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Driver : San Francisco
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Test : Driver : San Francisco
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Driver : San Francisco
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Journaliste jeuxvideo.com
04 octobre 2011 à 14:20:21
16/20

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15.9/20
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Tombée aux oubliettes depuis plusieurs années, la série Driver a été ressuscitée par Ubisoft. Depuis Driv3r en 2004 et en omettant le très fade Parallel Lines, John Tanner a longtemps rongé son frein, espérant renaître de ses cendres. C'est chose faite à travers cet épisode qui s'avère être une ode aux courses-poursuites typiques des films des années 70.

Driver : San Francisco

Contrairement au titre dont il est la suite directe - les événements se déroulant six mois plus tard, Driver : San Francisco ne fait pas figure d'hybride entre jeu de courses et TPS. Afin que Driver redevienne ce qu'il fut, il a été demandé aux petits gars de Reflections, développeurs historiques de la licence, de se concentrer sur les courses et uniquement là-dessus. Les phases à pied ont été bannies, à la fois pour éviter la comparaison fortuite avec GTA et pour contenter les amoureux du premier volet dont les poursuites étaient fameuses. Ainsi, dans l'esprit, c'est un véritable retour aux sources qu'opère la franchise, sans pour autant réserver son intérêt aux fans de la première heure. En effet, malgré le lien qui unit Driver : San Francisco à Driv3r, il est tout à fait possible d'apprécier ce nouvel épisode en ignorant tout de son aîné. L'inverse aurait été étonnant, d'autant que sept ans séparent la sortie des deux titres et que San Francisco est le premier Driver à débarquer sur cette génération de machines. Faire du fan-service tout en satisfaisant les attentes des amateurs de jeux de courses en général, telle fut la mission du duo Ubisoft-Reflections. Sans l'ombre d'un doute : mission accomplie.

Driver : San Francisco
Beauté d'un crash pris sur le vif...
C'est dans un San Francisco fidèlement reproduit, dans une certaine mesure, que John Tanner, que vous incarnez, va vivre un nouveau round de son duel avec Charles Jericho. Celui-ci n'est autre qu'un malfrat qu'il avait pourtant réussi à envoyer derrière les barreaux dans Driv3r. Ce n'est pas un spoil, le transfert de Jericho vers le tribunal va capoter et notre héros y laissera beaucoup de plumes. En effet, au cours de la poursuite, le flic, plus près du pilote que du justicier, sera victime d'un grave accident l'expédiant dans un coma profond. Suffisamment profond en tout cas pour que son esprit invente sa propre réalité, mâtinée de quelques bizarreries. Sur son lit d'hôpital, inconscient, Tanner va mélanger rêve et réalité sans s'en apercevoir. Et ce sont ces délires que le joueur va vivre au volant de sa Challenger de 1970 et des 125 autres véhicules du jeu. D'ailleurs, pour l'occasion, Reflections s'est permis un anachronisme. Celui de permettre à l'utilisateur de conduire des voitures de toutes les époques alors que le titre est clairement ambiancé 70's. Pas de quoi nuire au background du jeu, franchement solide, que ce soit visuellement ou dans le ton utilisé. Alors que la relation qu'entretient Tanner avec son coéquipier Tobias Jones ressemble à celle des célibrissimes Starsky & Hutch, les courses-poursuites font quant à elle référence à de grands classiques du genre tels que Bullitt ou The French Connection.

Driver : San Francisco
Les flics mettent souvent la pression alors faites gaffe !
Dans son sommeil, Tanner va se représenter un San Francisco parfaitement crédible jusqu'à ce qu'il se découvre un pouvoir : le shift. Fruit de son imagination, le shift va devenir le mécanisme de gameplay central du jeu et la préoccupation numéro un de notre héros. Il lui permet purement et simplement, quand il le désire, de switcher son esprit dans le corps de n'importe quel autre automobiliste. L'intérêt est, en cas d'accident, de ne jamais perdre le fil d'une course-poursuite en conduisant successivement les voitures les mieux placées dans la trajectoire du fuyard. Il peut également être le meilleur moyen d'arrêter un fugitif en provoquant des collisions frontales ou en établissant un barrage de fortune, avec un véhicule au gabarit imposant par exemple. Au fil du temps, Tanner va développer ce "pouvoir" jusqu'à être en mesure de surplomber le tout San Francisco avant de choisir sa nouvelle monture. L'effet de zoom et de dézoom est d'ailleurs plutôt saisissant et la sensation de liberté ahurissante sans jamais faciliter les missions, adaptées à cette mécanique peu commune. Inclure une action qui pourrait être assimilée à un cheat sans que cela ne nuise au challenge est une prouesse en soi. Qui plus est, chaque switch est susceptible de déclencher une situation cocasse. Lorsqu'il se projette dans le corps d'un autre en toute discrétion, Tanner peut atterrir en plein milieu d'une conversation intime entre un automobiliste et son conjoint : "Chéri, je dois t'avouer quelque chose... j'ai couché avec ton meilleur ami". Des situations dont va largement s'amuser Tanner dès lors qu'il aura appris à évoluer avec ce "don".

