10/20 — Moyen
Production indépendante au milieu de plusieurs trouvailles intéressantes récemment, j’ai testé ce jeu un après-midi en sachant que je le finirai d’une traite.
Si j’ai tourné l’introduction en gag, l’articulation du scénario va être le gros point fort de cette histoire. Si l’on joue maman renard à la recherche de ses petits disparus, tout le périple est narré par un jeune homme faisant face au décès de son père, et regrettant de ne pas avoir été plus proche de lui. Le message est touchant, l’écriture n’est pas trop guimauve (le passage sur l’enfance de son épouse est bien foutu) et on s’attache à un personnage qui n’apparaît nulle part à l’écran. Le jeu n’est pas très beau, mais a un certain « charme amateur ». L’OST est plutôt sympathique et sait rester discrète. A noter quelques passages carrément déprimants, à ne pas faire un jour maussade.
Niveau négatif, c’est 100% un jeu à patounes, qui plus est pour pas grand chose, la patounure n’ayant finalement aucune importance sur la fin. Graphiquement, je l’ai dit plus haut, on pardonne un peu car c’est une petite équipe (voire même un créateur seul), mais c’est moche. Les interactions sont très limitées et la renarde est difficilement maniable à certains endroits (le passage avec les papillons et la descente de la pente rocheuse, notamment). Un passage très frustrant à l’approche de la moitié du jeu, mais dans l’ensemble c’est de la ligne droite…et c’est aussi un défaut notable, car on se sent toujours dans un couloir alors que les plaines semblent denses. Enfin, le personnage humain est vite saoulant, étant en plainte constante (son épouse est bien mieux écrite).