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Pro Basketball Manager 2019
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Test : Pro Basketball Manager 2019 : un air-ball agaçant
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Pro Basketball Manager 2019
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25 novembre 2018 à 11:46:05
9/20

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Début 2017, nous testions avec un enthousiasme à peine contenu Pro Basketball Manager 2017, une courageuse tentative franco-française (cocorico) de proposer un pendant basketballistique à Football Manager. On retrouve le jeu d’Umix Studios fin 2018, avec le tout nouveau Pro Basketball Manager 2019, un titre qui avait tout pour nous séduire, s’il réussissait à corriger les défauts de ses prédécesseurs. Tout est dans le « si ».

Pro Basketball Manager 2019 trailer

Chargement de la vidéo

Rappel des faits : courant 2010, un étudiant de l’INSA de Lyon, Victor Da Costa, s’attaque à son premier jeu vidéo, un jeu de gestion façon Football Manager, mais pour les amoureux de la balle orange. Le jeu a évolué tant et si bien qu’aujourd’hui, Basketball Pro Management est une véritable série, désormais mieux connu sous le titre Pro Basketball Manager. Avec l’édition 2019, Umix avait la possibilité de parfaire son œuvre et de livrer un jeu plus complet, plus pointu et surtout plus solide techniquement. Sans divulgacher quoi que ce soit de la suite de ce test, disons simplement que l’on a été un peu désappointé.

Toujours aussi riche

Pro Basketball Manager 2019 : un air-ball agaçant
Voilà un sacré terrain de jeu.

Déçu certes, mais dans une certaine mesure seulement. Car il faut bien l’admettre, Pro Basketball Manager 2019 ébahit toujours par l’incroyable profondeur de sa base de données. Certes Umix n’est toujours pas en mesure de se payer les licences des différentes fédérations et ligues concernées, mais l’on comprend rapidement qui est qui et le constat est sans appel : des centaines et des centaines d’équipes différentes, environ 80 compétitions, et surtout, des millions de statistiques, qui font de PBM19 une référence du genre. C’est tout bonnement impressionnant. Le joueur peut ainsi se projeter dans le costard d’un manager américain, en pleine NBA, comme partir à l’assaut de l’Euroligue avec une équipe grecque. Mieux, dans la même partie, vous pouvez endosser plusieurs rôles et gérer à la fois la reconstruction des Chicago Bulls, redonner ses lettres de noblesses au CSP de Limoges, ou construire une dynastie avec le FC Barcelone. Même le basket universitaire américain est présent.

Pro Basketball Manager 2019 : un air-ball agaçant
Eh oui, à vous aussi de gérer vos tarifs.

De ce point de vue là, les choses n’ont pas vraiment évolué. PBM19 est vraiment impressionnant et l’on apprécie le fait que cette richesse se retrouve aussi jusque dans les possibilités de gameplay. Que ce soit par la gestion des contrats, qui semble avoir gagné en finesse, ou même les programmes d’entraînement personnel pour améliorer les compétences individuelles de vos joueurs, on finit par se perdre dans le nombre de possibilités, de choses à gérer intelligemment pour avancer correctement dans sa saison. Chronophage, la vie d’un coach  ? C’est un euphémisme, a fortiori parce que vous endossez plusieurs casquettes qui dépassent d’assez loin les fonctions d’un bête entraîneur, ou d’un manager. Il faudra aussi gérer la salle, veiller au contentement des fans, et aux dépenses engendrés par tous ces petits à côté qui rendent chaque partie vraiment tentaculaires. Voilà qui annonce de longues et longues heures de plaisir, me diriez-vous. Alors, « oui, mais »...

Des imprécisions agaçantes

Pro Basketball Manager 2019 : un air-ball agaçant
Euh ? Pardon ?

