Space Hulk : Deathwing
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Test : Space Hulk Deathwing : Une croisade purificatrice en demi-teinte
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Space Hulk : Deathwing
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Journaliste jeuxvideo.com
15 décembre 2016 à 18:09:01
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Depuis de nombreuses années, Games Workshop exploite sans relâche sa licence Warhammer et son pendant futuriste Warhammer 40.000. Jeux de stratégie (Battlefleet Gothic : Armada, Total War : Warhammer...), shooter (Warhammer : The End Times - Vermintide, Warhammer 40.000 : Eternal Crusade), jeux d'aventure (Eisenhorn : Xenos), Hack'n'Slash (Warhammer 40.000 : Inquisitor - Martyr)... les guerres fantastiques et galactiques harcèlent le marché du jeu vidéo à un rythme effréné. C'est désormais au tour de l'éditeur Focus Home Interactive et Streum On Studio d'adapter cette licence avec Space Hulk : Deathwing, un FPS à dominante multijoueur. Les Space Marines sont de retour et avec eux ce conflit séculaire mené contre les ennemis de l'Imperium. Bolter hurlant et Chainsaw au vent, une nouvelle croisade est sur le point de débuter.

L'avis de la rédaction en 3 minutes

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Une croisade purificatrice

Grandiloquence et exagération, la franchise Warhammer 40.000 se définit par ses tirades épiques puisant continuellement dans les champs lexicaux du châtiment et de la foi et dépeint un univers sombre et violent.

Space Hulk Deathwing : Une croisade purificatrice en demi-teinte

Space Hulk : Deathwing embrasse la destinée d’un Librarian envoyé à bord du Space Hulk “Olethros” dérivant dans le Warp, une dimension parallèle. Amas de vaisseaux, de roches et de glaces, ces structures grouillent d’hérétiques souillant les croyances de l’Imperium. Le Space Marines ne vit que pour servir et détruire les ennemis de sa foi. Et le Librarian que nous incarnons aura fort à faire face aux Genestealers. Après une cinématique dont seul Warhammer 40.000 a le secret, le scénario se déroule sans accrocs au point d’en devenir anecdotique et les mystères entourant une relique ancestrale ne rehaussent que trop peu l’intérêt porté au récit. La narration est sommaire. Pourtant, un effort de mise en scène est à mettre au crédit des développeurs. Et seules certaines séquences jouables prenant la forme de visions agrémentent l’aventure et révèlent petit à petit les secrets enfouis depuis 10.000 ans dans les tréfonds de ce Space Hulk.

Une pacification au Bolter

Space Hulk Deathwing : Une croisade purificatrice en demi-teinte

Adaptation du jeu de plateau éponyme, Space Hulk abandonne sa dimension stratégique au tour par tour inhérente à la version “physique” et accueille à bras ouverts la nervosité d’un jeu de tir à la première personne. Deathwing ne fait pas dans la dentelle, Space Marines oblige. Nos missionnaires du châtiment (l’art du surnom affectueux dans Warhammer 40.000) font pleuvoir une pluie de plomb et de plasma sur les hordes impies arpentant les méandres du Space Hulk. Les Bolters d’assaut hurlent à gorge déployée et les massues éparpillent les viscères des hérétiques dans un flot constant d’hémoglobine. La croisade de l’Imperium perdure et avec elle cette violence. Space Hulk : Deathwing ne laisse tout simplement aucun répit aux joueurs. Les vagues d’ennemis ne cessent d’affluer au point d’essouffler des croyants rompus à l’art du combat. La force du titre réside dans ce dynamisme constant et cette action trépidante harcelant nos sens et ce ressenti une fois le Bolter crachant la mort.

