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Test : Serious Sam 2
PC

Il est de retour, et il n'est pas content. Enfin en fait si, mais on s'en fout de ses états d'âmes, tout ce qui nous préoccupe c'est que Sam, comme Mathilde dans la chanson, est revenu. Alors "mon coeur arrête de répéter qu'il est plus beau qu'avant l'été, le Sam, qui est revenu. Mon coeur, arrête de bringuebaler, souviens-toi qu'il t'a déchiré le Sam, qui est revenu."

Le jour où le dieu du FPS a décidé qu'il était temps de faire évoluer le genre, il a laissé aux mortels toutes libertés pour explorer des voies très diverses : le mélanger au RPG pour le rendre intelligent ou bien lui coller des scripts dans tous les sens pour qu'il se prenne pour un film. On a vu un peu de tout. Mais il est une voie que peu ont suivie, celle du grand n'importe quoi. Serious Sam c'est l'antithèse absolue de tous les efforts faits pour rendre le FPS fin et subtil. Son gameplay est primaire, et son humour est au ras des pâquerettes... Mais qu'est-ce que c'est bon de retrouver ce trublion sauvage et bas du front. Et ce qu'il y a de bien avec le jeu de Croteam, c'est qu'on sait d'avance qu'on n'aura pas à se casser la tête pour expliquer le concept. Soyons clair, jouer à Serious Sam ne vous fera pas pousser des neurones, je me demande même si ça n'aurait pas tendance à faire régresser. Ici, on donne dans le roots, le old school, voire le vintage, à tel point qu'on gagne même des vies comme dans les années 80. En gros, Sam a de gros canons, en face il a de gros ennemis, beaucoup de gros ennemis et il leur tire dessus. Encore que je ne suis pas très juste là, pour être plus précis on trouve des ennemis de toutes tailles, des gros qui tirent fort mais bougent lentement, des petits roquets teigneux qui vous foncent dans le dos ou les inévitables fous furieux qui se jettent sur vous en hurlant.

Serious Sam, c'est simple, c'est juste complètement c...

Un bestiaire furibard qui surgit de tous les côtés et alimente une action frénétique capable de vous laisser le souffle court et l'avant bras endolori. Dans tous les sens on ne voit qu'explosions, rayons aux couleurs chamarrées et ennemis de gabarits divers. Alors on sautille, on tourne, on vire et même on virevolte pour tirer et faire mouche le plus vite possible parce que le temps que l'on dégomme celui d'en face, on en a déjà 5 autres qui nous foncent dans le dos. Jouer à Serious Sam ne demande guère autre chose qu'une bonne dose de dextérité, un index musclé et un oeil toujours prompt à repérer des power-ups indispensables à la survie. Heureusement, les gens de Croteam ont eu la bonne idée de ménager quelques temps calmes afin de se remettre de phases parfois si tendues qu'elles en deviennent confuses.

Vous les reconnaissez ? Pourtant ils n'ont pas de carte American Express.

Quelques petites fantaisies viennent toutefois s'incruster dans la vieille recette du Père Sam. Autrefois habitué à traverser les niveaux sans trop s'attarder, il aura ici à faire des pauses dans le but de défendre des villages peuplés de curieux indigènes. L'occasion d'utiliser un outil drôlement complexe : la tourelle. Très commode pour faire le ménage rapidement. Ce n'est d'ailleurs pas le seul engin motorisé qui fait son apparition dans le jeu puisque de temps à autre on pourra poser les très sérieuses fesses de Sam sur la moleskine de quelques véhicules, voire sur le dos d'un dinosaure. Des phases pas particulièrement excitantes, malheureusement, et qui forment pourtant le seul réel ajout au gameplay d'origine. Mais qu'importe, avec les bases, on a déjà largement de quoi s'amuser comme un gentil petit psychotique. Mais un psychotique rieur car Serious Sam, c'est avant tout un jeu profondément idiot et rempli d'un humour plus ou moins fin. On démarre avec un univers loufoque qui sert de théâtre à un scénario plus travaillé que d'habitude (ce qui n'en fait pas un film d'auteur, soyons bien d'accord) vous envoyant visiter 5 planètes peuplées par autant de races indigènes qui ont comme points communs d'avoir l'air ridicule mais aussi de vous venir en aide comme elles le peuvent. Au fil de l'aventure et en quasi permanence, on trouvera des choses aptes à susciter un sourire, et même de faire rire pour de bon si on est bon public. De cut scenes présentant des situations absurdes, parsemées de clins d'oeil peu subtils, à quelques parodies in game des errances du jeu vidéo et du FPS en particulier, on donne dans le léger, et plus souvent dans le lourd. On trouvera même une ou deux références directes à d'autres jeux, dont un certain Duke Nukem Forever. Et au milieu de tout ça, on renoue bien évidemment avec le bestiaire débile de Serious Sam. Si on ne se passera pas des emblématiques hurleurs décapités, on fera la connaissance de dinosaures cyborgs affublés de cigares ou encore de taureaux mécaniques adeptes du dérapage contrôlé. Des créatures que l'on expédiera ad patres avec un arsenal fourni comprenant une des armes les plus idiotes qu'il nous ait été donné de voir : la grenade perroquet. C'est non seulement rigolo, mais également très pratique puisque le volatile se fait une joie d'emmener la grenade à votre cible où qu'elle soit. Dommage cependant que dans tout cet arsenal, on ne finisse par n'utiliser qu'assez peu d'ustensiles. On regrette en effet l'omnipuissance du fusil à pompe et de son copain le lance-roquette, systématiquement secondés par les grenades. Autre source de chagrin en ce qui concerne les armes, le fait qu'en dépit de leur puissance apparente, et bien elles manquent justement de punch dans la pratique.

