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Castlevania : Vampire's Kiss
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Journaliste jeuxvideo.com
01 février 2014 à 15:53:35
15/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
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14.6/20
Test Castlevania : Vampire's Kiss

Castlevania : Vampire's Kiss, paru en Europe en l'an de grâce 1996, est le douzième épisode de la tentaculaire série des Castlevania. Sorti presque 5 ans après le quatrième opus, le jeu a déçu la critique et nombre de joueurs qui ont vu en lui un véritable retour en arrière par rapport aux nombreux apports effectués par Castlevania 4. Des critiques méritées ? C'est ce que nous allons voir !

Castlevania : Vampire's Kiss

La première chose à savoir à propos de ce Vampire's Kiss, c'est qu'il partage bien plus de similitudes avec Castlevania : Rondo of Blood, sorti en 1993 sur PC Engine, qu'avec l'opus Super NES le précédant, à savoir Super Castlevania 4. Sans être un portage, ni un remake, Vampire's Kiss suit le même scénario que Rondo of Blood. Vous incarnez ainsi Richter Belmont, dont la fiancée et la belle-sœur (Annette et Maria) ont été enlevées par le comte de Dracula et emprisonnées dans le célèbre château Castlevania. Conformément au destin inéluctable des membres de la famille Belmont, vous vous précipitez dans le château armé de votre fidèle fouet pour sauver ces chères et tendres, et bouter pour une énième fois le saigneur de ces dames hors de ce monde. A ce titre, il est regrettable que l'aspect narratif se révèle ici moins développé que dans les précédents opus. Ainsi, on ne peut que déplorer la disparition des deux cinématiques d'introduction et des dialogues doublés qui ouvraient de manière fort agréable l'aventure PC Engine. Mais même au-delà de cet exemple précis, l'aventure est globalement moins mise en scène et moins habillée en cinématiques que pouvaient l'être les opus précédents. Un petit regret, mais qui ne revêt pas une grande importance dans un Castlevania.

Régression… ou simple classicisme ?

Castlevania : Vampire's Kiss
Les sauts sont toujours aussi exigeants.
Par contre, et c'est très certainement cela qui a causé la levée de boucliers chez la plupart des fans de la série, le maniement de Vampire's Kiss se veut extrêmement classique, et de fait assez rigide. En effet, contrairement à Simon Belmont dans Super Castlevania IV, Richter ne peut que très légèrement modifier son saut une fois dans les airs et ne peut manier le fouet que dans une seule direction (contre 8 dans Super Castlevania IV). Il est également incapable d'effectuer des parades au fouet ou de s'en servir comme grappin. Plus de quatre ans après un épisode qui était parvenu à moderniser et à fluidifier le gameplay de la série, c'est assez regrettable et cela témoigne surtout d'un positionnement marketing pour le moins étrange. D'autant qu'en marge de ces choix auxquels se feront finalement rapidement les fans un tant soit peu persévérants, le titre souffre de lourdeurs qui, elles, sont incompréhensibles. On pense notamment au keymapping étrange qui veut que les armes secondaires s'utilisent en maintenant le bouton haut de la croix directionnelle, puis en appuyant sur le bouton d'attaque. Une manœuvre inutilement complexe quand on sait que plusieurs boutons de la manette Super Nes, notamment les boutons de tranches, ne sont pas utilisés. Toutefois, tout n'est pas que régression au niveau des mouvements : le joueur pourra toujours se livrer à des saltos arrière ou à des sauts depuis des escaliers. Pour le reste, on retrouve quasiment à l'identique les bases de la série : les cœurs servant de munitions pour les armes secondaires, les power-up, les points, les boss à la fin de chaque stage, l'exigence dans les sauts… On notera cependant l’absence de timer ainsi que l'apparition d'une attaque spéciale, l'item crash, qui, propre à chacune des armes secondaires, pourra être exécutée contre une somme plus importante de cœurs. Au final, en dépit des quelques coupes et lourdeurs, l'ensemble se révèle tout de même plaisant à jouer, car on retrouve ici tout ce qui fait le sel de la série dans son style action aventure traditionnel. Mais venons-en maintenant à un point capital pour tout jeu d'action / plates-formes qui se respecte : le contenu.

Une aventure un peu courte, mais gratifiante à rejouer

Castlevania : Vampire's Kiss
C'est dans ce sublime niveau alternatif que vous pourrez libérer l’élue de votre cœur.
Sur ce point, le bilan est plutôt positif. Si dans l'absolu on peut estimer le temps nécessaire à parcourir une première fois le jeu entre 5 et 6 heures, selon votre habitude de la série et de ses mécaniques, il convient de prendre en compte d'autres facteurs dans l’appréciation de la durée de vie du titre. Le jeu propose ainsi une fin et un boss alternatifs, que l'on débloque en libérant Annette au cours d'une escapade dans l'un des deux niveaux eux aussi alternatifs. Il est toutefois dommage que la longévité du titre tienne plus à sa difficulté, et notamment aux pics de difficulté (le boss final par exemple) qu'au nombre et à la grandeur de ses niveaux. En effet, Vampire's Kiss ne propose que neuf stages de taille souvent minime, là où Rondo of Blood en proposait onze de stature bien plus imposante. On profite cependant d'une bonne replay value grâce aux stages, fins et boss alternatifs qui en font un jeu bien moins linéaire que ne le fut Castlevania IV en son temps. Dans ces conditions, difficile de comprendre pourquoi une bonne part du contenu non linéaire que proposait Rondo of Blood n'ait pas trouvé écho dans Vampire's Kiss. Par exemple, il est ici impossible d'incarner Maria, de libérer Tera et Iris, ou d'arpenter quatre niveaux secrets comme dans l'opus PC Engine. Qu'à cela ne tienne, le contenu, bien que boosté artificiellement par la difficulté de certaines tranches de niveaux et amputé de certaines possibilités de l'opus PC Engine, se veut aussi moins linéaire qu'à l'accoutumée et se révèle donc tout à fait probant. Le joueur désireux de voir l’intégralité du titre devra relancer plusieurs fois l'aventure, et c'est tant mieux !

