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Test : The Saboteur
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The Saboteur
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Journaliste jeuxvideo.com
03 décembre 2009 à 16:57:00
15/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (212)
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15.8/20
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Habituellement, un GTA-like nous emmène plutôt vers une grande mégalopole, ou à la rigueur une île lointaine. The Saboteur choisit pour sa part de nous plonger au coeur de la capitale pour y apprendre à poser des bombes. Avouez qu'on ne voit pas ça tous les jours

The Saboteur

Se promener dans Paris dans un jeu vidéo n'arrive pas souvent. Bon il y a bien eu Paris Marseille Racing mais il y a des souvenirs douloureux que l'on préfère oublier. Avec The Saboteur, la première chose que nous offre Pandemic c'est un contexte assez inhabituel, le Paris de l'Occupation, aux côtés de la Résistance. Que voilà un sujet délicat dont le contexte a été, comment dire, traité de façon peu orthodoxe. Attention, amoureux de l'Histoire, sachez qu'il faut approcher The Saboteur comme un jeu qui ne se prend pas, mais vraiment pas au sérieux dans sa reconstitution. Vous risquez par exemple d'avoir un sacré choc en découvrant que Paris est tombé aux mains de l'ennemi trois mois seulement après le début de la guerre. Si on comprend assez bien les autres libertés prises par le studio, on cherche toujours à saisir la raison de celle-ci. Clairement, le contexte est passablement loufoque, tout autant que la reproduction de Paris qui, et c'est sans doute finalement assez heureux d'un point de vue ludique, est le fruit des images idéalisées de la capitale, telle qu'on la voit depuis l'étranger. Tous les monuments sont regroupés les uns près des autres, mais fidèlement modélises, tout est empreint d'un glamour très « années folles » et la carte, de fort bonne taille, vous permet de quitter la ville et de rejoindre le Havre, la Picardie ou même la Lorraine en 5 minutes chrono. Voilà qui ne fera aucun mal à la majorité de la population mondiale même si pour le Gaulois de base, il aurait sans doute été plus cohérent de présenter ces contrées comme de simples voisinages ruraux de Paris.

The Saboteur
L'infiltration un peu bancale pousse à emprunter des voies étranges pour éviter les regards.
On ne cachera pas qu'au début, ces aménagements de convenance peuvent faire doucement rigoler. D'autant qu'il y a d'autres incohérences dans le background du jeu. Comme la bande-son dans laquelle on retrouve des titres datant en fait des années 60 voire plus. Preuve que s'il y a des choses qui s'expliquent par des raisons ludiques, d'autres sont clairement le résultat d'un manque de souci du détail. Puis, on s'habitue, surtout lorsqu'on finit par admettre que The Saboteur joue à fond la carte du cliché assumé. Ici, pas question de lutter contre l'envahisseur. Irlandais d'origine, Sean Devlin mène la vie dure aux Allemands (qui sont tous Nazis dans le jeu, il faut le savoir) pour venger la mort de son camarade Jules et mettre la main sur son responsable. Mais puisque leurs objectifs concordent, le voilà travaillant main dans la main avec la Résistance et les services secrets britanniques. Un antihéros, plongé dans un monde divisé en deux, le bien et le mal. Dans Paris, on trouvera deux environnements. Ceux qui ploient sous la domination allemande nous font adopter un point de vue en noir et blanc où les seules pointes de couleur sont les bannières nazies et le sang. La plupart du temps, il y pleut et le ciel est zébré d'éclairs Esthétiquement, c'est franchement une réussite et une vraie originalité. Les zones libérées au contraire sont colorées, les oiseaux gazouillent, le ciel est bleu, on se croirait dans Notre Dame de Paris de Disney. Un contraste violent, bien manichéen, bien cliché assumé comme on le disait.

The Saboteur
Prenez de la hauteur pour gagner du temps et découvrir un Paris bordé de montagnes.
Votre but est donc évidemment de rendre ses couleurs à la ville. Et retrouver l'assassin de Jules évidemment. Deux objectifs qui s'atteignent en remplissant les missions de guérilla de deux factions du jeu. Vols, assassinats et surtout destruction de dépôts, de transports, de matériel ou de ponts, bref d'objectifs stratégiques clefs qui paralysent l'armée allemande. La bonne surprise de ce GTA-like, c'est que ces missions sont plutôt variées et tentent de laisser une certaine latitude au joueur dans leur accomplissement. Choix des armes, même si la dynamite ne quitte jamais votre poche, et aussi choix de l'approche. Car The Saboteur aimerait bien vous voir jouer la carte de l'infiltration. Pour ce faire, Sean peut approcher discrètement d'un soldat, lui régler son compte et prendre son uniforme, façon Hitman. Ensuite, tout est affaire de distance. Le jeu intègre un système de suspicion assez classique, une jauge qui augmente jusqu'à ce que différents niveaux d'alarme soient déclenchés. Pour s'infiltrer, le costume ne suffit donc pas, il faut veiller à ne pas trop se frotter aux soldats et surtout, choisir son point d'entrée en passant un peu de temps à fouiller les environs. Malheureusement, réussir une infiltration parfaite de bout en bout tient de l'exploit. La plupart du temps on parvient à entrer dans la place, mais les soldats, pourvus d'une IA assez singulière, finissent toujours par vous démasquer sans que l'on comprenne trop pourquoi. Peu à peu, on laisse donc de côté cette option, ou on se contente de l'utiliser pour s'approcher le plus possible avant de sortir les armes et de faire un véritable carnage. Dommage, car si cette dimension avait réellement été poussée, The Saboteur y aurait vraiment gagné. Mais le résultat est finalement bien trop aléatoire. Le plus ennuyeux étant que parfois, en marchant simplement dans la rue sans intention aucune, il n'est pas rare que toute l'armée allemande se mette à vous en vouloir.

