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Super Castlevania IV
AvantArrière
Appréciations du jeu
Profil de Pseudo supprimé
L'avis de Pseudo supprimé
04 août 2009 à 17:45:36
17/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (70)
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17.7/20
Test Super Castlevania IV

Après des passages remarqués sur NES et sur Game Boy, la série des Castlevania débarque de la plus belle des façons sur Super Nintendo, la nouvelle console de la firme de Kyôto sortie en 1992 dans son modèle PAL. Localisé en Europe près d'un an après la version japonaise, le jeu de Konami s'offre finalement au public occidental n'ayant pas succombé aux sirènes de l'import… avec 10 Hz en moins et quelques censures en plus.

Super Castlevania IV

Comme les habitués de la saga peuvent le remarquer d'emblée, Super Castlevania IV reste fidèle aux routines de gameplay mises en place dans les tout premiers volets de la série, et notamment le premier Castlevania avec lequel il entretient beaucoup de similitudes au niveau du bestiaire et du level design. Simon Belmont est donc une fois encore le héros de cette aventure et doit de nouveau affronter les Forces des Ténèbres incarnées par l'éternel comte Dracula, revenu à la vie après être resté cent ans six pieds sous terre.

Super Castlevania IV
Le stage 4 exploite au maximum les effets de distorsion.
Le logo de l'éditeur passé, on constate la première censure de la version occidentale par rapport à son homologue nippon : la flaque de sang sur le sol a disparu, ainsi que les gouttes écarlates qui l'ont formée. Ce n'est bien sûr qu'un détail, mais les puristes ne manqueront pas de faire la fine bouche. Pour en finir avec ces différences, signalons que toutes les croix ont été supprimées (tombe de Dracula, vitrail), que tout ce qui est sanglant a disparu ou changé de couleur, et que le peu de nudité inclus dans le jeu a été masqué. À noter aussi une différence au niveau du bruit que fait le fouet entre les versions NTSC et PAL.

Super Castlevania IV
En dépit des pics mortels, Super Castlevania IV est l'un des épisodes les plus faciles de la série.
L'aventure démarre ensuite gentiment, avec néanmoins une scène mythique de la série : l'entrée dans le Château du Mal "Akumajô". De toute évidence, les ennemis du début ne sont là que pour la figuration, aucune difficulté ne se fait sentir lors des premiers instants de la partie. Connaissant Konami et son penchant pour les pièges les plus fourbes, on suppose que l'affaire va se corser par la suite. Eh bien, à vrai dire, pas tant que ça. Bien sûr, certains passages demanderont un minimum de skill et d'attention pour être négociés sans trop de dégâts, mais l'ensemble reste finalement d'une grande facilité. Super Castlevania IV est sans doute le Castlevania le plus accessible sur ce point, mais il faut dire que les premiers sont d'une difficulté rebutante. Un choix certainement voulu par ses concepteurs dans l'optique d'attirer de nouveaux joueurs, les heureux possesseurs de la nouvelle Super Nintendo, en l'occurrence. Tout ça pour dire que même les moins doués devraient parvenir au bout de la quête de Simon Belmont sans trop de problème. Persévérant ou non, chaque joueur peut s'en sortir, notamment grâce à un système de mots de passe iconographique permettant de reprendre la partie après chaque niveau complété.

Super Castlevania IV
L'entrée dans le château du comte nous met tout de suite dans l'ambiance.
Mais ne nous leurrons pas, si cet épisode est plus accessible que les précédents opus, c'est avant tout grâce à la maniabilité améliorée de Simon. Ce dernier peut dorénavant frapper dans les huit directions, ce qui change totalement la donne face aux ennemis volants, et marcher en s'accroupissant. Les avantages du fouet légendaire de notre héros ne s'arrêtent pas là, puisqu'il est possible en maintenant le bouton d'attaque d'improviser une sorte de bouclier capable de parer les petits projectiles de certains monstres. Vous pouvez aussi vous amuser à faire tourner le fouet à l'aide de la croix directionnelle de la manette, toujours en gardant le bouton d'attaque enfoncé, pour éliminer les nuisibles les plus collants. Les armes secondaires sont également de la partie. Pour les utiliser, il faut bien évidemment les trouver dans les diverses bougies parsemées dans les niveaux, mais aussi les approvisionner en "munitions" par le biais des cœurs, là encore abondamment dissimulés dans les bougies et autres planques du jeu.

Super Castlevania IV
Les plans différentiels abondent dans les niveaux.
Grâce aux nouveaux boutons du pad de la Super Nintendo, une simple pression sur l'une des gâchettes permet de balancer hache, croix-boomerang, eau bénite et autres joyeusetés du genre. Lesdites armes sont de plus secondées par des items permettant de doubler ou de tripler le nombre de tirs. Avec de tels atouts et autres aides ponctuelles telles que la jarre d'invisibilité, la croix divine explosant tous les ennemis à l'écran ou encore les cuisses de poulet régénératrices, difficile de s'attirer un game over. Les phases de plates-formes sont tout de même un peu plus exigeantes, elles demandent parfois un bon timing et surtout une petite prise de risque. Le fouet peut également être sollicité lors de ces passages, notamment grâce à la capacité de Simon de se balancer d'une prise de fortune à une autre. Enfin, pour être plus complet, signalons quelques boss un peu plus coriaces que les autres dont les patterns doivent à tout prix être mémorisés pour avoir une chance de s'en sortir dignement. Ça reste toutefois assez élémentaire.