En somme si vous avez joué au précédent épisode, vous serez presque en terrain conquis. Une bonne chose puisque pour le néophyte, le premier contact sera rude : PBM19 n’est pas franchement bavard et limite au minimum les explications ; mieux vaut être un peu versé dans l’art du management sportif pour débuter en toute sérénité. Pour leur part, les joueurs plus expérimentés constateront ici et là quelques lacunes qui finissent par être agaçantes, tant elles peuvent peser sur le gameplay. C’est notamment le cas sur l’évaluation de nombreux joueurs, qui sont parfois trop sous-estimés, autant en termes de qualités à un instant T, qu’en termes de potentiel. Prenons un exemple précis : nous avons démarré notre test avec une première partie aux contrôles des Lakers de Los Angeles. Premier constat, l’effectif n’est pas tout à fait à jour puisque Tyson Chandler manquait à l’appel. Soit : le barbu n’a rejoint l’équipe que très récemment, on peut pardonner cette petite incartade. En revanche, quelle ne fut pas notre surprise lorsque nous avons constaté que Brandon Ingram en était, selon le jeu, à sa toute première saison NBA ; qu’il était considéré comme un joueur sans talent ; et que ses qualités techniques n’évolueraient pas beaucoup plus. Voilà qui est très fâcheux, puisque le numéro 2 de la draft 2016 en est en fait à sa troisième saison et malgré des débuts un peu hésitants, reste encore à ce jour un profil très intéressant, et surtout extrêmement ‘’valuable’’. Dans le cas des Lakers, c’est un vrai désavantage : non seulement la rotation de l’équipe, qui se construit depuis quelques années sur les jeunes recrues des Lakers (Ingram, Ball, Hart, Kuzma) ne tient plus debout, mais en plus de cela la franchise perd un asset précieux qui lui fait perdre du poids sur le marché des transferts. Au moment de négocier quelques échanges, Ingram n’a aucune valeur ou presque, ce qui fausse un peu la donne. On l’a constaté pour Ingram comme pour bon nombre de joueurs, surtout des rookies ou des sophomores, mais dont le potentiel ne fait à ce jour aucun doute. C’est donc tout le marché des transferts qui prend parfois une drôle d’allure, avec des joueurs parfois très intéressants qui sont envoyés à l’autre bout du pays contre peau de chagrin.

Pro Basketball Manager 2019 : un air-ball agaçant
LeBron James « ne peut jouer qu'à un seul poste ». Ah bon.

D’autant que si certains joueurs sont sous-estimés, d’autres le sont sans doute beaucoup trop. On adore Vince Carter, mais comment un joueur qui a fêté ses 41 ans cette année et qui tourne à 7 points et deux rebonds par match peut encore être si bien côté ? Sans même parler du très sympathique Jae Crowder, qui nous a sorti une saison Lebronesque, avec plusieurs sorties à plus de 30 points et 10 rebonds, rivalisant sans forcer avec James Harden ou Stephen Curry pour le titre de MVP de la saison régulière. D’ailleurs en parlant de MVP, on a été assez surpris de voir que PBM19 avait plus ou moins déjà condamné LeBron James à subir les affres du temps. L’ex-Cavalier, qui fêtera bientôt ses 34 ans, fait actuellement l’une de ses meilleurs saisons statistiques, ce qui n’empêche pas le jeu de le considérer comme déjà trop âgé : il s’attend de fait à ce que son rendement diminue avec le temps. Dont acte : lors de notre partie, LeBron a connu une première saison pour le moins contrastée, avec des performances dont il a le secret (35 pts, 12 rebonds, 8 passes), et d’autres absolument indignes de lui (12 pts, 4 rebonds, 6 turnovers). La bête a finalement terminé la saison en dépassant péniblement la saison à plus de 20 points de moyenne, ce qui est plus qu’improbable. Autant dire que dans la course au play-off, cela a pesé lourd, et c’est un vrai problème puisque les atteindre était l’objectif fixé par le front office.

Dernière remarque, si le jeu brille par sa capacité à proposer pléthore de règles, en adéquation avec les spécificités des différentes compétitions représentées, il y a là aussi quelques petites errances. Ainsi, en NBA, la règle des 14 secondes après un rebond offensif est tout simplement passée à la trappe. Si son application est assez récente, le sujet avait été discuté dès cet été avant d’être validé à la rentrée dernière. On s’attendait donc à constater ses effets dans le jeu, mais il n’en fut rien. Dommage.

Les matches en 3D sont... comment dire...

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Des défauts qui n’ont pas été gommés

Pro Basketball Manager 2019 : un air-ball agaçant
La NBA, un terrain de guerre plutôt que de jeu.

