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Project Zero : La Prêtresse des Eaux Noires
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Test du jeu Project Zero La Prêtresse des Eaux Noires : La peur à son paroxysme ?

Project Zero : La Prêtresse des Eaux Noires
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Journaliste jeuxvideo.com
01 novembre 2021 à 15:20:02
12/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (6)
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15.2/20
Test Project Zero La Prêtresse des Eaux Noires : La peur à son paroxysme ?

Project Zero 5 : le survival-horror dévoile de nouvelles images ainsi que quelques nouveautés

52 905 vues

Pour son vingtième anniversaire, la saga Project Zero s'échappe de l’au-delà pour débarquer sur toutes les machines du moment. Jadis exclusivité Wii U, le cinquième épisode – si l’on excepte les spin-off et autres adaptations mobiles – profite d’une mise à jour graphique et de quelques nouveautés. Suffisant pour replonger dans les tréfonds des âmes tourmentées ?

Project Zero La Prêtresse des Eaux Noires : La peur à son paroxysme ?

Né en 2001, le jeu Project Zero (Zero au Japon, Fatal Frame aux États-Unis) est le fruit d’une réflexion de Makoto Shibata. À l’époque, la tendance vidéoludique est au genre survival horror et les studios cherchent à innover. Ainsi, à l’inverse de nombre de ses confrères parus à cette période, la franchise ne verse pas dans les corps décharnés et l’hémoglobine à outrance, mais mise sur les spectres et autres apparitions surnaturelles. Project Zero puise son inspiration dans la littérature et le cinéma d’horreur japonais (type The Ring, The Grudge, Kairo…) et se démarque par l’absence d’armes létales dans les mains du joueur. Toute l’intrigue repose en effet sur un appareil photo capable de capturer les ondes ectoplasmiques pour sceller le pouvoir des fantômes. Pour donner vie à Project Zero, Shibata s’est inspiré de ses propres rêves (gloups !) et a calqué le rendu de Silent Hill pour développer une direction artistique unique. La saga a ensuite fait l’objet de cinq épisodes canoniques, et c’est le petit dernier qui s’offre un (léger) revival.

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LE CHOC DES PHOTOS

Project Zero La Prêtresse des Eaux Noires : La peur à son paroxysme ?

Autrefois, le Mont Hikami était un endroit magnifique et sacré. Les prêtresses y dispensaient un enseignement religieux où l’eau était vénérée. Des évènements très étranges et morbides se sont déroulés au cœur de ces bassins et la légende a traversé les générations, faisant de la montagne la dernière demeure des personnes souhaitant mettre fin à leurs jours. Le joueur va ainsi suivre les trames séparées de trois personnages (Yuri Kozukata, Miu Hisanaki et Ren Hojo) qui vont, peu à peu, découvrir la face sombre de leur histoire. Tour à tour, le joueur incarne l’un de ces enquêteurs et s’enfonce dans la forêt dans l’espoir de faire la lumière sur des suicides collectifs et autres apparitions ténébreuses. Si une large partie de l’aventure est réservée à l’exploration (intérieure comme extérieure) et à l’utilisation de multiples objets (la bonne vieille clé qui ouvre la porte verrouillée), il n’est pas rare que nos chers randonneurs de l’extrême fassent la rencontre d’entités terrifiantes. Et bien qu’ils s’agissent de spectres, ces âmes errantes ont la faculté, à l’image des fantômes du film Ghost, d’attaquer physiquement leurs cibles. Autant dire que le moindre sentier peut être sujet à une mauvaise rencontre ! Lorsqu’un ou plusieurs individus se met à vous pourchasser, il faut sortir l’appareil photo, placer les apparitions dans la ligne de mire et déclencher le flash. À mesure que l’on progresse, la difficulté augmente en parallèle de spectres devenant plus nombreux, résistants et sournois. Ils se mettent à attaquer dans votre dos, tombent des arbres, surprennent au détour d’un couloir, etc. Il est donc impératif d’être constamment en mouvement. Et c’est là que les mécaniques du jeu, pensées à l’origine pour le Gamepad de la Wii trouvent leur limite…

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GYROSCOPIE OR NOT

Project Zero La Prêtresse des Eaux Noires : La peur à son paroxysme ?