The Saboteur
En cas de coup dur, les résistants peuvent venir vous soutenir.
Dans ces cas-là, une seule solution : fuir. Une fois l'alarme déclenchée et selon son niveau, un périmètre rouge s'affiche sur votre carte, cercle dont il faudra sortir pour semer ses poursuivants. Un classique du genre et surtout, une action que l'on effectuera de très nombreuses fois. Pandemic y a toutefois ajouté une petite subtilité : les points de ripostes. Si vous parvenez à rejoindre un groupe de résistants, vous tendrez une embuscade à l'ennemi et il suffira d'en décimer suffisamment pour les faire fuir. En cas de grosses alertes, la chose peut s'avérer utile, dans la mesure où ce sont carrément des zeppelins qui se lanceront à vos trousses.

The Saboteur
Le point noir, c'est moi en Picardie, en dessous, les Champs Elysées.
Puisque l'infiltration est un peu bancale, on se rabat sur la méthode sauvage qui reste sympathique. Dans l'esprit de Mercenaries, du même studio, The Saboteur se pose comme un jeu dans lequel ceux qui aiment tout faire péter vont être servis. Si les missions principales, bien qu'inégales, sont variées et pas déplaisantes, le jeu attend également de vous que vous accomplissiez quelques missions libres. Dans le lot, on retient surtout la destruction de nids de snipers, de hauts-parleurs de propagande, de dépôts de carburant ou de DCA. Ces objectifs sont souvent l'occasion de mettre en œuvre l'agilité de Sean qui, à l'image des héros d'Assassin's Creed aime grimper sur les toits. Bon, on ne cachera pas qu'après avoir joué au titre d'Ubisoft, Sean semble bien rigide dans sa progression d'altitude mais la chose étant rare pour un GTA-like, on l'appréciera à sa juste valeur, même si cette raideur peut parfois se montrer assez crispante. Cette prise de hauteur offre par ailleurs l'opportunité de réaliser quelques actions amusantes, comme s'emparer du canon d'une DCA pour faire un peu de pétard ou faire partir en fumée un zeppelin bien gonflé. De plus, ces petits à-côtés vous permettent de travailler un peu vos compétences et de débloquer certains bonus venant booster vos capacités. Quelques tirs au fusil de snipe vous font gagner en stabilité, l'usage fréquent d'explosifs vous fait gagner en rapidité etc.

The Saboteur
Oui, c'est fun.
De prime abord, The Saboteur peut faire une drôle d'impression. Puis on lui pardonne ses défauts qui lui coûtent néanmoins le statut d'incontournable. Son IA pataude, son infiltration bancale forcément décevante, ses approximations diverses, sa technique qui manque de finition, sa grimpette rigide et d'autres pour se prendre au jeu de semer la panique dans un bac à sable glamour et drôle, plein de clichés qui font sourire et d'explosions en tout genre, le tout plongé dans un style graphique maîtrisé. S'il n'est donc pas incontournable, The Saboteur est au moins un GTA-like sympathique et original, et on ne croule pas souvent sous l'originalité.

Les notes
  • Graphismes 14 /20

    Esthétiquement, rien à redire, le style graphique est empreint d'une réelle personnalité, l'effet noir et blanc avec pointe de couleur est une réelle originalité. Techniquement en revanche, la moindre prise de hauteur dévoile une distance d'affichage réduite masquée par un pseudo brouillard. Les bugs de collision sont également nombreux et la physique parfois étrange.

  • Jouabilité 14 /20

    On déplore de nombreux problèmes de caméra, notamment en phase de conduite, une mauvaise gestion des collisions qui peut devenir pénible quand on grimpe et une prise en main globalement moyenne. Mais les possibilités offertes, notamment l'escalade, sont appréciables, le contenu varié et amusant, on parvient donc à passer outre et à finalement passer un bon moment à faire exploser la moitié de Paris.

  • Durée de vie 15 /20

    La campagne principale est assez solide et on trouve une myriade de bidules à faire exploser. Dommage que le niveau de difficulté ne soit pas un poil plus exigeant.

  • Bande son 13 /20

    Les thèmes musicaux, même si beaucoup sont anachroniques, sont excellents. En revanche, la bande-son souffre d'un nombre effarant de bugs de mixage, de raccords de dialogues, de volume voire parfois de soubresauts d'anglais chez les passants.

  • Scénario 14 /20

    Pas d'idéal politique mais une bonne vieille vendetta personnelle dont la trame peut parfois laisser un peu froid. En revanche, le côté caricatural des personnages et des dialogues, à prendre au 28ème degré, a son charme.

Si les premières heures de The Saboteur auront été un tantinet laborieuses, il faut bien admettre que le temps aidant, on en vient à se prendre au jeu. Tout n'est pas parfait et le titre n'est pas un hit interstellaire, pour cela, il lui manque une IA plus finaude et moins fofolle dans ses réactions loufoques, il aurait fallu que l'infiltration soit mieux maîtrisée ou que la technique soit fignolée mais dans le genre bac à sable explosif, il tire son épingle du jeu et on passe un moment bien agréable à errer dans les rues parisiennes bardé de dynamite. The Saboteur est donc un GTA-like sympathique qui tire son charme de sa personnalité pas banale.

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03 décembre 2009 à 16:57:00
15/20
Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (212)
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15.8/20
Mis à jour le 03/12/2009
Xbox 360 Action Infiltration Pandemic Studios Electronic Arts
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