Je viens seulement de terminer ce jeu qui a été présenté comme un classique sur Xbox originale.
D'entrée de jeu, j'aimerais signaler que l'on a à faire à un jeu ambitieux. Quelque chose qui manque cruellement à l'industrie dès les années 2010, et je rédige ce test en 2022...ça fait long.
SS emprunte beaucoup d'éléments de gameplay à Metal Gear Solid, l'infiltration, la caméra par défaut, le pistolet paralysant silencieux, se cacher dans les casiers etc. Il y'a un arsenal limité à : pistolet, sniper, fusil d'assaut, et des pouvoirs psychiques variés qui permettent de faire face à de nombreuses situations. On peut interagir avec beaucoup d'éléments de décor, les ennemis eux-mêmes ou des civils pour leur tirer des renseignements.
Ce n'est pas très linéaire, cependant le jeu a quelques défauts majeurs :
-Le système de visée est atroce, le jeu verrouille automatiquement un ennemi ou objet destructible au hasard, puis c'est au joueur de placer le point au milieu du réticule sur la tête de l'ennemi pour lui infliger plus de dégâts, par exemple. Mais ce point est presque invisible passé les dix mètres, impossible de viser ! C'est la chancla à chaque affrontement impliquant plus de deux ennemis.
-La caméra fait parfois ce qu'elle veut.
-Les gardes spawnent. Contrairement à MGS2 où ils arrivent au moins des entrées de chaque passerelle/bâtiment, ce qui fait classe, là ils spawnent vraiment instantanément dans le dos à plusieurs dès que vous déclenchez l'alerte, c'est à peine relou, et en plus ils ont parfois l'aimbot qui démange, et le flair de savoir pile poil dans quelle armoire vous vous êtes planqué sans qu'ils ne vous aient jamais vu....lourd.
-Rien à débloquer. Une fois le jeu fini, on le remballe. Il n'y a rien pour changer un tant soi peu l'expérience de jeu comme une nouvelle partie + et c'est vraiment dommage.
Au sortir du jeu, je trouve qu'il est vraiment ambitieux, il est effectivement à essayer, mais est loin d'être parfait et ses défauts entachent rapidement l'expérience de jeu. Le fait qu'il manque un Nouvelle Partie + ajoute un sentiment de vide qu'il aurait été pourtant si facile de combler.