NOTA : Test réalisé sur le jeu en version physique collector. Il n’est disponible qu’au Japon mais facilement trouvable à l’achat sur internet. Le jeu est utilisable sur une Nintendo Switch Europe car la console n’est pas zonée et la langue de Molière est incluse.
GRAPHISMES 5/5 : Il est difficile de noter une œuvre d’art, car Okami, dans cette version HD, est un véritable bijou visuel. Mélange de 2D et 3D en cel-shading parfaitement maitrisé, magnifiquement animé, et modélisé avec soin, le jeu nous transporte dans une estampe japonaise en mouvement perpétuel où le level-design est très travaillé et varié. Alors il y a bien quelques défauts à noter : certaines textures baveuses de près (sur la TV plus que sur l’écran de la console), des démarcations de modélisations taillées dans le vif un peu trop visibles et de micro pixellisations alliasées par-ci par-là, mais c’est tout ! De plus un filtre papier de riz vient atténuer l’ensemble et pousser l’effet estampe à l’ancienne typique du japon. Il n’y aucun ralentissement, mais un certain pop-up de l’environnement pourra être gênant au début sans pour autant être désagréable ici, car du coup, on a l’impression que le tableau se dessine devant nous en temps réel. La direction artistique majestueuse d’Okami en fait encore aujourd’hui (grâce à la HD) et malgré les années, un des plus beaux jeux en cel-shading auxquels j’ai pu jouer, toutes consoles confondues. Bref on frôle la perfection visuelle, si bien entendu, on adhère à ce style très particulier et poétique.
SONS 4/5 : Nous avons là une invitation au voyage, car l’OST du jeu complète très bien cette vision à l’orée de la poésie et du conte. Ambiance japonaise assumée et instrumentalisée à l’ancienne, le travail musical est d’une grande qualité, tantôt reposant, tantôt épique, l’ensemble colle parfaitement au jeu et aux situations rencontrées. Les bruitages façon manga-cartoon ne sont pas en reste, par contre les gazouillis en yaourt des personnages sont horripilants.
MANIABILITE 5/5 : La prise en main est simple à maitriser et presque sans fausse note. Il y quelques problèmes de caméras capricieuses mais dans l’ensemble tout répond bien et tout est bien pensé. De plus le motion-gaming (qui demandera un peu d’entrainement) et le tactile viennent peaufiner une maniabilité déjà aux petits oignons.
DUREE DE VIE 5/5 : L’aventure n’est ni simple ni compliquée mais il vous faudra quand même compter aisément entre 30 et 40 heures pour en voir le bout et le double pour le 100%. Très proche d’un Zelda dans sa mécanique, explorations de divers lieux, combats, donjons, quêtes annexes, dialogues, minis-jeux, collectibles en tous genres, il y a tout un tas de choses à faire dans Okami sans jamais laisser la lassitude nous envahir.
FUN 4/5 : Pas besoin de vous faire un dessin, ce jeu est une merveille à bien des égards, voir même un chef d’œuvres sur tous les plans. Il nous transporte dans une aventure riche, profonde et longue, teintée de dramaturgie, de comédie et de poésie mais entrecoupée aussi de chargements un peu trop nombreux et de moments un poil casse-bonbons. L'implication est totale, l'envie de continuer perpétuelle et cela malgré les quelques imperfections. Véritable hymne aux arts japonais en général et à la culture nippone, Okami est une sorte de conte shintoïste ancestral qui vous charmera à jamais !
MA NOTE : 9/10