Dans la famille des Mana, je demande le Legend ! A vrai dire, c'est même celui dont j'ai entendu parler en premier puisque la musique ayant été composée par Yoko Shimomura, je m'étais empressé d'en écouter l'OST. Je vous dis ça, c'était dans les années 2000, et je ne découvre le jeu que maintenant, en 2026, grâce à son remaster qui rend ce jeu PlayStation enfin accessible en Europe. Ce dernier est de qualité, et coche un peu toutes les cases auxquelles on peut s'attendre dans ce genre : traduction française, graphismes améliorés et adaptés au format 16/9 des écrans d'aujourd'hui, musiques refaites (qui ne sont pas sans rappeler Kingdom Hearts, dans leur nouvelle mouture), sauvegarde automatique... et même le mini-jeu Ring Ring Land de la PocketStation est inclus. Contrat plutôt rempli, donc, mais que vaut le jeu original, au fait ?
Sa première qualité saute aux yeux : l'univers de Fa'Diel est superbe ! Autant coloré et varié qu'enchanteur, peuplé de nombreuses créatures très bien designées. Il est d'autant génial qu'on le crée un peu nous-mêmes, puisqu'on doit reconstituer la carte du monde à notre guise après que celle-ci ait été vidée en début d'histoire. Il faut jongler entre cohérence (regrouper forêts d'un côté, désert de l'autre, ports et plage près d'un plan d'eau, etc.) tout en veillant à ne pas trop éloigner certaines zones sauvages de la maison du héros sinon gare à la difficulté des combats ! Le fait que l'histoire soit morcelée est assumé, si l'on considère que c'est une histoire car il s'agit plutôt d'un agrégat de 67 chapitres à faire dans l'ordre qu'on veut. Problème (assez typique de l'époque) : le jeu ne nous dit jamais où aller, on doit donc sans cesse chercher le prochain chapitre puis comment terminer celui-ci. En revanche les combats ne sont pas prises de tête, votre principale préoccupation sera de toucher l'ennemi en tenant compte de la perspective, pas toujours facile à jauger.
Pas grand chose d'autre à dire (si ce n'est de faire attention à votre sauvegarde si vous allez jusqu'au donjon de fin!), c'est du bon Square-Enix même s'il n'égale pas ses chef-d'oeuvres sortis dans la même période.