, afin d'en profiter en mode tablette, ou clavier et souris en main. On peut même imaginer des systèmes d'inception bizarres où l'on utiliserait l'émulateur Android pour émuler des jeux MS-DOS ou MAME, mais c'est peut-être aller un peu loin dans l'avant-gardisme, nous en convenons. Quoi qu'il en soit, ces différents exemples montrent qu'il n'est pas forcément nécessaire de disposer d'une puissance de calcul folle pour s'amuser. Maintenant, si vraiment ce sont les jeux les plus récents et les plus graphismes les plus chatoyants qui vous intéressent, il vous reste une solution : le Cloud Gaming.

Depuis maintenant quelques années, les offres autour de cette technologie se multiplient, et certaines commencent à devenir franchement intéressantes. Rappelons rapidement le principe : le Cloud Gaming consiste à utiliser une puissance de calcul externe, celle du Cloud, pour faire tourner n’importe quel jeu sur n’importe quelle machine, qu’il s’agisse d’un téléphone, d’une tablette, ou d’un PC. Evidemment, cette technologie prend tout son sens si l’on parle d’un jeu gourmand en termes de ressources graphiques, et d’un appareil qui ne serait pas capable de le faire tourner avec ses seuls composants. Pour que cela fonctionne, il faut plusieurs choses : une bonne connexion internet et un réseau local solide, en termes de débits entrants / sortants mais aussi en termes de latence. Et il faut disposer d’un appareil qui soit capable de décompresser un flux vidéo en temps réel, puisque c’est sous cette forme que les serveurs de Cloud Gaming vont vous envoyer les images relatives à votre partie en cours. On vous rassure, ce fut le cas de toutes les configurations présentées dans ce dossier.

Maintenant, quelle offre choisir ? Pour le moment, beaucoup sont encore en développement, ou en accès bêta, mais nous avons décidé d’en retenir trois, celles qui nous ont paru les plus intéressantes : deux qui sont officiellement disponibles, et une qui est entrée en bêta restreinte récemment, mais qui nous semble extrêmement prometteuse.

PlayStation Now

PC d'entrée de gamme : Retrogaming, émulation, cloud gaming... Les plans B pour jouer

Comme son nom le laisse supposer, le Playstation Now est le service de Cloud Gaming de Sony, et s'il est bien entendu accessible via les consoles et téléphones de fabricants, il est aussi possible de s'y connecter depuis un PC. Très succinctement, le PSNow regroupera un catalogue d'environ 450 titres, qui ne seront certes pas tous de première jeunesse, mais dont certains resteront exclusifs aux consoles de la marque. L'occasion de se replonger ou de découvrir quelques-uns des jeux qui ont aidé à bâtir la réputation du constructeur nippon. L'interface sur PC n'est sans doute pas la plus intuitive, c'est le moins que l'on puisse dire, et les interactions possibles de la part de l'utilisateur se limitent quasiment à choisir puis lancer un jeu : pas de fonctions de tri, pas de réglages possibles sur la qualité du flux vidéo.... bref, le minimum syndical. Au-delà de ces arguments, la qualité graphique proposée sera calée sur les versions PS3 ou PS4 des jeux... Pour autant, le PSNow fonctionne correctement en termes de fluidité ou de latence, et sans être parfait, il constituera une première alternative de Cloud Gaming sur PC, notamment en raison de son tarif : 17€ / mois.

Shadow

PC d'entrée de gamme : Retrogaming, émulation, cloud gaming... Les plans B pour jouer

Certains d'entre vous pourront sans doute s'étonner de trouver le service Shadow dans nos propositions, compte tenu des précédentes impressions que nous avons publiées à son sujet ici ou . Reprécisons donc les choses : si l'on prend Shadow comme une solution de Cloud Computing généraliste, qui vise donc à prendre la place de votre PC au quotidien, en ce qui nous concerne, le service doit s'améliorer. Encore début janvier, nous avons été trop dérangés par certains bugs, ou la faible capacité de stockage disponible, pour nous montrer satisfaits. En revanche, si l'on se contente d'utiliser Shadow comme une solution de Cloug Gaming, sur des PC locaux tels que ceux que nous avons utilisés tout au long de ce dossier, notre appréciation devient nettement moins prudente. Car dans ce cadre, difficile de ne pas se laisser séduire : sa structure technique vous permet d'accéder à n'importe quel jeu PC de n'importe quelle plateforme (Uplay, Origin, Steam, ou GoG, par exemple). La fluidité, la qualité d'image et la faible latence sont au rendez-vous. L'interface de contrôle du système est plutôt complète. Et Shadow conserve ce petit bonus appréciable d'être accessible sur différentes plateformes, ce qui vous permet de profiter de vos jeux sur PC (Windows ou Mac), mais aussi sur smartphone, ou tablettes (Android). Derrière, difficile de juger du prix de l'offre, dans un marché qui reste en pleine construction, mais à 30€ / mois, on est presque au double de ce que demande Sony.

GeForce Now PC/Mac

PC d'entrée de gamme : Retrogaming, émulation, cloud gaming... Les plans B pour jouer

Si vous avez lu notre article paru début janvier, vous devez déjà le savoir, nous vous avons gardé le meilleur pour la fin. GeForce Now pour PC et Mac nous impressionne depuis quelques semaines que nous l'utilisons, que ce soit par sa qualité d'image, par sa faible latence, par sa stabilité, ou par la structure de son offre. En effet, et contrairement à GeForce Now pour Shield, GFN pour PC et Mac vous donne accès à l'ensemble de vos titres PC sur différentes plateformes (Uplay, Steam, et Battle.net pour le moment). Un peu comme Shadow, nous direz-vous, si ce n'est qu'en tant que pur service de Cloud Gaming, GFN se montre plus convaincant sur cet aspect, et il ne présentera par exemple pas de limitation liée à la capacité de stockage. Seul problème pour le moment : le prix. Il reste inconnu à l'heure où nous écrivons ces lignes, le service étant toujours en phase bêta.

Mis à jour le 02/02/2018 à 12:50
PC

COMMENTAIRES

Vous devez être connecté pour poster un commentaire.
Sikhandar
Sikhandar
MP
le 03 févr. 2018 à 19:20

Très bon article, en plus ça m'intéresse surtout le GeForce now. Mais apparemment il n'est pas encore disponible et n'a pas de date de sortie ?

Lire la suite...
aqanth
aqanth
MP
le 02 févr. 2018 à 12:41

Shadow est vraiment une bonne solution de cloud gaming (perso je l'utilise sur Mac) mais, contrairement à ce qui est écrit, il n'est pas encore disponible sur iOS.

Lire la suite...
Sommaire Dossier
  • PC d'entrée de gamme : De quelles configurations parle-t-on exactement ?
  • PC d'entrée de gamme : Quelles performances vidéoludiques peut-on en attendre ?
  • PC d'entrée de gamme : Quelles solutions matérielles pour améliorer les choses ?
  • PC d'entrée de gamme : Retrogaming, émulation, cloud gaming... Les plans B pour jouer
  • PC d'entrée de gamme et gaming : Une situation qui pourrait évoluer ?