Space Hulk Deathwing : Une croisade purificatrice en demi-teinte

Rappelant un certain Left 4 Dead, le titre de Streum On Studio propulse nos guerriers au coeur d’un dédale de couloirs et de salles enchevêtrées occupés par une cohorte de Tyranides bien décidée à prendre ses aises. Et nos anges de la mort se familiarisent avec cette architecture un brin tortueuse bien malgré eux. Allers-retours incessants et objectifs répétitifs, Space Hulk : Deathwing ne se démarque pas de la concurrence par son originalité. Rechercher & Détruire résume l’essentiel de vos missions. Et la structure des niveaux ne fait qu’exacerber ce sentiment de redondance se dégageant d’une expérience avant tout viscérale, nourrissant cette soif de sang. Notre Librarian et ses 2 Terminators affrontent une horde d’ennemis fidèles à la franchise W40K. Genestealers et autres hybrides donnent du fil à retordre. Faible en un contre un, la force de cette race xénomorphe réside dans le nombre et non dans l’intelligence qui les contrôle au point de les réduire au comportement binaire “foncer” ou “rester à distance et canarder”. Le Tyranide perd alors en intérêt et devient un simple ersatz de morts-vivants.

Les Space Marines font le ménage.

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Brothers in Arms

Space Hulk Deathwing : Une croisade purificatrice en demi-teinte

Durant la campagne solo, afin de combler l’absence de vos coéquipiers, le Librarian se voit attribuer 2 Terminators augmentant drastiquement la puissance de feu de la petite troupe fraîchement constituée. L’Apothicaire joue le rôle de support avec sa capacité à soigner les Space Marines tandis que le Terminator à armes lourdes assume son besoin de faire parler la poudre. Tous 2 répondent à vos commandements au doigt et à l’oeil. Suivre le leader, défendre, se déplacer vers point donné utiliser une habileté (bien souvent “Soigner”)... mimant des séries telles que Ghost Recon, les ordres sont d’une simplicité enfantine, mais assurent une cohésion de groupe essentielle pour survivre dans le Space Hulk. Votre position au sein de l’Imperium et votre rang vous garantit des compétences allant au-delà du guerrier. Le Librarian possède la capacité de pirater les installations encore en marche via une interface tactique affichant la carte du vaisseau et les divers objectifs à remplir. Tourelles, portes… ce Psyker détruit les installations ou les retourne contre les Tyranides selon ses besoins. Ces temps morts rythment la progression et ajoutent une dimension stratégique à ce FPS brutal.

Space Hulk Deathwing : Une croisade purificatrice en demi-teinte

Et ce besoin d’alliés est vital. Votre armure dérouille face aux attaques de mêlée et aux projectiles. Quelques impacts suffisent à rompre l’intégrité de cette protection. Bras (gauche et droit), tête, torse, jambes… les dégâts sont localisés et vous obligent à battre en retraite pour quémander les soins de l’Apothicaire. En ultime recours, le Portail Psy vous téléporte instantanément sur la Tête de Pont. Lieu saint pour tout Space Marine, cet havre de paix temporaire vous offre la possibilité de changer d’armes, de pouvoirs et surtout de ranimer les Terminators tombés au front ou de les soigner. Avec un choix de 11 armes principales (Bolter d’assaut, canon à plasma, Hellfire…) accouplées à une arme secondaire et des pouvoirs psychiques (onde de choc, déluge d’éclairs, Inferno…), Space Hulk : Deathwing ne joue jamais la carte de la personnalisation, ne serait qu’au niveau de l’armure, et se contente du strict minimum. Une absence notable pour une franchise se définissant en partie par la customisation. Malgré tout, de nouvelles compétences (nouveaux pouvoirs psychiques) se débloquent à mesure que vous traversez le Space Hulk en échange de Points de Prestige glanés en fin de mission. Selon les arbres Commandement, Foi et Psy, le Librarian obtient des aptitudes pour lui-même et ses sbires à même de faire de sa croisade une victoire sans partage. Sans innover outre mesure, Streum On ajoute un brin de RPG dans sa formule. Une approche à saluer.

Une machine de guerre grippée

Space Hulk Deathwing : Une croisade purificatrice en demi-teinte

Au simple son de la marche impériale, des structures métalliques démesurées se télescopent et des vaisseaux de guerre fusionnent à des ruines ressurgies d’un passé oublié. “Olethros” est un terrain de jeu idéal pour donner corps à la patte artistique gothique/rétro futuriste de Warhammer 40.000. La roche, le métal et la glace dessinent un labyrinthe fait de couloirs et de salles gigantesques. Chaque mission entraîne nos Space Marines dans une nouvelle partie du Space Hulk. Un excellent prétexte pour renouveler le visuel et pousser à l’exploration. Avec ce postulat de départ, la redondance visuelle n’était pas une fatalité. Malheureusement, tout se ressemble au point que l’orientation en pâtisse. A l’exception de fulgurances architecturales, rien ne vient dépayser le fan. Et pourtant, l’ambiance se dégageant du titre transpire W40K par tous les pores avec une mention spéciale pour un sound design d’excellente facture nous plongeant dans cet enfer spatial aux sons des Bolters hurlant et de Genestealers gémissant.

