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Test Wave Race 64 sur N64 du 29/01/2010

Test : Wave Race 64
N64

Contributeur

Wave Race 64 est jeu de courses pour le moins atypique puisqu'il se passe exclusivement sur l'eau. Présent au line-up de départ de la Nintendo 64 et produit par Nintendo en personne, il avait reçu la lourde tâche de convaincre les joueurs potentiels des capacités de la machine en matière de moteur 3D. Oublions les bolides grondants qui font chauffer l'asphalte et chevauchons un jet-ski pour plonger tête première dans une eau cristalline qui n'a pas fini de nous secouer.

Et quand on évoque de l'eau cristalline, ce n'est pas seulement une façon de parler. La séquence d'introduction du jeu vous prend dès le départ aux tripes en proposant une petite balade autour d'une île comme il n'en existe que sur les cartes postales. Tout est là pour nous faire rêver : les plages de sable fin, des cocotiers qui se balancent tranquillement au gré du vent, des petites cabanes en bois construites à quelques mètres seulement de l'océan ou encore un dauphin qui batifole à vos côtés et qui pousse ses mignons petits cris. Les graphismes sont splendides alors que la machine de Nintendo vient à peine de sortir en magasins et on peut d'ores et déjà avancer que le pari de nous éblouir avec un moteur graphique bluffant est amplement remporté. Mais ce qui attire d'abord l'attention, c'est le soin tout particulier qu'a reçu la modélisation de l'eau. Il faut dire que dans un jeu de courses aquatique, c'est sans aucun doute le plus important et cela, Nintendo l'a très bien compris. Les vagues, criantes de réalisme, sont encore aujourd'hui un modèle absolu du genre, caractéristique qui sera évidemment reprise dans Wave Rave Blue Storm, suite directe de cet opus, sortie elle, sur Gamecube.

Une scène d’ouverture de premier choix.

Mais comme dit le proverbe, et c'est particulièrement vrai ici : il faut se méfier de l'eau qui dort. Si la séquence d'introduction et le mode Entraînement (où les commandes nous sont expliquées par une douce voix féminine) se déroulent dans un paradis terrestre, le temps va vite se couvrir, le tonnerre va gronder et la mer se déchaîner. Et c'est sans doute la particularité principale de Wave Race 64 qui lui permettra de faire oublier tous ses concurrents potentiels, le faisant passer de jeu quelconque à chef-d'œuvre vidéoludique. La météo a des conséquences directes sur la mer et a fortiori, sur le déroulement de la partie. Vous vous attendiez à surfer sur une mer calme, plate et morose ? Que nenni ! Ici, les vagues n'auront de cesse de vous faire dévier de votre trajectoire initiale, vous poussant sur les autres concurrents ou tout simplement dans le décor et vous donnant une nouvelle fois la chance d'admirer les splendides graphismes du jeu mais de plus près. La houle d'une mer qui s'apprête à essuyer le passage d'un ouragan vous causera aussi des difficultés. Ne serait-ce que pour garder votre appareil en contact avec l'eau, vous serez donc moins contrôlable et une fois encore, l'accident ne sera pas loin. Il n'est pas non plus rare que les conditions climatiques changent au beau milieu d'une course ! La marée par exemple, fait souvent des siennes. Si elle se retire, elle dévoilera de nouveaux passages ou de nouveaux obstacles comme des rochers ou encore la carcasse d'un bateau qui a fait naufrage. Voici encore un petit exemple pour les plus sceptiques d'entre vous. Le troisième niveau se déroule dans un lac et la brume épaisse obstruera votre champ de vision, ne laissant apparaître des poteaux qu'à quelques mètres de vous seulement. Au fil des tours, le brouillard se dissipera pour laisser la place à un horizon net nous offrant la pleine possibilité d'admirer d'un œil émerveillé les oies qui s'envolent à votre passage.

Un peu de frime n’a jamais tué personne.

Mais qui sont donc les inconscients qui oseraient prendre le guidon au beau milieu d'un véritable déluge environnemental ? Et bien, ils sont au nombre de quatre. Il est important de les présenter car chacun d'entre eux possède des capacités propres qui lui permettront de tirer son épingle du jeu. Galanterie oblige, commençons par la seule femme du jeu, j'ai nommé Ayumi Stewart. Sa faible vitesse de pointe, son accélération spectaculaire et sa maniabilité enfantine font qu'elle doit uniquement être réservée aux néophytes. Possédant toutes les caractéristiques inverses, Dave Marinner est difficile à prendre en main et sa vitesse de pointe est fulgurante, mieux vaut donc le laisser aux plus chevronnés d'entre vous. Ryota Hayami est le jet-skieur le plus équilibré de la promotion, il est à recommander pour tout type de joueurs. Le dernier mais pas des moindres est le Canadien Miles Jeter (seul personnage qui ne sera pas repris dans Wave Race Blue Storm). Doté d'une accélération et d'une vitesse de pointe moyennes, il intrigue à cause de sa jouabilité. En fait, il est très jouable, voire même trop jouable. La moindre minuscule inclinaison du joystick sera suivie d'une réaction brusque et les amateurs auront vite fait de perdre le contrôle de l'engin. En plus de ces éléments, chaque protagoniste se distingue par sa force physique et sa capacité à résister aux chocs pour ne pas finir à l'eau et perdre de précieuses secondes. Autant dire (et tant pis pour les féministes) que la seule femme du jeu ne brille pas dans ce domaine mais étrangement, la situation est encore pire pour Miles Jeter. Pour finir, les caractéristiques du jet-ski peuvent être modifiées avant les courses, mais dépendront dans une plus grande mesure du pilote.

