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The Scourge Project
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Profil de Zorglomme
L'avis de Zorglomme
MP
Journaliste jeuxvideo.com
01 juin 2010 à 10:35:52
8/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (1)
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16/20
Test The Scourge Project

Ça vous dit une petite virée entre mercenaires dans une base scientifique abandonnée en proie au chaos ? Combattre de vils méchants et des mutants hostiles en coopération jusqu'à quatre joueurs en ligne ? L'odeur de la poudre au petit matin et un challenge de tous les instants pour progresser dans une aventure palpitante ? Alors The Scourge Project, jeu de tir à la troisième personne, est fait pour vous. A moins que...

The Scourge Project

Le pitch de départ, narré brièvement par une courte cinématique trop compressée pour être jolie, est le suivant : une méchante société a développé un virus dans une base top-secrète comme il se doit, et une autre société tient absolument à se l'approprier. Pour ce faire, elle fait appel à vous, une équipe de quatre mercenaires tout en muscles pour ces messieurs et toute en seins pour la demoiselle présente. Ce scénario, basique au possible, a le mérite d'être régulièrement narré par de nombreux dialogues durant l'action. Mais c'est bien là le problème car cette action est tellement confuse et assourdissante que l'on ne prête aucune attention à nos objectifs. Résultat, on finit rapidement par tuer tout le monde et à appuyer sur tous les boutons que l'on croise sans savoir pourquoi. On a déjà vu mieux comme motivation. Et de la motivation, il va en falloir pour traverser The Scourge Project (TSP).

The Scourge Project
Au début du jeu, on se dit que c'est beau et que c'est classe. Et on déchante rapidement.
Comme mentionné dans l'introduction, The Scourge Project est censé être un jeu multijoueur. Pas de chance, les serveurs sont totalement inexistants. Il faudra donc se rabattre sur la partie solo, identique, mais dans laquelle le joueur sera secondé par trois bots. Il est possible de choisir un personnage parmi quatre disponibles mais sachez que ce choix est d'ordre purement visuel. En effet, les armes et l'attaque spéciale seront les mêmes quel que soit l'avatar choisi. Le premier contact une fois le jeu lancé est plutôt positif puisque graphiquement, il est plutôt réussi : nos coéquipiers sont finement détaillés et la forêt environnante est bien agréable à regarder. On frémit un peu devant l'animation hasardeuse de nos personnages mais rien de bien alarmant. Non, là où tout va se gâter, c'est lorsque l'on va rentrer dans le coeur même du jeu, à savoir les gunfights. Parce-que si le jeu est développé par un studio indépendant comptant tout de même une cinquantaine de salariés, ce n'est pas une excuse pour louper, et pas qu'un peu, tout le gameplay.

The Scourge Project
Eh mec, ne cours pas par là, je suis de l'autre côté !
Intégralement resucé sur celui d'un certain Gears of War, le gameplay de The Scourge Project est un véritable cas d'école des erreurs à ne pas faire, et ce n'est pas peu dire. D'abord, il est indispensable de se plaquer contre les décors afin de se mettre à couvert. Un élément simple pourtant joliment raté par le soft : il faut en effet appuyer sur une touche pour s'abriter mais il est impossible de changer de planque sans se découvrir à nouveau. Il est même impossible de se cacher derrière certains éléments ! C'est bien dommage, en premier lieu parce qu'il est toujours rageant de se ruer derrière un poteau pour découvrir qu'il est impossible de s'y plaquer, ensuite parce que l'IA est tellement agressive (mais pas pour autant maligne, comme nous le verrons plus bas) que la moindre erreur est souvent fatale. Enfin, fatale, pas vraiment puisqu'en cas de décès, les coéquipiers disposent d'une minute pour nous ranimer, ce qui est amplement suffisant. Ainsi, en quatre heures de jeu, je suis mort une bonne cinquantaine de fois mais n'ai subi aucun game over. La pression de la défaite est donc totalement absente et on sera vite agacé de se retrouver sans cesse à terre à attendre l'aide de nos idiots de collègues.

The Scourge Project
Les décors extérieurs sont très agréables à regarder.
Ce qui nous amène au second défaut de The Scourge Project, en dehors de sa maniabilité horripilante et tout sauf instinctive : son IA. Êtes-vous prêt pour un voyage à l'époque de Mathusalem ? Parce-que c'est ce que propose le jeu. Les ennemis d'abord. En guise d'IA, ils sont dotés d'une Agressivité Artificielle tout ce qu'il y a de plus agaçant. Envoyés sur le champ de bataille par paquets de vingt, ces bidasses tous semblables les uns aux autres sont capables de vous exploser à une distance de cent mètres mais peuvent parfois rester figés ou vous tourner le dos lorsque vous vous trouvez à moins d'un mètre. Nos coéquipiers ensuite, qui parviennent à survivre uniquement parce-qu'eux ne doivent pas subir une maniabilité défaillante et parce qu'ils sont invincibles lorsqu'ils nous raniment. TSP propose donc un véritable florilège de situations cocasses grâce à cette IA à la rue et au moteur physique anémique : face-à-face sans que personne ne tire, bonhomme coincé dans un décor, coéquipier tirant à travers un mur pour tuer un hypothétique méchant se trouvant de l'autre côté... Mention spéciale aux multiples téléportations rencontrées durant cette expérience aux frontières du réel. Il m'est en effet arrivé plusieurs fois de me téléporter d'un étage à un autre simplement en m'approchant du bord ou de voir un bot marcher sur... Du vide !

