GRAPHISMES 4/5 : Comme pour Doom (c’est la même maison) le jeu est presque identique visuellement aux autres versions sur PS4, Xbox-One et PC mais la résolution a été revue à la baisse. Alors forcément le jeu parait un peu flou en mode salon ou portable. Dans Doom il fallait d’ailleurs régler ce petit flou ambiant à votre guise dans les paramètres vidéo via deux options (fastidieux). Dans Wolfenstein un motion-blur en temps réel fait le travail à notre place et s’ajuste tout seul (comme nos yeux) avec plus ou moins d’efficacité. Par contre le jeu est hyper fluide, c’est impressionnant. Bien évidemment on aura le droit à un peu de clipping et d’aliasing mais cela n’est vraiment pas gênant. Et baisse de résolution oblige, certaines textures deviennent grossières, baveuses et floues, mais pas toutes, car une sélection a été faite. L’animation est sans faille, la modélisation est irréprochable, et tous les effets spéciaux sont impressionnants. Les environnements traversés sont hyperréalistes, avec une profusion de détails qui force le respect, voir même grandioses (pour certains) et surtout très variés, on ne s’en lasse pas. Idem pour tous les personnages qui sont assez bien fichus. Bref ce jeu est plutôt joli dans son ensemble, bien aidé par une direction artistique formidable et les graphismes impressionnent (en mode portable ou nomade plus qu’en mode salon) même si parfois on a l’impression de jouer avec une configuration PC réglée au minimum. Mention spéciale aux très nombreuses cinématiques d’une qualité exceptionnelle (malgré quelques incohérences labiales).
SONS 5/5 : Les musiques de Mick Gordon (déjà au travail pour Doom) sont grandioses, mélangeant habillement tous les styles et dignes de grosses productions Hollywoodiennes, elles s’intègrent parfaitement aux situations rencontrées. Les bruitages sont magnifiques et réalistes. Pour finir les très nombreux dialogues (d’une qualité d’écriture hors norme façon Tarantino) sont superbement doublés par de vrais acteurs (en VF). Presque la perfection niveau sonore !
MANIABILITE 4/5 : Presque identique que pour Doom (toutefois moins paramétrable) mais bonne, elle sera convenir à tous. Sans atteindre la précision du PC, elle est cependant très efficace avec les Joy-con ou avec le Pad-pro, bien aidée par la gyroscopie. C’est un gameplay d’orfèvre. Trois petits bémols sont à préciser : la vision au loin n’est pas excellente à cause du flou ambiant de cette version, l’I-A des ennemis est parfois ravageusement réfléchie ou carrément aux fraises, il n’y a pas de juste milieu, et (peut-être le pire) les caractères d’écriture sont horriblement petits, on s’arrache vraiment les yeux !
DUREE DE VIE 4/5 : Sur le papier, il y a de quoi faire ! Mais en réalité la durée de vie du titre est artificiellement boostée, je m’explique : La campagne solo se boucle en une vingtaine d’heures (variable en fonction de votre niveau et de la difficulté choisie) mais il vous faudra la recommencer au moins une deuxième fois car celle-ci comporte deux time-line avec du coup quelques micros changements (hum-hum c’est un peu facile ça). De plus il y a dans chaque mission différents collectibles à collectionner et tous les trouver est plutôt galère (passage obligé pour viser le 100% mais un peu chiant, bien que certains goodies soient quand même vraiment fun, je vous laisse le soin de la surprise, il y en a à chier contre les murs). Pour finir l’intégralité de Wolfenstein 3D est jouable dans une version quelque peu remaniée. Par contre pas de multi-joueurs, pas de classement par scoring online, et aucun DLC des autres versions.
FUN 5/5 : Le reboot de Doom nous avait montré que le FPS à l’ancienne n’était pas mort et il est à lui seul un hommage vibrant aux FPS du début des années 90. Wolfenstein II fait de même en rendant un bel hommage aux FPS solo très scénarisés des années fin 90 début 2000. Mélangeant habilement phases de gun-fight nerveux, d’exploration-réflexion et voir même d’infiltration, dans un tout qui pourrait ressembler à un excellent film de série B magnifiquement écrit et mise en scène sans pour autant ne pas trop vous prendre par la main. Dommage pour les quelques défauts techniques de cette conversion, ainsi que pour les 8Go de téléchargement obligatoire supplémentaire pour faire tenir cette merveille sur Switch et pour les DLC pas présent ici, mais la petite dernière de Nintendo tient là une pépite du FPS solo scénarisé. Ce jeu complètement barré de bout en bout qui fera passer par toutes les émotions n’est à rater sous aucun prétexte si vous êtes fan du genre car cette cartouche est un chef d’œuvres du genre et certains passages valent à eux seuls l’achat du titre. Le jeu se dévore sans jamais lasser et il restera dans ma mémoire comme l’un des meilleurs soft du genre.