Le jeu de l'infini.
A t'on besoin de présenter The Binding of Isaac aujourd'hui ? Ce jeu où l'on incarne ce pauvre petit Isaac, qui doit être sacrifié par sa mère à la demande de son bon dieu, et qui s'enfonce dans une trappe métaphorique et y affronte ses cauchemars d'enfants avec ses larmes jusqu'à pourvoir triompher de sa dite mère. Et ensuite...
Une vu à la Zelda 2D, un gameplay simple, plein de salle, de mobs et de Boss différents, énormément de subtilité dans le game design, de secret à découvrir et à comprendre, des objets actifs ou passifs par centaines qui peuvent tout changer, et des synergies entre eux encore plus nombreuses. Et tout ça, façonné par le jeu de manière aléatoire (procédural serait le mot le plus exact) par le jeu à chaque fois que vous lancez une nouvelle Run (comptez 45 minutes en moyenne par Run réussi). Plus on avance, plus on découvre et comprend de chose, plus on débloque d'objet. Et à chaque mort, une idée en tête, recommencer avec toujours l'espoir de cette Run pétée qui fini le jeu à ma place et qui me fait marrer. Et des surprises, toujours des surprises, et des nouveaux trucs qui nous arrivent, même après 100 heures de jeu. Le jeu de l'infini.
La patte artistique très pixel art (que l'on peut lisser dans les options) ne plairait pas à tout le monde, tout comme l'univers, entre humour noir et gore qui tache. Le tout en brassant des sujets très sérieux (maltraitance des enfants, extrémisme religieux), bourré de référence biblique, mais aussi de clin d’œil à la culture du jeux vidéo. Le tout forme quelque chose d'unique et de très cohérent, et j'accroche totalement.
Trop aléatoire pour vous ? Pourtant, avec une très bonne connaissance du jeu et de ses mécaniques (parfois complexe), toutes les Runs sont finissables, même les pires. Cela demande du temps, et de l'apprentissage. Vous allez mourir, parfois aux portes du dernier Boss. Mais l'espoir est toujours là, et il ne faut pas grand chose pour relancer une Run qui semblait foutu. Des retournements de situations comme on en voit plus dans le jeu vidéo moderne.
Comme souvent chez les Indé, ce n'est pas un jeu simple. Mais ne pas allez au bout d'une Run n'est pas grave, on apprend toujours quelque chose, et on débloque souvent des objets. Oui, même sans en avoir l'air, même en allant pas au bout, on avance.
On ne perd pas, on apprend. Et l'apprentissage ici est infini, si vous accrochez au concept, ce sera le jeu d'une vie. Le jeu qu'on relance à l'occasion, comme ça, sur un coup de tête. Parce que c'est fun, imprévisible, amusant et fascinant.
Le jeu de l'infini.