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Test du jeu Liberated : Mariage heureux entre BD et jeu vidéo ?

Test : Liberated : Mariage heureux entre BD et jeu vidéo ?
PC Switch
Liberated
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Journaliste jeuxvideo.com
03 juin 2020 à 19:39:46
10/20

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Dévoilé en 2019 par Atomic Wolf et Walkabout, Liberated a su piquer notre curiosité. Le titre fait dans la singularité, mêlant roman graphique interactif, jeu d’action et de plateforme, dans un univers cyberpunk. La démo et le trailer donnaient envie d’en voir davantage, voici sans plus tarder notre avis sur cette première version Switch.

Test Liberated en vidéo

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Un thriller noir

Liberated : Mariage heureux entre BD et jeu vidéo ?

Le jeu se découpe en quatre parties matérialisées pour chacune d’entre elles par un tome de comics book. Le style crayonné pendant les passages de lecture réussit à instaurer une atmosphère lourde, noire, sale, mais aussi particulièrement froide. Les nuances de gris assombrissent les visages meurtris et cernés. Sur un plan strictement visuel, les niveaux d'action de Liberated semblent s’inspirer d’Inside ou deLimbo. Mais n’est pas Playdead qui veut, nous y reviendrons un peu plus tard.

Liberated : Mariage heureux entre BD et jeu vidéo ?

Passer la couverture du premier numéro, nous découvrons une ville où la technologie se fait servante d’une société très connectée, mais surtout, ultra-sécuritaire. Toutes les données numérisées de chaque individu se retrouvent répertoriées et analysées, afin de décerner une bonne note de citoyenneté et repérer de potentiels délinquants et criminels. La philosophie du gouvernement peut être résumée par ce qui suit : les innocents n’ont rien à cacher.

Liberated : Mariage heureux entre BD et jeu vidéo ?

La partie débute avec l'histoire d'Igo, fils terrible du ministre de l’Intérieur. Celui-ci cherche par tous les moyens à grappiller une dernière once de liberté. Alors qu’il tente de crypter toutes ses données personnelles, ce qui est bien évidemment interdit, il se voit forcé de rejoindre un groupe de résistants pour échapper à la police locale. Ces guérilleros s’appellent les Liberated. Avec leurs masques et les informations confidentielles qu’ils cherchent à diffuser à grande échelle, ils rappellent beaucoup les Anonymous. Mais en un peu moins sophistiqués compte tenu du niveau de langageet l'écriture emprunte de clichés. Le ton employé par les rebelles ou les forces de l’ordre cumule condescendance et prétention. Le but pour Liberated, c’est d’éveiller les foules en menant une mise en scène spectaculaire grâce à une action violente. Pour suivre le déroulement des opérations, nous rentrons dans la peau de plusieurs personnages de camps adverses afin d’embrasser un maximum de points de vue différents.

Deux jeux pour le prix d'un

Liberated : Mariage heureux entre BD et jeu vidéo ?

Chaque livre comporte des phases de lecture ponctuées de légères interactions. Elles alternent avec des séquences de jeu qui font figure de niveaux plus classiques. Pour suivre l’histoire, le bouton A permet de dérouler les cases page après page. Pour apporter un semblant de rythme, les illustrations se montrent en partie mobiles. Outre les dialogues parfois peu pertinents ou au contraire beaucoup trop denses à d’autres moments (RIP le petit écran de la Switch), le joueur ou la joueuse interviennent pour choisir une réponse ou enchaîner les QTE. Au début l’illusion d’avoir le choix en optant pour tel ou tel comportement fonctionne, mais cela disparaît dès le deuxième livre. Par contre, appuyer sur la bonne touche au bon moment donne un peu de piquant puisque si raté il y a, le jeu change ces combinaisons. Passer d’une page à l’autre demande à quelques occasions plus de temps qu'à la normale, ce qui coupe un peu la mesure. Rappelons que notre test concerne la version Switch.

Liberated : Mariage heureux entre BD et jeu vidéo ?