Driver : San Francisco
Driver ou comment revisiter le film Ghost.
Le shift conditionne énormément de choses : la réussite des missions, la relation avec Jones (qui découvre, incrédule, le pouvoir de son ami en même temps que lui), les déplacements sur la map... Et durant les 6 heures nécessaires à terminer les missions principales, ce pouvoir donne entière satisfaction malgré son improbabilité. Mais ce n'est pas la seule chose qui caractérise le gameplay de Driver : San Francisco. Tanner bénéficie également de deux capacités : un léger boost et le "bélier" qui permet simplement d'enfoncer la voiture d'un fugitif après avoir chargé la jauge prévue à cet effet (et qui se remplit automatiquement). Avouons que ces deux aptitudes s'avèrent plus superflues qu'autre chose. Afin de conserver un univers le plus crédible possible, les développeurs n'ont ajouté aucun item supplémentaire, le reste dépendant de votre capacité à gérer le drift, à composer avec le trafic et à shifter stratégiquement afin de mettre un terme rapide aux courses-poursuites. La prise en main des bolides est immédiate, la conduite étant orientée arcade mais pas dénuée de subtilités. Face à une IA relativement solide mais pas plus agressive que ça, il faut savoir user du braquage/contre-braquage et abuser du frein à main. L'occasion alors d'admirer les voitures glisser longuement et enfumer les virages ou enchaîner des sauts incroyables tout en voyant les mains de Tanner s'exciter sur le volant en vue intérieure comme dans n'importe quel bon film ou bonne série d'époque. Les cinéphiles se réjouiront d'ailleurs de pouvoir créer de véritables courts-métrages dans un mode Réalisation accessible à tout moment de la partie.

Driver : San Francisco
Dans nos souvenirs, la Lombard Street n'était pas aussi large.
Malgré une aventure bouclée assez rapidement, Driver : San Francisco dispose d'un contenu relativement énorme. Outre la trentaine de missions liées à l'intrigue principale, on compte une cinquantaine d'activités annexes aux quatre coins de la ville. Courses à checkpoints, courses-poursuites (dans la peau du fugitif ou des forces de l'ordre), cascades diverses et variées... De très nombreux défis nous attendent mais manquent un peu d'originalité et finissent rapidement par se répéter. On se tourne alors du côté du jeu en ligne qui lui, est riche de nombreux modes originaux. Driver : San Francisco se transforme alors en jeu de courses aux règles atypiques. On pense notamment aux parties Pistage qui consistent à suivre le sillage d'une DeLorean, ou à la Capture de Trophées, un mode dans lequel chaque participant doit s'emparer d'un butin et le conserver le plus longtemps possible, sachant qu'il suffit d'être percuté par un autre joueur pour en perdre la possession. Des courses à checkpoints ou des mini-championnats sont également au rendez-vous, de même que des séances de capture de drapeau ou de défense de base. Comptez une bonne dizaine d'heures de jeu avant d'atteindre le niveau 40 et d'avoir débloqué tous les modes, toutes les voitures et tous les bonus dédiés au jeu en ligne. Le online regorge de possibilités mais l'écran splitté n'est pas en reste puisque vous pouvez partager le même genre de partie à deux sur la même machine, en plus de modes exclusifs à ce multi en local. Il y a donc de quoi faire !

Testé avec une manette Xbox 360.

Les notes
  • Graphismes 15 /20

    La topographie de la ville de San Francisco a été respectée et on reconnaît aisément les lieux les plus populaires de la cité américaine, du Golden Gate à la Coit Tower en passant par Alcatraz. S'il peut manquer parfois quelques détails ou un peu de profondeur de champ, le cachet dont jouit ce nouveau Driver suffit à le rendre agréable à regarder. Techniquement un peu juste in-game, malgré une sympathique vue intérieure et une modélisation des dégâts honnête, le jeu de Reflections propose en revanche des cinématiques extrêmement soignées et stylisées.

  • Jouabilité 16 /20

    Avec ce fameux mécanisme de shift, le gameplay aurait pu perdre toute cohérence. Il n'en est rien et la possibilité de se téléporter d'une voiture à l'autre quand bon nous semble a été habilement incluse. De plus, les sensations offertes durant les courses-poursuites sont plutôt excellentes bien qu'on regrette que l'IA ne soit pas un chouia plus coriace. Le jeu en ligne est aussi une réussite puisque parfaitement équilibré.

  • Durée de vie 15 /20

    L'aventure principale se boucle en 6 heures auxquelles vous pouvez ajouter 10 heures de missions annexes et au moins autant de multijoueur avant d'avoir atteint le niveau maximal. On s'en tire au final avec près de 30 heures de courses-poursuites intenses et atypiques. Dommage que certaines missions se répètent.

  • Bande son 16 /20

    Les doublages sont de qualité inégale mais vous avez le choix entre cinq langues, dont l'anglais, au départ de l'aventure. Plus de 70 musiques à mi-chemin entre les 70's et aujourd'hui accompagnent magistralement notre progression.

  • Scénario 14 /20

    L'intrigue n'a rien d'original en soi mais la confusion instaurée par le coma de Tanner plonge le joueur dans une certaine incrédulité. Où s'arrête l'imaginaire, où commence la réalité ? Si le dernier tiers du jeu est un peu tiré par les cheveux, on apprécie qu'un jeu de courses prenne quelques risques en termes de narration.

Driver : San Francisco relance habilement une série qu'on croyait enterrée il y a encore pas si longtemps. En prenant le soin de mêler fan-service et accessibilité pour tous, Reflections a réussi son pari, offrant une aventure intense et atypique. Le shift, qui permet de passer d'une voiture à l'autre en pleine partie, réinvente à sa manière le jeu de courses et participe largement à rythmer les poursuites entre Tanner et la pègre de San Francisco. Doté d'un multijoueur original et particulièrement fun, ce Driver-là s'impose comme un titre solide, amusant, pas mal réalisé et riche d'un background supérieur à la moyenne du genre.

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04 octobre 2011 à 14:20:21
16/20
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