Stellaris est un grosse déception mais pas une grande surprise.
- Tout d'abord, visuellement ce n'est pas terrible. L'interface, qui est bien le coeur du sujet sur un jeu de ce genre, n'est pas vraiment lisible. Si l'idée de tout recentrer autour de l'écran plutôt que des menus à tiroir est plutôt bonne mais l'ensemble en Arial 4 n'est pas du meilleur effet.
- La musique est atone et morne, finalement bien en adéquation avec le jeu.
- Suite au test de JVC qui annonçait un titre accessible pour les non initiés, on pouvait se dire que, sans être passé par Europa Universalis, il était possible d'apprécier.
En réalité non. Il s'agit, une fois n'est pas coutume, d'un jeu de niche réservé aux passionnés du genre. Le tutoriel est une blague assez peu distrayante. Quelques tâches simples et sans intérêt, sans cohérence, qui ne vous mènent nulle part. Au bout de quelques heures, vous attendez face à l'infini. Vous ne pouvez plus rien faire : ni déclarer la guerre, ni explorer au delà de votre galaxie, bref le néant. Rien n'est expliqué et on attend en vain des évènements peu excitants qui n'apportent pas grand chose. S'il est vrai que l'impression désolante des grands espaces vides est bien rendue, ça ne suffit pas donner envie de poursuivre. Encore une vingtaine d'euros bien mal investis...
Il n'y a qu'une seule vraie règle dans les jeux vidéos : simple à prendre en main, complexe à maîtriser. Le succès de Civilization l'illustre bien. Il est possible de commencer à jouer sans y passez des dizaines d'heures mais sa maîtrise complète prendra beaucoup plus longtemps. Ce n'est pas vrai avec Stellaris.
Mais alors, d'où sortent ces 5 points sur 20 ? De la masse de travail incroyable qu'il a du falloir fournir pour rentrer autant de données (textes, descriptions, biographies, cartes etc.). Dommage que tout cela ne soit absolument pas exploité...