Intéressons-nous maintenant aux cases qui nous plongent directement dans l’action. Le héros ou héroïne évolue dans des niveaux de plateformer bête et méchant, en 2.5 D et défilement horizontal dans la majeure partie du temps. Généralement muni d’une arme à feu, le protagoniste doit aussi nettoyer les lieux. Et c’est là, lorsque l’on quitte la BD interactive, que les problèmes s’accumulent. La musique ne marque pas les esprits et les environnements souffrent du vide et de répétitions. Sauter, descendre, actionner un levier, se noyer, éviter les obstacles, prendre un ascenseur, pousser une caisse… Cela se transforme vite en taches rébarbatives.Les puzzles n’offrent pas assez de défis et c’est dommage, car il y a parmi eux de bonnes petites idées comme le déverrouillage d’un appareil ou la mise en route d’un circuit imprimé.

Un gameplay raté

Liberated : Mariage heureux entre BD et jeu vidéo ?

Mais c’est sans doute du côté des affrontements que le titre pêche le plus. Pour la manière, un choix tactique s’impose : éliminer discrètement ou foncer dans le tas. La première option n’est pas toujours possible et cela demande beaucoup de patience pour un level design en manque cruel d’inspiration. La méthode plus agressive convient aux plus pressés, qui veulent en finir, au plus vite. La punition suite à la mort n’entraîne pas trop de frustration grâce aux placements généreux de checkpoints. Pour mourir, il faut vraiment le chercher, car la santé, signalée par des taches de sang sur tout l’écran, remonte toute seule avec le temps. En plus, c’est open-bar pour les munitions, illimitées.

Liberated : Mariage heureux entre BD et jeu vidéo ?

À cela s’ajoutent la lourdeur des personnages et quelques petits bugs de collisions. Mais attention avec cette version Switch… Nous vous conseillons d’opter pour la manette pro munie d’un meilleur stick analogique droit que ce qu’on trouve sur les Joy-Con. Pour avoir commencé avec le support pour Joy-Con en forme de chien, les séances de tirs ont de quoi s’arracher les cheveux. Cela nécessite d’enclencher le stick droit pour sortir et viser avec son pistolet, tout en matraquant la gâchette ZR pour tirer et R afin de recharger. Vous connaissez ce petit stick droit, sans accroche et particulièrement léger… Un enfer à prendre en main !

Joueur ou lecteur ?
Il existe deux façons d’appréhender Liberated : Lecteur et Joueur. Cela permet de vivre l’expérience de manière différente et adaptée à un public plus large. Bien entendu, nous faisons face à des niveaux de difficulté déguisés, mais qui ont le mérite de ne froisser personne. « Joueur » propose un niveau normal et « Lecteur » convient à celles et ceux qui préfèrent se concentrer sur l’histoire. Ce dernier rend plus résistant le protagoniste et les dégâts causés augmentent. Personnellement je n’ai pas vu de réelles différences puisque le mode présélectionné de base « Joueur » se révèle déjà facile.
Les notes
+Points positifs
  • L'idée du roman graphique interactif
  • La direction artistique pendant les phases de lecture
  • Une ambiance singulière qui se dégage des vignettes
-Points négatifs
  • Des personnages trop rigides
  • Une prise en main désastreuse (prenez la manette Switch Pro)
  • Un level design peu inspiré
  • Une histoire finalement clichée et des personnages peu attachants
  • L'écriture digne d'un navet.

Dans les moments d’action et de plateforme, nous oublions clairement qu’il s’agit d’une bande dessinée. Nous faisons traverser des personnages peu attachants dans des niveaux sans inspirations qui traînent en longueur. Nous aurions pu au moins profiter d’une meilleure direction artistique dans ces moments-là, à la hauteur de celle de la partie lecture. Mais non, notre regard n’a rien pour s’accrocher, car tout semble vide et dupliqué. Canarder les ennemis ne réussit pas à apporter satisfaction. La prise en main vire au cauchemar, même si l’utilisation de la manette Pro de la Switch sauve un peu. Sur le papier, Liberated avait tout pour séduire, la déception n’en est que plus grande.

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10/20
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Mis à jour le 04/06/2020 à 08:54
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