Critique : Resident Evil 3 Remake (PS5)
Note attribuée : 12/20
Temps de jeu : 5h57
Personnages joués : Jill Valentine et Carlos Oliveira Difficulté : Normal
Introduction / Contexte
C’est dans la continuité de ma rétrospective Resident Evil que j’ai enchaîné avec ce Resident Evil 3 Remake, sorti en 2020, soit un an seulement après RE2 Remake.
J’y allais avec des attentes mesurées la mauvaise réputation du jeu auprès de la communauté n’est plus un secret : trop court, trop amputé par rapport à l’original de 1999.
Après un RE2 Remake qui m’avait vraiment convaincu, la comparaison allait forcément être difficile. On y incarne Jill Valentine, accompagnée ponctuellement de Carlos Oliveira. Une seule partie aura suffi.
Points positifs
Un gameplay légèrement enrichi
L’ajout de l’esquive, absente de RE2 Remake, apporte une vraie dynamique supplémentaire et fonctionne bien.
Une chronologie qui apporte du contexte
Le jeu se déroule avant, pendant et après RE2 Remake, ce qui éclaire certains événements du commissariat et donne une vraie valeur ajoutée pour ceux qui ont fait RE2 en premier.
Une introduction marquante
Raccoon City en feu, des séquences dignes d’un film catastrophe, l’arrivée de Némésis le jeu démarre fort.
Le commissariat avec Carlos, meilleur moment du jeu
Tension, rythme, ambiance c’est de loin le point culminant de l’aventure.
Les combats de boss contre Némésis
Visuellement et mécaniquement, les affrontements directs contre Némésis sont les moments les plus aboutis du jeu.
Techniquement propre
Aucun bug, graphismes solides, fluidité constante tout au long de l’aventure.
Points négatifs
Un manque d’identité criant
C’est le défaut le plus profond. Le jeu donne davantage l’impression d’être un Resident Evil 2.5 qu’un vrai épisode à part entière. Ce qui fonctionne le mieux rappelle constamment RE2 Remake.
Némésis trop scripté
Contrairement à Mister X, il est cantonné à des zones précises. Ses apparitions deviennent vite prévisibles, et le fait qu’il puisse démolir des murs mais ne le fasse jamais là où ça dérangerait le script casse l’immersion.
Trop court et trop amputé
Moins de 6 heures pour boucler l’aventure. La tour de l’horloge, le parc, le cimetière, l’hôtel de ville autant de zones de l’original coupées au montage. On sent clairement le manque.
Trop linéaire, trop scripté
Le jeu avance sur des rails. Les ennemis arrivent de manière prévisible, et même sans guide on sait intuitivement où aller et quoi faire.
Aucune vraie tension
Orienté action bien plus que survival horror. Pas de frissons, pas de vraie peur. Quelques petites surprises ponctuelles, rien de plus.
Un bestiaire trop facile
On comprend très vite comment éliminer chaque ennemi. Deux coups de fusil à pompe et c’est réglé pour la plupart.
Une rejouabilité quasi inexistante
Resident Evil Resistance inclus mais désert en 2026. Le gore et les démembrements sont en retrait par rapport à RE2. Peu d’intérêt à rempiler une fois le jeu terminé.
Conclusion
Resident Evil 3 Remake est sympathique, mais loin d’être indispensable. Pas mauvais, pas honteux juste cruellement manquant d’ambition et d’identité.
Si vous souhaitez le découvrir, privilégiez une version en promotion, en abonnement ou empruntée à un ami. Les plus curieux de l’histoire de Jill gagneraient même à se tourner vers l’original de 1999, plus complet sur bien des aspects.
Pour ma part, j’ai passé un moment correct, porté en grande partie par l’élan de RE2 encore frais en mémoire. Mais le jeu ne m’a laissé aucune envie d’y revenir.
La rétrospective se poursuit avec Resident Evil Code Veronica cinquième jeu de la licence, et cap sur la deuxième moitié de cette aventure