Trippant. Oui c'est ça ma légende et non je n'ai pas honte.

Vous noterez l'habile transition vers des points plus sombres du jeu. Car si Serious Sam a pour lui d'être un immense défouloir rigolo, il faut bien admettre qu'il est loin d'être parfait. Si globalement l'action semble incessante et même éprouvante, à l'image d'un Painkiller mais en moins sérieux, il arrive toutefois que l'on souffre de quelques longueurs lorsque le jeu vous stoppe dans une arène avec pour but d'éliminer tout ce qui se présente à vous. Bien souvent, ces phases auraient mérité d'être raccourcies. Un coup de cisaille qui auraient peut-être évité de trop ressentir le caractère particulièrement répétitif de l'action et qui n'encourage guère à multiplier les tentatives lorsqu'on se retrouve bloqué devant un boss ou dans une arène un peu trop ardue... Un écueil pas facile à éviter dans ce genre mais pas impossible non plus (une fois de plus, voir du côté de Painkiller). Sensation encore renforcée par un level design qui, tout en étant particulièrement inspiré dans l'idée de départ de chaque monde, fini par se montrer assez redondant au fil des niveaux. En clair, si débarquer au milieu d'un monde plein de bouteilles et de champignons géants est surprenant au début, le caractère caricatural du design le rend vite lassant. Un défaut contrebalancé par l'originalité et, on y revient sans cesse, l'humour. En deux mots, Serious Sam 2, ce n'est pas le shooter du siècle, mais c'est un excellent moyen de se poiler pour peu que l'on sache éviter de trop prendre le FPS au sérieux.

Les notes
  • Graphique 16 /20

    Le moteur s'acharne à animer un grand nombre de choses, ennemis ou projectiles divers, au sein d'environnements joliment rendus et en profitant d'un frame rate tout à fait décent. En matière de design, il va fatalement y avoir une question de goûts étant donné le côté cartoon caricatural de la chose. Ce qui est regrettable en la matière c'est surtout le fait que si chaque environnement fait preuve, dans son thème, d'une loufoquerie plaisante, ils se montrent tous lassants à la longue, faute d'un level design inspiré.

  • Jouabilté 15 /20

    Il ne faut pas attendre la lune de Serious Sam 2. C'est défoulant, marrant et on s'éclate bien, mais le jeu n'apporte pas grand-chose à un concept aussi vieux que le FPS. Les rares nouveautés sont inutiles (véhicules) et le jeu n'échappe pas à une répétitivité assassine que la faiblesse de ses armes peine à contrecarrer. Mais au moins, on rigole

  • Duree 16 /20

    Le jeu comporte un grande nombre de niveaux. Même si la difficulté n'est pas très élevée, la quantité suffira à vous tenir occupé pas mal d'heures. En revanche, n'attendez pas grand chose du côté du multijoueur qui se limite à un mode coopératif.

  • Son 15 /20

    Les doublages souffrent, sur la version test, d'un mixage assez étrange mais nous gratifient de répliques parfaitement débiles et de la présence du doubleur de Bruce Willis - Patrick Poivey -. Le travail effectué sur les musiques mérite aussi un petit hommage avec des thèmes qu'on qualifiera de joyeusement débiles et donc en parfait accord avec le reste du jeu.

  • Scénario /

L'envie vous prend de jouer comme un gros boeuf à un jeu complètement idiot qui essaie de vous faire rire avec des blagues à deux sous ? Faites-vous un Serious Sam 2. Mais n'attendez rien d'autre de lui. Il est vrai qu'on aurait pu lui demander d'évoluer un peu, ou surtout d'éviter de s'encombrer d'un level design pas très recherchés et de quelques lourdeurs dispensables.

Profil de Dinowan
L'avis de Dinowan
MP
Journaliste de jeuxvideo.com
13 octobre 2005 à 18:00:00
15/ 20
Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (62)
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15/ 20
Mis à jour le 13/10/2005 Voir l'historique
PC FPS Croteam 2K Games
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