Une réalisation du feu de dieu

Castlevania : Vampire's Kiss
Une patte artistique et technique au top.
L'indéniable point fort de ce titre, c'est sa superbe réalisation. En effet, dès les premiers niveaux, on est soufflé par une esthétique très baroque, aux couleurs chaudes et assez typée manga, soutenue par un aspect technique à la hauteur. Les personnages et animations sont nombreux et de qualité, de même que les effets graphiques et les arrière-plans. Le bestiaire est de qualité, bien que moins varié que celui de Super Castlevania IV et allègrement repompé sur celui de Rondo of Blood. Dans l'ensemble, tout est plus détaillé, plus fluide, et plus agréable à l'oeil qu'auparavant. Bien que l'on soit loin du potentiel maximal de la console, on sent clairement la progression depuis les deux opus précédents et c'est tant mieux ! Si les fans des Castlevania de la NES risquent de ne pas autant accrocher à cette patte artistique, car il est vrai qu'on s’éloigne un peu du gothique macabre et de l'aspect sombre traditionnel de la série, les adorateurs de Rondo of Blood seront aux anges tant le titre se place dans la continuité de son aîné à ce niveau-là. Et que dire de certains moments de grâce, tels que la cité engloutie du stage 5 alternatif ! On regrettera toutefois la sous-exploitation du mode 7 de la console, qui n'est utilisé que dans les premiers stages du jeu alors que Super Castlevania IV, encore lui, avait su en user avec intelligence pour créer des scènes tout simplement cultes accentuant encore l'immersion déjà très forte. De même, bien que cela soit avant tout une question de support, il est dommage qu'on n'assiste à aucune scène réellement cinématique comme cela pouvait être le cas sur la PC Engine. L'ambiance sonore est également de très bonne facture : on trouve bien évidemment des remix des thèmes cultes de la série ( Bloody Tears, Vampire Killer, Dance of Illusions, Beginning ...) mais aussi quelques nouveaux thèmes qui marqueront peut-être moins les esprits mais demeurent de grande qualité. Evidemment, comme pour tout ce qui touche à l'aspect visuel, il faut être réceptif au style très électro-rock assez décalé, et nul doute que certains fans trouveront ces remix à la limite du blasphématoire. Il n'en reste pas moins que malgré des bruitages assez passe-partout, la qualité purement technique des morceaux musicaux est assez impressionnante pour l’époque. Au final se crée une véritable symbiose entre graphismes et sons, d'où émerge une atmosphère toute particulière dans laquelle le joueur s'immerge aisément, le poussant à progresser malgré la difficulté jusqu'au stage et au thème musical suivant. Comme dans tout bon Castlevania, en somme !

Un jeu qui mérite un regard neuf

Castlevania : Vampire's Kiss
Un combat final où l'erreur ne pardonne pas.
Que penser au final de ce Castlevania : Vampire's Kiss ? Eh bien, que le titre n'est clairement pas mauvais, comme on l'a trop souvent entendu dire. Il est simplement arrivé au mauvais moment, et fut pénalisé par un positionnement marketing contestable, quelque part entre suite, remake et réinterprétation. Et s'il y avait un message à faire passer aux fans que cette apparente régression aurait pu rebuter à l’époque, ce serait de redonner sa chance à ce titre parfois injustement conspué et de profiter de la possibilité offerte aux joueurs Super Nintendo de profiter d'une aventure de Richter Belmont originellement accessible uniquement sur PC Engine. Enfin, nous conseillons vivement aux joueurs intéressés par le soft de se tourner vers la version japonaise qui, exempte des problèmes de censure et de ralentissements de la version Pal, propose un expérience bien plus fluide et agréable à jouer, rendant la maniabilité bien moins lourde.

Les notes
+Points positifs
  • Une touche artistique originale (dans la droite lignée de Rondo of Blood).
  • Des musiques somptueuses.
  • L'ambiance, assez captivante.
  • Moins linéaire qu'à l'accoutumée.
  • C'est du Castlevania !
-Points négatifs
  • Des régressions et des lourdeurs.
  • Peut-être moins inspiré que son prédécesseur.
  • Un peu court.
  • La difficulté en dents de scie.

Difficile de donner une note finale à un titre qui cumule les petits défauts mais qui propose également des aspects positifs indéniables. S'il est certain que Castlevania : Vampire's Kiss continuera longtemps à diviser les fans de la série, force est de constater que l’expérience est loin d’être désagréable et se révèle même assez atypique. Juché sur les bases de ses ancêtres Famicom, cet épisode n'offre certes pas une expérience aussi immersive et intense que Castlevania 4 et demeure même bien moins bon que l'opus mythique de la PC Engine, mais il se démarque grâce à son parti pris artistique osé et sa linéarité moins prononcée qu'à l'accoutumée. Au final, comme toujours, le mieux reste encore de l'essayer et de se faire soi-même sa propre opinion !

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