Super Castlevania IV
Le fouet peut servir de grappin est cibler huit directions différentes.
Venons-en maintenant à ce qui est sans doute la plus grande qualité de Super Castlevania IV : sa réalisation. Sorti dans le sillage du lancement de la console 16 bits de Nintendo, le jeu se devait d'exploiter la plupart des qualités hardware de la bête. Une vitrine technologique, en quelque sorte. Le résultat est à la hauteur, voire plus. En effet, graphiquement parlant, le jeu place la barre très haut notamment grâce à des environnements variés (jardin, grotte, salle de bal, geôles, pont, etc.). La patte stylistique et l'ambiance gothique de l'ensemble sont un véritablement ravissement pour les mirettes. La palette de couleurs de la SNES est très bien exploitée et les effets à la mode sont légion (Mode 7, effets de distorsion, rotation, etc.). Le soin du détail est parfois plutôt saisissant, surtout en arrière-plan. Des arrière-plans dont le rendu est sublimé par la mise en place de scrollings différentiels. On citera en guise d'exemple des peintures au regard collant dans le stage de la bibliothèque ou les spectres errants de la salle des trésors à la translucidité marquante. Le seul reproche qu'on pourrait faire se situe au niveau du côté rectiligne des niveaux, cet aspect trop "carré" reste cependant une marque de fabrique de la franchise qui trouvera facilement ses défenseurs.

Super Castlevania IV
Le choix des armes secondaires est primordial contre les boss.
L'animation générale est pour sa part assez minimaliste, mais la fluidité d'ensemble est quasi parfaite. On aurait pu craindre une lenteur exacerbée liée au 50 Hz de la version PAL, mais force est de reconnaître que le tout a été plutôt bien optimisé (il y a même des ralentissements qui ont disparu de la version 60 Hz). Un dernier mot enfin sur les compositions musicales de toute beauté, dont des remix des célèbres thèmes de la série. Tantôt entraînantes voire enivrantes, tantôt lourdes et oppressantes, les différentes ambiances sonores sont ce qui se fait de mieux tout support confondu de l'ère 16 bits, tout simplement. Impossible de ne pas apprécier. Qu'on se le dise, Super Castlevania IV reste, malgré sa grande accessibilité, un jeu à essayer absolument pour tous les possesseurs de Super Nintendo. Les autres n'ont même plus d'excuse puisqu'il est disponible via téléchargement sur la Console Virtuelle de la Wii. Toutes ses qualités techniques et artistiques en font un titre majeur qu'on rejoue avec plaisir, même des années plus tard. Les plus courageux peuvent même se refarcir l'aventure avec une difficulté à la hausse, après en être venu à bout une première fois.

Les notes
  • Graphismes 16 /20

    Sur le plan technique, ce jeu prouve que la Super Nintendo en a dans le ventre. Les environnements sont colorés, bien représentés et exploitent de façon convaincante les capacités de la console, malgré quelques effets un peu gadget. Le level design est très pro, mais on peut reprocher le côté un brin trop rectiligne de l'ensemble. L'animation reste assez simpliste mais la fluidité des actions est tout de même au rendez-vous.

  • Jouabilité 16 /20

    Simon Belmont a toujours été lent dans ses déplacements, et il l'est toujours dans cet épisode, mais son maniement du fouet a été considérablement boosté puisqu'il peut désormais frapper dans n'importe quelle direction, et ce même en sautant. Il répond au quart de tour lors des phases de plates-formes, même s'il ne faut pas prendre à la légère les distances des sauts.

  • Durée de vie 13 /20

    Boucler le jeu ne demandera pas un gros effort pour peu que le joueur soit chevronné. Les débutants ne devraient également pas avoir de mal à en venir à bout, une poignée d'heures pour une dizaine de stages, ça paraît faisable. La replay value est en revanche plutôt bonne, car les plus persévérants peuvent se retaper l'aventure en plus dur après avoir fini une fois le jeu, et le système de mots de passe permet de se faire des sessions de ses niveaux favoris.

  • Bande son 18 /20

    Des musiques d'une grande puissance pour certaines qui montrent tout le talent artistique des compositeurs. C'est d'autant plus bluffant, compte tenu des restrictions techniques de la machine. Les bruitages sont également plus que convaincants.

  • Scénario 11 /20

    Rien de transcendant, Dracula revient aux affaires, le chasseur de vampires aussi, du coup. Tout n'est que prétexte à des affrontements musclés contre divers monstres aussi repoussants que puissants, jusqu'à arriver face à qui vous savez et ramener la paix en Transylvanie.

Super Castlevania IV fait partie de ces jeux qui ont su bien vieillir, tant au niveau du visuel que du gameplay d'une simplicité et d'une efficacité exemplaires. Refaire une partie de temps en temps réanimera chez les moins jeunes d'entre nous joie et nostalgie. Un indispensable de la Super Nintendo qui montre, bien des années plus tard, que Konami est un éditeur sur lequel les joueurs peuvent compter.

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04 août 2009 à 17:45:36
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