Après Resident Evil Requiem, Pragmata débarque enfin. Capcom nous propose ici un jeu futuriste centré sur l’IA, les robots et les imprimantes 3D… et franchement, c’est totalement dans l’air du temps.
On incarne Hugh, un membre d’une équipe envoyée sur la Lune afin d’enquêter sur une base spatiale appelée “Le Berceau”, qui ne répond plus aux communications. Après quelques dialogues qui plantent bien le décor, on découvre la Lunafibre, une ressource permettant d’imprimer en 3D absolument tout, jusqu’à des villes entières. Puis tout bascule : un tremblement de terre frappe la station, les vitres explosent, les collègues de Hugh se font aspirer dans le vide spatial tandis que lui tente désespérément de s’accrocher avant de tomber à son tour.
C’est là qu’on rencontre enfin D-I-0336-7, un robot prenant l’apparence d’une petite fille, qui aide Hugh en lui injectant une cartouche de réparation. Et à partir de ce moment-là, le vrai jeu commence.
Le gameplay est extrêmement fluide et vraiment satisfaisant. Avant d’infliger un maximum de dégâts aux robots ennemis, il faut d’abord les hacker. Le système de hack fonctionne comme une sorte de mini casse-tête où l’on doit atteindre un point précis pour ouvrir les défenses adverses. Au fil du jeu, on peut ajouter différents nœuds dans ces phases de hack afin d’appliquer des malus aux ennemis : dégâts supplémentaires, étourdissements, ou encore un nœud permettant de hacker automatiquement tous les robots proches après un hack réussi.
Les armes sont également nombreuses. On reconnaît rapidement les grands classiques : pistolet, fusil à pompe, lance-missiles, fusil d’assaut… Il existe aussi des équipements plus défensifs comme la stase ou les drones d’attaque. Mon combo préféré, c’était clairement : fusil d’assaut, pompe, stase et drone.
Bien sûr, tout est améliorable : dégâts, capacité des chargeurs, vie maximale, jauge d’esquive, etc.
Le jeu possède aussi un refuge qui sert de véritable hub entre les missions. Dans cette zone, aucun danger : on peut souffler un peu, améliorer les compétences de Hugh et Diana, ou encore participer à des mini-jeux d’entraînement pour récupérer davantage de Lunafibre, de Lunafibre pure ou encore des jetons Cabin.
On y rencontre aussi Cabin, un robot particulièrement sympathique qui nous propose une sorte de bingo. Grâce à lui, on peut débloquer un ordinateur regroupant tout le bestiaire du jeu : le nom des ennemis, leurs attaques, leur histoire et diverses informations sur eux. Et justement, niveau bestiaire, je trouve qu’il y a une bonne variété de robots différents, ce qui évite au jeu de devenir répétitif.
Graphiquement, le jeu est magnifique. Je n’ai croisé aucun bug de texture, les effets spéciaux sont super réussis et, surtout, l’optimisation est excellente. Je joue en 165 FPS sur tous mes jeux, et ici je n’ai ressenti aucune baisse de performance, aucun freeze ni stutter. Franchement, bravo à Capcom : le RE Engine est vraiment maîtrisé et, à mes yeux, largement plus convaincant que certains jeux sous Unreal Engine 5…
Les musiques sont également sublimes, aussi bien pendant les phases calmes que durant les combats. Elles accompagnent parfaitement l’ambiance du jeu et renforcent vraiment l’immersion.
Concernant les voix françaises, j’ai vu certaines critiques, mais personnellement je les adore. Je ne vois aucun vrai problème dans le doublage, je trouve même que les personnages sont bien interprétés. Et honnêtement, je préfère largement un doublage français imparfait plutôt que de devoir constamment lire des sous-titres. Mais ici, on est très loin d’un “mauvais doublage FR”.
Au départ, notre mission était simplement de comprendre pourquoi “Le Berceau” ne répondait plus à la Terre. Mais très vite, l’objectif change lorsqu’on réalise qu’il n’y a plus aucun signe de vie humaine sur place. Hugh et Diana doivent alors trouver un moyen d’envoyer un message vers la Terre… et surtout de quitter cet enfer.
Le jeu offre aussi des moments très touchants entre Hugh et Diana. L’humain et le robot apprennent progressivement à se comprendre, et plus l’aventure avance, plus on s’attache à leur relation. On finit même par espérer les voir rejoindre la Terre ensemble. Mais est-ce vraiment possible ?
Franchement, ce jeu est un bijou. On sent que Capcom veut faire de Pragmata une nouvelle grande licence, et honnêtement, ça mérite qu’on lui laisse sa chance. Personnellement, j’ai adoré et j’ai déjà hâte de voir une suite.
Pragmata est pour moi une excellente surprise et une vraie nouvelle licence prometteuse pour Capcom. Malgré quelques défauts, l’expérience globale reste exceptionnelle et très mémorable.