Pour se dépêtrer des spectres un peu trop virulents, le jeu met à disposition des artefacts qui vont augmenter la capacité de survie des personnages. Outre les photos en rafale, les héros peuvent figer les entités, les ralentir ou leur balancer une bonne grosse déflagration dans la face. Sur Nintendo Switch, le titre reprend les poncifs de la version Wii U grâce à la gyroscopie et on retrouve, peu ou prou, les sensations (imparfaites) du soft de 2015. En revanche, sur les autres machines, les commandes sont classiques et cela devient rapidement un calvaire pour détecter l’ennemi en train de vous grignoter les membres inférieurs. Et ce, malgré les indications de l’interface. Les démarches des avatars sont pataudes et faire un demi-tour transforme le joueur en conducteur expérimenté de 38 tonnes ! On peut comprendre que la lenteur des actions sert le récit et la peur, mais on n'aurait pas été contre des individus plus vivaces, surtout face à des fantômes qui traversent les murs et peuvent débarquer de tous les côtés !

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Bien que le jeu soit prenant, Project Zero : Les Prêtresses des Eaux Noires souffrent de tares qui ont tendance à gâcher l’expérience. Tout d’abord, le jeu est découpé en chapitres, mais présente jusqu’à l’écœurement les mêmes environnements (forêt, bâtiments lugubres, lacs…). Au bout d’un moment, et malgré l’intrigue intéressante, l’ambiance ne se suffit plus à elle-même. L’autre souci provient de la conception des décors. Souvent en couloirs et généralement très étroits (surtout dans les baraquements en ruines), ils ne sont pas vraiment adaptés à une maniabilité qui accuse son âge. Les personnages sont lourds, les animations, comme l’ouverture des portes ou la récupération d’un objet, sont effroyablement lentes et le rythme en pâtit. Le titre ne manque pas d’idées, comme le fait de se sécher ses vêtements humides (qui attirent les fantômes) ou de se faire happer par des mains galopantes au moment de récupérer un objet au sol, mais ça ne suffit pas. Par ailleurs, le gap visuel est également très léger sur le plan technique. Si les graphismes sont plus propres, les textures des décors manquent de détails et le poids des années se ressent dans les animations et les effets. De toutes les améliorations effectuées, les personnages sont sans doute ceux qui s’en sortent le mieux. En ce sens, les nouveaux costumes/accessoires et la présence de la belle Ayane de Dead or Alive tombent à point nommé pour les amateurs de demoiselles aux formes généreuses finement vêtues. Même si c’est la touche Koei Tecmo qui veut ça, les puristes se rappelleront que la version occidentale de l'original était censurée et apprécieront d'avoir accès à l'ensemble du programme. Pour le reste, les développeurs ont agrémenté l’ensemble d’un mode Photo, et c’est à peu près tout. Pour sa réédition, Project Zero : La Prêtresse des Eaux Noires fait donc dans le minimum syndical et ne gomme pas vraiment les défauts de l’original.

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Conclusion

Points forts

  • Une atmosphère unique
  • Les voix japonaises (ou anglaises, au choix)
  • Ayane jouable une fois le jeu terminé
  • Le concept de l'appareil photo
  • Les codes du cinéma d'horreur japonais
  • Le destin lié des trois héros
  • Les costumes, auparavant censurés, sont présents

Points faibles

  • Des phases de jeu souvent trop lentes
  • Des allers-retours en pagaille
  • Les jump scares peu efficaces
  • L'art de se dépêtrer dans des lieux étroits
  • Une aventure (très) redondante

Note de la rédaction

12

Loin d’avoir fait l’unanimité à sa sortie, Project Zero : La Prêtresse des Eaux Noires est une œuvre qui dépeint une atmosphère angoissante et un scénario intéressant. Imprégné du cinéma d’horreur japonais, le jeu s’amuse des codes du genre et happe grâce à un récit macabre et immersif. Malheureusement, toutes ses bonnes intentions sont gâchées par la lourdeur d’un gameplay qui fut à l’origine pensé pour la Wii U. Souffrant d’un rythme mal maîtrisé et de décors répétitifs, il est l’archétype de la production qui pourra plaire à une frange de joueurs. Ceux qui aiment le genre et seront à même de lui pardonner ses nombreux écueils. Et ce n’est pas cette réédition, plus belle mais très légère, qui changera la donne. Ceci dit, Halloween débarque, donc ça peut être un jeu sympa à faire dans une soirée flippe entre potes.

15.2

L'avis des lecteurs (6)

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Profil de Ayden_,  Jeuxvideo.com
Par Ayden_, Journaliste jeuxvideo.com
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