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Shadowgate
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Test : Shadowgate
PC
Shadowgate
AvantArrière
Appréciations du jeu
Profil de Mr-White-Jr
L'avis de Mr-White-Jr
MP
Journaliste jeuxvideo.com
05 septembre 2014 à 10:32:34
14/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (5)
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15.8/20
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Une fois n'est pas coutume, l'équilibre parfois fragile d'un projet indépendant soumis à une campagne Kickstarter nous rappelle avec amertume qu'en matière de divertissement aussi, l'argent est le nerf de la guerre. Ajoutez à cela un système de paliers synonymes d'autant de sésames et de fonctions supplémentaires à conquérir au sein du jeu pour obtenir un pari des plus risqués : Un défi que Shadowgate parvient à concrétiser tant bien que mal.

Shadowgate

Dans la peau du vaillant Jair Cuthegar, il en va de l'avenir de l'humanité tout entière de venir en aide au mage Lakmir, le dernier enchanteur du cercle des douze, dans sa lutte contre le sorcier Talimar. Aussi diabolique soit-il, ce dernier ne fait pas preuve d'un courage exemplaire puisqu'il va falloir s'armer d'audace pour le traquer au plus profond de son immense château. Planté devant l'entrée des catacombes, l'aventure débute et vos seules armes sont votre dague, une torche, et votre esprit génial.

La force (très) tranquille

Shadowgate
On retrouve les commandes principales du jeu en haut de l'écran.
Vous l'aurez compris, la véritable épreuve du jeu réside bien plus en l'exploration minutieuse du château et de ses énigmes plutôt qu'en un affrontement final dans les règles de l'art contre Talimar et ses sombres desseins. Pour ce faire, il va falloir se familiariser avec un gameplay particulier hérité de la version NES du titre sorti il y a près de 30 ans. En outre, les premiers signes réfractaires du jeu se font ressentir auprès des débutants : La poursuite de l'expérience de jeu s'exerce au travers des commandes établies en haut de l'écran, parmi lesquelles figurent les actions Look, Take, Open et Go à l'utilisation récurrente. Ainsi, une démarche anodine telle que la lecture d'un parchemin nécessitera un enchaînement de trois mouvements consistant à ouvrir l'inventaire puis à utiliser Open et Look, là où une tournure plus traditionnelle n'aurait nécessité qu'une paire de clics. Déjà relativement rigide en termes de gameplay, la difficulté emblématique de l'opus s’accroît davantage une fois l'aventure dûment entamée.

Je suis venu, j'ai vu, je suis revenu

Shadowgate
Si l'anglais n'est pas votre fort, passez votre chemin.
Avant de se concentrer sur le long périple à venir, on constate d'abord la présence exclusive de l'anglais : En plus d'effrayer les non-anglicistes, il semble important de mentionner ici que le style utilisé use de tournures et d'expressions atypiques, pouvant parfois même déstabiliser les plus fervents connaisseurs. La petite gêne passée, les premières minutes de jeu font très rapidement intervenir Yorick, notre compagnon squelette logé lui aussi en bordure de l'écran et chargé d'orienter le joueur quant au fonctionnement du gameplay tout en restant à notre disposition pour délivrer plusieurs conseils de plus ou moins bon goût liés aux nombreux puzzles. Ces derniers, qui constituent pour les uns le point fort du jeu quand d'autres n'auront d'autre choix que de mettre fin à la torture infligée, ne sont pas exempts de défauts. Parmi les principaux reproches adressés, on peut retenir l'angle d'approche relativement obtus des énigmes, pour lesquelles les réelles capacités de réflexion sont moins mises à contribution qu'un système de quêtes d'objets et de recherche aux va-et-vient permanents. Cependant, pester contre la pénibilité et l'aspect abrupt de Shadowgate peut s'apparenter à de l'ignorance, dès lors que l'on sait que le jeu s'inscrit dans la droite lignée de la version commercialisée à la fin des années 1980.

C'était mieux avant ?

