Ce qui frappe dès les premières secondes, ce sont les prouesses techniques du titre : les cinématiques sont simplement magnifiques. Faith et les autres personnages, les décors minimalistes et futuristes... Puis viennent les premières minutes de Gameplay, dans une ville plongée dans la nuit, dégueulante de lumière et pluvieuse... Juste magnifique.
Puis, passée cette extase, on trouve un titre en demi-teinte. Certes fluide, avec une DA très originale, de magnifiques couleurs et des phases de nuit sublimes, il reste toutefois quelques petits soucis : certains éléments du décors (voitures, brouillard ou autre) sont assez grossier, ce qui tranche avec la majorité des scènes... Limitations techniques ou programmation paresseuse ? Toutefois, cela ne gâche ne rien le plaisir de parcourir les toits de Glass telle une Reine du parkour, et c'est ce que j'attendais de ce jeu.
Je n'ai pas été déçu : fluide, dynamique, rapide, technique, Faith est d'une légèreté rare et c'est un plaisir que de courir et découvrir toute cette ville qui se débloque au fur et à mesure de l'aventure, le tout 100% à la première personnne. Si certaines séquences sont moins mémorables que d'autres (dans les égouts), les environnements sont beaucoup plus variés que dans le premier titre (chantier de construction, quartiers riches, etc) chacun avec son code couleur et sa propre atmosphère. On se surprend même à rester pantois devant certains panoramas.
Faith dispose également d'une aide, le Sens Urbain, lui permettant de l'aider à suivre un chemin tout tracé. Certes, ce n'est pas le plus rapide, mais ça évite les temps morts et ça permet de retrouver son chemin. Les développeurs ont eu la bonne idée de le rendre optionnel et de parfois le rendre indisponible, permettant quelques phases de plate-forme/réflexion plutôt réussies même si elles ne sont jamais insurmontables.
En dehors de ça, on se retrouve dans une ville plutôt morte. A part les quelques messagers dans les plaques qui sont modélisés, animés et "parlants", à part les quelques PNJ sans réel charisme qui vous donneront des quêtes annexes répétitives (j'y reviendrais), à part quelques scènes d'intérieur où on croise derrière une vitre quelques habitants, le titre est vide. Ça rend Faith et l'histoire complètement en dehors de ce monde. D'un côté, ça ne m'a pas dérangé pour apprécier le titre, d'un autre côté, le jeu aurait gagné à intégrer plus d'habitant, surtout lorsqu'on court à travers des immeubles et appartements... Vides.
L'histoire est riche, captivante du début à la fin, les à-côtés permettent de développer le back-ground de l'histoire. Dialogues intégralement en français et plutôt bien doublés, certaines séquences sont mémorables... Et même si le gameplay reste le même tout au long du jeu (courir, combattre, fuir, trouver son chemin, etc), les décors et situations sont suffisamment variées pour avoir l'impression de ne jamais refaire 2 fois la même chose.
L'histoire, la vile et Faith sont les 3 énormes réussites du titre.
Toutefois, on pourrait regretter l'absence de quêtes annexes diversifiées : à part quelques quêtes scénarisées (qui se comptent sur les doigts de la main), cela se résume à la même chose : délivrer des colis, pirater des éléments (certaines de ces phases trop rares sont particulièrement réussies) et collecter des composants. Cela manque cruellement de contenu original à part la course. Premier gros point noir du jeu.
Ce jeu est davantage axé sur le combat : certaines phases vous demanderont de combattre différents ennemis qui finissent par se ressembler. Il est toutefois jouissif d'utiliser les murs, les ennemis eux-mêmes pour rebondir, frapper et les mettre KO. Ne vous attendez pas à utiliser des armes à feu, un seul type d'ennemi en a, et le jeu nous expliquera que vous ne pourrez les utiliser. Le challenge est assez présent lors de certains combats, en dehors de ça le titre reste plutôt accessible.
C'est le dernier point fort du titre.
Second point noir du jeu : une hit-box approximative lors des déplacements. Presque 9 morts sur 10 ont eu lieu à cause d'un problème de collision et non de mon fait. C'est beaucoup, et ça en devient pénible : refaire une séquence à cause d'une erreur de level-design, d'une hit-box à la ramasse ou autre est frustrant, et nous arrache à l'aventure. Heureusement, les sauvegardes automatiques sont légion et on s'immerge de nouveau dans l'aventure.
Pour résumer, s'il n'est pas le jeu AAA du siècle, ce second opus, de part son monde dystopique, son histoire captivante, ses missions aux environnements diversifiés, sa mise en scène et sa fluidité, vous tiendra en haleine le temps d'une histoire qui aurait gagné à être étendue.