Après un DLC The Hidden Ones décevant qui enterre définitivement toute action de se lancer correctement dans les origines de la Confrérie des Assassins, Ubisoft déploie sa seconde aventure cette fois-ci basée sur le domaine du fantastique : The Curse of the Pharaohs.
Pour commencer, rappelons que la nouvelle extension se passe quelques années après Hidden Ones. Bayek se rend à Thèbes où il doit découvrir la cause d'une mystérieuse malédiction et la stopper. Cette fois, pas d'Ordre des Anciens à traquer, mais plutôt des Pharaons puissants qui reviennent à la vie. Rassurez-vous, sans en dire plus cet aspect fantastique est plus ou moins justifié du point de vue narratif. Il permet de développer le concept (déjà bien présent dans le jeu de base) des Dieux, de La Mort, et de l’Au-delà. Concrètement, Il est question d'un scénario intéressant (bien que prévisible) d'environ une quinzaine d'heures quêtes principales et annexes comprises.
Concernant la carte, elle est non seulement grande, mais aussi très diversifiée. L'ensemble fourmille de nombreuses activités similaires à celles déjà rencontrées, mais aussi et surtout de zones secrètes capables d'éloigner le joueur de l'atmosphère entre guillemets "réaliste" du jeu afin de le plonger dans le fantastique. En effet, les zones surnaturelles de l’Au-delà sont les plus marquantes puisqu'elles bénéficient toutes d'une direction artistique bien différente (entre autres, il y a des champs de roseaux avec des bateaux qui y circulent, ou encore des déserts étranges où règnent des guerriers d'Anubis ainsi que des scorpions géants...ect). À savourer avec une gourmandise insatiable.
Aussi, l'aspect fantastique permet l'arrivée de nouveaux boss sous la forme de Pharaons revenus d'entre les morts, et ils sont un réel défi. En effet, le mode cauchemar intégré récemment prend tout son sens lors de ces affrontements puisque le joueur devra posséder une maitrise parfaite du gameplay et de son équipement. De plus, ces nouveaux adversaires bénéficient de capacités intéressantes. Par exemples, la jauge d’adrénaline est perturbée empêchant ainsi le joueur d'exécuter ses attaques les plus puissantes, leurs armes peuvent avoir des aptitudes spéciales comme celles de provoquer une hémorragie ou de bloquer net les tirs d'arc, et pour finir les Pharaons sont également capables de saisir Bayek afin d'exécuter un finish brutal et mortel.
En somme, The Curse of the Pharaohs est une bonne extension. Elle se caractérise par une narration intéressante, une carte belle, grande, et parsemée de secrets, ainsi qu'un aspect fantastique réussi. Cependant, en prenant l’œuvre dans son ensemble il est dommage de constater que le côté fantastique bénéficie de bien plus d’intérêt que celui du concept même des Assassin's Creed. Comme en témoigne la différence de qualité entre The Hidden One et cette dernière extension. L'une censée rajouter quelques lignes cruciales au lore de la licence, l'autre une pure fantaisie délicieuse mais totalement secondaire.