Shadowgate
Les nouveaux tableaux sont particulièrement réussis.
Il paraît délicat en effet de reprocher sa difficulté à un jeu qui, bien que ré-imaginé, fut développé sur les fondations de l'un des titres ayant donné le plus de fil à retordre aux détenteurs de la NES. Les équipes techniques et créatives ayant donné naissance à l'opus ont joué cartes sur table et ne semblent pas avoir cherché à élargir son cœur de cible outre-mesure. Alors, les fans de la première heure sont gâtés, et l'atmosphère du jeu, renforcée par de nouveaux tableaux particulièrement réussis, accueille avec succès le nouveau travail graphique. La bande-son réorchestrée colle elle aussi parfaitement à la nouvelle humeur conférée au titre : Pour les plus nostalgiques, il est néanmoins possible de sélectionner dans les options du jeu la bande-son originelle du titre. Le travail sur le gameplay n'a en revanche pas été réellement précisé, sans doute dans une volonté de ne pas dénaturer l'esprit du jeu : La plus grande souplesse associée au gameplay s'explique davantage par la dimension pratique que confèrent la souris et le clavier par rapport à la manette de la Nintendo que par une véritable innovation de la part des développeurs. Finalement, les nouveaux venus devront apprendre à apprécier les élément les moins revêches du jeu.

My mind is my weapon

Shadowgate
Ce type de rencontre ajoute un peu plus de piment au titre.
Figurant parmi les éléments les plus faciles à intégrer, le suivi minutieux du nombre de torches à disposition risque malgré tout de vous jouer des tours, notamment dans les niveaux de difficulté plus élevés. Dans les faits, il n'est pas possible de poursuivre l'aventure sans la présence rassurante de la torche : Ainsi, il est tout aussi simple d'avoir la présence d'esprit de récolter les torches qui se présentent à vous tout au long de l'aventure que d'oublier le déclin dangereux de la flamme venant guider le héros. Le phénomène entre en lien direct avec l'organisation du jeu en moves : Le temps qui passe est en réalité déterminé par le nombre de moves effectués par le joueur. A titre d'exemple, la consommation d'un move peut correspondre à un déplacement du joueur, mais également au simple fait de regarder ou d'ouvrir un parchemin.

Shadowgate
Vous aurez tout le loisir d'apprécier le grain de cette image durant votre périple.
Par conséquent, quelques rencontres hostiles s'avèrent particulièrement intéressantes lorsque l'on sait que nos mouvements sont limités à l'extrême, le temps étant figé lorsque l'on se tient tranquille, il s'agit de construire son plan d'action en avance afin de ne pas essuyer une nouvelle mort. En ayant par ailleurs construit la réputation du jeu sur l'éventail du nombre de morts dont le héros peut faire l'objet, difficile de définir la durée de vie du soft avec précision : Les habitués pourront finir le jeu sous la barre des 5 heures, quand les apprentis les plus tenaces compteront les heures de jeu par dizaines. Pour résumer, le titre de Zojoi fait preuve d'honnêteté en s'adressant d'abord aux mordus de la première heure sans faire d'appel du pied à un nouveau public, se contentant uniquement d'une porte légèrement entrouverte sur l'univers de Shadowgate. Gare à vous de ne pas glisser lors de votre périple faute de torche resplendissante... ou de patience.

Les notes
+Points positifs
  • Un titre ré-imaginé qui préserve malgré tout l'esprit de la version NES
  • Le soin apporté aux tableaux présentés
  • Les conseils de Yorick, indispensables aux non-initiés
  • La dimension tactique liée au système de moves
  • La bande-son en accord avec le climat du jeu
-Points négatifs
  • Le gameplay toujours austère
  • Quelques associations d'idées un peu bancales
  • Les va-et-vient incessants
  • La langue de Shakespeare imposée, avec un parler baroque pas toujours simple à encaisser

Un rien trop tatillonne, on ne peut pas dire de cette version largement retravaillée de Shadowgate qu'elle soit totalement remise au goût du jour : si l'on est reconnaissant du bon goût conféré au choix graphique, il subsiste quelques traces du gameplay mammouthesque de la version NES. En imposant un système de réflexion à sens unique ne laissant place à aucun choix alternatif ni chemin de traverse, les joueurs peu familiers du genre pourront trouver à redire sur un titre exigeant et intraitable. Malgré tout, les joueurs ayant embrassé le jeu le millénaire dernier devraient y trouver leur compte et bien plus encore, se torturant une nouvelle fois l'esprit sur une série de puzzles exclusifs.

Profil de Mr-White-Jr
L'avis de Mr-White-Jr
MP
Journaliste jeuxvideo.com
05 septembre 2014 à 10:32:34
14/20
Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (5)
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15.8/20
Mis à jour le 05/09/2014
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