A deux, c’est toujours mieux.

Les éléments naturels ont beau être indomptables et vous empoisonner l'existence, il vous faudra cependant vous plier aux mécanismes du jeu. Ici, pas question de suivre une ligne droite pour essayer de franchir le plus vite possible la ligne d'arrivée. Enfin, vous pouvez essayer mais serez disqualifié après une poignée de secondes. Des flotteurs rouges et jaunes sont disséminés dans les parcours et sont à la base même du principe du jeu. Les bouées rouges doivent impérativement être contournées par la droite et les jaunes, par la gauche, vous obligeant à suivre un itinéraire prédéfini (la liberté de jeu reste tout de même grande, rassurez-vous). Chaque bouée passée correctement augmente la puissance du moteur d'un cran jusqu'à atteindre un maximum ; manquez-en une seule, et votre vitesse retombe à zéro ; manquez-en cinq et vous serez disqualifié ! Le soft propose aussi les trois niveaux de difficulté classiques, à savoir facile, normale et difficile. Cela aura un impact sur la météo (qui deviendra de plus en plus capricieuse), sur l'apparition de mines flottantes faisant obstacle et sur le nombre et la disposition des flotteurs.

Un coucher de soleil qui donne à l’eau une splendide teinte orangée.

Vous aimez les acrobaties? Et bien tant mieux, vous allez être servi. Le jeu permet, à condition d'effectuer correctement une manipulation avec le joystick de la manette, des figures plus impressionnantes les unes que les autres. Que diriez-vous de vous appuyer sur un tremplin ou une forte vague pour faire un (double) saut périlleux arrière ou encore une vrille ? Et bien c'est possible ! D'autres cabrioles faisables en gardant les pieds au sol (ou plutôt dans l'eau) raviront les plus téméraires d'entre vous : faites donc un poirier sur le jet-ski pour épater la galerie par exemple. Oui, c'est bien beau tout ça, mais le but de ces cabrioles est-il seulement artistique ? La réponse est non. Chaque cabriole fera gagner des points à votre jauge de vitesse et vous permettra en plus de jouer avec les éléments du décor et de prendre des raccourcis (plonger sous un mur ou au contraire essayer de rester dans les airs le plus longtemps possible). Pour les puristes, le Stunt Mode demandera d'effectuer un maximum de points en faisant des figures et en passant dans des cerceaux, le tout, le plus vite possible.

Les notes
  • Graphique 17 /20

    De magnifiques couchers de soleil qui donnent à un océan plus vrai que nature une teinte orangée. Des îles paradisiaques où les dauphins batifolent joyeusement avec les orques alors que la course effrénée bat son plein. La traversée d'une ville en pleine nuit dans laquelle les spots de lumière s'élèvent dans le ciel et se reflètent sur les vagues. Un slalom entre les bouts de glaciers et l'utilisation d'un iceberg comme tremplin de fortune Wave Race fait fort, vraiment très fort. On a du mal à croire qu'il constitue le line-up de lancement de la machine tellement le résultat laisse sans voix. Son pari de faire briller le potentiel de la Nintendo 64 est plus que rempli.

  • Jouabilté 17 /20

    Un bouton d'accélération et un guidon à tourner. Un gameplay à première vue simpliste mais demandant cependant des heures de pratique pour être maîtrisé à fond. Rajoutez à cela des personnages au maniement totalement opposé et des jets-skis customisables et les possibilités sous presque infinies. Pour couronner le tout, une météo versatile (et c'est un euphémisme) et des éléments naturels déchaînés vous donneront du fil à retordre.

  • Duree 13 /20

    C'est sans aucun doute le plus gros reproche que l'on puisse faire au jeu. Un Grand prix constitué de neuf courses, quatre personnages, un Time Attack, un Stunt Mode et la possibilité de faire la course face à un ami. Le contenu est très loin de vous donner le vertige mais heureusement, les modes de difficulté ont été intelligemment conçus : les flotteurs changeront de position, offrant des chemins différents et donc différentes façons d'appréhender un même niveau.

  • Son 14 /20

    Le jeu ne brille pas par la qualité de ses musiques mais avouons que certaines (comme celle de la séquence d'introduction) sortent indéniablement du lot. Hormis celui trop présent du moteur, les bruitages sont réussis et participent en grande partie à l'ambiance effrénée qui se dégage du jeu : le commentateur qui vous donne des informations sur l'état de la course va en effet faire preuve d'un dynamisme à toute épreuve.

  • Scénario /

Wave Race 64 gagne facilement son pari de faire la démonstration des capacités graphiques de la Nintendo 64 grâce à des décors somptueux et des vagues criantes de réalisme. Il parvient également à ne pas tomber dans la catégorie des simples démos techniques grâce à un gameplay à toute épreuve qui demandera d'être dompté pour profiter pleinement du jeu. La seule ombre au tableau peut être sa durée de vie, bien inférieure à ce à quoi nous sommes en droit d'attendre. Mais elle se fera vite oublier et le jeu pourra être ressorti à maintes reprises : par mauvais temps, il est toujours agréable de surfer une vague assis confortablement dans son salon, le ciel se couvre et la mer s'agite, un murmure se fait alors entendre à l'horizon. L'entendez-vous ? C'est Wave Race 64 qui vous appelle. Etes-vous prêt à vous jeter à l'eau ?

Profil de shametblame
L'avis de shametblame
MP
Journaliste de jeuxvideo.com
29 janvier 2010 à 09:06:00
17/ 20
Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (51)
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16/ 20
Mis à jour le 29/01/2010 Voir l'historique
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