Space Hulk Deathwing : Une croisade purificatrice en demi-teinte

Si les pinceaux des artistes rendent hommage à l’univers torturé imaginé par Games Workshop, la technique de son côté trébuche dans un amoncellement de cadavres. Les menus à eux seuls traduisent un manque de temps probable pour peaufiner le titre. Proches d’une interface de prototype, ils ont le mérite d’être tout du moins fonctionnels. Et les textures baveuses témoignent à charge. Space Hulk : Deathwing n’est pas un affront pour nos rétines, mais laissent un sentiment d’inachevé, de brouillon. L’hémoglobine tente tout de même de camoufler cela en recouvrant le sol et les murs avec du sang et des entrailles. La physique s’en donne également à coeur joie en démembrant les Tyranides s’agitant à chaque impact localisé des balles. Pour ne rien gâcher, Space Hulk tourne sans broncher à 60 images par seconde avec une fluidité exemplaire. Le plaisir de charcuter de l’hérétique n’en est que plus viscéral.

Space 4 Dead

Expérience pensée pour être vécue avec 3 êtres de chair et de sang, Space Hulk : Deathwing gagne en intérêt et en intensité une fois les 2 Terminators de la campagne solo remplacés par des humains. Position des ennemis, nombre de vagues et disparition des éléments narratifs, le multijoueur nous invite à redécouvrir les chapitres de l’aventure à quelques remaniements près.

Space Hulk Deathwing : Une croisade purificatrice en demi-teinte

Cette coopération débute par le choix d’une classe parmi les 5 proposées (Terminator d’Assaut, Librarian, Apothicaire, Terminator Tactique et Terminator à Armes Lourdes) et dont les seules différences se situent au niveau des armes et pouvoirs embarqués. Les grands archétypes du FPS coopératif prennent ainsi part à la danse macabre à venir. Et n’attendez aucune notion de progression dans ce mode multijoueur. Votre avatar gagne en expérience durant la partie et monte de niveau ce qui débloque armes et aptitudes, mais cette progression se perd une fois l’instance terminée. Quand bien même, le titre de Streum On Studio mérite d’être parcouru à 4 et non seul malgré un “network code” capricieux, tantôt parti cueillir des fraises tantôt au diapason.

Une croisade coopérative à 4 joueurs.

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Les notes
+ Points positifs
  • Un jeu fidèle à la licence Warhammer 40.000 et au jeu de plateau Space Hulk
  • Un FPS intense et viscéral
  • Les armes et pouvoirs dévastateurs du Psyker (Librarian)
  • Un multijoueur coopératif à 4 joueurs
  • L’ambiance visuelle et sonore
- Points négatifs
  • Une campagne solo anecdotique
  • Des missions/objectifs sans originalité
  • Une expérience répétitive/redondante
  • Des graphismes en demi-teinte
  • L’absence d’options de personnalisation

La fusion du gameplay coopératif de Left 4 Dead et de l’univers sombre et violent de Warhammer 40.000 avait de quoi faire saliver les amateurs de FPS multijoueur et les fans de la franchise de Games Workshop. Space Hulk : Deathwing oscille finalement entre l’excellence et le passable. Le titre de Streum On Studio s’oublie par moment et affiche d’importantes failles aussi bien dans sa conception que dans sa réalisation avec son manque de personnalisation et sa répétitivité. Pourtant le plaisir de dessouder du xénomorphe dans des gerbes excessives de sang reste intact, tout particulièrement en multijoueur. Et l’ambiance à elle seule mérite de tendre l’oreille et d’ouvrir les yeux. Space Hulik : Deathwing est à conseiller aux amoureux de la licence. Voilà tout !

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15 décembre 2016 à 18:09:01
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