À ces petites bizarreries, qui mises bout à bout finissent par franchement ternir l’expérience de jeu, il faut ajouter les quelques défauts des épisodes précédents qui n’ont toujours pas été corrigés. À commencer par la cadence invraisemblable à laquelle s’enchaînent les blessures. Beaucoup de petits bobos, du genre à écarter les souffrants pendant quelques jours, mais surtout beaucoup trop de grosses blessures, du genre fracture de la jambe ou déchirure des ligaments croisés. En l’espace d’une saison, tous nos joueurs ont été affectés au moins une fois par une blessure et notre 5 majeur initial n’a pu jouer ensemble qu’une petite trentaine de matches ; le reste du temps, il a fallu composer avec les allers et retours des joueurs vers l’infirmerie. Par chance, si l’on peut dire, notre équipe n’a pas été la seule à être touchée : Russell Westbrook s’est fait le genou au bout d’un mois de compétition, Karl-Anthony Towns s’est pété la clavicule à deux semaines des play-off, Kyrie Irving s’est cassé la main pour Noël… etc. Une avalanche de blessures souvent très graves qui dans la vie réelle ne ferait pas vraiment plaisir à Adam Silver, tant la ligue perdrait en attractivité.

Pro Basketball Manager 2019 : un air-ball agaçant
Impossible de commencer à discuter avant le 1er juillet, contrairement à ce que suggère le jeu.

Si malgré tout, composer avec les blessures reste possible (d’autant que certaines peuvent être bien utiles), il y a bien une chose avec laquelle nous n’avons pas souhaité faire de concessions : l’interface du jeu. Si l’on comprend bien que PBM19 doit gérer des dizaines et des dizaines d’options, une meilleure organisation n’aurait pas fait de mal, notamment dans la façon de mettre ou non en avant des fonctionnalités clé. On passe parfois trop de temps à atteindre le résultat souhaité, comme par exemple le classement de son équipe, ou les statuts des contrats de joueurs d’une autre équipe. D’ailleurs à ce sujet, côté NBA, carton rouge pour la gestion de la free-agency : impossible d’ accéder à la liste des agents libres, que ce soit pendant la saison ou à la fin de la saison. Nous qui attendions impatiemment l’été 2019 pour faire venir un autre All-Star aux côtés de LeBron (donc en suivant le plan de Magic Johnson et Rob Pelinka)… Le système proposé au joueur de faire une recherche selon une (longue) liste de critères n’est clairement pas suffisante pour gérer avec efficacité cette période clé du calendrier NBA.

Les plus patients devraient probablement jeter l’éponge après avoir subi certains bugs qui reviennent encore et encore. Barres de défilement qui refusent de descendre dans un menu, options de recherche qui s’empilent et que l’on ne peut plus supprimer… De quoi s’agacer sur une interface qui déjà s’épargnait pas nos nerfs.

Les notes
+Points positifs
  • Des dizaines de pays, des dizaines de compétitions, des milliers de joueurs
  • Respect des différents championnans représentés...
  • ... y compris des spécificités de la NBA
  • La compatibilité Steam Workshop, pour palier l'absence de licences officielles
-Points négatifs
  • Trop d'inexactitudes sur la valeur des joueurs, surtout les plus jeunes
  • L'interface toujours aussi bancale
  • On aurait bien voulu un menu à part pour gérer la free-agency en NBA
  • Pas mal de bugs dans les menus

On avait espéré que Pro Basketball Manager 19 incarne l’épisode de la maturité, et il n’en est rien. Si l’on reste pantois devant la quantité folle d’informations à gérer et la richesse de la banque de données statistiques, les imprécisions sur les évaluations d’un certain nombre de joueurs, les problèmes de blessures ou l’interface vite énervante tuent le plaisir. Difficile de jouer les managers quand le jeu vous met autant de bâtons dans les roues ! Espérons qu’Umix saura mettre à jour rapidement son jeu pour corriger tout ça. Car dans l’immédiat, PBM17 nous paraît plus intéressant.

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25 novembre 2018 à 11:46:05
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Mis à jour le 25/11/2018
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