The Scourge Project
Des ennemis clonés et des coéquipiers à découvert qui se foncent mutuellement dessus... Tout va bien.
Ce qui frappe dès les premières minutes de jeu, c'est cette sensation de non-fun absolu qui ne quittera pas le joueur jusqu'à la fin de l'aventure. Difficile de trouver un intérêt dans des combats ingérables contre des adversaires stupides et tous identiques. Et ce n'est pas la présence de quelques mutants qui relèvera le tout, ceux-ci étant encore plus idiots que leurs homologues humains. Les équipiers, eux, excellent dans l'art de tirer à côté de leur cible, syndrome qui touche aussi... Le joueur ! En effet, le viseur est étrangement imprécis et pour peu que vous soyez légèrement à côté d'une caisse, il n'est pas rare de plomber celle-ci de balles à la place de votre ennemi. Les développeurs ont aussi cru bien faire en permettant de tirer à l'aveuglette façon Rainbow Six Vegas. Là encore, c'est un échec puisque cette méthode est particulièrement inefficace. Bref, on s'ennuie, on s'énerve et si on n'avait pas payé quinze euros, on arrêterait de jouer rapidement.

The Scourge Project
Il existe un seul pouvoir, commun à tous les personnages : une onde de choc totalement inefficace.
Le seul point positif du titre, ce sont ses graphismes. Comme dit plus haut, les personnages sont finement détaillés et les filtres d'image sont utilisés à bon escient. Ceci est valable uniquement pour les environnements extérieurs, pas magnifiques mais presque. A contrario, les décors intérieurs sont plutôt ternes, avec des textures floues, et très répétitifs. C'est bien beau de proposer un système de couverture (foireux en plus !) mais si c'est un prétexte pour remplir toutes les pièces et les couloirs de caisses en tout genre, alors non merci. Profitons-en pour nous tourner vers le level design. Là encore, les extérieurs sont plutôt sympathiques car même s'il suffit d'avancer tout droit, nos yeux sont occupés par de beaux décors. En revanche, les intérieurs ne sont pas du tout crédibles : organisés n'importe comment, on passe du coq à l'âne ou plutôt du bureau au hangar sans aucune transition, ce qui nuit fortement à la crédibilité du tout. The Scourge Project est donc globalement un joli ratage.

Les notes
  • Graphismes 14 /20

    Les personnages et les environnements extérieurs sont très réussis et flattent la rétine de belle manière. De plus, les lieux traversés sont variés, on passe d'une forêt à un labo gluant avant de repointer le nez à l'air libre dans une cour extérieure... Les intérieurs, en revanche, sont bâclés, répétitifs et ennuyeux au possible, malgré quelques rares exceptions.

  • Jouabilité 6 /20

    The Scourge Project repompe sans vergogne de nombreux TPS et FPS, sans parvenir à un résultat potable. Les déplacements et surtout le système de couverture sont proprement infernaux à jouer. Les gunfights sont ultra-répétitifs et on s'ennuie ferme à refaire toujours les mêmes actions dignes d'un jeu des années 90, à savoir trouver le bouton, ouvrir la porte et prendre l'ascenseur.

  • Durée de vie 9 /20

    Conçu comme un TPS multijoueur, le soft rate complètement son coup. Les serveurs sont déserts et on doit se rabattre sur des bots mous du genou. Reste une durée de vie solo avoisinant les six heures, si vous tenez jusque-là. On peut néanmoins saluer cette durée équivalente à de nombreux jeux développés avec de gros moyens, étant donné que The Scourge Project est développé par un studio indépendant débutant sur consoles et PC.

  • Bande son 14 /20

    Un bon point relatif, puisque les dialogues entre les héros et leur QG sont nombreux et bien doublés (en anglais). Les sous-titres en français sont parfois légèrement à la ramasse, mais ont le mérite d'être présents. En revanche, les ennemis ne sont pas logés à la même enseigne, puisqu'ils vous casseront les oreilles avec trois pauvres répliques différentes du type « I've lost him ! ».

  • Scénario 7 /20

    La tentative de scénariser le jeu est louable, mais à quoi bon si c'est pour asséner des cinématiques immondes de cinq secondes et des dialogues nombreux mais sans intérêt ? Au final, on avance sans but, à part celui de tuer tout le monde. Ah, si, une gentille société veut lutter contre une méchante société. Bon...

The Scourge Project est un jeu à éviter, sauf lors d'une éventuelle grosse promotion sur Steam. Buggé, basé sur des mécanismes remontant à quinze années en arrière et finalement dénué de tout fun, il rejoint en silence la longue et triste liste des mauvais jeux, malgré une certaine prouesse graphique étant donné les faibles moyens du studio de développement. Le jeu est donc la preuve, s'il en était besoin, que jeu indépendant ne signifie pas forcément jeu réussi.

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01 juin 2010 à 10:35:52
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