12/20 — Correct
Pragmata est un jeu profondément paradoxal, capable de fasciner autant qu’il frustre.
Capcom y propose une idée de gameplay réellement originale, portée par une dualité Hugh/Diana qui fonctionne admirablement bien manette en main, avec une richesse mécanique et une nervosité indéniables qui rendent les premières heures particulièrement grisantes.
Mais cette excellente base se heurte rapidement à plusieurs limites structurelles : une répétitivité omniprésente, un manque cruel de challenge et surtout une progression artificiellement étirée par des ajouts de gameplay qui ressemblent davantage à des correctifs tardifs qu’à une véritable montée en puissance.
À cela s’ajoute une narration en retrait, presque absente pendant la majorité de l’aventure, qui empêche toute implication émotionnelle durable malgré un final plus prometteur.
Pourtant, difficile de ne pas reconnaître la maîtrise technique de Capcom, entre une réalisation globalement impressionnante, un RE Engine toujours aussi solide et une proposition ludique qui, malgré ses défauts, ne ressemble à rien d’autre sur le marché.
Pragmata est donc un jeu d’idées plus qu’un jeu abouti, une expérience intrigante mais incomplète, qui laisse surtout entrevoir ce qu’elle aurait pu (ou dû) être.
En espérant un autre volet plus peaufiner.